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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 09:28

   Cornelius (Corneille en français) Francisccus de PAUW, philosophe et géographe hollandais et diplomate à la Cour de Frédéric Le Grand de Prusse, est l'auteur de plusieurs ouvrages à notoriété forte et brève en Europe durant les années 1770-1790. S'opposant aux opinions de nombreux philosophes des lumières, dont MONTESQUIEU, sur l'Amérique, aux réflexions originales sur la démocratie, même si par ailleurs il partage avec eux une sorte de "racisme ordinaire" vis-à-vis des peuplades "autochtones", ses idées sur la démocratie athénienne antique renouvellent brièvement la perception de ses contemporains sur la démocratie en général. Formé dans les collèges jésuites, il s'inscrit précisément dans l'environnement de ces générations de jésuites missionnaires qui se chargent alors de diffuser la Bonne Parole aux Amériques et en Chine, et qui rapportent de leurs voyages de nombreuses observations.

      Critiqué pour certains de ses commentaires et "informations" sur les Amériques, notamment par ceux qui un contact direct avec elles, il est surtout connu pour son ouvrage publié en 1771 à Londres, Recherches philosophiques sur les Américains, ou Mémoires intéressants pour servir à l'histoire de l'Espèce Humaine. Avec une dissertation sur l'Amérique et les Américains. Ecrivain prolifique, il fait publier en 1774 à Londres, Lausanne et Genève, Recherches philosophiques sur les Egyptiens et les Chinois et en 1788 à Paris et à Berlin Recherches philosophiques sur les Grecs. C'est surtout ce dernier ouvrage qui lui vaut une très importante et brève popularité, notamment dans les milieux radicaux, au point  d'être proclamé citoyen français par l'Assemblée nationale législative le 26 août 1792.

A noter qu'il réfute dans Recherches... Chinois, la thèse très en vogue à l'époque, soutenue par De GUIGNES, selon laquelle la cicilisation chinoise serait issue de la civilisation égyptienne en s'appuyant sur l'analyse des anciens systèmes d'écriture de ces deux civilisations.

     Chercheur renommé, même si ses ouvrages sont parsemées d'erreurs factuelles, d'ailleurs bien mises en évidence par des écrivains critiques souvent rebutés par sa franchise et sa sympathie pour le peuple, correspondant des grands philosophes de son temps, y compris VOLTAIRE, contributeur d'articles dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, le philosophe et géographe hollandais donne des réflexions très originales et souvent à l'encontre d'un esprit optimiste courant dans les salons des Lumières. Quant aux progrès des arts et des techniques, du commerce et des grandes découvertes, par exemple. Il met en effet plus l'accent sur les conflits provoqués par l'afflux des Européens dans les terres découvertes et les destructions causées par eux dans ces territoires. 

 

   Dans le "Discours préliminaire" de Recherches philosophiques sur les Grecs, De PAUW explique pourquoi après avoir publié un livre sur "des peuples sauvages et abrutis" (les Indiens d'Amérique) et des "nations condamnées à une éternelle médiocrité" (les Egypriens et les Chinois), ce qui peut choquer aujourd'hui mais qui se retrouve dans maints passages d'oeuvres d'auteurs plus illustres comme MONTESQUIEU ou TOCQUEVILLE, il choisit de "compléter cette longue suite de discussions relatives à l'histoire naturelle de l'homme" par des recherches sur les Grecs, "qui portèrent à un tel degré la culture des arts et des sciences que nos regards aiment toujours à se diriger vers ce point du globe, qui fut pour nous la source de la lumière." Mais il tient à souligner que cela ne concerne pas tous les Grecs, mais les seuls Athéniens. Il décrit les trois parties du territoire de la cité, le caractère et les moeurs des Athéniens, le développement du commerce, des arts, de la philosophie. On peut s'arrêter, comme le fait Claude MOSSÉ à qui nous devons l'attention portée sur cet auteur (son nom ne figure même pas dans les Dictionnaire européen des Lumières, sous la direction de Michel DELON ou dans Histoire et Dictionnaire au temps des Lumières, de Jean de VIGUERIE), au fonctionnement de la justice à Athènes et au "gouvernement des Athéniens".

