Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 08:15

         Les préoccupations des personnalités et des mouvements féministes envers la guerre et la paix fluctuent suivant les périodes... de guerre et de paix. Et même dans ces périodes-là, leurs orientations ne sont pas majoritairement pacifistes. Victimes, combattantes ou suiveuses dans l'histoire (Marion TRÉVISI et Philippe NIVET) , les femmes voient changer leur condition depuis leur participation massive dans l'industrie de guerre des deux guerres mondiales, sans que ce fait soit cependant le moteur principal du changement de perception des rôles féminins et masculins (les progrès dans le domaine de la santé, qui influe sur les conditions de la maternité y sont pour beaucoup plus...)... Sur 1 000 mouvements féministes qui existent dans le monde à la fin des années 1970, trois seulement mettent la paix dans leur programme (Odette THIBAULT). Il existe une certaine sensibilisation des mouvements féministes à l'idée de paix, forte dans les années 1980 en Europe et aux Etats-Unis, lors de la crise des euromissiles, affaiblie depuis la disparition de l'URSS, même si cela est plus relayé dans les instances internationales. 

 

      L'évolution la plus marquante, bien plus qu'une montée du pacifisme dans le féminisme, toutefois réelle, réside dans la féminisation croissante des armées, notamment en Occident. Cette féminisation pose d'ailleurs la question de savoir quelles sont les valeurs portées par le féminisme, qui le distingue réellement des habitudes de pensée et d'action du pouvoir mâle ou patriarcal qu'il conteste quant à l'organisation sociale. S'il s'agit de reproduire les mêmes schémas conflictuels que la société développe lorsque les hommes sont au pouvoir, nous pouvons nous demander quel est l'intérêt du remplacement d'un genre par un autre dans la conduite des affaires du monde, que ce soit au quotidien ou dans les sphères internationales. C'est en tout cas l'une des réflexions clés du mouvement pacifisme dans le féminisme : il ne s'agit pas pour une grande partie de ce dernier de remplacer simplement un sexe par un autre, mais réellement d'engager une évolution, soit lente, réformiste, soit plus rapide, révolutionnaire, vers un autre type de société, d'autres relations entre les personnes. L'éradication de la guerre constitue pour ces féministes pacifistes une idée fortement liée à la libération des femmes. Pacifisme et féminisme sont un même engagement, dans une même logique. Ces féministes pacifistes estiment que les féministes, en général, "n'ont pas bien vu la guerre comme une des formes du pouvoir mâle et de la violence patriarcale" (Odette THIBAULT). "Certes la domination homme/femme, écrit la vice-présidente de RIFG (Résistance internationale des Femmes à la Guerre), est la plus ancienne, la plus universelle et la plus durable. Je pense même qu'elle a servi de "matrice" à toutes les autres. Mais la guerre est la pire de toutes les exploitations que les femmes ont subies. Il est temps que les féministes intègrent la paix dans leurs objectifs." "Féminisme et pacifisme sont liés, même si cela n'est pas d'emblée évident ; à mon avis, on ne peut pas être féministe sans être pacifiste car si le féminisme consiste à revendiquer les droits des femmes, le droit à la paix est un droit fondamental. Inversement, on ne peut pas être pacifiste sans être féministe (qu'on en ait conscience ou non) parce que la lutte pour la paix est une lutte contre le pouvoir masculin." "Féminisme et pacifisme font partie de la même lutte de libération."

 

      Daniel ARMOGATHE ordonne les faits pacifistes de féministes (centrés surtout sur la France) selon deux axes croisés : "un axe horizontal ou chronologique rendant compte des "pulsations" de l'activité pacifiste, un axe vertical conduirait du geste individuel ou anonyme à la prise de position publique ou collective".

