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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 10:37

       Professeur de philosophie (en classe terminale) et philosophe, au sens qu'il précise dans ses ouvrages, Michel ONFRAY, athéiste, hédoniste et anarchiste individualiste, démissionnaire de son poste de professeur depuis 2002, fondateur de l'Université populaire de Caen, est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages, qui forment une oeuvre contestataire d'un "ordre philosophique officiel" dominant. 

 

         Michel ONFRAY dit renouer - et à notre avis, il le fait réellement! - avec le vrai sens de la philosophie : philosopher est à la portée de tous. Il s'appuie sur la pratique des grands philosophes grecs, qui s'inscrivent dans la vie publique et qui font de la philosophie polémique à longueur d'écrits. Ces philosophes grecs indiquent une manière de rasisonner de manière autonome et de mettre sa vie même en conformité aves sa pensée. Combattants et argumenteurs, battant en brêche les idées reçues, c'est comme cela que le philosophe français comprend la philosophie. C'est aussi une certaine manière de philosopher qu'il prône, en prise avec les connaissances de son temps, dont la psychanalyse. Ses écrits traitent de l'hédonisme, des sens, du corps, de l'athéisme.

Il défend un athéisme inconditionnel et sans concession, considérant les religions comme indéfendables tant elles sont des outils de domination et de coupure avec la réalité. Chroniqueur dans la presse écrite, audiovisuelle, électronique, éditeur (La collection La Grande Raison aux Editions Grasset-Mollat), il diffuse ses réflexions notamment dans des médias classés à droite, où il est considéré comme "l'athée de service". Il semble être rejeté par une grande partie de la mouvance intellectuelle qui se situe à gauche et même par certaines tendances anarchistes. On lui prête souvent des opinions plutôt classées à droite de l'échiquier politique, malgré un certain nombre d'écrits où sa position est plus nuancée. C'est précisémment sans doute parce que l'argumentaire de ses opinions est long, fouillé, obligeant à réfléchir, que les médias n'arrivent pas à la restituer... La participation de Michel ONFRAY lui-même à de certaines polémiques n'y est pas pour rien. Dire qu'il est favorable à une "gestion libertaire du capitalisme" (un post-anarchisme) peut être l'occasion de relever sans doute quelques contradictions, s'il n'ajoutait pas "par opposition à la gestion libérale du capitalisme".  Son soutien à Olivier BESANCENOT, candidat de la Ligue Communiste Révolutionnaire, pendant la campagne présidentielle de 2007 dénote tout de même une orientation générale à gauche, et même à la gauche de la gauche française... Mais l'essentiel, par-delà une certaine impression qu'il "enfonce des portes ouvertes" (qui ne le sont pas pour tout le monde!) (se situant finalement dans le courant séculaire de laïcisation), comme l'écrit le philosophe Michael PARAIRE (Michel ONFRAY, une imposture intellectuelle), son oeuvre représente une constante critique de la manière universitaire dominante de philosopher (sans prise souvent avec la réalité sociale), et une entreprise de démolition d'une certaine présentation de l'histoire de la philosophie.

    Influencé par une myriade d'auteurs comme SPINOZA, Baron D'HOLBACH, Karl MARX, Frédérix NIETZSCHE, Pierre HADOT, Diogène de SINOPE, et aussi par Vladimir JANKÉLÉVITCH (dont il redéfinit la notion d'Hapax existentiel), Gilles DELEUZE (dont il reprend la notion de "personnage conceptuel"), il en tire (de certaines de leurs oeuvres) une philosophie que l'on pourrait qualifier de composite si elle n'avait pas une certaine unité profonde

 

    Nous pouvons opérer un classement de (la plupart de) ses oeuvres par collection, toutes abordant souvent les mêmes sujets :

- La Contre-histoire de la philosophie ; à l'origine de 6 titres, mais à ce jour de 9 livres ;

- La philosophie féroce, avec Exercices anarchistes (Galilée, 2004), Trace de feux furieux (Galilée, 2006) et Philosopher comme un chien (Galilée, 2010) ;

