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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 08:03

          De présence très différente dans l'histoire et aujourd'hui, dans différentes régions du monde, surtout en Asie, le bouddhisme, comme les autres religions, participe à des conflits de multiple nature. Comme les autres religions, sa pratique se distingue plus ou moins de ses textes de référence, et comme les autres religions, elle se caractérise par une triple distance : entre les textes et l'activité de ses prédicateurs, entre la pensée de ces mêmes prédicateurs et celle des fidèles - l'inévitable distance entre la foi des dirigeants religieux et des fidèles, entre religion officielle et religion populaire - et entre les objectifs de la religion et la pratique dans la vie sociale. Même si le bouddhisme, à l'inverse de nombreuses autres religions se révèle très peu prescriptifs (ou pas prescriptif du tout) en matière de morale et de politique, le fait même de l'existence de monastères séparés du reste de la population, engendre certains types bien particuliers de conflits. Ainsi, l'accession du moine au détachement de toute souffrance n'est possible que dans un cadre de vie qui lui épargne de nombreuses tentations (à la recherche des plaisirs du corps notamment), et la règle monastique peut varier d'une région et d'un moment à l'autre. Cette règle intègre plus ou moins l'obligation de subsistance aux besoins essentiels, par le travail et/ou par l'aumône. Les attentes des fidèles par rapport à leur âme, à leur destinée après la mort les amènent souvent à effectuer des dons (parfois très importants) aux monastères (conflit économique possible). Par ailleurs, les moines font partie (constituent parfois l'essentiel) de l'élite intellectuelle d'une société : autant souvent les autorités religieuses, par prosélytisme ou simplement par sympathie sociale, se donne l'obligation d'instruction de la population, autant souvent les autorités politiques ont besoin de cadres administratifs évolués pour gérer des territoires plus ou moins vastes (conflit idéologique, voire politique possible). Et bien entendu, religion, elle doit lutter contre d'autres dans des relations complexes...

 

       L'histoire du bouddhisme s'est déroulée très différemment à Ceylan et dans l'Asie sud-orientale et très vite se différencient des bouddhismes : bouddhisme indien, chinois, japonais, tibétain, vietnamien, birman, thaïlandais... Le manque de sources viables sur le plan des faits historiques rend floue la majeure partie de l'histoire originelle des bouddhismes. (André BAREAU).

 

       Né en Inde, le bouddhisme migre ensuite dans de nombreuses contrées. Cette religion n'a jamais été une religion unique et structurée d'un Etat en Inde. Elle s'est développé comme un courant parmi d'autres, védique, brahmanique, tantrique... Elle a toujours dû composer avec d'autres courants et a échange des influences avec eux en s'y heurtant parfois. Son histoire en Inde s'étend sur une peu plus d'un millénaire et demi, depuis sa fondation par le Bouddha, vers le Ve siècle avant JC, jusqu'au XIIe siècle après. Ensuite, elle décline rapidement et ne survit qu'à l'état de trace pendants quelques siècles. A l'époque contemporaine, apparaissent quelques signes de renaissance. 

Ce n'est qu'après deux conciles (à Râjagrha, après la mort du maître et à Vaisâlî, environ un siècle après) qu'un corpus s'établit, après des divergences sur des points de discipline monastique, sur la nourriture et sur quelques points de doctrine (les vertus du saint), au prix d'un schisme, entre un parti "oriental" (Mahäsämghika) et un partie "occidental", fidèle à la discipline antérieure (Theravâda). C'est sous cette dernière forme que la religion s'établit à Ceylan, de manière hégémonique. C'est cette forme, officiellement inchangée depuis des siècles qu'aujourd'hui les fidèles s'efforcent de chercher la Voie. 

        La transformation la plus importante du bouddhisme semble être la formation d'une nouvelle branche, qui n'a pas fait disparaître les autres écoles, le Mahâyâna, qui rebaptisent elle-même les écoles antérieures Hînayâna (voie inférieure...). Ce qui le distingue de ces dernières, c'est leur insistance sur l'enseignement de la vacuité totale des choses, en plus de la vacuité de la personne, la conception d'une multiplicité du Boudbha et de Bodhisattva, le culte de dieux et de déesses, l'utilisation de mantra ou formules liturgiques. Un de ses premiers textes, la Prajnâpâramitâ existe déjà en sanskrit au Ier siècle. Ce courant religion se déeloppe pendant le règne des empereurs Gupta et se divise lui-même en deux grandes écoles, Madhyamaka et Yogäcära. Les quatre écoles (pour l'Hînayâna, les Vaibhâsika et les Sautrânika, pour le Mhâyana, le Madhyamaka et le Yogacara) sont combattues directement par la philosophie védique ou tantrique. L'histoire de ces mouvements est celle de leur dialectique avec les écoles brahmaniques au milieu desquelles ils se formaient et évoluaient. Depuis ces premiers maîtres jusqu'au XIIe siècle. il s'est produit en Inde un des plus grands débats philosophiques de l'humanité. Les grandes questions métaphysiques du caractère réel ou illusoire du monde et de la connaissance, de l'existence d'un être en soi irréductible à toute impermanence ont été posées et débattues avec diverses approches et une grande puissance d'intelligence. Les bouddhistes de l'époque possèdent une organisation favorisant remarquablement le travail intellectuel, qui leur donne un certain avantage par rapport aux multiples écoles non bouddhiques.

