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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 10:10

  L'insularité, carctéristique du morceau de terre bordé d'eau, à l'écart des continents, du Japon en fait le type même de géopolitique d'archipel. Le peuplement insulaire y nourrit un sentiment traditionnel d'isolement et d'unicité, comme pour la Grande Bretagne avec lequel il est souvent comparé. Mais la comparaison ne va pas loin, compte tenu de la disproportion entre les deux groupes d'îles dans le rapport continent/île. Le Japon, loin du contact en définitive permanent de la politique continentale de l'Europe et de celle des îles britanniques, est longtemps resté fermé au monde extra-insulaire avant de s'ouvrir à lui, à une époque où précisément les distances se sont raccourcies à cause des nouveaux moyens de transports. le Japon partage tout de même avec la Grande Bretagne la hantise d'être envahis, et une posture semblable par rapport au continent, sauf encore une fois que la grande île européenne est particulièrement "interventionniste" depuis très longtemps face aux puissances continentales, et que le japon ne pratique une politique impérialiste qu'après de longues incursions occidentales. la mer, en tout cas est une frontière sûre en même temps qu'elle ouvre au monde : venant de Corée ou de Chine, les influences n'ont jamais cessé. 

 

    Aymeric CHAUPRADE et François THUAL indiquent que "le territoire de l'Empire du Japon s'est formé par la conquête lente du nord de l'archipel à partir des villes du sud. L'orientation séculaire Sud-Nod, produit de l'histoire japonaise, continue d'apparaître, à l'époque moderne, comme l'une des constantes du déploiement géopolitique nippon. 

Au milieu du XIXe siècle, le Japon connut une mutation historique majeure : il sortit de son isolement en mettant un terme à la féodalité sociale, laquelle fut remplacée par un Etat centralisateur et une monarchie constitutionnelle - ère Meiji.

L'ouverture qui se fit en direction des Etats-Unis, tenait à une cause précise : la hantise croissante des dirigeants nippons face à une expansion russe venue du Pacifique Nord, et dirigée non seulement vers les zones du littoral de l'océan Pacifique, mais aussi vers l'archipel du Japon." C'est après cette "ouverture" que le japon se lance dans une politique de conquête hors de l'archipel : il se dote d'une armée et d'une flotte moderne organisée à l'européenne et c'est cet outil militaire qui de 1895 à 1945 fait du japon une puissance de premier plan. 

   Au sortir de la Première guerre mondiale se met en place la triangulation géopolitique du Japon : Chine-Russie-Etats-Unis constituent les puissances partenaires/adversaires/concurrentes. 

      C'est surtout à partir de 1930, pendant 15 ans, que le japon prend son essor territorial et se livre à des agressions continues contre les pays de la zone. Cette époque correspond à des débats très importants à la Cour impériale. Les cercles impérialistes nippons sont partagés alors en deux écoles : l'école sibérienne et l'école coloniale. L'école sibérienne, qui représente essentiellement l'armée de terre, souhaite s'emparer, outre de la Chine du Nord, de la Mandchourie, de la Mongolie, de la vaste Sibérie, abec comme principal ennemi l'Union Soviétique. L'école coloniale, qui représente les milieux de la Marine, voit l'avenir du Japon dans la conqûete des empires anglais, français et hollandais de l'Asie du Sud-Est, avec comme ennemi principal les Etats-Unis. 

"De 1930 à 1939, résument els deux auteurs, la première école l'emporta : la Mandchourie fut conquise ; puis la guerre fut déclenchée contre la Chine du Nord avec l'objectif, d'une part d'empêcher la réunification de la Chine par les troupes nationalistes de Tchang Kaï-Chek, d'autre part de préparer l'attaque de l'Union Soviétique à partir des territoires chinois nouvellement conquis.

La Mongolie, pays communiste indépendant fut à deux reprises, en 1938 et en 1939, attaqué par les forces japonaises, lesquelles, chaque fois, furent repoussés par l'Aréme rouge soviétique au prix d'accrochages importants.