       Sans remonter très loin dans le temps, il indique les temps forts de ce pacifisme, que nous retrouvons dans d'autres écrits : 

- 1878, le Congrès de la Paix de Paris où siègent pour la première fois des lutteuses féministes chevronnées : Hubertine AUCLERT, Léonie ROUZADE et Eugénie NIBOYET ;

- 1897, la fondation de la Ligue de la paix et du désarmement par les femmes, créée par Sylvie Camille FLAMMARION ;

- 1907-1910, les deux conférence des femmes socialistes présidées par Clara ZETKIN, où siègent des Françaises et qui étudient les problèmes de la paix en rapport avec le droit de vote ;

- 1912-1913 : la lutte contre la loi Berry-Millerand (dite "loi des trois ans"), où l'on compte un bon nombre de femmes ;

- 8 mars 1914 où l'on fête la première fois en France la journée internationale des femmes ;

- Pendant la guerre elle-même, la notion de rythme prend une importance capitale. Le pacifisme démarre lentement dans une France abasourdie, après août 1914, il s'organise en 1915 et pendant la première moitié de 1916 et connaît une accélération soudaine pendant les deux dernières années. Le pacifisme n'est pas le même en 1914 et en 1918, non seulement parce que les sanctions encourues s'aggravent avec l'arrivée au pouvoir de Clémenceau (novembre 1917), mais encore au plan de l'investissement personnel ou collectif que cela suppose. Il faut être une femme considérablement avancée et décidée comme L SAUMONEAU pour se lancer dès août dans une action clandestine et hyper-minoritaire. Même remarque pour ce qui concerne Nelly ROUSSEL, qui rédige ses premiers articles pacifistes dès le mois de décembre, et pour Madeleine VERNET qui rédige au mois d'août un appel à la paix que les imprimeurs du journal Rénovation refuseront de publier. En réalité, beaucoup de militantes alors en vue ne peuvent qu'interroger leur hébétude, comme le fait Madeleine PELLETIER, dans son Journal de guerre inédit ou, impuissantes, remâcher comme SÉVERINE, une colère "à blanc" ().

Il complète ce tableau :

- octobre 1914, révocation de l'institutrice Julia BERTRAND pour "menées défaitistes" (qui déclenchera une forte campagne de soutien) ;

- janvier 1915, diffusion par L SAUMONNEAU de l'appel de Clara ZETKIN, "Aux femmes socialistes. Pour la Paix ;

- mars 1915, Conférence des femmes socialistes à Berne, d'où la même L SAUMONNEAU rapporte un manifeste : "Le monde crache le sang!" dont la diffusion lui vaudra de connaître la prison ;

- avril 1915, le Congrès international des femmes de La Haye (1136 femmes de 12 pays), moment "honteux" pour le féminisme français, puisque les principaux groupes décident de ne pas envoyer de déléguées à cause de la présence des femmes allemandes. Un petit groupe de dissidentes y envoyèrent toutefois une motion, non lue sur place, et dont Romain ROLLAND a sauvé le texte. Ce congrès vit aussi la fondation de la Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, dont la branche française comptera pendant la guerre une centaine de membres et sera animée par Gabrielle DUCHÊNE ;

- septembre 1915, la Conférence de Zimmerwald , en Suisse, qui marque la rupture d'une droite pacifiste réformiste et d'une gauche révolutionnaire ;

- janvier 1916, la création  du Comité pour la reprise des relations internationales, pépinière de pacifistes féministes, en particulier d'institutrices ;

- à partir d'avril 1917, il faudrait étudier de près les retombées de la Révolution russe, beaucoup de pacifistes, hommes et femmes expriment une sorte de pacifisme (SÉVERINE) qui attend de l'Est la lumière de la paix ;

- les deux dernières années, 1917-1918, pourraient être consacrées à l'examen des affaire judiciaires, celle des époux MAYOUX et, bien sûr le retentisant procès d'Hélène BRION, espèce d'affaire Dreyfus des femmes (Madeleine VERNET).