On retrouve le nom de SOLON, à l'origine des lois régementant le fonctionnement de la justice et des tribunaux, lois qui furent respectées par PISISTRATE et par CLISTHÈNE. Concernant le tribunal de l'Héliée, De PAUW, signale le fait que les tribunaux aient été formés d'un grand nombre de juges, garantie pour la sécurité des accusés, à la différence de ce qui se passe là où le droit de vie ou de mort est entre les mains d'un petit nombreu d'hommes obscurs qui ont acheté leur emploi. C'est précisément ce recours à un grand nombre de juges, pouvant aller jusqu'à six mille, qui justifie le procès intenté à des généraux qui s'étaient mal acquittés de leur devoir ou à des amiraux qui avaient mal gouverné le flotte, et qui justifie également l'ostracisme, tant décrié par de nombreux auteurs, "qui sera toujours d'une nécessité absolue dans les véritables démocraties. D'où l'éloge des orateurs qui s'illustrèrent dans le fonctionnement de cette justice, l'un d'eux, LYSIAS, bénéficiant d'un jugement particulièrement positif. Il met en question l'Aéropage. Simple tribunal criminel à l'origine, SOLON, pour des raisons difficiles à comprendre, en fit un Sénat dirigeant. Or les termes mêmes de la loi de SOLON sont vagues et pourraient donner lieu à des "prétentions illimitées de la part des Aréopagistes". C'est pourquoi PÉRICLÈS a eu raison de "diminuer l'influence outrée" de l'Aéropage. De PAUW va même jusqu'à attribuer à l'Aéropage le fait d'avoir soumis à révision les lois de SOLON et ajoute : "Cette néglogence de l'Aéropage qui est cause que nous n'avons plus aujourd'hui que le texte corrumpu des lois de Solon". Ce qui l'amène à dénoncer l'erreur que commirent les Romains en imitant l'Aéropage pour former leur Sénat, au lieu de copier le véritable Sénat d'Athènes dont tous les membres étaient élus (ou tirés au sort...) pour un an. Il conclut sur le fonctionnement de la justice : "Si l'on renonce, comme il faut raisonnablement renoncer, aux idées d'une perfection absolue où il n'est pas donné aux hommes d'atteindre, on avouera que, malgré les abus qui s'étaient introduits dans quelques institutions des Athéniens, leur ensemble forme un tableau très intéressant pour l'esprit humain ; et il n'est guère possible d'aller au-delà, ni de trouver dans toutes les combinaisons imaginables, des règlements plus sages ni des mesures mieux concertées."

La section qu'il consacre au "gouvernement des Athéniens" renforce ce jugement positif. A la question posée de "savoir dans quelles formes de gouvernement les hommes ont fait les plus grandes choses", il est aisé de répondre : Athènes et Rome, "les deux villes du monde connu qui ont fait indubitablement les plus grandes choses, étaient l'une et l'autre des Etats démocratiques et populaires". Encore faut-il ne pas commettre d'erreur en ce qui est d'Athènes sur le moment où ce régime fut établi. Là, l'auteur n'hésite pas à critiquer ARISTOTE pour avoir qualifié le régime établi à Athènes par SOLON de démocratie, et les Modernes qui le répètent et ne se sont pas aperçus "que Solon ne fit qu'une constitution mixte, où le gouvernement populaire était fortement enchaîné par l'aristocratie". Ce fut pour lui seulement après la bataille de Platées qu'on "ouvrit la porte de toutes les magistratures à tous les citoyens de tous les ordres, sans aucun égard à leurs moyens, à leur forme, à leur naissance". C'est à partir de là que commence vraiment la grandeur d'Athènes. De PAUW ne peut s'empêcher là de faire l'ironie aux dépens de ROUSSEAU, "le raisonneur le plus inconséquent qui ait jamais paru, qui prétendait que les Dieux seuls peuvent vivre dans une démocratie." Il fait également l'éloge du tirage au sort, bien supérieure à l'élection : "Le sort prévenait les brigues, rendait la corruption impuissante, égalisait les espérances de tous les candidats et consolait tous les mécontents." Et, après ROUSSEAU, c'est MONTESQUIEU qui est accusé de "n'avoir aucune notion de toute la république d'Athènes due au fait de son ignorance du grec". Et de citer l'exemple d'un de ces erreur : avoir écrit que le Sénat était formé tous les trois mois.

