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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 09:09

     L'ouvrage du philosophe grec ARISTOTE (384-322 av JC), fondateur du Lycée et élève continuateur et critique de PLATON, fait partie d'une vaste encyclopédie qui couvre de nombreux domaines, des arts à la politique, qui longtemps après l'Antiquité inspire la philosophie et la philosophie politique occidenfale. La Politique ne constitue pas un exposé de la doctrine politique d'ARISTOTE, au sens que son état d'inachèvement laisse beaucoup de questions en suspens et que sa construction n'est pas systématique. La Politique, comme d'ailleurs nombre de ses oeuvres, ne nous est pas parvenue de matière complète et au fil des ans, les érudits et traducteurs l'ont remanié, "complété", ont effectué des regroupements de paragraphe et de chapitre afin de présenter comme uni ce qui ne l'est pas au départ, en fonction des préoccupations de leur époque. Ce qui importe plus qu'une "pureté éditoriale", c'est problablement son influence immense, tant dans la manière de penser la politique que dans un certain contenu - qui n'est pas favorable, loin de là, d'ailleurs, au système démocratique. 

 

    La Politique est constitué à partir certainement des notes prises par les disciples et élèves d'ARISTOTE, ensemble de textes ésotériques d'abord réservés à un public préparé et sollicité de poser des questions et de demander des éclaircissements. Ces textes s'opposent à ceux - exotériques -, travaux de "vulgarisation" tournés vers le grand public. En plus de la composition du texte, La Politique, bien que possédant une unité d'objet, la cité, ne possède pas d'unité de ton. Ses huit livres comportent de nombreuses redites et de raisonnements abandonnés en cours de route, qui peuvent décourager la lecture directe "dans le texte" et faire préférer des commentaires postérieurs plus construits. Cependant, malgré cette difficiluté, il peut être intéressant de noter les énormes paraphrases qu'effectuent les auteurs postérieurs, paraphrases insérées dans des raisonnements très clairs et très "orientés"!. Comme tous les textes d'ARISTOTE qui nous sont parvenus, La Politique est plutôt le compte rendu de séminaires donné par le Stagirite qu'un ouvrage rédigé en bonne et due forme. 

 

    Le découpage en huit livres de La Politique tient plus à la nécessité de tronçonner un long texte en parties lisibles, de même d'ailleurs que le découpage à l'intérieur des livres. Chaque livre ne porte pas du coup d'intitulé et c'est le découpage interne qui donne une certaine cohérence (une cohérence pas forcéement certaine...) à l'ensemble. Et dans chaque "partie" découpée dans le livre, des sous-paragraphes titrés sont introduits.  Souvent ces derniers découpages à l'intérieur des "parties" coupe un paragraphe ou même une phrase... Si on prend par exemple le livre 1, on peut trouver le découpage en "parties" suivant, commode pour les références :

- 1 Communauté et Cité. Question de méthode.

- 2 Théorie génétique de l'Etat. Couple, famille, village. Qui est un passage clé sur la liaison entre nature et activité, passage dont les idées sont reprises souvent par la suite.

- 3 L'administration domestique et ses parties. Théorie de l'esclavage.

- 4 Théorie de l'esclavage, suite.

- 5 Théorie de l'esclavage, suite : l'esclavage est de droit naturel.

- 6 L'esclavage, état naturel, suite.

- 7 Théorie de l'esclavage, fin.

- 8 La propriété et les modes d'acquérir. L'économie domestique.

- 9 La chrématistique proprement dite. La monnaie.

- 10 L'art naturel d'acquérir. Le prêt à intérêt.

- 11 L'examen des questions relatives aux subsistances. Les différentes espèces de la chrématistique. Le monopole comme moyen d'enrichissement.

- 12 Puissance paternelle et puissance maritale.

- 13 Hommes libres et esclaves. L'esclave et la vertu.

   C'est dans le Livre III, à la partie 8, que l'on trouve "la nature véritable de l'oligarchie et de la démocratie".