    Sur l'axe vertical, Daniel ARMOGATHE place un pacifisme individualiste, lié à une souffrance personnelle, qui touche par exemple Marianne RAUZE ou un pacifisme éthique catégorique de femmes qui sont pacifistes parce que féministes (Nelly ROUSSEL, Marcelle CAPY), assez indépendant des mouvements syndicaux et politiques. D'autres au contraire, sont plus proches des mouvements ou des organisations, comme M VERNET, Séverine (pour les libertaires), H BRION, Marianne RAUZE, M PELLETIER, Elisabeth RENAUD, L SOUMONNEAU (socialistes). Cet axe devrait comporter également sur les actes anonymes que signalent des archives départementales : distribution de tracts aux conscrits, blocage de trains, cris séditieux... Sous oublier le rôle obscur dont on ne connaîtra jamais la portée qu'ont pu jouer certaines femmes proches du pouvoir (Mlle de SAINT-PRIX ou la belle-fille de Clemenceau, par exemple). 

    Amorcé pendant la grande guerre, le pacifisme prend d'autres formes, antimilitarisme, objection de conscience, non-violence, et surtout antifascisme. On constate une approfondissement de la réflexion pacifiste et son extension à des thèmes sociaux-culturels : mise en garde contre les jouets guerriers et les costumes militaires, réprobation de la chasse... 

    Ce survol effectué en 1984 indique l'aspect ultra-minoritaire du féminisme pacifiste en même temps qu'une maigre historiographie. Il ya sans doute à écrite un livre sur l'action et la pensée de ce féminisme-là, et nombre de mouvements - féministes ou simplement d'historiennes - commencent seulement à exploiter un matériel riche qui gît encore dans les archives, en France comme ailleurs.

 

       Le féminisme pacifiste ou pacifisme féministe revêt des formes différentes suivant les pays, en République Fédérale d'Allemagne (forte présence de la thématique pacifique, notamment chez Die Grünen), en Belgique (Parti Féministe Unifié de 1972), en Espagne (Partido feminista de Espana), en Grande Bretagne (Women's Peace Alliance) ou en Italie (où le rôle du Parti Communiste Italien sera toujours important).

Aux Etats-Unis, les féministes américaines n'ont jamais été séparé du mouvement de la paix, et cela depuis longtemps. En 1848, tout au début de la lutte pour l'émancipation de la femme, la première convocation qui réunit 300 femmes à Seneca Falls (New York) pour discuter des droits des femmes et pour rédiger une Déclaration de Sentiments et de Résolutions, fut inspirée par le mouvement abolitionniste peu avant la Guerre Civile. Les deux femmes responsables de ce premier document, Lucrétia MOTT et Elisabeth Cady STANTON, étaient elles-mêmes abolitionnistes et féministes, l'une d'elles étant de la secte Quaker, qui pratiquait l'égalité entre les sexes et dont l'anti-militarisme est bien connu. Pour elles, le lien étroit entre anti-esclavagisme, pacifisme et féminisme allait de soi. A Washington DC, 3000 femmes se réunirent pour fonder en 1915 le Parti des Femmes pour la Paix à la suite d'un défilé de femmes pour la paix (Women's Peace Parade) lié à la lutte pour le droit de vote, car les Suffragettes pensaient logiquement que le vote serait le moyen le plus efficace d'arrêter la guerre. Marthe Lemaire COTTAM , après ce rappel historique, énonces trois principes qui gouvernent l'anti-militarisme des féministes américaines : 

- Celui de la non-violence : les moyens utilisés doivent être appropriés aux buts voulus. C'est ici même que nous forgeons la société à venir. Si nous voulons une fin à la violence, nous devons vivre en sorte de que la violence disparaisse comme moyen de résoudre les conflits, que ce soit au niveau des individus ou des nations ;

- Celui du respect du réseau de relations qui relie la vie privée à la vie publique. Si notre vie est une trame de rapports inextricables entrelacés, il faut, pour créer un tout harmonieux, tenir compte et respecter ces liens multiples qui nous relient entre nous et avec la nature et l'univers ;

- Celui du respect du processus féministe. C'est le seul procédé vraiment démocratique pour arriver à ce qu'on appelle le "consensus" qui permet d'aboutir à des décisions justes, tout en respectant chaque individu et les droits de la minorité, ne fût-ce qu'une minorité d'une personne. Ce procédé absolument égalitaire rejette la notion du chef, cette fonction étant prise pour chacun ou par chacune à tour de rôle. C'est une méthode unificatrice qui dépend pour sa réussite de la responsabilité, de la discipline de soi, de la coopération et de la volonté de lutte de chaque individu, qui joue un rôle décisif dans le groupe. Les femmes en particulier ont le devoir d'exprimer leurs opinions et de participer également aux discussions, menant à des actes entrepris collectivement et en tout connaissance de cause. 