L'auteur convient cependant que la démocratie pouvait se transformer en "laocratie" si le petit peuple de la ville prenait trop d'importance dans les délibérations. Par laocratie, il entend un régime dominé par le petit peuple (laos) et l'oppose à démocratie, c'est-à-dire le système politique où la souveraineté était entre les mais de la communauté des citoyens (démos). On retrouve là l'opposition historique entre les agriculteurs et les commerçants (maritimes notamment) qui formaient deux groupes bien distincts dans le fonctionnement de la démocratie, les uns devant se déplacer parfois sur de longues distances et abandonner leurs travaux des champs et les autres pouvant plus aisément participer aux débats, pesant donc de plus en plus dans les décisions. A cela, la cité sut porter des remèdes en rétribuant la présence aux assemblées, afin d'y faire revenir les gens de la campagne. A noter que cette rémunération fait partie des nombreuses récréminations contre la démocratie, accusée de ponctionner de cette manière des revenus des riches vers les pauvres, ceux-ci devenant à cause de cette rémunération, qui devait être consistante, la décadence dans le luxe et l'oisiveté (!). 

De PAUW pointe un autre danger : la présence de démagigues comme CLÉON. Mais la plupart d'entre eux étaient d'abord des ministres des finances et gestionnaires de la trésorerie. Claude MOSSÉ indique la différence à ce propos entre l'érudition de BARTHÉLEMY (auteur d'un "roman" sur Athènes) et les connaissances parfois approximatives de De PAUW, qui attribue des fonctions aux personnages sans mesurer les évolutions des pratiques athéniennes. 

  L'image que donne De PAUW des Athéniens dans son livre se distingue de l'image traditionnelles véhiculée par les auteurs de l'époque des Lumières en ce sens que loin de se limiter à l'hommage rendu à la grandeur d'Athènes sur le plan culturel, suivant d'ailleurs en cela tous les auteurs de la période romaine, il considère qu'une des origines de cette grandeur réside dans le système démocratique lui-même, qui a permis aux pauvres, autant qu'aux riches de prendre part aux décisions de l'assemblée. PÉRICLÈS, souvent dénoncé comme responsable d'une politique qui détruisait l'oeuvre de ses prédécesseurs, apparait au contraire comme l'homme sage qui a su diminuer les pouvoirs de l'Aéropage injustement accrus par SOLON, et consacrer l'argent de la cité à l'embellir. Au cours de son livre, De PAUW dénonce régulièrement les erreurs de PLATON et d'ARISTOTE et des Modernes qui leur font confiance comme ROUSSEAU et MONTESQUIEU. 

 

    Ottmar ETTE, rendant compte d'un colloque de 2010, Réflexions européennes sur deux phases de mondialisation accélérée (Revue d'Etudes Humboldtiennes) cite Cornelius de PAUW avec Georg FORSTER, Guillaume-Thomas RAYNAL et Alexandre de HUMBOLDT comme contributeurs d'un vision globale, tenant compte de deux phases de mondialisation accélérée, à savoir la période des Découvertes des Amériques et l'essor du commerce international au XVIIIe siècle. Cornelius de PAUW pointe dans ses réfléxions philosophiques sur les Américains, dès les premières pages, des oppositions et peint en couleurs crues une représenation riches en contrastes et antinomies.

"Cette opposition qu'il a construite et soulignées plusieurs fois entre deux hémisphères entièrement différents s'etend aux éléments naturels des espaces des "vieux" et "nouveaux" continents et à toutes les formes de vie qui ont pu se développer dans ces deux "Mondes". De Pauw a tenté d'inclure dans l'icipit de son livre touts les isotopies qui marquent ses Recherches philosophiques dans leur ensemble. Un travail volontairement rhétorico-littéraire qui avec ses éléménts souvent polémiques - auxquels de Pauw doit aussi bien la rapidité de sa célébrité que celle de don oubli - a dû sûrement produire un effet sur le lectorat international de l'époque. L'Ancien et le Nouveau Mondes se trouvent ainsi dans un face à face implacable.