De tels échec militaires eurent une conséquences importnte : surestimant la force militaire russe en Asie, ainsi que la victoire d'Hitler, au même moment en Europe, le Japon opta pour la conquête du Sud, donnant raison à l'école coloniale, en éclipsant du même coup les thèses de l'école sibérienne."

   Le rêve d'un grand empire japonais, s'appuyant sur une vaste zone de co-prospérité asiatique et pacifique, et regroupant la quasi-totalité des pays de l'Asie du Sud-Est s'achève avec la défaite de 1945. Ce rêve géopolitique s'est brisé au profit de la Russie, qui progresse considérablement en Asie du Nord et au Profit des Etats-Unis qui occupe la totalité du Japon jusqu'en 1952 (Traité de San Francisco). Le Japon lui-même est amputé de l'archipel des Riu-Kyu et de celui des Bonins rattachés directement à l'administration américaine. La guerre froide et ses séquelles ne bouleverse pas le problème géopolitique fondamental : le triangle Russie-Etats-Unis-Chine reste celui à travers lesquels se discute et se décide la stratégie du Japon. 

  "Le milieu des années 1990 fut marqué par une série de mutations qui inaugura un nouveau cycle géopolitique : la première des mutations fut la disparition de l'Union Soviétique et son remplacement par une Russie post-communiste, tout aussi peu désireuse de restituer les îles Kouriles ; la deuxième tient au développement économique foudroyant de la Chine sur son littoral, qui déboucha sur le renforcement de la puissance chinoise, et augmenta l'inquiétude de Tokyo ; la troisième dut l'évocation de la possibilité d'une réunification des deux Corées, ce qui équivalait à la création d'un rival direct du Japon, sur le plan économique avant de l'être sur le plan géopolitique ; la quatrième fut le rapprochement entre la Chine et la Russie dans le cadre d'un vaste affrontement géopolitique développé à l'échelle planétaire. Confronté à ces données géopolitiques nouvelles, le Japon renforça son potentiel militaire sur tous les plans - y compris, selon certains experts, sur le plan nucléaire -, et consolida l'alliance américaine en renouvelant ses traités ainsi que ses garanties de sécurité. 

Le japon est revenu à la position géopolitique des années 1950 : un axe Tokyo-Washington s'oppose à un axe Moscou-Pékin ; seul le motif des alliances a changé, ainsi d'ailleurs que les acteurs. Un Japon désormais riche est allié sur un plan de parité avec les Etats-Unis ; il ne s'agit plus d'un pays détruit et vaincu, allié à une super-puissance."

Dans ce jeu, se profile, selon l'optique japonaise, la recomposition discrète de deux blocs : un bloc continental opposé à un bloc maritime.

 

    Philippe PELLETIER, de l'institut d'Asie orientale à l'Université Lyon-II discute de ce qu'il appelle une géopolitique surinsulaire, après que Yves LACOSTE ait rappelé que les aspects géopolitiques et les évolutions politiques et sociales internes(système féodal, Etat-nation japonais existant, structures de propriétés et formes de colonialisme) sont toujours liés (pas d'automaticité lié à la position géographique).

"Poser la question du territoire japonais, de sa logique et de sa construction, revient à s'interroger sur l'insularité et, par conséquent, puisque île implique mer, sur sa "maritinité". On rencontre ici un premier obstacle, et un premier paradoxe : contrairement à ce qu'on pourrait penser, les travaux japonais et a fortiori étrangers sur l'insularité du Japon sont peu nombreux. Les géographes eux-mêmes ne se sont que très peu penchés sur la question, la laissant à quelques rares anthropologues, etnologues ou sociologues. Les traités de géographie sur le Japon, japonais ou étrangers, s'ouvrent pourtant invariablement, lorsqu'ils manquent d'imagination, sur le constat classique : le Japon est composé de quatre grandes îles..., mais ce sera tout! Pratiquement rien sur les autres îles, leur nombre, leur rôle, l'identité réelle qui est ainsi donnée à l'ensemble. Hormis quelques allusions rapides sur le fameux mais pas vraiment décrypté "sentiment insulaire", il n'y a pas grand chose d'autre à savoir, ou presque.