 

   Pour François CHÂTELET et de nombreux auteurs, l'axe primordial des écrits politiques d'ARISTOTE est la réfutation de PLATON et de la Kallipolis - cité idéale - que celui-ci a proposée à la réflexion éthique et politique. "Car, c'est contre Platon, en cette époque qu'on qualifie par trop aisément de décadence et qui est aussi celle de l'épanouissement (qui en jugera d'ailleurs?), qu'Aristote construit ses recherches politiques. Et cela parce qu'il veut philosophiquement faire valoir la jeune tradition de la Cité, qui trouve son expression dans le "régime constitutionnel" que celle-ci a réussi à élaborer à travers maintes vicissitudes, notamment à Athènes." François CHÂTELET poursuit en précisant : "Platon est politiquement "réactionnaire" : en dépit des mesures follement novatrices - le communisme des biens, des femmes et même des enfants - qu'il préconise, la doctrine politique a pour arrière-fonds le retour à une société ontologiquement hiérarchisée qui exclut, d'entrée de jeu, la possibilité même de la démocratie, au sens où Périclès et ses amis, au siècle précédent, en ont défini la formule : la constitution en laquelle le pouvoir de décider, de juger et de légiférer n'est à l'avance dévolu à quiconque... Aristote s'instaure le porte-parole de la pratique civique, de la pratique de la Vité, dont l'Athènes démocratique, jusque dans ses excès, a contribué à mettre en évidence la singularité et l'excellence. Contre l'"extraordinaire" platonicien, que son auteur juge seul apte à restaurer la moralité perdue, il veut exalter le civisme ordinaire que les Grecs ont inventé en définissant et en pratiquant l'idée de constitution, qu'elle soit monarchique, oligarchique ou démocratique, pourvu que soit reconnu ce qu'elle implique : l'obéissance de tous à des énoncés abstraits réglant les conduites collectives - les lois."

  La Politique affirme, dès la début, l'irréductibilité et l'autonomie du politique. La cité est l'espèce du genre collectivité qui est instituée de telle sorte que l'être humain réalise au mieux sa nature, qui est de vivre en société, mais une société dans laquelle il est possible de se conduire selon "le sentiment du bien et du mal, du juste et de l'injuste et des autres notions morales". Le domaine du politique est autonome par rapport à la sphère économique (domestique) et à la sphère familiale. Le commandement, par exemple, qui s'exerce dans la cité est différent de celui qui régit les relations familiales. Il faut aller contre les assimilations du pouvoir du chef et du pouvoir du père et même du pouvoir du "maitre" d'esclaves. 

  "Les présupposés méthodologiques de l'aristatélisme, explique encore François CHÄTELET, sont tels qu'il ne saurait y avoir pour lui, comme il y en a un pour le platonisme, de modèle absolu du régime excellent. Pourvu que soit respectée et administrée sous le moindre manquement la maitrise exclusive de la loi, pourvu que soit assurée la médiation arbitrale des règles que la collectivité s'est données pour organiser les relations de commandement et d'obéissance, quels que soient les circonstances ou les rapports de forces, n'importe quel régime - qu'il stipule le commandement d'un seul  (la monarchie), d'une minorité (l'oligarchie, définie de façon diverses selon les critères adoptés pour désigner les citoyens : la naissance, la valeur militaires, la propriétaire foncière, la richesse, etc, et leurs possibles combinaisons) ou de l'ensemble des habitants mâles autochotones - compte parmi les politeiaÏ.

