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19 mars 2019 2 19 /03 /mars /2019 09:27

   Si la période de plus de dix ans (entre 1975-1989) qui selon Yves SANTAMARIA part de cette société de la moitié des années 1970 qui a intégré les bouleversements de mai 1968, et qui s'éloigne définitivement de perspectives de changements radicaux et encore plus révolutionnaires, et va jusqu'à la chute du mur de Berlin, la fin d'une certaine hégémonie communiste dans le paysage pacifiste français, peut comme toujours être sujet de discussion, elle constitue un point de vue commode pour constater l'éclatement du pacifisme, jusqu'à la contestation même du pacifisme au sein des mouvements de paix. Ensuite, c'est-à-dire jusqu'à maintenant, les cartes sont complètement rebattues en son sein, et son influence sur les politiques de défense et d'armement ramenée au minimum.

   Si lors de réelles menaces de guerre et pendant les guerres même, le mouvement pacifisme conserve, malgré toutes les répressions et toutes les censures, une influence de puissance variable mais réelle, que ce soit dans les mentalités et l'opinion publique ou en par des organisations structurées, motivées et combatives, il en est plus de même en temps de paix, de stabilisation des situations internationales, même si cette paix est toujours fragile. Et les peurs qui mobilisent ne sont plus les mêmes : il s'agit plus d'instabilité sociale interne, de montées de mouvements sociaux, d'obnubilation des esprits sur des terrorismes (qui semblent plus terroriser les autorités que les populations...)...

   Une opinion fortement répandue, et qui ne donne évidemment pas prise aux activités pacifistes massives, est que la France est désormais doublement en sécurité, sa suprématie étant garantie en Europe par la division de l'Allemagne et sa défense étant assurée au sein de l'OTAN face à l'URSS, qui par ailleurs donne des signes d'éloignement d'une rhétorique agressive par rapport aux pays capitalistes. Non que les débats sur l'arme nucléaire ait cessé, surtout à gauche, au sein du Parti Socialiste, non que la jeunesse soit moins sensible, bien au contraire, (surtout la jeunesse étudiante) qu'auparavant aux vicissitudes qui l'attend dans le service militaire, dont on se demande à quoi il peut servir, le temps des armées massives étant bel et bien révolus, non encore que des débats n'existent plus quant à plusieurs aspects de la présence de l'armée dans la société. Il y a bien constitution d'un bloc des anti-nucléaires regroupant la vieille garde SFIO et de nouveaux adhérents, qui freine d'ailleurs l'évolution du parti socialiste, qui veut se doter d'une philosophie de parti de gouvernement plus que parti du changement radical. Il y a bien un climat de fronde au sein de la jeunesse, qui de contestations des réformes universitaires au refus de la réforme des sursis au service militaire, s'exprime sous des formes multiples, dont la révolte violente, même si elle est mise en musique par la grande presse, n'est qu'une extrême minorité, malgré l'existence d'un terrorisme dit rouge qui sévit surtout en Italie et en Allemagne. Il y a bien dans les mouvements dits sociaux qui grandissent en considération au diapason du déclin d'une classe ouvrière cultivée par le Parti Communiste, des revendications touchant au domaine de la sécurité, de la guerre et de la paix : rassemblements du Larzac contre l'extension du camp militaire, manifs souvent petites mais fréquentes contre les ventes d'armement ou les essais nucléaires, contestation de ce que maints enseignants nomment militarisation de l'éducation nationale, appels au soutien aux objecteurs de conscience qui refusent le service civil tel qu'il est (deux ans au lieu d'un, et cantonnement à l'Office National des Forêts...) lequel provoquent parfois des soutiens massifs dans les milieux à gauche, les mouvements chrétiens et les syndicats, sans compter une large frange sympathisante du monde associatif.

 

Un paysage définitivement changé.