     Du Hinayâna et du Mahâyâna se détache encore une nouvelle voie, celle du Mantrayâna (voie des formes lithurgiques) ou Vajrayâna, le vajra étant un objet rituel symbolisant la notion de vacuité absolue qui comme la foudre détruit toute impermanence et comme le diamant elle-même indestructible. Appelé aussi tantrisme, cette voie se distingue par l'accent mis sur les pratiques rituelles et psychologiques du yoga.

    Sur les causes du déclin net et rapide du bouddhisme, l'historiographie ne fait que rassembler des éléments disparates : de la contiguïté finalement entre le bouddhismle et les philosophies "concurrentes" (les conflits d'écoles ne rassemblant pas visiblement beaucoup de fidèles, surtout attachés à une culture traditionnelle), à la destruction des monastères-universités par les conquérants musulmans de l'inde du Nord, en passant par la montée des courants dévotionnels et tantriques sivaïstes, vishnuïtes et sakta ou l'achèvement de toute une production bouddhique à l'époque même où les grandes langues régionales de l'Inde se constituent comme langues littéraires et comme véhicules des nouveaux courants dévotionnels... (Jean FILLIOZAT, Pierre-Sylvain FLLIOZAT)

 

     Le bouddhisme au VietNam se partage entre theravada (petite minorité khmère) et mahayâna (dans l'ethnie vietnamienne). Implantée depuis de nombreux siècles dans le pays, le bouddhisme a une histoire qui se confond souvent avec celle de la nation vietnamienne. Les empereurs nationaux (et ce depuis 968) privilégie le bouddhisme, élément nécessaire au gouvernement. La religion est ainsi prise dans les luttes de pouvoir, sans que pour autant une doctrine ou une autre, un maître ou un autre, n'exprime de préférences politique ou ne jusitifie une politique ou une autre, du moins officiellement, sauf dans les moments de grande crise comme sous le pouvoir du général Nguyen KHANH en 1965.

C'est surtout à l'occasion de malheurs causés par la persistance de guerres que les moines bouddhistes prennent position et entrent dans une lutte ouverte contre le régime en place. Forcée de s'organiser politiquement pour parvenir à la fin de ces souffrances imposées au peuple, l'Eglise Boudhique unifiée, après l'échec de manifestations à la fin des années 1960, entreprend de faire participer ses fidèles aux organisations étudiantes, militaires et de jeunesse afin de parvenir à hisser des personnes capables de diriger des actions politiques. Ayant organisé et éduqué les siens, il ne restait plus à l'Eglise qu'à préparer alors les élections législatives de 1971, élections dont elle espérait voir se dégager une majorité en faveur de l'idéal bouddhiste d'une paix négociée et d'un VietNam neutre... (Pierre-Bernard LAFONT)

 

   En Chine, le bouddhisme du Petit et du Grand Véhicule commence à être connu à partir des Ier et IIe siècles. Acclimaté dans le monde chinois, le bouddhisme marque de son empreinte tous les domaines : religion, philosophie, sciences, littérature, arts. Une réaction antibouddhique aboutit à la grande proscription de 843-845 qui provoque la ruine de la plupart des grands centres de culture bouddhique, dont les traditions savantes ne seront maintenues vivantes qu'au Japon. Un véritable cléricalisme bouddhique se met en place jusqu'à cette époque. les masses paysanne recherchant la protection des monastères, l'accaparement des terres par suite des dons et des ventes simulées, les dépenses très considérables provoquées par les constructions, l'entretien des religieux et l'organisation des fêtes, la pénurie des métaux entraînée par les fontes des cloches et des statues, la puissance économique des monastères, propriétaires de moulins à eau, de pressoirs à huile, de vastes étendues de terres de montage et de champs cultivés, le pouvoir occulte des moines en relation avec le gynécée impérial et l'aristocratie, profitant de complicités innombrables, les atteintes portées à la morale traditionnelle par la doctrine bouddhique.... tout cela crée de grandes difficultés aux dirigeants du Ve au VIIIe siècle. Alors que l'expansion du bouddhisme est permise par toutes ces accumulations de richesses, l'existence même de la concentration de richesses aux mains des moines précipite la réaction. 

