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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 19:19

   Les unes des médias sont occupées par les divers attentats de par le monde, mais surtout en Occident (car les morts du Tiers-Monde ont beaucoup moins d'intérêts...) depuis le lancer d'avions à New York le 11 septembre 2001.

Bien qu'auparavant, de nombreux attentats avaient eut lieu, notamment au Moyen-Orient, on se trouva tout d'un coup dans une débauche de plans anti-terroristes, d'états d'urgence, d'alertes plus moins bien déterminées, sous les yeux surpris (ils avaient d'abord été horrifiés par les attentats eux-mêmes, surtout ceux qui faisaient beaucoup de morts ou se déroulaient dans des lieux-sanctuaires comme écoles et églises...)... de l'ensemble de la population. On voit depuis déambuler comme des fantômes un peu hagards, car très fatigués, des soldats mitraillettes à la main, dont on ne sait si elles sont chargés ou non, dans les endroits les plus divers, par groupes de trois ou plus. On les voit stationner devant d'improbables cibles (du moment qu'il y a un notable national quelconque).. On nous explique que c'est pour protéger la population, pour empêcher les terroristes d'agir, que c'est pour la rassurer, la convaincre que la classe politique n'est pas là uniquement pour se servir ou servir les amis...

Nous apprenons ainsi que c'est pour faire échec à des terroristes dont les moyens diminuent  régulièrement en importance (des bouteilles de gaz à des couteaux de cuisine) (un peu dramatiquement d'ailleurs pour continuer à alimenter ainsi les colonnes des médias), dont les moyens pourraient être utilisés par n'importe quel "déséquilibré", "malade mental", "mal dans sa peau", "frustré", "au bout du rouleau"... L'usage des moyens militaires dans une population européenne est généralement mal vu, mais là, à renfort de propagande, on a pu les faire passer pour indispensable au maintien de la paix publique... 

   Mais qui donc terrorise qui?  Les populations, mais permettez de dire qu'elles ont en vus d'autres, pendant la seconde guerre mondiale et après (guerre d'Algérie en France, attentats "irlandais" à Londres, attentats d'extrême droite et d'extrême gauche...) mais à l'époque Internet et les médias presse-boutons et autocopieurs n'existaient pas...

Permettez de dire qu'après les manifestations de deuil ou de solidarité (très courte...), ce n'est pas la peur qui transparait sur les fronts de nos concitoyens, tout juste une légère crainte dans des lieux publics de transports (et encore... pas longtemps après)... Cela donne l'impression que les plus terrorisés ne sont pas les populations mais les élites politiques qui donneraient des signes d'impuissance... A ce compte-là, même, on peut se demander qui terrorise qui... les bombardements au Moyen Orient et en Afrique sur les bandes armées qui se baptisent soutiens de califat ou d'un Dieu dont on se demande s'il y retrouverait ses petits, tant les arguments ont l'air de lecture de troisième ou de quatrième main des livres sacrés, ont vite fait changer de camp la peur, si peur il y a eu... A ce compte-là aussi, tout ce qui compte de stratèges ou de tacticiens dans ces groupes armés fait preuve de myopie intellectuelle rare ou d'un sens de l'histoire qui se réduit à leur village natal... L'histoire du terrorisme est l'histoire de multiples contre-productivités, surtout celle de groupes qui n'ont pas de réels supports dans les populations, ont des moyens intermittents limités et qui se servent notamment de la vulnérabilité des réseaux de transports et de vie en Occident. Echec, c'est le seul bilan de ces petits chefs de bande, qui, parce qu'ils ont trouvé les moyens de profiter de certaines informations, les moyens de se procurer des armes (abondantes tant les contrôles sont rachitiques), se prennent pour des califes ou des héros ou encore des martyrs... On peut dire d'ailleurs que leurs meilleurs alliés ne se trouvent pas dans leur région, avec les affinités qu'ils peuvent avoir, les injustices de tout ordre dont ils peuvent profiter, mais dans les pays où les mass-médias ont les moyens de faire passer en boucle pendant des heures et des heures les mêmes images de résultats d'attentats. Tous ces commentateurs, tous ces pseudos-spécialistes qui se pressent pour chanter leur chanson sur les ondes de toute portée, peuvent s'honorer de leur avoir donner leur quart d'heure de gloire!

    On ne peut s'empêcher de penser que les pouvoirs politiques des Etats, les pouvoirs économiques des grands organismes financiers, bénéficient sur le long terme de cette politique de la peur. D'abord détournement des vrais problèmes, déformation relative de la réalité (ne serait-ce que sur le plan des dangers quotidiens : on risque bien plus de mourir d'un accident de la route ou domestique que d'un attentat...), puis accaparement des esprits par ces "menaces" venus "d'ailleurs", tout ce bruit permet de justifier toutes les "mesures" attentatoires aux libertés, jusqu'à entraver la marche même de l'économie (le contrôle aux ports et aéroports fait chuter à terme d'abord l'envie de voyager et le nombre des voyages lui-même, sans compter le ralentissement directement effectué...). 

   En fin de compte, si les "terroristes" se donnent là de merveilleux instruments pour se faire battre (interventions militaires croissantes au rythme des attentats) jusqu'à les faire disparaitre au profit d'autres "terroristes" (car de toute façon le réservoir des rancoeurs est immense), on peut se demander si ce ne sont pas les pouvoirs dominants en place, médiatico-politico-financiers, qui profitent de cette "terreur". Les hommes au pouvoir font semblant d'avoir peur pour communiquer la peur à leurs populations, décidément revêches à ce genre de manipulations (du moins en Occident). Mais remettons cent fois sur le même métier... Les manifestants tournent en ridicule cette prétention d'apprenti-terroristes : à quand l'usage des casseroles pour commettre des attentats? Les résistances à la peur sont soutenues par une très forte résilience des sociétés qui en ont vu d'autres, ce que les commanditaires ou simplement revendicateurs de toute sorte semblent ignorer, centrés qu'ils sont dans leur petit univers mental où ne se distingue pas l'esprit de bande avec leurs petits chefs et petits sous-chefs, qui se nourrissent de "coups" fumants dans leur petit quartier et l'esprit pseudo-religieux et empreint de martyrologie de bandits autosacrés icônes religieuses et résistantes qui combattent principalement grâce aux produits de rapines et de grand banditisme. 

 

RAGUS

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