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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 13:34

   Examiner directement les engagements militaires de la Seconde Guerre Mondiale, c'est se condamner par avance de n'y rien comprendre. En effet, on ne le répétera pas assez, les guerres s'enchaînent depuis des millénaires tout simplement parce que, victoire ou défaite, elles ne règlent presque rien tant que certaines conditions (qu'on pourrait, à la rigueur, qualifier d'exploitation des victoires, mais cela est encore limité...) diplomatiques, économiques et même sociales ne sont pas réunies. Le cas fragrant de la relation directe entre la Première et la Seconde guerre mondiale, au point que certains historiens estiment devoir considéré une périodisation incluant ces deux guerres (1914-1945), ne doit pas dissimuler qu'il en est ainsi de la longue litanie sanglante des guerres de manière générale.

Si nombre de fictions et même de documentaires (moins pour les plus récents) font porter sur l'Allemagne et ses alliés la responsabilité de la guerre, il ne faut pas oublier - même si, paradoxe - nombre des images proviennent... d'actualités allemandes! - que l'essentiel se situe souvent, dans une perspective d'histoire longue - dans des circonstances économiques tragiques (développement du capitalisme oblige), ici la grande crise de 1929.

Aussi, nombre de documentaires ou de séries (très peu de films de fiction, car ce n'est pas suffisamment spectaculaire...), insistent ou portent exclusivement sur les causes (plus ou moins immédiates) du second conflit armé mondial. Nous ne les évoquons pas tous, encore une fois, car cela déborderait le cadre d'un simple article.

On peut citer dans cet ordre d'idées, les documentaires qui abordent l'ensemble de la guerre, 39-45, Le Monde en guerre (Une nouvelle Allemagne) ; Pourquoi nous combattons? (même s'il s'agit d'une oeuvre de propagande), dans sa première partie, Prelude to War ; Apocalypse : deuxième guerre mondiale (1/6) ; De Nuremberg à Nuremberg (Partie 1). D'autres portent uniquement sur le prologue de la 2ème guerre mondiale : Jeunesses hitlériennes (KORN-BRZOZA) et 1918-1939, Les rêves brisés de l'entre deux-guerres ( ) . Enfin, une série de fiction l'aborde de manière détaillée (et romanesque)  : Le Souffle de la guerre, dans sa Partie 1.

 

Pourquoi nous combattons? (Why we Fight?)

   Cette série de documentaires montés et montrés aux États-Unis alors que la guerre n'est pas terminée, outre qu'il s'agit d'une oeuvre de propagande dans le cadre de la mobilisation de l'opinion et de la mobilisation tout court de soldats américains pour aller combattre l'ennemi en Europe et en Asie, constitue une sorte de proto-type de la manière dont nombre de cinéastes considèrent le partage des responsabilités dans la Seconde Guerre Mondiale. Clairement (et c'est vrai!) l'agresseur est désigné : ce sont les forces regroupées autour des impérialismes allemands, italiens et japonais, les forces de l'Axe, dont chacun polarise en quelque sorte la tradition agressive, en remontant parfois loin, à la première guerre franco-allemand de 1870-1871. A ces puissances qui visent (carrément) la domination du monde, les démocraties occidentales doivent s'opposer. Très pédagogique, la première partie, comme d'ailleurs les suivantes, mêlent documents filmés par... les puissances de l'Axe, agencées pour étayer le propos, et graphiques (souvent cartes animées) qui ne manquent pas de faire comprendre les motivations économiques et politiques de ces puissances. Bien entendu, par la suite, ce propos est nuancé dans les oeuvres qui suivent la seconde guerre mondiale, tant dans les films de fiction, les séries que dans les documentaires, mais n'empêche, sa large diffusion et rediffusion, ses extraits très diffusés ici ou là, et même des reprises de pans entiers d'images laissent une trace indélébile dans les mémoires. Loin d'exonérer ces puissances de leurs responsabilités historiques, ces films et documentaires nuanceront fortement le propos, mais ce n'est que rarement, et très tardivement (en ce qui concerne surtout le Japon d'ailleurs) que s'exprime le point de vue des vaincus.

