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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 17:48

    La résistance possède des sens multiples mais en psychanalyse elle a une signification bien particulière, et très importante. Résistance du patient à l'analyse, résistance à la psychanalyse et ses concepts...

 

      Sur le plan de l'histoire de la psychanalyse, Jean LAPLANCHE et Jean-Bertrand PONTALIS rappelle que le concept de résistance a été introduit tôt par Sigmund FREUD et "on peut dire qu'il a exercé un rôle décisif dans l'avènement de la psychanalyse."

"En effet, écrivent-ils, Freud a renoncé à l'hypnose et à la suggestion essentiellement parce que la résistance massive qu'y opposaient certains patients lui paraissait d'une part être légitime, d'autre part ne pouvoir être ni surmontée ni interprétée, ce que la méthode psychanalytique rend au contraire possible dans la mesure où elle permet la mise à jour progressive des résistances qui se traduiront notamment par les différentes manières dont le patient enfreint la règle fondamentale." C'est dans les Etudes sur l'hystérie (1895) que l'on trouve une première énumération de divers phénomènes cliniques, évidents ou discrets, de résistance.

C'est comme obstacle à l'élucidation des symptômes et à la progression de la cure que la résistance est découverte. "La résistance, écrit FREUD, constitue, en fin de compte, ce qui entrave le travail (thérapeutique)". Cet obstacle, FREUD cherche d'abord à le vaincre par l'insistance - force de sens contraire à la résistance - et à la persuasion, avant d'y reconnaitre un moyen d'accès au refoulé et au secret de la névrose ; en effet ce sont les mêmes forces qu'on voit à l'oeuvre dans la résistance et le refoulement. 

"En ce sens, comme Freud y insiste dans ses écrits tecniques, tout le progrès de la technique analytique a consisté en une plus juste appréciation de la résistance, à savoir de cette donnée clinique qu'il ne suffisait pas de communiquer aux patients le sens de leurs symptômes pour que le refoulement soit levé. On sait que Freud n'a cessé de considéré l'interprétation de la résistance, avec celle du transfert, comme les caractères spécifiques de sa technique. Bien plus, le transfert doit être tenu partiellement pour une résistance, dans la mesure où ils substitue la répétition agie à la remémorisation parlée ; encore faut-il ajouter que la résistance l'utiliser mais ne le constitue pas." 

   Sigmund FREUD tente d'approter, soit dans Etudes sur l'hystérie que dans Inhibition, symptôme et angoisse (1926), il tente de faire une classification, notamment à travers sa provenance, de l'inconscient ou de la conscience, du Çà, du SurMoi ou du Moi, sans qu'il en soit satisfait. Dans L'interprétation du rêve (1900), il définit la résistance comme "Tout ce qui perturbe la continuation du travail"...

     Ses continuateurs après lui s'y essaient, mais de manière peu insistante sauf notamment Anna FREUD, Mélanie KLEIN ou Jacques LACAN..

    "Freud, écrivent encore nos auteurs, a du moins le mérite de souligner (dans sa tentative de classification métapsychologique) qu'il s'est toujours refusé à assimiler le phénomène inter- et intrapersonnel de la résistance aux mécanismes de défense inhérents à la structure du moi. La question : qui résiste? reste pour lui ouverte et problématique. Au delà du moi "... qui se cramponne à ses contre-investissements", il fait reconnaitre comme obstacle dernier au travail analytique une résistance radicale, sur la nature de laquelle les hypothèses freudiennes ont varié, mais de façon de toute façon irréductible aux opérations défensives". 

      Jean LAPLANCHE et Jean-Bertrand PONTALIS conseillent de se reporter à l'ouvrage de E GLOVER, Technique de la psychanalyse (The technique of Psycho-Analysis, 1955, traduit en français en 1958 et disponible aux PUF).

Après avoir fait un relevé méthodique des résistances en tant que manifestations, évoquées par l'analyse, des défenses permanentes de l'appareil mental, il reconnait l'existence d'un résidu: "Ayant épuisé la liste possible des résistances qui pourraient provenir du moi ou du surmoi, nous restons avec ce fait nu qu'on se livre devant nous à une répétition ininterrompue du même ensemble de représentations (...). Nous espérions qu'en écartant les résistances du moi et du surmoi nous amènerions quelque chose comme une libération automatique de pression et qu'une autre manifestation de défense s'empresserait de lier cette énergie libérée, comme il arrive dans les symptômes transitoires. Au lieu de cela, il semble que nous ayons donné un coup de fouet à la compulsion de répétition et que le ça ait profité de l'affaiblissement des défense du moi pour exercer une attraction grandissante sur les représentations préconscientes."