Les superlatifs et les oppositions ne concernent pas seulement la nature du nouveau Monde dans lequel tout semble "dégénéré ou monstrueux", mais aussi précisément les processus historiques. Si la "Découverte de l'Amérique" est "l'évènement le plus mémorable de l'histoire de l'humanité" la "conquête du Nouveau Monde" constitue immédiatement après "le plus grand des malheurs qui l'humanité ait essuié". Un hémisphère de la force qui n'hésite pas à utiliser la violence d'une façon brutale s'oppose à un hémisphère de faiblesse. L'Ancien Monde s'oppose au Nouveau Monde dominé en tous domaines et qui sera rapidement soumis. De Pauw insiste plusieurs fois sur la rapidité, l'immédiateté de la destruction qui signifiait pour les Américains l'arrivée fatale des Européens. Un combat entre les forts et les faibles qui, dans une perspectuve actuelle, pourrait être considéré comme darwinien connait l'issue à prévoir.

Nulle note d'harmonie dans la gravure de Pauw, la terre est une planète des oppositions, à un point que les penseurs de l'antiquité n'auraient jamais pu imaginer - c'est-à-dire les penseurs d'un monde qui ne pouvaient pas encore avoir conscience de l'existence de cet autre monde. Dans le cadre de mises en scènes spectaculaires, on ne peut guère faire mieux que De Pauw dans son incipit. Celui-ci ouvre un débat mené en langue française tout d'abord à Berlin, qui certes reprend les discussions du XVIe siècle en Espagne mais les dote cependant des apports des science du Siècle des Lumières et en particulier de ceux de l'histoire naturelle au sens de Buffon. Nous pourrions nommer cette pahse de discussion le "débat berlinois" (...) sur le monde extra-européen - ce débat ne s'étant évidemment pas uniquement déroulé à Berlin et Potsdam.

Cependant ce monde divisé en deux n'en forme qu'un et, les deux hémisphères, comme cela va rapidement devenir évident, sont dèsl lors inséparablement entremêlés et enchainés l'un à l'autre. Cornelius de Pauw se révèle être, dès le début de son livre, un penseur de la globalité ou plus précisément le penseur d'une globalité qui est marquée par une structure profondément asymétrique. Cette asymétrie eut comme conséquence la disparition de "l'ancienne Amérique" que les contemporains de la Conquista connaissait encore, puisqu'elle fut "entièrement bouleversée par la cruauté, l'avarice, l'insatiabilité des Européens". Les conquistadors espagnols sont devenus les Européens et leur violence dévastatrice débouche de suite chez de Pauw sur de possibles catastrophes de dimension mondiale. Un anéantissement de l'ensemble du genre humain dont la responsabilité lui incomberait devient tout à coup imaginable, une "extinction totale" qui ne serait pas conséquence d'une catastrophe naturelle mais celle de l'action humaine. Car, se basant sur l'expansion coloniale des XVe et XVIe siècles, de Pauw met en garde contre les conséquences de la deuxième vague d'expansion de l'Europe vers le reste du globe dont l'Abbé hollandais était lui-même le contemporain et l'observateur. L'Europe est en train de s'accaparer aux niveaux politique et scientifique des "Terres australes", sous la direction des "Politiques" et les applaudissements de certains "Philosophes" sans considérer la quantité de malheurs qui va nécessairement s'abattre sur les peuples vivant dans ces contrées. Cela ne concerne pas uniquement la politique d'expansion européenne comprise dans les sens militaire et économique mais, précisément et surtout, les sciences établies en Europe et leurs propres intérêts. Pour l'élucidation de questions géographiques épinenses ou pour la réalisation vérifiable de mesures de température, on est prêt à prendre en compte "la destruction d'une partie du globe". Les sciences européennes apparaissent ici nettement au sein de leur logique interne devenue autonomle, comme à la fois aiguillons et moyens d'une politique d'expansion européenne. Il conviendrait cependant de contrecarrer une telle évolution : "Mettons des bornes à la fureur de toute envahir, de tout connaitre", ici le savoir n'est pas seulement l'équivalent du pouvoir, il porte en lui - tout précisément dans la soif des connaissances des sciences européennes - le germe et la puissance d'une destruction, d'une auto-destruction.

