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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 11:10
          Un certain nombre d'ouvrages traitent de l'extinction des espèces et plus largement des processus de croissance et de décroissance des espèces ou parfois plus précisément des conditions d'existence d'espèces qui les mènent à l'extinction. Parmi ceux-ci, trois récents livres de Jared DIAMOND, qui interviennent et favorisent un moment de prise de conscience de la fragilité même de l'espèce humaine, traitent de l'évolution de l'espèce humaine et de sociétés humaines. Si les caractéristiques de l'évolution de l'humanité ne sont plus du tout les mêmes que celle des autres espèces, les interrogations sur ces caractéristiques, même posées sur un ton dramatique, demeurent. Leur compréhension permettent à l'humanité de se diriger consciemment vers une voie de civilisation ou une autre. Même si de nombreuses études, et celles de l'écrivain géographe et évolutionniste américain n'y échappent pas, mettent l'accent presque uniquement sur des aspects écologiques et ne discutent pas des modèles de développement socio-économiques existants (se privant sans doute là d'une réflexion plus approfondie...), elles possèdent le méritent de montrer l'évolution des différentes espèces humaines et la nôtre du coup. Notamment à travers l'histoire naturel des primates dont nous faisons partie et l'histoire de certaines civilisations aujourd'hui disparues. Les études de David RAUP, qui s'inscrivent dans une polémique qui opposent sans doute encore un peu les paléontologues au darwinisme scientifique, indiquent des éléments d'information incontournables sur l'extinction des espèces depuis que la Terre en porte. Enfin, il est nécessaire, une fois un tour d'horizon des thèmes qu'abordent ces études, d'indiquer les perspectives d'ensemble qui entourent les phénomènes d'extinction des espèces.

       Jared DIAMOND (né en 1937), professeur de géographie à l'Université de Los Angeles (UCLA), expose dans trois ouvrages maintenant célèbres, une situation actuelle qui serait le résultat de processus remontant à 13 000 ans, par lequel les civilisations successives se sont livrées à une sorte de lutte pour la vie, d'abord entre hominidés, puis entre sociétés à niveaux technologiques différents. Beaucoup de critiques relèvent avec raison l'influence persistante de l'oeuvre de MALTHUS sur ses considérations, et il ne s'en cache pas.
       Dans son "Essai sur l'évolution et l'avenir de l'animal humain", l'auteur aborde les facteurs clés de l'hominisation.A partir d'une observation de données paléontologiques, archéologiques et biochimiques (os fossiles, outils, gènes), il affirme que "nous partageons encore 98% de notre programme génétique avec les chimpanzés."  Au point de définir l'homme comme le "troisième chimpanzé". Il tente, avec les 2% restant, de définir le grand bond que cela représente pour notre espèce. Prenant acte de la rareté des traces de la manière dont ont évolué notre cerveau et notre bassin, il cerne le changement du cycle de vie que représente une naissance tardive, l'alimentation tardive des enfants, l'organisation des groupes humains autour d'individus aux âges très différents... Au delà de ces aspects biologiques, il envisage les caractéristiques culturelles des groupes humains et ce qui les distingue profondément des animaux, même des plus proches. Parmi les caractéristiques culturelles propres aux humains, "leur tendance à tuer, par xénophobie, les membres des autres groupes humains" et "la tendance grandissante à détériorer" l'environnement, possèdent des des précurseurs chez les animaux. Toute l'érudition de l'auteur est consacrée à montrer les moments, même s'ils sont difficilement situables dans le temps, où d'une manière définitive les hommes se détachent de l'ensemble des autres espèces. "Dès avant l'époque de Cro-Magnon, les inclinations de (notre) espèce au meurtre et au cannibalisme sont attestées par certains signes observables sur les crânes humains fossiles, telles des marques de coups infligés par des objets pointus sur la boite crânienne ou des traces de fractures de ces mêmes boites afin de récupérer de la matière cérébrale. La soudaineté de la disparition des néandertaliens après l'arrivée des hommes de Cro-Magnon laisse penser qu'ils ont été victimes d'une destruction massive, de type du génocide, et que notre espèce a témoigné de son efficacité meurtrière dès ce moment-là. Par ailleurs, l'extinction de presque tous les grands animaux australiens, après que l'homme ait colonisé l'Australie, il y a cinquante mille ans, puis celle de nombreux grands mammifères eurasiatiques et africains, à mesure que ses armes de chasse se sont perfectionnées, attestent que notre espèce est également, dès l'époque préhistorique, devenue capable de détruire la propre base de ses ressources alimentaires.
A la fin de l'ère glaciaire, il y a dix mille ans environ, le rythme de notre essor s'est accéléré. Nous avons occupé l'Amérique, ce qui s'est accompagné d'une extinction en masse des grands mammifères - il pourrait bien y avoir eu lieu de cause à effet. L'agriculture est apparue peut de temps après. Quelques milliers d'années plus tard, les premiers textes écrits commencent à attester du rythme de nos inventions dans le domaine technique. Ils révèlent également que nous avions, déjà dans l'Antiquité, tendance à nous livrer à la toxicomanie et que la pratique de l'extermination massive de nos congenères était alors devenue courante, admise, voire admirée. La destruction de l'environnement, de son côté, se faisait déjà sentir, promettant de ruiner les bases de nombreuses sociétés, et les premiers colons de la Polynésie et de Madagascar provoquèrent des extinctions d'espèces en masse. A partir de 1492, les témoignages écrits sur l'expansion mondiale des Européens nous permettent de retracer en détail tous les aspects de notre essor et de notre décadence." Car pour l'auteur, les destructions de l'environnement n'ont jamais cessé de s'accélérer depuis l'extension de l'humanité qui puisent dans celui-ci des ressources alimentaires et techniques de plus en plus massives : ces activités alimentent l'essor de l'humanité mais mine à terme sa propre existence. Maintes sociétés ont connu l'expérience de cet essor, de cette décadence et de leur extinction, dans des régions séparés du reste du monde (îles, plaines entourées de montagnes...), et c'est tout l'objet de son deuxième livre.