     Premier d'une série de sept films de propagande commandée par le gouvernement des États-Unis durant la seconde guerre mondiale entre 1942 et 1945, il fut présenté, comme les suivants, au public américain (longtemps majoritairement isolationniste) pour les persuader de soutenir l'intervention américaine et de s'allier avec l'Union Soviétique. La plupart des films sont réalisés par Frank CAPRA (avec Anatole LITVAK), qui fut dérangé et épouvanté par le film de propagande de Léni LIEFENSTAHL, Le Triomphe de la volonté et travailla directement en réaction à ce dernier. Le premier épisode, en 1942, Prelude to War obtint un Oscar dans la catégorie "documentaire". Il est considéré comme un chef d'oeuvre et... c'est vrai : pédagogique, rythmé, très informatif (très peu d'inexactitudes historiques), manichéen aussi, avec une légère tendance à considérer les cultures japonaises, italiennes et allemandes comme foncièrement militaristes et agressives. Il montre, cartes et discours des dictateurs à l'appui, les projets d'invasion du monde entier.

 

 

 

Le monde en guerre, 39-45, Partie un, Une nouvelle Allemagne.

    Version francophone de la série documentaire britannique The World at War réalisée entre 1973 et 1974 par Peter BATTY, Jeremy ISAACS et Hugh RAGETT, la première partie est constituée de montage de films d'archives sur la montée des totalitarismes en Allemagne et au Japon dans les années 1930. Ces documents sont entrecoupés de temps à autres d'interviews des acteurs politiques et militaires de l'époque. Premier des 26 épisodes (remontés de manière différente pour le public francophone, pour en former 34) de 32 minutes chacun, Une nouvelle Allemagne décrit bien cette montée progressive.

Pour le DVD, édité par TF1, dont on connait les tendance racoleuses et une certaine paresse pour les titrages, le coffret se présente de la manière la plus anti-informative possible, et il faut prendre DVD par DVD pour prendre connaissance du contenu...

 

Apocalypse : Deuxième guerre mondiale (1/6) 

     Avec le parti pris de la colorisation des images, de l'étalonnage unifié également des différents plans (en dimension et en grain de définition) et dans la volonté d'intégrer nombre d'images provenant de sources non utilisées auparavant, les auteurs veulent rendre cette guerre présente, bien plus proche des spectateurs que si l'on avait gardé le noir et blanc de nombreuses images d'origine. Même si on retrouve par ailleurs, nombre de plans déjà sur-utilisés dans les documentaires qui le précèdent, et notamment des documentaires français. D'ailleurs la vision à la chaîne de ces documentaires peut donner un certain tournis répétitif, surtout si l'on regarde d'abord la série française réalisée dans les années 1960 pour la télévision. Il vaut mieux l'éviter. Le tour de force peut-être de cette série est de renouveler le regard, notamment par le commentaire des images, porté sur cette guerre.

   Cette première partie des 6 de 52 minutes chacune, regroupe comme les autres des documents d'époque connus ou inédits (de 46 provenances différentes), basés sur des images restaurées et colorisées (pour 70% d'entre elles). Titrée L'Agression (1933-1939), elle décrit la montée du nazisme et la campagne de Pologne. A noter, qu'à l'instar de nombreux documentaires montrés en Europe, elle ne montre sans doute pas assez le conflit armé dans le Pacifiques, pourtant plus long et aussi sanglant.

Diffusée à l'origine en 2009 à la télévision par France 2, et réalisée par Isabelle CLARKE et Daniel COSTELLE, vieux routier du documentaire sur la Seconde Guerre Mondiale, elle est sortie la même années en DVD. La série possède plusieurs suites : Apocalypse, Hitler ; Apocalypse, la Première Guerre mondiale ; Apocalypse, Staline et Apocalypse, Verdun, qui, toutes les quatre montrent également des causes de la Seconde guerre mondiale.

Quelques personnages servent de fil conducteur tout au long de la série, ainsi Rose GOWLLAND, une enfant britannique âgée d'un an au début de la guerre, filmée durant toute la durée du conflit et que l'on voit dans le dernier plan écrivant THE END sur une bombe.