Ces féministes pacifistes agissent dans une société qu'elles jugent engourdie et apathique, une partie infime des femmes se mobilisant pour les grandes causes de la paix. Par ailleurs, le monde féministe des années 2000-2010 semble bien plus attentive à d'autres problématiques que celle de la pais ou de la guerre.

Là comme ailleurs, le féminisme-pacifisme réside surtout dans la pensée l'action d'individus ou de très petits mouvements. 

 

      En France, trois mouvements, pendant la vague de manifestations contre la course aux armements dans les années 1980, constituaient l'essentiel de la présence de ce féminisme, Résistance Internationale des Femmes à la Guerre (RIFG), Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté (LIFLP) et Femmes pour la Paix.

   Née en 1980, RIFG dénonce la préparation psychologique à la guerre, qui se développait alors dans le monde entier, "à l'Est comme à l'Ouest,tendant à nous faire croire que la guerre est une fatalité contre laquelle on ne peut rien". Elle veut créer une Education à la Paix, à tous les niveaux de l'enseignement et dans la formation des maitres. Elle veut interpeller les gouvernements "afin d'obtenir le désarmement et immédiatement un gel des fabrications d'armes atomiques et un arrêt des essais dans le Pacifique." Elle soutien les hommes qui refusent l'armée. "une démarche, une lettre, un cri, aussi menus soient-ils, doivent se faire entendre. Et nous prenons des contacts avec des femmes de tous les pays, afin de créer une action collective mondiale". Elle est persuadée "qu'une initiative de femmes, d'une grande ampleur aura la force d'arrêter le processus d'armement et ses conséquences." (Danielle LE BRICQUIR).

    La LIFLP, créée en 1915, indique dans ses statuts à cette époque, "la résolution des conflits par des moyens non-violents", et a pour première présidente Gabrielle DUCHÊNE et comme première représentante à l'UNESCO Andrée JOUVE. Des déléguées d'une trentaine de pays coordonnent ses activités à l'échelon international. la section française équilibre ses activités d'une part selon les directives d'un comité exécutif, d'autre part selon le contexte français. Son travail consiste, en prises de position, que ce soit sur le Traité de Versailles en 1920, la torture au VietNam ou en Algérie, sur le péril nucléaire, la course aux armements.... (Claude RICHARD-MOLLARD).

    Fondée en 1977 par Aline BOCCARDO, Femmes pour la paix, veut surtout mettre les femmes en lien entre elles pour combattre la course aux armements. Un des moyens privilégiés par ce mouvement est l'action concrète, notamment le jeûne. Des femmes de plusieurs pays par exemple ont accompagné par le jeûne les négociations de Genève pour la révision du Traité de Non-Prolifération. Lors de l'ouverture du Synode des Ev^ques sur la Famille à Rome, des Femmes pour la Paix se sont enchaînées devant la Pièta de Michel-Ange, à l'intérieur de la Basilique Saint-Pierre. Elles demandaient à l'Eglise de déclarer l'assassinat programmé des familles du monde incompatibles avec le Christianisme, d'utiliser les mêmes moyens pour protéger la vie existante que la vie à naître et d'instaurer immédiatement un jour de prières et de jeûnes publics, Pape et Evêques en tête. Elle prône des actions non-violentes pour "secouer les consciences endormies". (Solange FERNEX).

 

     Le pacifisme féministe est toujours présent, sous de multiples formes.. Des initiatives de femmes à des échelons divers font vivre l'aspiration à un monde de paix.