Bien avant le mouvement provoqué par la double décision de l'OTAN du 12 décembre 1979, d'installation des euromissiles, où la France n'est pas directement concernée (pas d'implantations sur son sol), en "réponse" à la modernisation des missiles SS 20 installés dans les pays de l'Est, un changement progressif mais tenace s'opère au sein du paysage pacifiste. Qui aboutit au déclin du Mouvement de la paix, malgré un "Appel des Cent" (1982) qui se veut plus large que la mouvance communiste, à l'activisme grandissant d'une partie du monde associatif mettant en oeuvre (dans beaucoup de sens...) les objecteurs de conscience toujours plus nombreux et au regroupement dès 1979 d'un certain nombre d'organisations (PSU, MDPL, Non-violents, mais aussi de groupes actifs quoique très petits - on pense notamment à La Forge, Centre de documentation et de formation sur la défense, qui en constitue avec le collectif Cedetim des intellectuels anti-impérialistes d'inspiration marxiste, la cheville ouvrière), au sein d'un Comité pour le Désarmement nucléaire en Europe créé en bonne et due forme en novembre 1981. Cette convergence dans ce CODENE, de nombreux éléments du pacifisme prend d'ailleurs de l'ampleur dans le temps jusqu'à l'effondrement du mur de Berlin en 1989, face à une Union Pacifiste de France à l'activité devenue un brin rachitique et à une Ligue Communiste Révolutionnaire, qui refuse à la fois de s'intégrer dans le Mouvement de la paix et  dans ce CODENE trop sensible à ses yeux aux problématiques de la défense, qui n'est finalement pour elle que la défense du système capitaliste... Pendant toute la durée de ce qu'on appelle alors le mouvement anti-missiles, bien plus important en République Fédérale Allemande, en Grande Bretagne ou même en Italie, la bipolarité Mouvement de la paix/CODENE s'exprime non seulement dans des divergences d'analyse importantes, dans des activités séparées et dans les différentes réunions internationales des mouvements de paix européens, et cela parfois de manière vive. Cette bipolarité n'empêche pas de s'exprimer d'ailleurs d'autres groupes qui agissent de manière autonome, que ce soit dans la mouvance non-violente (où un Appel du Larzac sera un temps diffusé...) ou dans les milieux d'extrême gauche, et qui formulent eux aussi des analyses différentes. L'appui de la CFDT au CODENE EN 1983, sous forme d'une adhésion d'ailleurs formelle à l'Appel du CODENE, donne à ce regroupement associatif un poids plus important face à la traditionnelle machine pacifiste du Mouvement de la paix, tant dans la presse qu'au plan des relations internationales des mouvements de paix. C'est que le CODENE développe une thématique sur la défense, à plusieurs volets, qui est aussi une analyse de la situation internationale, toutes deux n'étant pas sujettes à des accusations de duplicité ou de sympathie particulière envers l'Union Soviétique (soutien des mouvements de contestation à l'Est, envers Solidarnosc en Pologne par exemple), et offrant même un pluralisme au sein de ses moyens d'expression sur de nombreux sujets, au diapason de plus d'une grande partie des mouvements d'objecteurs de conscience. Même si au haut niveau, la hiérarchie catholique comme les grands médias chrétiens (protestants comme catholiques) ne se désolidarise que timidement de la politique de défense nucléaire (un peu plus des ventes d'armes...), de très nombreux groupes de base de deux confessions chrétiennes se montrent actifs au sein des comités locaux du CODENE... L'ampleur du mouvement de paix en Europe est tel que la position de l'OTAN de ne pas implanter finalement de nouveaux missiles à l'Ouest, comme d'ailleurs de manière générale l'effondrement des régimes totalitaires "communistes" à l'Est, pu être revendiquée comme sa victoire au début des années 1990. Il est vrai que malgré la grande défaite des pacifistes en général au sein du Parti socialiste qui se rallie à l'armée nucléaire, le mouvement général d'opinion contre les euromissiles figure de phénomène massif, le dernier observé à ce jour en Occident, concernant les questions de guerre et de paix. Le fait même que la problématique du CODENE, entre autres, est de se situer dans la défense d'un politique de paix et de ne pas se réclamer d'un pacifisme trop décrié dans la société française qui n'a pas perdu la mémoire de l'attitude des pays européens face à l'Allemagne cinquante ans plus tôt. Se baptisant Mouvement de paix et non mouvement pacifiste, le CODENE, dont les options sont relayées tant bien que mal de manière importante sinon dans la presse, du moins dans les relais d'opinion politiques et syndicaux livre une analyse, cela au gré notamment de la parution du Bulletin du CODENE, qui refuse de prendre parti par la défense d'une Europe capitaliste comme de soutenir la "politique de paix" de l'Union Soviétique. Pour faire place à une contestation plutôt radicale du militarisme et de la militarisation, comme de tous les impérialismes, y compris français.

