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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 13:33
   Incontournable, Emile DURKHEIM l'est autant en tant que fondateur de tout un courant sociologique - l'école française de sociologie - que par ses contributions à la compréhension du rôle des conflits.
  Compte tenu du foisonnement de son oeuvre et de ceux de ses collaborateurs, on ne peut qu'être totalement d'accord avec Bernard LACROIX (article Durkheim du "Dictionnaire des oeuvres politiques") pour dire qu'il est inutile d'y chercher une "cohérence doctrinale" forte pour y trouver ensuite des incohérences, des flous, des contradictions... Ce qui importe, avec sa méthode scientifique et loin de fumeuses spéculations philosophiques mal maîtrisées, ce sont les pistes de travail de recherche et elles sont relativement nombreuses en ce qui concerne le conflit.
   Le développement de l'Etat (singulièrement en France) est parallèle au développement de la conscience personnelle de l'individu et la vision d'ensemble de la société qu'à Emile DURKHEIM place celle-ci au premier plan. En recherchant l'objet de la sociologie qui développe la psychologie de plusieurs individus pris ensemble, le sociologue trouve la société globale. Tous ses écrits témoignent du face à face de l'individu et de la société. "Quand, donc, le sociologue entreprend d'explorer un ordre quelconque de faits sociaux, il doit s'efforcer de les considérer par un côté où ils se présentent isolés de leurs manifestations individuelles" (Les règles de la méthode sociologique).
A la question "Qu'est-ce qu'un fait social?", il répond qu'il ne peut se définir par sa généralité à l'intérieur de la société. Et jusque dans la table des matières du livre de 1895, il caractérise le fait social par son extériorité par rapport aux consciences individuelles et par l'action coercitive qu'il exerce ou est susceptible d'exercer sur ces mêmes consciences.
  Définir l'indépendance d'une nouvelle discipline scientifique fut mal vu à l'époque, d'autant qu'elle met en avant la société et non l'individu, et cela reste un sujet de conflit encore aujourd'hui. En témoigne la tonalité de l'article "Durkheim" dans le Dictionnaire critique de la sociologie" : "Durkheim s'est efforcé dans ses oeuvres majeures de trouver une voie étroite entre deux pôles de répulsion ; les conceptions artificialistes, volontaristes et atomistes de l'ordre social, pour lesquelles il n'éprouvait qu'antipathie d'une part, les conceptions holistes et organicistes, à l'égard desquelles il manifesta davantage de faiblesses d'autre part. Il n'est pas sûr qu'il y soit totalement parvenu. Plusieurs de ses concepts fondamentaux, "société", "conscience collective" par exemple paraissent frappés d'une irrémédiable obscurité. Anomie, égoïsme, altruisme, fatalisme, le quatuor classique de concepts se signale par son originalité et son utilité certes, mais aussi par son imprécision." "Peut-être le flou provient-il quant à lui du primat ontologique que Durkheim a toujours voulu accorder à la société par rapport à l'individu." "La difficulté majeure provient donc de la conception holiste qu'il se fait de la société, conçue comme une entité indifférenciée."

       Dans ses trois principaux livres, "De la division du travail social" (1893), "Le suicide" (1897) et "Les formes élémentaires de la vie religieuse" (1912), Emile DURKHEIM développe, dans une perspective évolutionniste, sa conception de la "chose sociale". Chaque fois, le conflit est bien présent.
    Pour expliquer le mécanisme même de la division du travail social, dont il analyse l'évolution d'une solidarité mécanique à une solidarité organique, il invoque le concept de la lutte pour la vie. C'est ce que résume Raymond ARON, dans son livre sur les étapes de la pensée sociologique : "Plus sont nombreux les individus qui essaient de vivre ensemble, plus la lutte pour la vie est intense. La différenciation sociale est la solution pacifique de la lutte pour la vie. Au lieu que les uns soient éliminés pour que les autres survivent, comme cela se produit dans le règne animal, la différenciation sociale permet à un plus grand nombre d'individus de survivre en se différenciant. Chacun cesse d'être en compétition avec tous et devient en mesure de tenir son rôle et de remplir une fonction. Il n'est plus besoin d'éliminer la majorité des individus à partir du moment où les individus n'étant plus semblables, mais différents, chacun contribue, par un apport qui lui est propre, à la vie de tous." Le droit répressif est le révélateur de la conscience collective dans les sociétés à solidarité mécanique et ce droit est de plus en plus remplacé par un droit contractuel au fur et à mesure que la solidarité organique s'impose, par le développement notamment de l'industrialisation.