Dominique WOLTON, auteur très critique habituellement sur les documentaires, parle (entretien télévisé en 2009) d'une "force pédagogique" qui "permet de retrouver la violence de l'histoire", la "banalité de l'horreur" et déclare que la télévision reste le média essentiel pour réaliser "le lien social", notamment dans les moments graves. Toujours est-il que la colorisation des images suscitent débat, notamment parce qu'il existe un risque que le déroulement du récit de la guerre soit influence par l'existence de ces documents en couleur (critique plus forte encore pour des séries comme Ils ont filmé la guerre en couleur, Ils ont filmé la libération en couleurs... documentaires que nous ne recommandons pas dans un premier temps). De toute façon, la diffusion de cette série est l'occasion de rappeler que l'historiographie de la Seconde guerre mondiale est bien plus riche que le montre les images tournées durant le conflit : témoignages écrits et audios, documents d'état-major, investigations sur les dessous des opérations militaires... Encore, une fois, si l'on veut comprendre cette guerre, avoir en main des écrits est indispensable. L'historien Lionel RICHARD estime, alors qu'aucun historien ne figure au générique (ce qui ne veut pas dire qu'ils n'ont pas été consultés...), "les recherches universitaires sont à la fois plus sûres et plus avancées que les données apportées par l'ensemble des épisodes (du documentaire". Il y existe "trop d'entorses aux faits (...) d'insinuations non justifiées, d'omissions, pour qu'on puisse admirer sans réserve la somme d'informations qu'elle véhicule". Les historiens suisses Gianni HAVER et Charles HEIMBERG ajoutent de leurs côtés que "si la colorisation des images n'est pas un problème en soi, elle n'en traduit pas moins de manière plus évidente un processus d'aplatissement des sources." Des images en provenance de films amateurs, de fictions, de propagande ou d'une ciné-mitrailleuse sont mélangées et broyées par la machinerie d'Apocalypse, donnant aux images un air supérieur de réalité. Ce processus élimine dans l'esprit du spectateur le problème constant qui se pose à l'historien sur la crédibilité, la véracité différente... des différents éléments écrits et audio-visuels à notre disposition.

 

De Nuremberg à Nuremberg, Partie 1.

   Documentaire de Frédéric ROSSIF produit en 1988 sur le régime nazi, écrit et lu par Philippe MEYER, produit par Paul FRYDMAN, son titre fait référence aux rassemblements de masse nazis à partir de 1933 à Nuremberg, au début du règne d'HITLER, et au procès de Nuremberg (1945-1946) après sa chute. Diffusé en deux ou quatre parties, sa première partie s'ouvre sur le rassemblement du parti nazi, le 13 septembre 1935, à Nuremberg.

Ce segment (de deux parties, pour la durée de 180 minutes) se ferme sur la mort de Stefan ZWEIG le 13 février 1942. Il s'agit de la montée du nazisme, puis de l'apogée de la guerre de conquête du Troisième Reich et de ses alliés. La version de 238 minutes comporte une première partie intitulée La Fête et le Triomphe. Un des intérêts de cette première partie est de montrer comment ce triomphe et cette fête ont pu être réalisés sous les yeux et même avec la participation économique des Soviétiques et, mais c'est moins net, des Américains, finançant, avec entreprises présentes sur le sol allemand en prime, à la fois l'essor économique (déjà largement entamé sous la République de Weimar) et l'effort de guerre allemand... finalement orienté contre eux. En cela, ce n'est pas original, le commerce mondial des armements favorisant depuis le début de l'ère industrielle l'usage d'armes contre les compatriotes des fabricants... Avec là aussi des images tirées des films de propagande allemande, les auteurs ont fait le pari de rester d'un commentaire neutre, estimant que les images parlent d'elles-mêmes... Pari un peu risqué pour ceux qui n'ont pas enregistré plusieurs décennies de tromperies par l'image.

Le documentaire montre bien également un des ressorts de l'adhésion des Allemands au régime. Outre le bénéfice d'une relance économique que les nazis s'attribuent (abusivement), le climat de violence cesse peu à peu, étant donné que les nazis... sortent - provisioirement et de manière sanglante - le reste étant camouflé par la guerre - vainqueurs de cette presque guerre civile qui dure depuis la fin de la première guerre mondiale (malgré quelques années, éparses, d'accalmie) et qui se termine pour les opposants dans les camps de concentration...