 

Une nouvelle donne intellectuelle

   Avec l'effondrement des régimes "communistes" à l'Est, s'installe une nouvelle donne politique et stratégique en Europe. Et même si le Mouvement de la paix perd ensuite définitivement de son importance, à l'aune de celle du Parti Communiste, et même si les activités du CODENE périclitent fortement, les problématiques de paix ne peuvent plus relever simplement du refus de la guerre ou même de l'antimilitarisme. Même si également la réforme du service civil et plus encore la suspension du service militaire, éteint en quelque sorte la source d'une contestation de la jeunesse (tarissant d'ailleurs du même coup les forces vives d'une grande partie du tissu associatif), l'exposé des problématiques de paix, dans des cercles qui se spécialisent, prennent beaucoup plus en compte qu'auparavant, outre l'obligation formulée de recourir à la guerre, les questions de justice sociale et économique comme celles du fonctionnement politique des sociétés. Alors qu'auparavant, on pouvait sans sourciller, à propos d'un danger de guerre, mobiliser uniquement sur ce danger immédiat, et cela d'ailleurs avec une certaine efficacité, on ne peut plus, comme la crise des Balkans, la guerre au Kosovo... l'ont montré, formuler des propositions pacifistes sans leur adjoindre obligatoirement les conditions nécessaires à une véritable pacification et même au-delà, avec une réflexion à terme sur l'évolution des sociétés concernées par le conflit armé, de penser la paix et la guerre non plus en terme de tout ou rien mais selon des principe, présentés plus "absolus", la justice, le respect des droits de l'homme, la démocratie... Si nombre d'intellectuels continuent de soutenir l'Union Pacifiste comme journal ou des organisations qui clament la nécessité de la paix, qu'ils soient formés ad hoc ou faire partie d'une longue tradition pacifiste, l'exigence de l'opinion publique comme celle des instances qui mènent un combat contre la guerre est de réfléchir aux conditions mêmes de la paix, à court, moyen et long terme. Si auparavant, les analyses sur ces conditions existaient (notamment dans l'entre-deux-guerres mondiales), elles sont maintenant le support obligatoire d'une campagne pour la paix digne de ce nom.

 

Des menaces de crise et de guerre instrumentalisées

    Le climat général, alors que la guerre en Europe - à tort ou à raison - apparait à l'ensemble de la population comme une perspective très improbable, est aux clameurs de crise - réelle du capitalisme, supposée des sociétés face à des terrorismes et des crimes particulièrement bien mis en scène par des mass-médias. La montée du chômage de masse permanent, la mise en cause de nombreuses conquêtes sociales constituent des facteurs d'insécurité réelle, camouflée à bien des égards par des insécurités dues à des violences physiques (que ce soit dans les "banlieues" ou au gré de crimes spectaculaires). Dans ce climat d'insécurité, si les menaces proprement militaires sont réelles (décrochages de la défense de l'Europe par les États-Unis ou à l'inverse - c'est selon l'analyse -main-mise par l'intermédiaire de nouvelles installations militaires, d'où la crise des euromissiles), les mouvements de paix en Europe, moins en France, notamment parce que leurs acteurs sont souvent des contestataires de l'ordre établi ou du libéralisme qui s'installe, connaissent des montées en puissance inédites depuis les grandes manifestations d'après-guerre contre les armements nucléaires. Ces mêmes mouvements contestent également la montée d'instruments policiers tendant à contrôler non seulement les organisations d'extrême gauche ou d'extrême droite, mais aussi l'ensemble des populations. Ils contestent l'instrumentalisation par les États des menaces externes (mais également de leurs ramifications intérieures) afin, jouant notamment sur la peur, de renforcer leur arsenal policier de contrôle social.