   Les sociétés modernes présentent certains symptômes pathologiques, avant tout l'insuffisante intégration de l'individu dans la société, dans la collectivité. Le type de suicide qui retient le plus l'attention d'Emile DURKHEIM est celui qu'il appelle anomique. Il est cause de l'augmentation du taux des suicides en période de crise économique et aussi en période de prospérité, dans tous les cas donc où se produit une exagération de l'activité et une amplification des échanges et des rivalités. Ces derniers phénomènes sont inséparables des sociétés dans lesquelles nous vivons, mais à partir d'un certain seuil, ils deviennent pathologiques. Son étude serrée, statistique, salué à l'époque en 1897, des différentes formes de suicide lui fait conclure qu'il croît avec les crises économiques, et que cette progression se maintient dans les crises de prospérité. Ceci car l'homme ne peut vivre que si ses besoins sont en harmonie avec ses moyens, ce qui implique normalement une limitation de ces derniers par la société. Et cette influence modératrice est empêchée par les crises, d'où dérèglement, anomie, suicide. Le seul groupe social qui peut restaurer l'intégration de l'individu dans la société est constitué par les corporations. Pour expliquer les conflits sociaux, Emile DURKHEIM utilise donc cette conception d'un dysfonctionnement social auquel il faut remédier. Il ne croit pas aux vertus du développement des luttes sociales et du socialisme et considère plutôt l'"agitation sociale" comme un obstacle au retour à un état non pathologique.
        En lançant l'idée qu'il est légitime et possible de fonder une théorie des religions supérieures sur l'étude des religions primitives, Emile DURKHEIM participe aux controverses sur les relations entre la religion et l'Etat (1905 est déjà passé et les "agitations religieuses" ne sont pas éteintes... ). En écrivant que les intérêts religieux ne sont que la forme symbolique d'intérêts sociaux et moraux, véritable théorie sur l'essence de la religion, le sociologue traite de la question du mécanisme de la contrainte sociale. "Toutefois, si la société n'obtenait de nous ces concessions et ces sacrifices (à nos désirs personnels) que par une contrainte matérielle, elle ne pourrait éveiller en nous que l'idée d'une force physique à laquelle il nous faut céder par nécessité, non d'une puissance morale que les religions adorent. Mais en réalité, l'empire qu'elle exerce sur les consciences tient beaucoup moins à la suprématie physique dont elle a le privilège qu'à l'autorité morale dont elle est investie. Si nous déférons à ses ordres, ce n'est pas simplement parce qu'elle est armée de manière à triompher de nos résistances ; c'est, avant tout, parce qu'elle est l'objet d'un véritable respect". (Les formes élémentaires de la vie religieuse).
 
       Derrière ses préoccupations sociales, il y a toujours ces conceptions morales : les appêtits des hommes sont insatiables; s'il n'y a pas une autorité morale qui limite les désirs, les hommes seront éternellement insatisfaits, parce qu'ils voudront toujours obtenir plus qu'ils ne le peuvent... Aussi, à terme, comme autorité morale, la science doit remplacer la religion dans le gouvernement des esprits. En cela, il rejoint Auguste COMTE, sans en adopter les formes d'actions pratiques.