      L'"Essai sur l'homme et l'environnement dans l'histoire" étudie comme s'articule cette destructivité et l'inégalité entre sociétés humaines. Notons simplement que le titre pourrait prêter à confusion. Jared DIAMOND n'examine jamais les structures internes des sociétés (et les système de domination entre les différentes strates, couches ou classes sociales) et corrélativement les modes de production de nourriture et des techniques,) mais plutôt les relations entre sociétés à structures différentes et à technologies différentes. 
   il y présente un survol de l'évolution de l'histoire humaine, depuis la divergence d'avec les singes, "voici environ 7 millions d'années, jusqu'à la fin de l'ère glaciaire, il y a environ 13 000 ans", et montre quels sont les conditions des divergences de développement dans les divers continents. Pénétrant les 13 000 ans de l'histoire proprement dite, il examine les effets des milieux insulaires sur des échelles de temps et de surface plus réduites (Polynésie) où s'établissent des sociétés très différentes, des tribus de chasseurs-cueilleurs aux proto-empires. Dans cette longue histoire, des collisions se sont opérées entre les populations de différents continents, et Jared DIAMOND tente de cerner les facteurs qui entrainent la domination et même l'extermination d'une société par une autre. Dans l'exemple de la conquête espagnole du dernier empire inca, il identifie parmi ces facteurs, les germes espagnols, les chevaux, l'alphabétisation, l'organisation politique et la technique (en particulier celle des navires et des armes. Dans un deuxième temps, il examine les grands traits de la production alimentaire, et comment certaines conditions précises d'organisation de l'agriculture mènent à l'écriture, invention finalement rare, compte tenu du temps de l'histoire examinée. Rares également sont l'émergence de certaines techniques agricoles, influencées et influençant les mouvements migratoires et favorisant plus ou moins des systèmes sociaux sédentaires, dotés d'une bureaucratie qui organise les cycles de cultures sur des échelles de temps et d'espace relativement stables. Dans cette histoire, de l'émergence des civilisations égyptiennes et mésopotamiennes à la rencontre entre Européens et indigènes d'Amérique, les facteurs environnementaux pèsent de tout leur poids. L'auteur, au bout du survol de cette histoire affirme clairement que les "différences frappantes concernant l'histoire à long terme des populations des divers continents n'est pas le fait de différences innées, mais de différences liées à l'environnement."  Parmi ces différences, il en identifie quatre :
                      - Les différences continentales concernant les espèces végétales et animales sauvages susceptibles de constituer le point de départ de la domestication. "La raison en est que la production alimentaire était décisive pour l'accumulation d'excédent alimentaires susceptibles de nourrir des spécialistes non producteurs de vivres et pour la formation de grandes populations jouissant d'un avantage militaire du simple fait de leurs effectifs, avant même d'avoir acquis quelques avantages technique ou politique." La plupart des espèces végétales et animales sont impropres à la domestication, et elle fut concentrée dans des foyers relativement restreints, privilégiant en cela les populations humaines qui s'y trouvaient.
                      - Les facteurs qui affectent les rythmes de diffusion ou de migration au sein des continents, qui diffèrent grandement suivant les continents. C'est en Eurasie qu'elles furent les plus rapides. Les accidents de terrains répartissent finalement les aires de civilisations, plus d'ailleurs les massifs montagneux que les mers ou les lacs.
                      - Les mêmes facteurs entre les continents contribuent à former les viviers locaux de domesticats et de technologie. "Au cours de 6 000 dernières années, ellle n'a été nulle part plus facile que de l'Eurasie vers l'Afrique subsaharienne, apportant la plupart des espèces de bétail en Afrique. En revanche, la diffusion interhémisphérique n'a en rien contribué aux sociétés complexes indigènes de l'Amérique, isolé de l'Eurasie par de vastes océans à de faibles latitudes, et à de hautes latitudes par la géographie et par un climat juste adapté à la chasse et à la cueillette. Pour l'Australie arborigène, isolée de l'Eurasie par les barrières aquatiques de l'archipel indonésien, le dingo est la seule contribution prouvée de l'Eurasie."
                       - Les différences de superficies et de population d'un continent à l'autre.
  La compréhension des relations complexes entre sociétés et environnement permettent à Jared DIAMOND de préciser les conditions dans lesquelles certaines sociétés humaines se développent tandis que d'autres s'éteignent.