Le type de régime, une fois qu'a été reconnue la prééminence du nomos sur la force et qu'ont été définies les instances qui l'imposent, est pour le reste fonction du territoire, des traditions, de l'histoire de chaque ville. Sans doute, ces facteurs empiriques ayant été répertoriés et leurs poids respectifs appréciés, y-a-t-il lieu de discuter ce qui vaut le mieux, dans tel ou tel contexte et en ne perdant jamais de vue que la fin de l'existence collective est la réalisation la plus large des potentialités humaines. La réflexion politique est active et d'une certaine façon, normative. Ainsi, dans La politique - ainsi que dans le recueil des 158 constitutions grecques et barbares (dont nous n'avons conservé que la constitution d'Athènes rééditée en 1891) qui l'accompagnait et devait servir aux "travaux pratiques" des étudiants du Lycée -, non seulement chaque espèce de régime est décrite dans ses modalités principales ainsi que les sous-espèces qui la forment, mais encore sont analysées théoriquement en empiriquement (par la discussion d'exemples) les mérites comparés des unes et des autres. On comprend de la sorte que s'établit en dépit de la préoccupation aristotélicienne de ne pas souscrire aux techniques normatives brutales de Platon ou des politiques "partisanes" une manière de hiérarchie."  Ainsi, souvent, la démocraite est-elle caractérisée par le règne d'une masse désordonnée et capricieuse dont l'objectif est de spolier ceux qui possèdent quelque bien. Toutefois, chaque espèce doit trouver le chemin de la modération qui lui convient, surtout en ce qui concerne la justice distributive.

   Au centre de l'analyse d'ARISTOTE (dans le Livre V par exemple) revient constamment la question de l'efficacité de la justice distributive. Monarchie et oligarchie doivent s'en préoccuper si elles veulent éviter les séditions à l'intérieur et l'impuissance à l'extérieur. C'est en fin de compte dans la démocratie "modérée" que se trouve une solution souvent valorisée, une démocratie "modérée" à l'inverse de la démocratie "désordonnée". C'est ce qu'explique encore François CHÂTELET :

"Mais c'est en vérité, la grande affaire de la démocratie de mettre en place des institutions et d'énoncer des règles de gouvernement telles, les unes et les autres, que la citoyenneté s'étend à tous les habitants mâles autochtones capables de porter les armes, sans considération de naissance, de fortune, de propriété foncière, d'éducation et que n'importe quel citoyen puisse être appelé, par la voie de l'élection ou celle du tirage au sort, à assurer quelque magistrature que ce soit, y compris la plus haute. Dans la démocratie complète (et cependant bien tempérée), commandement et obéissance sont en droit et en fait interchangeables : la vertu du citoyen d'un semblable régime est de savoir aussi bien commander qu'obéir, selon le jeu des institutions qui (...) prévoient la rotation annuelle de la plupart des magistratures." C'est de manière indirecte qu'ARISTOTE évoque des mesures "économiques" assurant l'égalité matérielle de certaines couches de la population, de manière bien moins accentuée que PLATON, mais ce dernier, ne l'oublions pas effectuait bien cependant une séparation nette entre le politique et l'économique. 

 

    Sur la postérité de La Politique, "pour l'aire méditerranéo-européenne, l'histoire des lectures et des effets de cette oeuvre, de même que celle des textes politiques de Platon, se confond avec celle de la pensée politique même et de son insertion dans les devenirs des sociétés. On peut même considérer que la connivence (contre les contempteurs de Idées) et l'opposition (concernant la place de celles-ci) des deux fondateurs sont elles-mêmes fondatrices de prises de position théoriques réactivées dans des contextes différents et, du coup, transformées sans perdre leur marque d'origine. De l'aristotélisme revendiquée (ou assumé) de Thomas d'Acquin et de Friedrich HegelL aux positions jurisnaturalistes militant contre les principes de La Politique et qui, cependant, en subissent, dans la conception du droit, notamment, une imprégnation constante, de La République romaine parvenue à maturité que ses défenseurs tenaient pour une bonne réalisation de la "politie" aux références que notre postmodernité brisée par les excès utilise pour désarticuler les volontarismes fanatiques de modernes. Aristote est présent. L'important est de ne pas le faire pesant et ne pas oublier que La Politique, en même temps qu'elle diffuse des connaissances essentielles, vise à susciter, comme tissu de la vie politique quotidienne, une sertaine sagesse qui est prudence autant que savoir." (François CHÂTELET)