 

Une nouvelle façon d'agir pour la paix

   Alors que beaucoup auparavant menaient un combat pour empêcher la guerre, dans maintes circonstances, surtout au nom des malheurs et des fausses solutions qu'elle apporte, avec la crise des euromissiles nait une prise de conscience de plus en plus de citoyens que permettre la pérennité de la paix passe par une implication sur les questions de défense, alors que s'éloigne de plus en plus les perspectives révolutionnaires un court instant ravivées (mais n'était-ce qu'une illusion...) pour faire place à des activités, multiformes qui ne concernent pas directement la problématique de la guerre, qui entendent peser sur les choix politiques de défense, non seulement du pays auquel on appartient, mais également à ceux qui mettent en cause les perspectives de paix et de prospérité dans le monde. La crise des euromissiles tend à fédérer nombre de ceux qui s'étaient déjà engagés dans d'autres combats, de manière séparés le plus souvent, que ce soit pour une autre agriculture, une autre approche du Tiers-Monde, une autre façon de vivre en société... Alors que des manifestations massives et des initiatives se multiplient en Europe, le cas de la France reste particulier, où la défense et les relations internationales paraissent d'un domaine réservé, inaccessible aux citoyens "ordinaires, et dont les spécialistes reconnus ne peuvent être qu'issus du milieu militaire ou ne doivent que s'adresser qu'à ce dernier. Alors que nombre d'associations sont reconnues partout en Europe, issues d'initiatives civiles, on ne reconnait pas en France la qualité d'intervention aux organismes, qui, dans les années 1980 se multiplient, réclament avoir droit d'influer sur les choix de défense. Ni le CODENE, ni le Mouvement de la paix, ni l'Appel des Cent d'ailleurs ne bénéficient de la même attention des médias et des responsables politiques que les organisations allemandes ou néerlandaises correspondantes... Leurs moyens sont d'ailleurs faibles en comparaison des organisations de masse britanniques ou même d'Espagne et d'Italie, ne bénéficiant - et cela s'arrête bientôt avec la suspension prochaine du service militaire - que d'un élan important d'une partie de la jeunesse directement concernée par celui-ci, dont une partie - qui reste minoritaire -  s'oriente directement vers l'objection de conscience. Ceux-ci "bénéficient" d'un statut qui permet à beaucoup, de manière légale ou illégale, de s'engager dans ces associations dont beaucoup se retrouvent solidaires ou directement engagées dans le nouveau mouvement de paix.

      Une enquête de 1984 parue dans Le Monde diplomatique, permet de cerner les contours et les moyens de ces mouvements de paix, alors en pleine activité. Les auteurs de l'enquête indiquent que, dans le grand mouvement de contestation de l'implantation des Pershing américains et des SS20 soviétiques qui traversent alors nombre de pays européens, "la France est moins touchée".

