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13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 12:37

   La filmographie sur la première guerre mondiale se concentre encore sur quelques batailles, souvent en France, mais a le mérite d'éclairer certains aspects non européens, notamment aux Moyen-Orient et autour du rôle de la Turquie. Ainsi la bataille des Dardanelles, ou la bataille de Gallipoli concentre-t-elle l'attention de cinéastes, le nationalisme de l'Australie et de la Turquie valent bien celui de la France ou de l'Allemagne, avec, de plus, une intensité accrue par la jeunesse de l'accession à l'indépendance ou à l'autonomie... Ils montrent le même acharnement des états-majors à défendre une conception désuète de la guerre face aux changements technologiques, notamment du côté des Alliés. Rappelons ici seulement que la campagne des Dardanelles qui opposa l'Empire Ottoman aux troupes britanniques et françaises dans la péninsule de Gallipoli dans l'actuelle Turquie se déroule du 18 mars 1915 (débarquement des troupes alliées le 25 avril après une tentative de contrôler les Détroits) au 9 janvier 1916 (fin du repli allié après une défaite sanglante).

 

- Gallipoli (la bataille des Dardanelles) (titre original Gelibolu), documentaire turc diffusé en 2005, de Tolga OMEK (distribution Too Cool Production & Distribution), avec la participation de Zafer ERGIN, Demetri GORITSAS et Jeremy IRONS, retrace en toute objectivité la bataille des Dardanelles, le deuxième plus grand débarquement de l'histoire mondiale, grâce à des lettres, photographies et documents alors inédits. Le film relate les conséquences de cette bataille sur l'histoire mondiale, les souffrances, les émotions éprouvées par les soldats des différentes nationalités qui ont combattu. Les dix caractères marquants du film ont été inspirés à partir de documents originaux, lettres et journaux intimes écrits par des soldats au cours de cette bataille; deux Anglais, trois Néo-Zélandais, trois Australiens et deux Turcs.

 

  Côté documentaire toujours, on peut se référer au DVD de la série Encyclopédie de la grande guerre, de CB-NEW, avec les commentaires de Pierre MIQUEL, La guerre dans les Balkans, au chapitre 1 . Les Dardanelles. Mais c'est peut-être moins bien mis en perspective côté turc, étant plutôt dans le compte-rendu des difficultés des alliés dans les Balkans, lesquels se trouvèrent surpris (ils croyaient y trouver un point faible) et défaits...

 

Côté films :

- Gallipoli, la bataille des Dardanelles, diffusé en 2013, film turc de Kemal UZUN, Serdar AKAR et Ahmet KARAMAN, avec Gürkan UYGUN, Berrak TUZUMATAC, Mahir GUNSIRAY, relate l'histoire en 1915 de deux frères qui se retrouvent en plaine bataille, l'un des événements les plus sanglants de la Première Guerre mondiale. Pourront-ils y survivre et ne pas se retrouver séparés l'une de l'autre sont les deux question à suspens du film...

 

- Gallipoli, film sorti en 1981, réalisé par Peter WEIR, avec Mel GIBSON, En 110 minutes, le film raconte l'histoire de deux amis australiens qui s'engagent en mai 1915  par bravade patriotique pour aller combattre. Ils se retrouvent à Gallipoli où ils découvrent les horreurs de la guerre au cours de la bataille. Notamment, ils doivent composer avec un commandement borné et incompétent qui les envoie sciemment à la mort. C'est-à-dire que les autorités militaires n'avaient pas compris que la vaillance des fantassins ne pouvaient pas grand chose contre les nids de mitrailleuses et les envoyaient s'élancer des tranchées en musique et fanfare, tout comme leurs homologues du large front de l'Ouest en France.

 

- Parmi les premiers films qui racontent la bataille des Dardanelles, citons le métrage britannique Tell England, de 1931, réalisé par Anthony ASQUITH et Geoffrey BARKAS. Il relate l'engagement de deux jeunes hommes lors de la première guerre mondiale, et notamment leur participation à la cette bataille. Le film en noir et blanc d'une durée de 80 minutes, avec entre autres acteurs Carl HARBORD et Tony BRUCE, fut critiqué à sa sortie pour son apparente glorification de la guerre, malgré les dénégations de ses auteurs. Anthony ASQUITH, dont le père était premier ministre au moment de la bataille, s'en défend en voulant montrer la réalité du vécu des soldats, bien plus efficace dans la propagande anti-guerre que de les voir comme des brutes saoules. A voir surtout pour la vision de la guerre 14-18, bien plus contrastée qu'on veut bien l'écrire, dans les années 1930...

 

FILMUS

Complété le 24 octobre 2020

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