La pénétration et le triomphe du bouddhisme entre le IVe et le Xe siècle ont eu en Chine des effets profonds qui intéressent tous les secteurs de l'activité humaine et de la pensée. le bouddhisme introduit en Chine la notion de rétribution et la croyance aux renaissances animales, la foi dans les vertus éminentes du don et de la compassion. La croyance aux effets magiques de la répétition orale, écrite et figurées, des voeux, des formules, des textes et des images, l'idée de la multiplicité infinie des temps et des espaces, le goût étranger à la tradition chinoise de l'ornementation, du luxe et du grandiose. Les communautés bouddhiques apportent en Chine des pratiques financières d'origine indienne (prêt sur gage, vente aux enchères, loterie) et y développent des institutions de secours social (dispensaires, hôpitauc, hospices, cimetières pour les pauvres, distribution de secours aux nécessiteux, rôle hôtelier des monastères dans les régions de pèlerinage, construction de routes, ponts, écoles). La fermeture des routes d'Asie centrale, contrôlées d'Est en Ouest par les Ouigours, les Tibétains et les Arabes après le milieu du VIIIe siècle, la réaction nationale et antibouddhique, la proscrption enfin, provoquent l'effondrement du bouddhisme en tant qu'institution. Mais sur le plan intellectuel, le bouddhisme ne cesse d'influencer l'élite chinoise. Le mouvement réformiste néo-confucéen des XI-XIIe siècles est profondément influencé, sans que ses promoteurs en aient une claire conscience, par la philosophie bouddhique, qui marque ainsi toute la pensée orthodoxe chinoise entre les Song et la dynastie mandchoue. Depuis les activités officielles bouddhiques se limitent à la restauration et à la conservation des monuments religieux qui font partie du patrimoine national. (Jacques GERNET et Catherine MEUWESE).

 

     Bien que le bouddhisme soit présent antérieurement au Tibet, il s'installe officiellement aux VIIe-VIIIe siècles, patronnés par les rois. Le processus de conversion s'étale ne fait sur plusieurs siècles, les luttes religieuses se combinant aux luttes politiques et leur servant de prétexte. Au XIe siècle seulement, les sources historiques attestent que le Tibet est un pays bouddhiste, et dès lors et jusqu'à nos jours, il l'est totalement.

Il l'est de par la politique des empereurs ou des rois tibétains, et ce, malgré les vicissitudes politiques (du protectorat mongol à la suzeraineté chinoise (1246-1720), à la prise de contrôle de la Chine communiste en 1950-1951), et il l'est malgré la volonté de socialisation du pouvoir communiste, ce que montre la révolte de 1959...

Il demeure vivant dans les communautés tibétaines réfugiées en Inde et semblait avoir disparu du Tibet même. Depuis que les Chinois ont autorisé en 1980 la réouverture de quelques monastères et la pratique religieuse, des communautés monastiques se sont immédiatement reconstituées, les lieux saints voient défilés un flot ininterrompu de fidèles, la vénération envers le delaï lama est proclamée. 

Avant son arrivée, les Tibétains possèdent un système de croyances dont ne peut aujourd'hui que dégager quelques éléments : cosmologie reposant sur l'identification des montagnes aux dieux d'en haut, responsables de l'ordre du monde, occupation du site habité par une multitude de numina, bénéfiques ou nuisibles selon l'attitude de l'homme à leur égard, croyance en une vie post mortem, dans l'attente d'une résurrection qui doit intervenir à la fin de périodes successives d'une dégradation morale et matérielle de plus en plus accentuée. Le bouddhisme assimile à son arrivée peu à peu le vocabulaire religieux traditionnel en le transposant à ses propres concepts, ainsi que des rituels de propitiation ou de conjuration, en les recouvrant d'un placage bouddhiste.

Tous ces éléments, auxquels il faut ajouter des influences iraniennes, nestoriennes, difficiles encore à définir, se combinent pour former le boudhisme tibétain, appelé par les Occidentaux lamaïsme. Plusieurs écoles se constituent au Tibet, mais leur différenciation dépend plutôt de facteurs historiques que de distinctions doctrinales, qui ne s'affirment que peu à peu. Elles déclarent toutes officiellement adhérer au Madhyamika, même si leurs positions se combinent avec le Vijnaptimatrata. Toutes adoptent la graduation introduite au Tibet par ATISHA, des Véhicules (ou voies de salut) selon les capacités intellectuelles et spirituelles des adeptes, graduation qui permet de ne rien exclure de la tradition indienne : le Hînayâna est destiné aux êtres de capacités moyennes, le Mahâyâna aux êtres de capacités élevées, le Tantrayâna aux êtres de capacités supérieures. En fait, au niveau de la doctrine, les divergences ne correspondent pas à des oppositions dogmatiques entre une école et une autre, mais plutôt à des interprétations différentes des mêmes termes : vacuité, esprit, délivrance, par des savants appartenant parfois à la même école. Les particularités de chaque école s'affirment surtout au niveau des tantra et de leur pratique. Mais des terminologies différentes recouvrent une réalité identique, celle de l'expérience mystique. Outre les développements philosophiques, métaphysiques et liturgiques, le bouddhisme tibétain se caractérise par une grande innovation par rapport au modèle indien, celle des srui-sku, "Corps de transformation", réincarnations successives d'une même entité : saint, buddha ou bodhisattva, qui combine la doctrine du samsara (cycle des renaissances) et celle des aspects de la bouddhéité appelés Corps de buddha, le "Corps de transformation" étant l'aspect phénoménal, celui de la manifestation du monde des buddha. Cette théorie, énoncée pour la première fois au XIIIe siècle chez les Karmapa, connu un grand succès et dans toutes les écoles, elle est la base du système de transmission des postes hiérarchiques importants, dont les Dalaï Lamas ne sont qu'un exemple. 