   Même présentation de la part de Michèle POLLAK CORNILLOT : "Si Freud est resté hésitant sur la nature propre des résistances et a souligné au contraire leur variabilité, leur richesse et leur solidité, il a toujours considéré que le travail du patient sur ses propres résistances était essentiel pour le succès de la cure, considérant même dans ses derniers textes que seuls ce travail porte en lui la possibilité d'un véritable et durable changement du Moi.

Les psychanalystes après Freud ont relativement peu élaboré les manifestations de la résistance dans la cure. Cependant, Mélanie Klein, en considérant la résistance essentiellement comme une manifestation de transfert négatif, a ouvert la voie à un certain nombre d'autres travaux, notamment ceux de Bion qui a décrit la résistance psychotique comme "attaque des liens"."

 

   La résistance entre de manière relativement importante (mais sans en faire un objet principal d'investigation) dans les élaborations théoriques de Karl JUNG. En tant que concept propre à la psychologie analytique (jungienne), la résistance désigne le fait de ne pas être ouvert à soi, à sa réalité et à la réalité extérieure. Et finalement de rester en lutte d'abord contre soi-même mais aussi finalement contre le reste du monde. Il s'agit, pour le sujet, de rester dans une forme d'aliénation, même légère, à l'exemple de la névrose. Ancré dans la pensée freudienne, il illustre ce concept notamment dans L'homme et ses symboles (1964). Dans sa perspective, la résistance renvoie à un conflit intérieur qui n'a pu être assumé et dépassé par de la construction mais qui donne plus qu'à voir dans cette perspective qu'en entrechevêtrement de positions ou de postures intellectuelles renvoyant à un conflit. Il nomme certe résistance à toute innovation qui menace cet encryptement, misonéisme (ou néophobie). Il donne un double exemple dans son ouvrage : une résistance à la théorie jungienne elle-même et une résistance au concept d'évolution. Ses réflexions ouvrent des perspectives qui dépassent le cadre de la relation entre l'analyste et l'analysé pour entrer dans le domaine des relations sociales au sens large. Il donne une explication psychanalytique au conservatisme, entendu comme le conservatisme en soi, sans connotation politique précise.

 

   Les résistance en psychanalyse concernent surtout le manque à l'être et l'impossibilité de voir dans la vie un sens positif qui se démarque de la souffrance, de la dépendance, de la fusion et de l'attente de s'identifier à une image préfabriquée, "idéalisée", qui nie la vie réelle. C'est en tout cas la présentation de Maryse TOUBOUL : "Nous sommes tous inscrits dans un langage destructeur, de non-vie qui résiste à l'Espace-Temps Réel de Vie et donne priorité à l'Espace-Temps Symbolique de l'esprit. Du "Tu" au Langage Parental, qui "tue" "Je" ; au Langage Vivant, qui Fait un sujet "Je" : C'est le passage d'un envers qui nous exprime à un endroit qui s'exprime, ce qui est l'objectif de la technique, que j'ai appelé Psy life : Apprendre à se faire un langage nouveau et à passer des Lois de l'Autre aux Lois de Vie, pour que se constitut un sujet crau, qui apprenne à donner un sens à sa vie. le Désir Conscient désire la paix et l'amour ; la violence et la haine sont des effets du Langage Symbolique d'un Inconscient qui fait de chancun un assujetti."

 

    Les résistances au changement, que ce soit au but thérapeutique ou au but analytique, sont l'objet de réflexions de Pascal NEVEU, du Conseil supérieur de la psychanalyse active.

Il écrit que "le but d'une analyse est sans contestation possible tant la levée du symptôme exprimé par le patient en devenir de sujet/analysant, que le changement structurel de sa personnalié.

Dans un premier temps, après avoir pris rendez-vous, et surtout lorsque enfin il sonne à la porte de notre cabinet, le futur analysant exprime déjà un désir de changement, et manifeste un premier passage à l'action. Passage à l'action qui était déjà fortement marqué par de nombreuses résistances inconscientes (prise de rendez-vous, choix de l'analyste, du lieu d'analyse, de l'heure du rendez-vous...). Autant de manifestations de résistances qui se traduiront sous d'autres formes durant toute la cure analytique.

Mais avant de développer ce qui concourt à atteindre ce but de l'analyse, il me semble crucial d'insister sur le fait que le "succès" d'une analyse repose sur le travail des résistances au changement.

Lorsque Freud énonce son "Wo Es war, soll ich werden" (Nouvelles conférences d'introduction à la psychanalyse, 1932), il sous-tend que le psychisme est animé par des aspects et courants économique, topique et dynamique. C'est la métapsychologie.

L'individu est donc un sujet en devenir. Son Moi advient au fil du temps, et comme l'appuiera plus tard Lacan, il prend conscience de son Moi dans la relation avec l'Autre, le premier Autre étant la mère.