On peut ajouter que la connivence entre les deux auteurs apparait telle à de nombreux "savants" jusqu'à la fin du Moyen-Age, que l'on peut trouver dans leurs discusisons une présentation de travaux d'ARISTOTE comme préparatoires à la doctrine de PLATON... Une certaine circularité des idées, qui transparait beaucoup dans les sentiments envers l'aristocratie, l'oligarchie et la démocratie, fait que l'on retrouve à des siècles de distance la même mansuétude ou la même réprobation envers tel ou tel régime. Il ne faut pas pour autant penser qu'entre les commentaires antiques et les commentaires modernes il puisse y exister une continuité, ailleurs que sur une opinion sur les régimes politiques, car de nombreux textes, et sans doute la large majorité ont été perdu à la fin de l'Antiquité, dans les destructions du système éducatif romain, outre les destructions matérielles induites par la propagation du christianisme, ses adeptes les plus fanatiques refusant de laisser exister des écrits païens.  Des auteurs comme CICÉRON rapporte qu'ARISTOTE avait écrit des dialogues à la manière platonicienne, et en louent les qualités littéraires. L'ARISTOTE antique n'est sans doute pas d'ARISTOTE moderne, pour utiliser une expression courte. 

 

    Pierre PELLEGRIN estime que la position d'ARISTOTE sur la famille, l'économique et la politique "fait de lui le premier, et sans doute le dernier, véritable penseur du politique : ce bien vivre ne peut advenir aux hommes que dans le cadre d'une cité bien gouvernée. L'homme, en effet n'est pas seulement un être de besoins. Il est, dit Aristote, "un animal politique par nature" (Politique). C'est pourquoi la cité, qui permet la réalisation complète de l'humanité des hommes, est la fin de toutes les autres associations humaines. Fin qui ne devient consciente d'elle-même qu'après sa réalisation : Aristote nous montre des hommes édifiant une cité avec le seul désir de mieux satisfaire leurs besoins, et se trouvant, de surcroit, introduits dans la sphère du bonheur. Le bonheur vient de l'exercice d'une vertu spéciale, la vertu politique, qui ne peut s'effectuer que dans la vie commune de citoyens égaux - quand bien même ils commandent et obéissent tour à tour - dans le cadre d'institutions politiques.

Mais tous les hommes ne réalisent pas leur nature politique. Seuls les Grecs ont ce privilège, les autres restent à un stade antérieur du développement humain. Aristote décrit cela en termes de moindre développement éthique : les barbares, comme les femmes et les enfants, n'ont pas l'excellence des capacités de délibérer et de décider. Le fondement ultime de ce qui nous apparait comme une théorie au parfum raciste est géographique. Dans le livre VII des Politiques (l'auteur préfère parler de Les Politiques plutôt que de La Politique, texte articficiellement unifié...), et suivant en cela des idées que l'on retrouve chez Platon et Hippocrate, Aristote explique que le climat explique en dernier ressort les dispositions éthiques des individus. Les Orientaux, vivant dans un climat chaud, sont intellectuellement subtils mais lâches, et, donc, faits pour l'esclavage ; les Occidentaux sont courageux mais stupides. Seuls les Grecs ont l'intelligence mêlée de courage qui les disposent à la citoyenneté.

Ce sont les lois qui, quand elles sont bonnes, développent la vertu dans le corps des citoyens. Or les lois ne seront bonnes que si la constitution est droite. Les lois dépendent, en effet, de la constitution et non l'inverse : telle loi - qui, par exempl, instaure un partage égal des biens - sera bonne dans un régime populaire, et mauvaise dans un régime aristocratique. Or la même forme de constitution n'est pas bonne pour tous les peuples. Selon le degré de développement de la vertu dans le corps civique, une seule constitution conviendra à la cité. Dans un peuple où seule une minorité est vertueuse, il est juste de lui donner le pouvoir, et il serait injuste de l'obliger à le partager avec la masse des citoyens à la vertu insuffisamment développée. L'état historique de ce peuple réclame qu'on le fasse vivre dans une aristocratie. De ce fait toutes les institutions politiques et judiciaires, devront être adaptées à ce régime. Ainsi, confier le pouvoir politique à une assemblée de tous les citoyens serait injuste dans une telle situation. Il y a donc des constitutions droites et des constitutions déviées. Dans les première le groupe dirigeant gouverne pour l'avantage commun, c'est-à-dire en vue de développer la vertu chez les citoyens. Dans les constitutions déviées, les dirigeants gouvernent à leur profit. Il y a trois grands genres de chaque sorte, mais de multiples espèces de chaque genre. Quand un seul homme - ou un seul lignage - est vertueux, on a une royauté, dont la forme déciée est la tyrannie ; quand une minorité est vertueuse, on a une aristocratie, dont la formée déviée est l'oligarchie, qui est en fait une ploutocratie ; quand une majorité des citoyens est vertueuse, on a un gouvernement constitutionnel - traduction du terme politeia qui est aussi le mot qui signifie "constitution" - dont la déviation est la démocratie, c'est-à-dire une démagogie."