         Tant dans "L'éducation morale" que dans son texte de 1915, "L'Allemagne au-dessus de tout", Emile DURKHEIM aborde la question de la société "internationale", comme il l'a fait pour la société tout court. Les conflits internationaux, loin d'être hors du champ de ses analyses, y figurent bien. De même que la problématique du normal et du pathologique occupe une place centrale dans la définition de la société, de même il discute - longuement - d'un "cas nettement caractérisé de pathologie sociale", en ce qui concerne la conception et la mise en oeuvre du pangermanisme. A concevoir l'Etat asservissant tout, au-dessus de toute loi qu'il n'approuverait pas constamment, on dresse les conditions des massacres collectifs de la Grande Guerre.
 "Jusqu'ici, nous n'avons parlé de la société que d'une manière générale, comme s'il n'y en avait qu'une. Or, en fait, l'homme vit maintenant au sein de groupes multiples. Pour ne parler que des plus importants, il y a la famille où il est né, la patrie ou le groupe politique et l'humanité. Doit-on l'attacher à l'un de ces groupes, à l'exclusion de tous les autres? Il n'en saurait être question." (...) "La question de savoir si l'humanité doit être ou non subordonnée à l'Etat, et le cosmopolitisme au nationalisme, est (...) (une des plus graves) puisque, selon que la primauté sera accordée à l'un ou à l'autre groupe, le pôle de l'activité morale sera très différent, et l'éducation morale entendue de manière presque opposée." Emile DURKHEIM confronte les arguments en faveur de l'un ou de l'autre, et finalement "l'humanité a, sur la patrie, cette infériorité qu'il est impossible d'y voir une société constituée". 
Toutefois, "il semble que nous soyons en présence d'une véritable antinomie. D'une part, nous ne pouvons pas nous empêcher de concevoir des fins morales plus hautes que les fins nationales ; d'autre part, il ne semble pas possible que ces fins plus hautes puissent prendre corps dans un groupe humain qui leur soit parfaitement adéquat". (...) "En définitive, tout dépend de la façon dont le patriotisme est conçu, car il peut prendre deux formes très différentes. Tantôt il est centrifuge (...), il oriente l'activité nationale vers le dehors, stimule les Etats à empiéter les uns sur les autres, à s'exclure mutuellement ; alors il les met en conflit, et il met du même coup en conflit les sentiments nationaux et les sentiments de l'humanité. Ou bien au contraire, il se tourne tout entier vers le dedans, s'attache à améliorer la vie intérieure de la société ; et alors, il fait communier dans une même fin tous les Etats parvenus au même degré de développement moral. Le premier est agressif, militaire ; le second est scientifique, artistique, industriel, en un mot, essentiellement pacifique."
     La globalité de la conception de la société et l'attachement aux détails de l'enquête sociale vont de pair pour construire une théorie d'ensemble où les préoccupations sociales rejoignent toujours les préoccupations morales.
   
      Philippe BESNARD, dans un exposé sur la postérité de l'oeuvre d'Emile DURKHEIM, commencée d'ailleurs se son vivant, explique que "ce qui distingue Emile Durkheim des autres "pères fondateurs" de la sociologie, c'est qu'il fut à proprement parler un chef d'école. Son projet impliquait, en effet, que la fondation de cette nouvelle science fût le fruit d'un travail collectif où chacun des membres de l'équipe se spécialiserait dans une branche du savoir à constituer et ferait valoir le point de vue sociologique dans les disciplines ou les domaines d'étude existant déjà. Ce programme fut en bonne partie réalisé. Durkheim sut s'attacher une équipe de brillants collaborateurs parmi lesquels Célestin Bouglé (1870-1940), Hubert Bourgin (1874-1955), Georges Davy (1883-1976), Paul Fauconnet (1974-1938), Louis Gernet (1873-1924), Maurice Halbwachs (1877-1945), René Hertz (1881-1915), Henri Bubert (1872-1927), Paul Huvelin (1873-1924), Paul Lapie (1869-1927), Marcel Mauss (19872-1950), Gaston Richard (1860-1945), François Simiand (1873-1935). Un tel rassemblement de talents réunis autour d'un même but - fonder la sociologie - fut un événement unique dans l'histoire de la discipline." On retrouve ces signatures notamment dans la revue L'année sociologique.