       "Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie" est l'ouvrage qui a eut le plus grand succès et portant le titre recèle sans doute au moins une ambiguïté : les sociétés humaines ne décident pas de leur disparition ou de leur survie, d'une part parce que  (sauf à la rigueur la notre en terme de prospective, sur-informée de ce qui peut arriver) qu'elles ne savent pas qu'elles peuvent mourir, d'une certaine façon, et surtout parce que les individus qui les composent sont surtout occupés à tout simplement vivre... Quoiqu'il en soit, l'auteur part de la constatation de l'existence un peu partout dans le monde de vestiges plus ou moins impressionnent de sociétés disparues : "On a longtemps soupçonné que nombre (des abandons de monuments) avaient été causés par des problèmes écologiques : les habitants avaient détruit, sans le savoir, les ressources naturelles dont dépendait leur société. Cette hypothèse de suicide écologique - écocide - a été confirmée par des découvertes réalisées au cours des dernières décennies par des archéologues, des climatologues, des paléontologues et des palynologues (étudiant les pollens)."
Les processus, d'importances variables, par lesquels les sociétés anciennes ont causé leur propre perte, selon Diamond JARED, sont au nom de huit, auxquels il ajoute 4 concernant spécialement notre propre civilisation : 
     - la déforestation et la restructuration de l'habitat ;
     - les problèmes liés au sol (érosion, salinisation, perte de fertilité) ;
     - la gestion de l'eau ;
     - la chasse excessive ;
     - la pêche excessive ;
     - les conséquences de l'introduction d'espèces allogènes parmi les espèces autochtones ;
     - la croissance démographique ;
     - l'augmentation de l'impact humain par habitant ;
     - les changements climatiques causés par l'homme ;
     - l'émission de produits chimiques toxiques dans l'environnement ;
     - les pénuries d'énergie ;
     - l'utilisation humaine maximale de la capacité photosynthétique de la terre.
 L'auteur, coupant court à toutes les polémiques aux relents plus ou moins colonialistes, indique que "gérer les ressources naturelles de façon durable a toujours été difficile, depuis que l'Homo-sapiens, il y a environ 50 000 ans, a commencé à faire preuve d'une inventivité, d'une efficacité et de techniques de chasse nouvelles." La présence humaine signifie presque partout l'extinction de très nombreuses espèces, même de la part de sociétés, qui, nous le savons, place la nature au coeur de leurs représentations du monde et l'auteur rappelle à bon droitque "les peuples du passé n'étaient ni de mauvais gestionnaires incultes  qui ne méritaient que d'être exterminés ou dépossédés ni des écologistes omniscients et scrupuleux capables de résoudre des problèmes plus ou moins semblables au nôtres". L'auteur , dans son prologue, insiste sur le fait qu'il ne connaît aucun cas dans lequel l'effondrement d'une société "ne serait attribuable qu'aux seuls dommages écologiques". Il répertorie au moins 5 facteurs potentiellement à l'oeuvre à prendre en compte :
            - dommages environnementaux (entendre les accidents mutliples naturels) ;
            - changement climatique (cycle de climat, changement d'ère climatique) ;
            - voisins hostiles ;
            - partenaires commerciaux ;
            - réponses apportées par une société à ses problèmes environnementaux.
 L'intervention de ces différents facteurs est étudiée à travers l'histoire de civilisations telles que celles des îles de Pitcairn et d'Henderson, des Anasazis de l'Amérique Latine et de leurs voisins, des Mayas, des Vikings, des populations du Rwanda (objet de grandes polémiques), des habitants d'Haiti, de la Chine et de l'Australie contemporaines.... Il conclue pour les sociétés du passé à deux approches divergentes sur la manière dont elles assurent leur pérennité, soit une auto-limitation de la population par contraception ou pratique d'avortements, soit tout simplement un changement global de la vie de la population, par émigration massive par exemple. Les possibilités qu'elles ont de le faire dépendent énormément de la fragilité de leur environnement. Quant aux sociétés contemporaines, l'auteur veut rester optimiste en pensant à la quantité d'informations que nous possédons sur les phénomènes écologiques que les autres civilisations n'avaient pas. Il insiste peut-être un peu trop lourdement sur la maîtrise de la démographie et sur le mode de consommation du monde industrialisé (prise en compte pensons-nous nécessaire). D'une part - et l'auteur l'écrit d'ailleurs  - la démographie des pays les plus prolifiques il y a seulement un demi-siècle atteint un niveau semblable à celui des nations industrialisées (la bombe démographique semble désamorcée dans beaucoup de pays, du moins si l'on se fie aux statistiques officielles, qui constitue un vrai problème). D'autre part, la révision du mode de consommation ne peut se faire qu'au prix d'un radical changement socio-économique (qu'il n'aborde pas).