Ces propos ne déclenchèrent pas de débat international. Car Cornelius de Pauw à cet endroit fait ressortir son point de vue considéré jusqu'alos, à savoir la réflexion critique sur la première expansion globale des Européens à la lumière de leur nouveau mouvement d'expansion dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle - non plus seulement "accompagnée" par la recherche scientiique et sa "percée" mais promue et mue par elle. Le clerc hollandais, qui ne machait pas ses mots, qui à deux reprise tout d'abord en 1767 et 1766 puis en 1775 et 1776 bénéficia de la faveur royale à la cour de Frédéric II à Berlin et Potsdam, qui fut nommé plus tard par Antonello Gerbi en considération des années qu'il passa ensuite à Wanten "abbate prussiano", avait reconnu la logique destructrice et auto-destructrice d'une évolution dans le contexte de laquelle ce qui se produit en Europe peut avoir des suites directes et des conséquences sur le monde entier, sur l'humanité entière. Les collisions d'intérêts entre les Européens concernant les domaines coloniaux sont si exacerbées qu'il suffirait d'une éticelle pour que toute s'embrase.

Comme cela s'était déjà vu au XVIIIe siècle, les conflits dans le commerce mondial peuvent dégénérer en confrontations militaires que l'on peut considérer à juste titre comme des guerres mondiales. Les moindres sujets de discorde peuvent occasionner des conflits européens globaux et déclencher des guerres dans des régions qui semblent les plus éloignées et les plus reculées des deux hémisphères. Il est tout à fait significatif que de Pauw dans son premier volume des Recherches philosophiques, paru en 1768, prenne comme exemple de déclencheur de mondialisation de la guerre, le commerce des fourrures en Amérique du Nord, dans la mesure où il aborde ainsi une zone de conflits permanents entre les intérêts britanniques, français et espagnols. La bataille pour les peaux de castor, n'est-ce pas là un xemple mal choisi pour illustrer la thèse d'un possible embrasement mondial?"  

Mais, il n'est pas le seul à prendre ce commerce comme un élément de discorde et un germe de guerres. Il est par contre bien isolé dans le concert d'enthousiasme des Lumières qui considère, à l'instar de MONTESQUIEU ou de TOCQUEVILLE que l'Europe aborde des rivages "presque déserts", des contrées peuplées de "tribus nomades erratiques", auxquelles il manque de toute évidence les lumièrs de la civilisation occidentale... Ce qui va bien harmonieusement avec l'expansion commerciale dont n'est sans bénéficier les louangeurs philosophes célébres... Il n'est pas étonnant que cette approche proprement radicale ne soit pas prise réellement en compte par l'opinion publique internationale d'alors. 

 

Corneille de PAUW, Recherche philosophique sur les Américains, ou Mémoires intéressants pour servir à l'histoire de l'Espèce humaine. Avec une dissertation sur l'Amérique et les Américains, Londres, 1771 ; Recherches philosophiques sur les Egyptiens et les Chinois, Londres, Lausanne et Genève, 1774 ; Recherches philosophiques sur les Grecs, Paris, 1788, Berlin, 1787-1788. Ces ouvrages sont disponibles sur Google (accès gratuit). Il furent d'abord publiés par les éditeurs Georges Jacques Decker et Fils à l'époque (pour ce qui est en tout cas des Recherches sur les Grecs). Ils pêuvent être aussi disponibles chez des éditeurs de livres anciens comme La Librairie Ancienne Manosque (Christian Carayon, 2, bis rue des Marchands, 04100 MANOSQUE - consulter son site Internet)

Ottmar ETTE, Réflexions européennes sur deux phases de mondialisation accélérée chez Cornelius de Pauw, Georg Forster, Guillaume-Thomas Raynal et Alexandre de Humboldt, Revue d'Etudes Humboldtiennes, HIN XI, n°21, 2010. Claude MOSSÉ, Regards sur la démocratie athénienne, Perrin, 2013.

 

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