Certainement aussi parce que notre corps lui-même évolue, change, se transforme, notre psychisme vit des transformations permanentes, en passant des caps symboliques importants.

Tout comme nos cellules, avant de mourir, étaient à la base totipotentes avant de se spécialiser, le nourrisson devient enfant, puis adolescent (phase de la vie extrêmement changée en changements), puis adulte, parent, grand-parent...

Toutes ces étapes de transformation, plus ou moins réussies s'accomplissent en parallèle de l'évolution d'une identité en partie statique, tout en étant dans la nécessité d'une incarnation certes vivante mais muable.

Corps et psychisme ne sont pas dissociables. Toute souffrance psychique s'exprime par une douleur manifeste ou sous-jacente, diffuse, dans le corps, ne serait-ce que l'angoisse.

Toute fixation à un stade antérieur de celui qui nous aurions du atteindre demande à être interrogée durant la cure analytique.

Mais toute résistance manifeste en séance, qui est issue de cette fixation, du schème névrotique ou traumatique, peut s'exprimer à travers la relation analyste-analysant.

Aussi travailler les résistances au changement, c'est travailler les résistances au but thérapeutique d'une part, au but analytique d'autre part."

 

   De leur côté, Bernard CHERVET (président de la SPP) et Adanan HOUBBALLAH analysent les résistances culturelles à la psychanalyse.

Bernard CHERVET, notamment en plein dans le conflit d'idées entre psychanalyse et (certaines) neurosciences, estime qu'"espérer être psychanalyste et faire évoluer cette discipline aujourd'hui semble être un défi digne de la plus grande des naïvetés te témoigner d'un grave trouble du jugement portant sur l'évaluation des raisons qui s'y opposent." Dans sa réflexion sur la résistance contre les résistances, il pense que "ce serait oublier que les hommes rêvent et qu'il n'y a pas un seul être humain qui ne soit le sujet d'une vie psychique, même gravement distordue ou réduite à quelques linéaments rudimentaires. Les attaques dont est l'objet actuellement l'objet la psychanalyse à propos de tableaux cliniques atteignant des enfants en très grande souffrance, trouvenet une de leurs sources dans ce rappel. La psychanalyse est messagère, par son essence même, de l'existence de la vie psychique. Les buts de celle-ci ne peuvent être réduits à l'acquisition de bonnes mabnières et de comportements jugés corrects par le groupe social ambiant, ni le développement psychique à une affaire d'éducation, d'apprentissage et d'opérations intellectuelles.

La psychanalyse est habituée aux attaques et aux résistances. Celles-ci sont à son principe même et font partie de son histoire. la psychanalyse se doit d'en tirer enseignement sur le fonctionnement psychique. régulièrement confronté à des tendances désorganisatrices, d'origine tant interne qu'externes, le fonctionnement mental ne peut certes se passer d'une capacité d'endurance, cette résistance propre aux matériaux qui leur confère souplesse et consistance ; le chêne et le roseau.

Depuis longtemps, la sexualité infantile a entouré la psychanalyse d'une odeur de soufre et de réactions scandalisées. Toute la catégorie de l'infantile fut jugée choquante.

La révélation d'investissements incestieux au coeur des humains légitime en partie ces réactions, sans expliquer toutefois l'intensité du refus de reconnaitre une présence pulsionnelle active dès l'origine de la vie, et vouée à nourrir l'inconscient et sa formation la plus précieuse pour la vie elle-même, le rêve.

la résistance contre cette reconnaissance peut prendre des allures plus secondarisées de remise en cause de l'existence même de l'inconscient, dans la mesure où celui-ci échappe à toute démonstration immédiatement tangible par le biais d'une répétition à l'identique de son expérience. L'inconscient est en fait à déduire, et relève de l'inférence. Une pensée strictement rationnelle peut le considérer comme une simple hypothèse, et par le jeu de cette intellectualisation, lui enlever toute valeur de réalité, alors que celle-ci est perceptible à travers ses effets symptomatiques. De nombreux faits sont alors dévalués. Tout d'abord, la dimension heuristique que la notion d'inconscient permet envers toutes les formations et productions psychiques ; mais aussi l'effet thérapeutique produit par son interprétation au sein du protocole analytique. Cet effet ne cesse de surprendre les détracteurs de la psychanalyse, mais aussi les analystes eux-mêmes. Une telle résistance à la reconnaissance de cet effet favorise la régression vers la simple catharsis connue depuis longtemps. (...).

Mais le refus de prendre en considération la place et la valeur de la vie psychique fait aussi appel à d'autres méthodes centrées sur la répression et la contetion des forces psychiques. La force prime alors le sens. Qui veut peut. Au nom de buts secondaires, ces méthodes participent à l'apauvrissement du psychisme. (...)".