         David RAUP (né en 1933), paléontologiste réputé, fonde son explication de l'extinction des espèces sur ses études des fossiles. Enseignant la paléontologie statistique à l'Université de Chicago, il propose une théorie de l'extinction qui donne une grande place à la récurrence de l'extinction anarchique.
Il distingue trois modes d'extinction des espèces, en reprenant ses propres termes :
   - le champ de tir : il s'agit d'extinctions au hasard sans égard aux différences d'efficience darwinienne où les espèces survivront toujours par le simple effet de leur nombre.
   - le jeu normal : c'est l'extinction sélective en un sens darwinien, conduisant à la survie des espèces les plus efficients ou les moins adaptées ;
   - l'extinction anarchique : c'est une extinction sélective, au cours de laquelle certains organismes survivent préférentiellement, mais pas parce qu'ils sont mieux adaptés à leur environnement normal.
  "Les trois modes opèrent sans aucun doute à certains moments et à certaines échelles, mais j'estime que le troisième, l'extinction anarchique a joué le plus grand rôle dans la façon dont s'est déroulé l'histoire de la vie, telle que nous la voyons dans les archives fossiles."
  Ses conceptions sont soutenues entre autres par Stephen Jay GOULD. Il dit ne pas mettre en cause la théorie darwinienne de l'évolution. La sélection naturelle, écrit-il, reste la seule explication organique possible d'adaptations sophistiquées, mais son mécanisme ne peut expliquer à lui seul, "la diversité des êtres vivants actuels".