 

Jeunesses hitlériennes

   Le documentaire réalisé par David KORN-BRZOZA en 2017, souvent qualifié d'exceptionnel, sous-titré l'endoctrinement d'une nation, décrit à partir d'images d'archives colorisées et de témoignages, comment, des années 1930 à 1945, des millions de jeunes Allemands, à partir de l'enfance, ont été endoctrinés, aveuglés par la folie hitlérienne. Ces nombreux témoignages d'anciens "Hitlerjugend" indiquent bien des dynamismes psychologiques et sociaux à l'oeuvre, combinant les ressources pédagogiques et idéologiques de milliers de cadres, souvent recrutés de longue date, eux-mêmes convaincus des valeurs qu'ils transmettent. Générosité, don de soi, courage, entraide, camaraderie sont particulièrement activés dans des organisations de jeunesses de tout ordre, empruntant souvent les valeurs du scoutisme pour innervé les structures du pouvoir totalitaire. Ces valeurs, jointes aux mensonges d'État et à la propagande active sur les plans économiques et politiques, expliquent le fanatisme jusqu'au-boutiste de ces jeunes qui se sacrifient ensuite sur la seule foi des discours d'un leader charismatique.

 

 

1918-1939, Les rêves brisés de l'entre-deux-guerres

    Ce documentaire de Jan PETER et de Frédéric GOUPIL, qui succède à 14 - Des armes et des mots, paru en Allemagne en 2017 et l'année suivante en France, est une série de huit épisodes de 52 minutes chacun. Les différents épisodes racontent les destins de 13 hommes et femmes français, vietnamiens, allemands, polonais, autrichiens, anglais, suédois, italiens et soviétiques, mis en scène à partir de lettres, journaux intimes et documents d'archives. Leurs destins singuliers permet de revivre les moments-clés de leur vie durant l'entre-deux-guerres. Fondés sur les citations originales issues de carnets intimes et de lettres écrites par les personnages principaux, ainsi que d'autres personnes plus ou moins anonymes, les scénarios permettent d'aborder ces moments où l'histoire bascule souvent, de l'espoir à la désespérance, et pour beaucoup à la lutte active. Rompant avec un découpage de l'histoire qui centre trop sur l'une ou l'autre guerre, et recomposant les vies de ces personnes et personnages suivant la trame même de leur parcours familial, professionnel, émotionnel, intellectuel, le documentaire, bien entendu avec les risques de se tromper un peu dans le détail du vécu réel tel qu'il a été, restitue une logique des événements où les individus subissent l'histoire qu'ils font plutôt qu'ils ne la maitrisent. Il indique aussi, comment dans les différentes contrées ont pu se construire certaines représentations de leur propre histoire et comment les événements ont pu aboutir si tragiquement.

 