Ainsi la Fédération des Femmes pour la Paix Mondiale (FFPM), fondée en 1992 à Séoul par Mme Hak Ja Han MOON, pour "réunir les femmes de toutes traditions ethniques, religieuses et culturelles qui désirent contribuer à la paix dans le monde, et ceci dans un esprit d'amour pour autrui", présente dans 160 pays, voit son statut consultatif auprès du Conseil économique et social de l'ONU (ECOSOC) une troisième fois en 2010 (www.femmespourlapaix.org)... Ainsi, un Manifeste des femmes est lancé à l'issue de l'Assemblée européenne, le 12 novembre 2003 (Forum Social Européen), qui veut oeuvrer pour une Europe des libertés, de l'égalité hommes/femmes, une Europe des droits sociaux et économiques pour toutes et tous, et une Europe solidaire, pacifiste et démilitarisé (Féministes, Féminismes, Syllepse, Espaces Marx, 2004). La juxtaposition de ces deux événements récents indique combien est variée la composition du féminisme-pacifisme...

Mais il ne faut pas s'arrêter à ce constat. De même que le pacifisme en général est sujet à toutes les manipulations idéologiques possibles, hier comme aujourd'hui, de même le féminisme pacifique se prête à des détournements. Si aujourd'hui, on peut se poser la question de la véracité des engagements de la secte Moon dans le féminisme (question des valeurs familiales...), hier se posait la question de la part du véritable engagement pacifique et de l'enrégimentement de militants au profit de la politique stratégique d'ensemble d'un des deux blocs qui dominaient le monde jusqu'à la chute de l'Union Soviétique. L'union des Femmes Françaises, rebaptisée Femmes solidaires en 1998, se présentait toujours comme un mouvement pour la défense et le développement des droits des femmes et pour la parité et la solidarité internationale. Issue des comités féminins de Résistance, l'UFF, créée en décembre 1944 s'est vite révélée liée au Parti Communiste Français, sous la houlette de Jannette VERMEERSCH. Mouvement de masse pendant la guerre froide, l'UFF se retrouve notamment impliquée dans des actes de découragement à l'encontre des soldats français lors de la guerre d'Indochine. L'orientation des activités vers des intérêts stratégiques, parfois camouflés, n'enlève rien aux intentions, aux motivations et aux actions de militantes contre la guerre ou pour le désarmement. Pendant la guerre d'Algérie, nombre de militant(e)s communistes ont combattu aux côtés de pacifistes non-communistes. Les figures d'Eugénie COTTON, d'Yvonne DUMONT et de Marie-Claude VAILLANT-COUTURIER, présidentes-fondatrices, d'Odette ROUX et d'Irène JOLIOT-CURIE, pour les plus connues pour leur engagement à l'UFF demeurent des exemples de pensée et d'action féministe-pacifiste. Actuellement, Femmes solidaires, qui revendique 30 000 membres dans 188 pays, avec toujours les valeurs de laïcité, de mixité, d'égalité pour les droits des femmes, de paix et de liberté, diffuse le mensuel Clara-Magazine (Clara-Magazine.fr). Elle bénéficie d'un statut consultatif spécial auprès de l'ONU.


     Le vide laissé par l'effondrement de toute une organisation communiste (au sens officiel) dans le domaine du pacifisme, laisse la place à d'autres organisations, notamment issues de mouvements religieux. Par ailleurs, des organisations issues des pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique Latine, sont représentées dans diverses instances internationales.

Le discours féministe et pacifiste est sensiblement le même, avec des priorités variées (qui est parfois du simple soutien à des femmes opprimées à cause de guerres), même si l'accent est beaucoup mis sur l'Education à la paix.

 

Danielle LE BRICQUIR et Odette THIBAULT, Féminisme et pacifisme : même combat (Il s'agit des Actes du Congrès-Colloque international sur le thème "féminisme et pacifisme" de Paris, le 24 novembre 1984), Les Lettres Libres, 1985 ; Sous la direction de Marion TRÉVISI et de Philippe NIVET, Les femmes et la guerre de l'Antiquité à 1918, Economica/Institut de Stratégie Comparée, 2010.

 

PAXUS

 

 

 

 

Partager cet article

commentaires

Présentation

  • : LE CONFLIT
  • : Approches du conflit : philosophie, religion, psychologie, sociologie, arts, défense, anthropologie, économie, politique, sciences politiques, sciences naturelles, géopolitique, droit, biologie
  • Contact

Recherche

Liens