On comprend mieux par la fin de cet exposé pôurquoi l'auteur considère qu'ARISTOTE est le dernier des penseur de la politique. Après lui, et même parmi les disciples des écoles philosophiques grecques antiques, on dérive de plus en plus sur des réflexions autres, qui mettent de plus en plus entre paranthèse la possibilité d'une démocratie, et qui mettent en avant plutôt la vertu des dirigeants, la grandeur ou la faiblesse d'un peuple dépendant de la qualité de ces dirigeants. Et aussi de la gratitude ou de l'ingratitude du peuple vis-à-vis des dirigeants vertueux...

 Notre auteur poursuit : "Il revient donc au législateur d'adapter la législation aux conditions dans lesquelles se trouve un peuple à un moment donné; Du coup les rapports du philosophe à l'homme politique, et à la politique dans son ensemble, se trouvent profondément modifiés par rapport à ce qu'ils étaient chez Platon. Le philosophe, en tant que théoricien de l'éthique et de la société humaine, aura pour rôle de former le législateur. Ce dernier pourra alors réaliser la cité vertueuse, soit en la fondant de toutes pièces, soit en en rectifiant le fonctionnement. La politique est donc la science suprême dans l'ordre pratique. Or la politique est, essentiellement la science des constitutions, et plus précisément de la constitution droite dans des conditions données. Cet aspect apparait clairement dans la fameuse thèse aristotélicienne, selon laquelle les lois dépendent de la constitution et non l'inverse. La vertu éthique elle-même dépend donc de la constitution. En effet, les lois  qui fondent les bonnes habitudes, dans lesquelles s'enracienent les vertus, dépendant de la constitution, le même homme n'est pas courageux, juste, etc., dans toutes les cités."

 

       On peut comprendre donc que la sorte de relativisme qui imprègne toute l'oeuvre puisse être séduisante pour nombre d'autorités politiques, religieuses et intellectuelles par la suite. En favorisant l'explication de la bonne constitution par la nature des hommes qui composent la société, voire par la nature de chaque famille et individu, nature qui se transmet bien entendu de génération en génération, on peut mettre au second plan, même si celui-ci hurle car enraciné dans la réalité quotidienne, tous les rapports de force économiques. En décidant que des hommes ne peuvent bénéficier de cette possibilité de commander et d'obéir à tour de rôle, ceux qui possèdent la richesse peuvent se trouver valorisés, confirmés dans leur supériorité, confortés  dans leur position. Cette richesse en fin de compte ne provient pas d'exploitation d'autres hommes, mais de la nature même des hommes...

Alors que les textes sont emplis parfois de la hantise du conflit entre riches et pauvres, avec toutefois un certain mépris (naturel) envers les pauvres, la solution réside dans l'adéquation du régime politique à la nature des protagonistes.

 

ARISTOTE, La Politique, Librairie philosophique J Vrin, 1995. Traudction, introdution, notes et index de J TRICOT.

Pierre PELLEGRIN, article Aristote, dans Le Vocabulaire des Philosophes, Ellipses, 2002. François CHÂTELET, La Politique d'Aristote, dans Dictionnaire des oeuvres politiques, PUF, 1986.

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