Le Souffle de la guerre, partie 1

   Mini-série américaine en sept épisodes de 90 à 150 minutes réalisée par Dan CURTIS et écrit par Herman WOUK d'après son roman éponyme, diffusée sur ABC en 1983, elle raconte les aventures de deux familles, surtout celle Victor "PUG" HENRY, incarné par Robert MITCHUM et celle d'une famille juive polonaise, celle des JASTROW. La série suit leurs aventures de mars 1939 jusqu'à l'entré en guerre des États-Unis en décembre 1941 et au-delà, dans une seconde époque. La première partie, The Winds Rise, montre surtout les pérégrinations d'un attaché naval des États-Unis à des missions diplomatiques en Allemagne, en Russie et en Angleterre. Même si l'histoire en elle-même est imaginaire, l'auteur s'appuie sur des faits qui éclairent les conditions dans lesquelles les États-Unis vont entrer en guerre contre le Japon, puis contre l'Allemagne. L'attaché naval, vu ses compétences techniques est à même de comprendre les préparatifs de guerre, l'état de préparation des troupes et pas seulement des armées navales. A ce titre, ses avis sont très prisés par les hautes autorités militaires, et par le président des Etats-Unis, ce dernier étant submergé par des rapports qui émanent de sources pas toujours très lucides ni indépendantes de nombreux intérêts économiques et financiers. L'attaché naval navigue dans des milieux qui lui font approcher les grandes figures de l'époque, entre autres HITLER et STALINE. On sent mieux, parfois, dans les fictions, mieux que dans les documentaires, l'atmosphère de l'époque. Des hommes et des femmes, pris dans leurs aventures sentimentales, sont témoin de l'histoire en mouvement. Pas un espion, puisqu'il officie au grand jour sans rechercher des documents secrets, pas un complice des milieux déjà évoqués, appartenant à ces familles militaires dont les seuls objectifs sont de servir leur patrie (cela existe...), l'attaché naval est au confluent d'une connaissance technique très fine des matériels militaires et d'une perception des états d'esprit des décideurs politiques. Et c'est en cela que cette mini-série est intéressante, bien que certaines scènes sentimentales soient assez longues (sans excès, on le remarquera...). Les accroches de chaque partie sont bien des événements-clés de la seconde guerre mondiale et la mini-série reflète bien également le destin des familles juives polonaises, au coeur, surtout au début, de la seconde guerre mondiale (question de la Pologne, pacte germano-soviétique, partage du pays entre Allemands et Soviétiques). Également, la mini-série met bien en balance la problématique des deux conflits armés qui, au départ, apparaissent distincts, en Europe et dans le Pacifique, jusqu'à devenir (par le jeu des coopérations militaires et la question du "second front" en Europe) liés de manière sanglantes. Vu du côté des États-Unis, avec la question ou non de participation de la guerre en Europe et de la priorité des fronts, la mini-série offre un tableau réaliste des situations et des positions en présence.

 

- Même si ces quatre DVD d'une cinquantaine de minutes environ chacun renferment des images redondantes  et des redites importantes, ils sont utiles pour plonger dans les "racines du IIIe Reich". Successivement, Hitler, le génie du mal, La folie aryenne, Svastika et Himmler l'âme damnée, comme sont titrés les DVD, même si les documentaires eux-mêmes ne comportent pas de titre (il faut aller à la fin pour y trouver un générique...), retracent un parcours individuel et collectif, depuis la fin du XIXe siècle, qui mène tragiquement à la politique raciale de l'Allemagne nazie. En noir et blanc, avec un commentaire en français, ces quatre films américains auraient pu faire l'objet d'un remaniement d'ensemble par l'éditeur (militaris.fr), évitant, c'est le comble, un effet soporifique...

 

Dan CURTIS, Barabara STEELE, Branko LUSTIG, Le Souffle de la guerre, États-Unis, chaine ABC, 1983. David KORN-BRZOZA, Jeunesses hitlériennes, l'endoctrinement d'une nation, ZED, 2017. Frank CAPRA et Anatole LIVTAK, Why We Fight ? (Pourquoi nous combattons?), 1942-1945. Frédéric ROSSIF, De Nuremberg à Nuremberg, production Jean FRYDMAN, 1989. Isabelle CLARKE et Daniel COSTELLE, Apocalpyse, la Seconde guerre mondiale, France 2, 2009. Jan PETER et Frédéric GOUPIL, 1918-1939 : Les Rêves brisés de l'entre-deux-guerres, LOOKSfilm, Les Films d'ici, Iris Production, Allemagne-France-Luxembourg-Belgique, 2018. Peter BATTY, Jeremy ISAACS et Hugh RAGETT, The World at War (Le Monde en guerre), Thames Television (ITV), 1973-1974.

 

- La série allemande de fiction récente Babylon Berlin, à l'instar d'autres films et documentaires, restituent une perception des Allemands de la second guerre mondiale. Sans compter une réalisation artistique novatrice, les concepteurs de cette série veulent montrer, à travers les enquêtes d'un commissaire de police le climat de dépravation d'une haute société et de misère désespérante des classes du "bas" de la société, dans l'année 1929 précisément, où se combattent gangsters, nazis, conservateurs et communistes (et entre trotskistes et staliniens), les uns et les autres usant du crime pour parvenir à une main-mise économique et politique. Il représente bien les nazis comme l'un de ces nombreux groupes qui se combattent les armes à la main, les armes semblant disponibles de façon abondante (via des stocks de la première guerre mondiale). Elle montre également la lente reconstitution de l'armée (l'aviation) allemande, avec l'aide de l'URSS...

 

 

FILMUS

 

Complété le 5 octobre 2020

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