    "La réussite universitaire des durkheimiens frappa leurs contemporains et fut dénoncée par les milieux intellectuels de droite comme la mainmise d'un clan sur l'Université. En réalité, le succès institutionnel de (cette) sociologie fut, comme l'a montré V. Karadi, des plus modestes si on le compare à la percée universitaire de la géographie vidalienne ou au nombre des postes créés pour les historiens.
Les carrières individuelles des membres du groupe furent d'ailleurs assez contrastées. (...) Ce qui, alors, contribua à accréditer l'idée d'une hégémonie des durkheimiens dans l'Université, c'est le fait que le succès de la sociologie durkheimienne, s'il fut limité par rapport à d'autres disciplines, fut total par rapport à d'autres sociologies. Les durkheimiens, groupes proprement universitaires et de recrutement élevé, eurent à coeur de se démarquer nettement des entreprises concurrentes qu'ils disqualifiaient sur le plan scientifique en les traitant soit comme des généralités d'amateurs, soit comme des doctrines à visée idéologique ou pratique. En s'assurant le quasi-monopole de leur spécialité dans l'enseignement supérieur, ils marginalisèrent leurs rivaux potentiels, tels les continuateurs de Le Play ou les divers sociologues que René Worms cherchait à regrouper. Quant à Tarde, le grand rival de Durkheim, il était magistrat et mourut en 1904, quatre ans après son élection au Collège de France.
Mais dans la pénétration de l'Université par les durkheimiens, il faut voir plutôt la récompense de mérites individuels que la reconnaissance de l'autonomie de la sociologie, qui n'est entrée dans l'enseignement supérieur que sous le couvert d'autres spécialités (comme les sciences de l'éducation). D'ailleurs, les prétentions de la sociologie à vouloir régenter les disciplines voisines ne pouvaient que susciter de vives résistances, notamment de la part des historiens. Quant aux juristes, ils se méfiaient de cette nouvelle philosophie, tout en regrettant de la voir se développer dans les facultés de lettres. C'est surtout avec la philosophie que les durkheimiens cherchères à établir une relation d'interdépendance, afin de profiter de sa position dominante.
Cette stratégie n'était pas sans risque. La réforme universitaire de 1920, en associant la sociologie à la morale pour en faire un des quatre certificats composant la licence de philosophie, consacra moins l'autonomie institutionnelle de la sociologie que sa dépendance à l'égard de la philosophie. Ce fut également en 1920 que Lapie, devenu directeur de l'enseignement primaire, introduisit la sociologie dans le programme des écoles normales. Cela eut pour effet de déclencher, à partir de 1923, une offensive en règle des milieux conservateurs et de ranimer d'anciennes préventions à l'égard de la sociologie. Cette "affaire Lapie" fit voir que les durkheimiens étaient acculés à une position défensive, tant leurs ambitions s'étaient réduites quant au rôle social de leur discipline.
     Après la guerre (la première guerre mondiale, bien entendu...), le groupe durkheimien se trouva privé de son chef et d'un grand nombre de ses plus jeunes et plus brillantes recrues. (...) Aucun des survivants n'avait l'universalité ni l'autorité intellectuelle nécessaires pour s'imposer comme le chef incontesté du groupe durkheimien considérablement réduit, vieillit, et qui ne sut pas s'attacher de nouvelles recrues.
Il y eut pourtant plusieurs tentatives pour ressusciter l'entreprise collective. Le gros volume de L'année sociologique publié en 1925 fut remarquable : pratiquement tous les anciens collaborateurs y participèrent. Mais il n'y eut qu'un second volume en 1927, ne comprenant que des mémoires. Une nouvelle tentative eut lieu en 1934 avec les Annales sociologiques, publiées en cinq séries indépendantes les unes des autres. A cette entreprise participaient de nouveaux collaborateurs mais, pour nombre d'entre eux, le durkheimisme n'était plus la référence principale. En outre, l'indépendance des séries, leur parution irrégulière marquaient bien la fin du caractère collectif de l'entreprise durkheimienne. Ces reprises furent donc un échec relatif quant au maintien du groupe, qui sut trouver cependant une autre base institutionnelle dans l'Institut français de sociologie créé en 1924 et qui servit de forum aux durkheimiens dans l'entre-deux-guerres.