"La campagne menée par le Mouvement de la paix a certainement obtenu un résultat honorable, mais il semble que les gros bataillons des militants cégétistes et communistes aient été mobilisés. Il serait sans doute exagéré de dire que cette campagne a réellement diffusé, dans la population, le message du pacifisme. Plusieurs raisons ont été avancées pour expliquer cette réticence des Français : le mauvais souvenir laissé par la capitulation de Munich, la méfiance à l'égard de l'Union soviétique et du parti communiste, le large consensus existant entre les formations politiques sur la dissuasion nucléaire, le manque de crédibilité des solutions de rechange pour assurer la défense... Il faut aussi tenir compte des traits particuliers du "mouvement de paix" français, qui se caractérise d'abord par son hétérogénéité. (...). Une enquête récente, menée par le Centre d'étude de défense et de sécurité internationale de Grenoble (CEDSI), à laquelle ont volontiers participé 59 groupes représentant toutes les composantes du "mouvement de paix" - et notamment l'Union Pacifiste de France, Résistance internationale des femmes à la guerre, Pax Christi, le PSU, le MAN, le MDPL, le MIR (voir les articles à ces noms...), le Mouvement de la paix, le Mouvement des Objecteurs de Conscience (MOC), les Verts, Femmes pour la paix, le CODENE, le Cun du Larzac... a mis en évidence deux autres caractéristiques : le manque d'organisation et de moyens, une trop grande diversité des thèmes et l'absence d'un projet commun. La plupart des groupes étudiés relèvent naturellement de la loi 1901 sur les associations. certains se classent à la rubrique partis politiques, mais il est très révélateur qu'un nom appréciable de réponses fassent état d'association de fait et de collectifs. 8 groupes seulement disposent d'un permanent au moins (...). IL est particulièrement difficile d'obtenir le nombre des membres. (...) Au total, il ne semble pas que le nombre d'adhérents aux groupes qui appartiennent au "mouvement de paix" excède 25 à 30 000 personnes. A propos des ressources, on enregistre une forte réticence pour répondre (c'est-à-dire, selon nous que la plupart de ces associations... ne le savent pas eux-mêmes, faisant appel aux bonnes volontés ad hoc, lors des actions, et reposant sur énormément de bénévolat...) (...) Il s'agit pour l'essentiel des cotisations, de subventions et de ventes de publications. Le "mouvement de paix" français est pauvre et il est extérieur à l'univers marchand. Actuellement, un besoin d'organisation est ressenti. Mais s'il existe bien des fédérations ou des collectifs d'association - le CODENE, la plate-forme Objection, la Fédération artisanale et artisans de la paix, - les 59 groupes ont de grandes difficultés à avoir une action commune. (...) Contrairement à ce qui se passe notamment en République Fédérale d'Allemagne ou au Royaume Uni, les relations des pacifistes avec les syndicats sont limitées. (...). Inversement, sauf peut-être la CFDT, les syndicats ne semblent pas intéressés par ces groupes quand ils ne les contrôlent pas." (...). Les enquêteurs mentionnent également que "les pacifistes français paraissent internationalement bien isolés, peut-être parce que leur mouvement est trop faible pour dialoguer avec des puissantes organisations. A noter qu'après 1984, de nombreux liens se tissent entre membres du CODENE et acteurs majeurs de mouvements de paix en Europe, lors de diverses rencontres, manifestations, actions, qui tentent de faire pièce aux moyens somme toute plus important du Mouvement de la paix, en faisant valoir notamment les divers soutiens apportés aux mouvements dissidents à l'Est (Solidarnosc en Pologne notamment) : clairement il s'agit de bâtir un mouvement indépendant de paix... "Plusieurs organisations, mentionnent encore les enquêteurs, ont pour objectif la recherche, la formation et l'information (ARESPA, Cun du Larzac, Défense et Paix, La Forge notamment). Il n'existe pas moins de 16 centres de documentation et 35 revues et journaux, dont les plus importants sont Alternatives non violentes, Non-violence politique, Élan, L'Union pacifiste, le Bulletin du CODENE, Les Cahiers de la réconciliation, le Journal de la Paix, Alerte atomique. Les modalités d'action du "mouvement de paix" en France sont très diversifiées grève de l'impôt, pétitions, journées d'initiation, cycle de formation, campagnes nationales, jeûnes, heures de silence, défilés silencieux, théâtre, disques, conférences, débats, poésies, chantiers 'de service civil notamment, devons-nous préciser), stages, films, animations musicales, candidatures aux élections, actions auprès des médias, tracts, livres, etc. (...) Le désarmement est bien sûr au centre du discours du "mouvement de paix" français qui développe aussi, avec une particulière insistance, d'autres thèmes, notamment le changement de société et celui du statut des militaires (droit du soldat, objection, service civil)...."

Yves SANTAMARIA, Le pacifisme, une passion française, Armand Colin, 2005. Défense de l'Europe ou défense européenne? Actes du colloque des 20 & 21 janvier 1989, Damoclès (CDRPC), 1989. Daniel COLARD, Jacques FONTANEL et Jean-François GUILHAUDIS, Enquête sur le "mouvement de paix", Le Monde diplomatique, Février 1984.

 

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