Adanan HOUBDALLAH, dans la revue Topique, discute de cette résistance  culturelle : "Lorsque l'on parle de résistance, on évoque souvent le côté individuel où les bénéfices narcissiques secondaires de la névrose finissent par renforcer les résistances à la transmission de la psychanalyse.

Parallèlement à cette résistance individuelle, il y a aussi la résistance naturelle due à l'attraction toujours à l'oeuvre du noyau "du refoulement originaire". Freud parle aussi dans son livre, Psychopathologie de la vie quotidienne, d'une résistance d'ordre social. Rien n'a été préparé à l'origine pour accueillir le discours psychanalytique ; celui-ci a surpris la société culturelle, d'autant plus qu'il a remis en question les fondements de certaines valeurs et transgressé certains tabous qui, jusqu'à présent, sont demeurés interdits à toute forme de pensée. Le scandale au début de l'entrée de la psychanalyse, a été provoqué par ce côté "flagrant délit", de ce que la psychanalyse a surpris la société par la révélation de l'inconscient comme pensée qui sous-tend tout discours culturel, manifeste ou conscient. Autement dit, s'il y a un scandale public depuis l'entrée en jeu de la psychanalyse dans la culture, c'est la révélation par Freud de la division du sujet parlant, chaque discours est régi par une division entre sujet de l'énoncé et sujet de l'énonciation tout en étant solidaire." L'auteur évoque ce renouveau religieux, notamment dans les ex-pays de l'Est, qui s'oppose aux éléments de la psychanalyse, les promesses religieuses se trouvant très souvent en porte-à- faux par rapport aux découvertes de la psychanalyse, qui, elle-même, se permet de discuter des religions et de leurs ressorts. Il n'est pas anodin que dans la résonance médiatique (et souvent purement médiatique) d'intégrismes religieux, agissent de grandes résistances à la psychanalyse, la vérité ne pouvant se trouver en dehors des Livres sacrés. "Dans l'état actuel où le discours religieux, écrit-il, est dominant, la confrontation est perdue d'avance, car rien dans la psychanalyse ne peut se substituer aux promesses religieuses."

 

   Jacques DERRIDA consacre tout un livre aux Résistance de la psychanalyse : "Trois essais sur la spychanalyse, certes, mais d'abord trois essais sur la logique d'un singulier accouplement : deux résistances s'pousent en effet, telle est au moins l'hypothèse, elles s'appuient peut-être de nos jours, elles se relaient ou s'allient, elles passent entre elles un obscur contrat.

C'est d'une part le retour, une fois encore, d'une résistance à la psychanalyse. Résistance croissante et souvent nouvelle dans ses formes sociales ou institutionnelles. On a mille signes. Tout se passe comme si, une fois assimilée ou domestiquée, la psychanalyse pouvait être oubliée. Elle deviendrait une sorte de médicament périmé au fond d'une pharmacie. Ca peut toujours servir en cas d'urgence et de manque, mais on a fait mieux depuis! Qui ne voit se déployer aujourd'hui une résistance parfois subtile et raffinée, une dénégation inventive ou arrogante, souvent directe et massive, à la mesure de toute une culture européenne, la seule au fond qu'ait jamais marquée la psychanalyse et qui semble la rejeter, redouter, méconnaitre encore aujourd'hui, passé un temps de mode en somme assez bref? On pourrait sans doute étudier le retour de cette résistance-à-l'analyse". Ce n'est pas la voie privilégiée par ces trois essais. 

Car une autre résistance, d'autre part, s'est peut-être installée dès l'origine,  comme un processus auto-immunitaire, au coeur de la psychanalyse, et déjà dans le concept freudien de la "résistance-à-l'analyse" : une résistance de la psychanalyse, telle que nous la connaissons, une résistance à elle-même, en somme, tout aussi inventive que l'autre. En lui portant secours malgré elle, elle constitue peut-être une donne de notre temps."

 

Jacques DERRIDA, Résistances de la psychanalyse, Galilée, 1996. Adanan HOUBDALLAH, Résistance culturelle à la psychanalyse, Topique n°1, 2007. Bernard CHERVET, La résistance contre les résistances, site de la Société Psychanalytique de Paris, 2013. Pascal NEVEU, Les résistance au changement, site du CSDPA, 2011. Maryse TOUBOUL, Résistance et négativité en psychanalyse. Un lieu de pensée unique qui a pour non : L'inconscient, Etats généraux de la psychanalyse. Seconde rencontre mondiale, Rio de Janeiro, 2003. Michèle POLLAK CORNILLOT, article Résistance, dans Dictionnaire international de la psychanalyse, Hachette Littératures, 2005. Jean LAPLANCHE et Jean-Bertrand PONTALIS, Vocabulaire de la psychanalyse, PUF, 1976.

 

PSYCHUS

 

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Published by GIL - dans PSYCHANALYSE
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