      Comme le rappelle Louis de BONIS, l'idée de l'extinction possible des espèces vivantes et celle de l'existence d'espèces originales aujourd'hui disparues ne s'est imposée que tardivement dans le monde scientifique. Pour Charles DARWIN, le processus de disparition s'engage lorsque les conditions deviennent de plus en plus défavorables à l'espèce ou au groupe. Dans ses voyages, le naturaliste signale avec émotion la découverte de vestiges d'espèces disparues.
    D'après le principe de la sélection naturelle, "une catégorie d'êtres vivants se maintient dans la nature grâce à certains avantages sur ses concurrents, l'extinction de formes moins favorisées étant inévitable. Il est probable  que la production d'espèces  nouvelles a dû correspondre à la disparition d'un nombre égal d'espèces anciennes. Il a pu également arriver que le nombre de formes nouvelles ait été supérieur à celui des formes archaïques disparues mais, dans ce cas, la concurrence entre les nouveaux venus a certainement contribué à maintenir l'équilibre par élimination de certains de ces derniers. Cette concurrence, qui s'exerce d'autant plus que les formes en cause sont plus proches les uns des autres, a fortement participé à l'élimination des espèces souches par leurs propres descendants."
Louis de BONIS note que la lente continuité de l'évolution et le caractère progressif des extinctions paraissent "quelquefois en contradiction avec les documents paléontologiques." Mais pour Charles DARWIN et les naturistes de manière générale aujourd'hui, l'explication la plus vraisemblable "est celle d'une lacune de nos connaissances : l'absence de dépôts sédimentaires pendant un laps de temps assez long aurait occulté à nos yeux une extinction importante mais lente".
    Il faut noter que si de nombreuses espèces disparaissent de nos jours, en mettant entre parenthèses les disparitions récentes dues à l'activité humaine, et l'ont toujours faits, les extinctions ne sont que relatives, les espèces s'éteignant dans un isolat "étant en règle générale toujours représentée sur le continent." La biogéographie moderne a permis de comprendre quels sont les principaux facteurs qui interviennent dans le déclin ou le maintien des espèces.
Les espèces particulièrement menacées sont : - des populations peu nombreuses dont les individus ou les couples sont dispersés ;
                                                                             - des espèces de grande taille ;
                                                                          - des formes très spécialisées, inféodées à un biotope étroit, à un type de nourriture particulier ;
                                                                            - les animaux occupant une position terminale dans les chaînes trophiques.
 Dans les temps géologiques, il faut distinguer les extinctions progressives et les extinctions de masse, ces dernières provenant des variations du niveau des océans, des variations de température, des événements d'origine extra-terrestre (comète...), du volcanisme et...du facteur humain. Alors qu'auparavant, dans les modèles d'extinction, les espèces éliminées étaient assez rapidement remplacées par d'autres espèces dans les mêmes niches écologiques, les formes exterminées par l'homme n'ont pas été remplacées. Plusieurs milliers d'espèces sont de nos jours menacées de disparition, et les cris d'alarme, dont certains sont étouffés au nom d'intérêts particuliers, comme les mesures de protection, souvent en deçà des besoins, arrivent trop tard pour qu'une action soit encore efficace.

      Louis de BONIN, article Extinction dans Dictionnaire du darwinisme et de l'évolution, PUF, 1996 ; David RAUP, De l'extinction des espèces, Gallimard, collection nrf.
      Jared DIAMOND, Le troisième chimpanzé, Essai sur l'évolution et l'avenir de l'animal humain, Gallimard, nrf essais, 2000 (The tird Chimpanzee. The evolution and future of the Human Animal, HarperCollins, 1992) ; De l'inégalité parmi les sociétés, Essai sur l'homme et l'environnement dans l'histoire, Gallimard, nrf essais, 2000 (Guns, Germs, and Steel, The Fates of Human Societies, W.W. Norton, 1997) ; Effondrement, Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie, Gallimard, nrf essais, 2006 (Collapse, How societies chose to fail or succeed, Viking Penguin, 2005).

                                                         ETHUS
                                             

       

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