    Les rois tibétains, dès qu'ils adoptent le bouddhisme, accordent aux religieux des privilèges et des revenus qui les placent au-dessus de toutes les catégories sociales, y compris la noblesse. A la chute de la Royauté, cette politique est reprise à leur compte par les seigneurs locaux. Le peuple est convaincu que la meilleure manière d'accumuler les mérites est de servir le clergé et de lui faire des dons. C'est l'origine de la puissance économique et politique des grands monastères, qui, à partir du XIIIe siècle, se disputent l'hégémonie du pays, jusqu'à ce que les dGe-lugs triomphent au XVIIe siècle avec l'installation des Delaï-Lamas : sur le plan hiérarchique, simples réincarnations des abbés d'un collège du manastère de 'Brasspungs (Dreprung), en fait chefs politiques et religieux du Tibet. Toute la vie intellectuelle est alors concentrée entre les mains des clercs. Dans cette société rigoureusement hiérarchisée, formée de classes endogames, adopter l'état religieux est la seule possibilité de sortir de sa classe et éventuellement d'atteindre les plus hauts postes. (Anne-Marie BLONDEAU)

 

    Le bouddhisme, transmis au Japon par l'intermédiaire de la Corée, vers le milieu du VIe siècle est auparavant façonné par la Chine. Elle est d'abord diffusée par des classes dirigeantes et de toute façon, elle ne pouvait s'implanter solidement qu'avec la reconnaissance officielle.

 Là aussi, avant son arrivée, existe une religion autochtone assez bien organisée, qui bien que pauvrement structurée du point de vue doctrinal, présente un panthéon et une mythologie bien constitutées, mais sans doute peu diffusée dans le peuple. Il se produit un syncrétisme adapté à la religiosité populaire, une vitalisation réciproque entre le bouddhisme et le shintô, et cela jusqu'au XIXe siècle, lorsque l'idéologie prémoderne puis moderniste force les deux religions à se scinder. Cette scission, artificiellement imposée n'est pas étrangère à une stagnation du bouddhisme japonais, laquelle peut s'observer dès avant l'occidentalisation. En tant que religion constituée, et sans doute en reflet du féodalisme politique, le bouddhisme japonais se présente divisé en de nombreuses sectes, elles-mêmes divisées en branches et sous-branches, jalouses de leur indépendance mutuelle, mais soucieuse d'être reconnues par le pouvoir central et se réclamant de la fidélité à un enseignement transmis de l'Inde, de la Chine ou de maîtres japonais plus récents. Ce cloisonnement religieux amène souvent à privilégier l'importance de la lignée de transmission par rapport aux divergences doctrinales, qui parfois, n'existent guère ou sont minimes. Cela contribue à répandre dans l'ensemble des sectes une atmosphère de tradition ésotérique qui ne se limite pas aux écoles tantriques, mais se retrouve en des domaines extrabouddhiques, tels que les arts martiaux, le théâtre, la musique, la poésie ou la cérémonie du thé.

Ce bouddhisme est une religion d'autant plus instrumentalisée qu'elle est éparpillée, par les différents pouvoirs étatiques pour assurer leur autorité. La séparation actuelle entre le religieux et le politique, garanti par la Constitution, l'a d'une certaine manière affaibli. Toutefois la religion du Buddha imprègne en profondeur la culture japonaise. (Jean-Noël ROBERT)

 

RELIGIUS

 

Jean-Noel ROBERT, Anne-Marie BLODEAU, Jean et Pierre-Sylvain FILLIOZAT dans les articles correspondants aux différents boudhismes, Encyclopedia Universalis, 2004 ; Pierre-Bernard LAFONT (Bouddhisme vietnamien) et André BAREAU (Bouddhisme), Histoire des religions, Gallimard, 1976.

 

 

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Published by GIL - dans RELIGION
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