Car systématiquement, ce paradoxe en rencontre un autre, à savoir l'affirmation selon laquelle l'insularité est directement à l'origine de l'unité nationale japonaise, affirmation maintes et maintes fois répétée aussi bien au Japon qu'à l'étranger, mais jamais vraiment étayée ni même réellement décrite car apparemment pétrie d'évidence. Ainsi, dans son exposé préliminaire sur les "critères variés qui peuvent être utiliment appliqués au Japon pour saisir le développement de son nationalisme", l'historien britannique Jean-Pierre Lehman commence tout naturellement, dans sa logique, par évoquer le territoire qui est selon lui "clairement défini", quoique "fortement contracté ou étendu dans le temps" autour de ses îles centrales (The roots of Modern Japan, Macmillan Asian Series, 1982). De même, pour le sociologue japonais contemporain Nakano Hideichiro, le Japon a précocement acquis "un statut d'Etat-nation" grâce à sa "démarcation territoriale d'île-pays entièrement entourée par la mer" (Comment comprendre la société japonaise : une perspective culturelle, Kansai Gakuin, 1986).

On touche là directement au géopolitique. Un tel silence, une telle omission, d'un côté, un tel raccourcissement, de l'autre, sur la réalité de l'insularité ne peuvent qu'obéir à une sociodicée, pour reprendre la terminologie de Bourdieu. Autrement dit, ces deux affirmations, relativement opposées mais connexes dans leur caricature, unies dans un même mouvement de simplification, correspondent à une pression culturelle, idéologique et politique. Cette pression, qu'elle soit consciente ou inconsciente, est bien d'ordre géopolitique dans la mesure où elle renvoie à une équation spatiale, extrêmement forte. C'est ce rapport qu'il faut analyser, y compris dans ses implications de "géopolitique active" dans le sens oùn comme l'entend Michel Foucher lorsqu'il parle de la dimension "utilitariste" du "raisonnement géopolitique" parallèle à sa dimension "heuristique" (Fronts et frontières - un tour du monde géopolitique, Fayard, 1988), il s'agit pour le pouvoir étatique d'utiliser une connaissance géographique à des fins d'expansionnisme politico-territorial ou, à tout le moins, de contrôle spatial.

Analyser le processus de territorialisation du Japon permet non seulement d'appréhender en quoi l'espace géographique de ce pays a façonné la construction d'un Etat-nation réputé ancien et unitaire. la plongée dans le "temps long" tente de faire ressortir les tendances récurrentes du ces processus et de montrer quelles sont celles qui demeurent au cours du XXe siècle, notamment au moment de l'expansionnisme japonais, et ceux qui pourraient resurgir à l'avenir. (...)."

  L'auteur, dans cette perspective retarce, historiquement, la multiplicité insulaire japonaise. Il replace notamment l'archipel japonais dans son cadre géographique réaliste, celui d'un archipel bien plus ample, la grande guirlande qui s'étend du détroit de Béring à l'Australie. Est justifié du coup cette dénomination que l'on trouve surtout en archéologie et en anthropologie de l'espace entre cette guirlande et le continent euroasiatique, de "Mediterranée d'Asie orientale". L'étude du peuplement plurimillénaire de cette myriade d'îles, diverse et variée, des quatre points cardinaux ou presque, de l'histoire des diverses agricultures qui s'y sont implantées, bien différentes entre la riziculture "centralisulaire" et les différentes cultures de différentes îles, montrent que les frontières du "Japon" fluctuent. Les différentes sources historiques (chinoises, coréennes et japonaises) indiquent des frontières bien différentes, des délimitations et des désignations contrastées (notamment du point de vue de l'Empire chinois) dans l'Antiquité, au Moyen Age et au cours de la période moderne. Ainsi, des chroniques chinoises du Weizhi (Gishi en japonais), du IIIe siècle aux réformes dites de Taika (646) sur le modèle administratif de la Chine des T'ang, se dessinent des conceptions différentes des territoires. Îles principales, îles éloignées,  se situent dans un modèle centre-périphérie à l'échelle de l'archipel. Mais en fait, l'ancienne cartographie japonaise du XIIe au XIVe siècle, époque où elle est la plus complète à l'échelle de cet archipel, n'est pas plus précise que la chinoise, influencée qu'elle est par la cosmogonie bouddhiste. L'univers est imaginé comme un cercle au centre duquel se trouve la montagne sacrée de Sumeru, entourée par un océan puis par quatre continents. L'Inde et la Chine occupent la plus grande place tandis que l'archipel est relegué à un angle... Comme ailleurs, avec la première véritable unification politique de l'archipel au cours de la seconde moitié du XVIe siècle, avec les premiers arrivants européens et les visées expansionnistes de Toyotomi Hideyoshi qui veut conquérir la Corée puis la Chine, la géographie du Japon sert à faire la guerre. Du XVe au XVIIIe sicèle par exemple, l'attention est tellement focalisée vers le continent que dans la cartographie japonaise les îles du Nord, Hokkaidô et au-delà, sont absentes. 