Cette situation de repli dans les tâches collectives n'empêcha pas l'accomplissement d'oeuvres individuelles nombreuses et remarquables, qui étaient souvent, il et vrai, l'aboutissement de travaux entamés de longue date. C'est en 1920 que Fauconnet soutient sa thèse sur La Responsabilité et en 1922 que Davy devient docteur ès lettres avec La Foi jurée et Le Droit, l'Idéalisme et l'Expérience. Louis Gernet, qui avait soutenu sa thèse dès 1917, publie plusieurs travaux sur la pensée et le droit en Grêce ancienne ; Marchel Granet soutient sa thèse en 1920 (Fêtes et chansons anciennes de la Chine) et poursuit ses travaux sur la civilisation chinoise.
C'est également après la guerre que Simiand publie presque tous ses livres, notamment son magnum opus Le salaire, l'évolution sociale et la monnaie (1932). Quant à Marcel Mauss, il produit ses textes les plus connus, comme le célèbre Essai sur le don (1925) et se voue à la tâche de publier l'oeuvre des durkheimiens disparus, notamment le livre de Hubert, Les Celtes (1932), et plusieurs cours de Durkheim. Il faut ajouter que Mauss, par son enseignement dans l'Institut d'ethnologie qu'il fonde en 1925 avec Lévy-Bruhl et l'américaniste Paul Rivet, eut une influence décisive sur toute une nouvelle génération d'ethnologues, qu'il incitait à travailler sur le terrain, alors que lui-même était un ethnologue de cabinet. On peut citer parmi ses disciples, Alfred Métraux, Marcel Griaule, Germaine Dieterlen, Denise Paulme, Louis Dumont, Jacques Soustelle.
Le durkheimien le plus productif et le plus éclectique fut durant cette période Maurice Halbwachs. (...). C'est lui aussi qui contribua le plus à faire connaitre en France les sociologies allemande et américaine (Max Weber, Veblen, l'Ecole de Chicago par exemple).
Le cas de Bouglé contraste avec celui des principaux membres du groupe. Sa production scientifique originale est réduite (l'Evolution des valeurs, 1922) et il se spécialise plutôt dans la vulgarisation et l'exposé des travaux des autres (Bilan de la sociologie contemporaine, 1935). Mais surtout il se voue à l'organisation et la promotion de la recherche. C'est ainsi qu'il dirige à l'Ecole normale supérieure le Centre de documentation sociale qui recrute de nouveaux talents comme Marcel Déat, Raymond Aron, Georges Friedman, Jean Stoetzel, mais la plupart d'entre eux n'ont plus aucune allégeance au durkheimisme et se tournent vers d'autres références intellectuells.
La plupart des durkheimiens de la première heure connaissent à cette époque le couronnement de leur carrière. (...). Georges Davy, nommé à la Sorbonne en 1944, sera le dernier collaborateur direct de Durkheim à y enseigner. Sa retraite en 1955 marque le terme ultime de l'emprise durkheiminenne sur l'enseignement universitaires de la sociologie et le moment où une nouvelle génération s'établit véritablement puisque Raymond Aron lui succède tandis que Jean Stoetzel est nommé sur une chaire nouvellement créée de psychologie sociale." (Philippe BESNARD)
   
  Emile DURKHEIM, De la division du travail social (1893) ; Les règles de la méthode sociologique (1895); Le suicide (1897) ; L'éducation morale (1902-1903) ; Les formes élémentaires de la vie religieuse (1912) ; L'Allemagne au-dessus de tout (1915). Raymond ARON, Les étapes de la pensée sociologique (1967) ; Dictionnaire Critique de Sociologie, 2004; Dictionnaire des Oeuvres Politiques, 1986. Philippe BESNARD, Les Durkheimiens, dans Encyclopedia Universalis, 2014.
 
Complété le 18 décembre 2013

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