"En près de deux mille ans d'histoire, explique Philippe PELLETIER, le pouvoir central japonais a progressivement délimité sa sphère de contrôle et d'influence en utilisant au mieux les conditions insulaires. Au nord, au contact de la Sibérie, à l'ouest au contact de la Corée et de la Chine, au sud-ouest, au contact de la Chine - encore - et du monde malayo-polynésien, il a mis en place de véritables marches. A la différence des deux dernières qui n'ont que peu d'espaces de manoeuvres, la première, la marche septentrionale, fait office de véritable front pionnier intérieur. C'est la marge frontière typique : les Japonais n'en connaissent pas les limites, le bout. Ces trois espaces offrent donc de véritables transitions historico-géographiques, riches d'un sulbitl dégradé de civilisations, qui rompent non seulement avec une vision uniformisante ou monolithique de l'espace japonais telle qu'elle est habituellement véhiculée, mais qui posent aussi la trame territoriale dans laquelle va s'engageer le Japon contemporain, avec leur poids, leurs inerties, leurs récurrences. Connaître ces transitions surinsulaires permet de comprendre l'un des facettes de la dynamique spatiale japonaise récente." Notre auteur décrit alors la topologie de Tsushima (civilisation des détroits), la géopolitique nippo-coréenne des Sô de Tsushima, la position des Ryûkyâ, entre Chine et Japon, la géopolitique sino-japonaise des Shimazu dans les Ryûkyû, la situation du sas surinsulaire (dans les îles éloignées), le contrôle administratif de ces dernières, et l'expansion surinsulaire de l'impérialisme moderne.

Il situe ainsi les discussions de géopolitique au Japon : "... dans les années trente et quarante, les discussions de géopolitique sont en vogue au sein de l'élite. Certains géographes japonais essaient de construire un soubassement théorique par des emprunts à l'école géopolitique allemande et introduisent le concept d'"espace vital". Mais ils n'obtiennent pas vraiment gain de cause. Leur échec n'est pas tant dû à la faillite intrinsèque de la théorie - bien reçue ailleurs - qu'au contexte japonais lui-même. Fondée sur une approche qui se veut rationaliste et déterministe, la géographie allemande heurte en effet le sentiment de nombreux géographes japonais. Ceux de la traditionnelle université de Kyôto ne peuvent admettre une conception organiciste de l'Etat qui va à l'encontre de la dimension volontariste, romantique et nationaliste du tennôisme. Héritant d'un sentiment animiste de la nature et du monde, ils refusent une vision de l'espace où l'homme ne serait que le jouet de processus mécaniques. L'empereut, l'empire et l'impérialisme sont liés à un milieu spécifique, celui du Japon, mais aussi à leur capacité de décision. Même certains de ceux qui font de l'analogie de l'Etat le présupposé scientifique d'un expansionnisme naturel pour le Japon, comme les géographes de la plus moderne université de Tôkyô, Ezawa en particulier, réfutent le déterminisme géographique comme explication de l'organisation de l'espace. 

Ce qui rapproche ces hommes tient à une vision farouchement intégratrice de l'Etat et de la nation, qui accorde au politique le pouvoir de suivre selon les uns ou de dépasser selon les autres le cours des choses. De fait, l'idée d'espace vital ou d'étroitesse du territoire disparait peu à peu des discours officiels. Le rescrit sur le kokutai de 1937, le texte idéologique de référence à l'époque, n'y fait aucune allusion. Il met l'accent sur la "propagation de la voie impériale dans le monde" et sur sa "manifestation de moralité". Lorsqu'il aborde comme à contrecoeur, des questions matérielles, les impératifs invoqués sont d'ordre externe : il s'agit moins de soulager une pression économique ou démographique interne que de trouver des débouchés, de poursuivre une croissance jugée naturelle, sans frontières, et d'apporter en Asie la bonne parole culturelle et morale contre la colonisation spirituelle et matérielle des Occidentaux. C'est ainsi que le peuplement de la Mandchourie n'est que tradivement intégré à une stratégie politico-militaire d'ensemble.

Le géographe Iimoto, qui est pourtant le secrétaire général de la Société japonaise de géographie, fondée en 1942 avec la bénédiction du régime, et son collègue Watanabe critiquent sévèrement la géopolitique. Ils la jugent "plus intuitive qu'analytique" et peu "cohérente" du point de vue scientifique. Si, contrairement à leurs collègues allemands, les géographes japonais ont fait après la guerre l'économie d'une rétrospection critique sur la géopolitique, c'est parce que l'adoption de celle-ci avait été contradictoire et que les structures culturelles et idéologiques qui avaient biaisé son adoption n'ont pas disparu avec l'effondrement de la politique expansionniste."

  L'existence étudiée de la richesse hallieutique de l'archipel (la pèche et les autres activités liées à l'eau), la conscience d'une certaine importance de  son espace réel et utile, qui dépasse de loin le sentiment qu'on a parfois à l'extérieur que le Japon en manque (vue perclue d'illusions perspectivistes), est bien intégré dans l'esprit des militaires japonais. "Ceux d'hier comme ceux d'aujourd'hui, et l'on enseigne la géopolitique de l'amiral Alfred Thayer Mahan (1840-1914) dans les écoles navales japonaises depuis 1897. L'ancienne marine impériale fut l'un des enfants chéris enfantés par le nouveau régime de Meiji sous la bannière de slogan "pays riche, armée forte". Elle a contribué au développement précoce d'une politique industrielle en faveur de la construction navale. Elle fut au demenrant financées par des fonds provenant directement de la famille impériale, même si le mystère est encore savamment entretenu à ce sujet. On sait la rivalité qui opposa cette marine à l'armée de terre japonaises, et qu'elle remporta, assumant le leadership final et fatal au cours de la guerre du Pacifique (1941-1945). Certains propos officiels récents (l'auteur écrit en 1995) confirment que la défense insularo-maritime est toujours d'actualité dans un Etat qui est, en principe, constitutionnellement dépourvu d'armée."

  La puissance économique japonaise contemporaine dépend largement de cet ensemnle insulaire et surinsulaire. Même si, en définitive, selon l'auteur, les scientifiques japonaus ont largement négligé d'étudier le rôle de cet espace surinsulaire (comprenant les îles éloignées). Ceci parce que cet espace est un peu en dehors, dans les marges ou la périphérie. Revendiquer son appartenance, dans une sorte de stratégie expansive ou défensive, n'implique pas en louer toutes les implications, notamment à propos des minorités qui y vivent. Lorsqu'interviennent les revendication territoriales, interviennent des éléments plutôt compremettant pour le pouvoir central : capacités moyennes de contrôle, "turbulances" de certaines populations, jusqu'à une certaine mouvance géologique permanente du fait de nombreuses activités sismiques dans cette région du monde qui interdit presque de dresser des états des lieux fixes des limites du Japon.

 

Philippe PELLETIER, La politique surinsulaire du Japon, dans Hérodote, Japon et Géopolitique, n°78-79, 4eme trimestre 1995. Aymeric CHAUPRADE et François THUEL, Dictionnaire de géopolitique, Ellipses, 1999.

 

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