- Le Journal hédoniste, avec Le désir d'être un volcan (Grasset, 1996) ou Le magnétisme des solstices (Flammarion, 2013) ;

- Oeuvres axées sur l'autonomie et la résistance : Politique du rebell. Traité de résistance et d'insoumission (Grasset, 1997),

- Revue des philosophes "alternatifs" : Antimanuel de philosophie. Leçons socratiques et alternatives (Bréal, 2001), Traité d'athéologie. Physique de la métaphysique (Grasset, 2005), 

- Oeuvres axées sur un philosophe ou une philosophie, souvent reliée au monde des arts, moins connues du grand public : Georges Palante. Essai sur un neitzschien de gauche (Folle Avoine, 1989), LOeil nomade. La peinture de Jacques Pasquier (Folle Avoine, 1993), Métaphysique des ruines. La peinture de Monsà Desidero (Mollat, 1995), Physiologie de Georges Palante. pour un nietzschéisme de gauche (réddédition, Grasset, 2002), Célébration du génie colérique. Tombeau de Pierre Bourdieu (Galilée, 2002), Splendeur de la Catastrophe. La peinture de Vladimir Vélikovic (Galilé, 2002), Les Icônes païennes, Variations sur Ernest Pignon-Ernest (Galilée, 2003), Epiphanies de la séparation. La peinture de Gilles Aillaud (Galilée, 2004), Oxymoriques. Les photographies de Bertina Rheims (Jannink, 2005), La Sagesse tragique. Du bon usage de Niestzsche (LGF, 2006), Fixer les vertiges. Les photographies de Willy Ronis (Galilée, 2007), L'innocence du devenir. La Vie de Frédérixc Nietzsche (Glailé, 2008), Le Chiffre de la peinture. L'Oeuvre de Valerio Adami (Galilée, 2008), La Vitesse des imulacres. Les sculptures de Pollès (Galilée, 2008), La Religion du Poignard. Eloge de Charlotte Corday (Galilée, 2009), L'Apiculteur et les Indiens. La peinture de Gérard Garouste (Galilée, 2009), Le recours aux forêts. La tentation de Démocrite (Galilée, 2009), Nietzsche. Se créer liberté (biographie en BD par Maximilien Le ROY, éditions Le Lombard, 2010), L'ordre libertaire. La vie philosophique d'Albert Camus (Flammarion, 2012), La Sagesse des abeilles. première leçon de Démocrite (Galilée, 2012), La Raison des sortilèges. Entretiens sur la musique, avec jean-Yves Clément (Autrement, 2013)... Michel ONFRAY partage avec Frédéric NIEZSCHE son intérêt pour la musique (finalement comprendre Nietzsche sans avoir lu ses oeuvres sur Wagner et la musique semble difficile...)

S'en dégage Le Crépuscule d'une idole. L'affabulationfreudienne (Grasset, 2010), car objet d'une large polémique, suivi d'Apostille au Crépuscule. Pour une psychanalyse non freudienne (Grasset, 2010). 

- Oeuvres sur la philosophie hédoniste et sur le corps : le Ventre des philosophes. Critique de la raison diététique (Grasset, 1989), Cynismes. Portrait du philosophe en chien (Grasset, 1990), L'Art de jouir. Pour un matérialisme hédoniste (Grasset, 1991), La Sculpture de Soi. La morale esthétique (Grasset, 1993), La Raison gourmande. Philosophie du goût (Grasset, 1995), Théorie du corps amoureux. pour une érotique solaire (Grasset, 2000), L'invention du plaisir. Fragments cyrénaïques (LGF, 2002), Archéologie du présent. Manifeste pour une esthétique cynique (Adam Biro/Grasset, 20033), La Puissance d'exister. Manifeste hédoniste (Grasset, 2006), La Pensée de midi. Archéologie d'une gauche libertaire (Galilée, 2007), Le Souci des plaisirs. Construction d'une érotique solaire (Flammarion, 2008), Manifeste hédoniste (Autrement, 2011),  Un requiem athée (Galilée, 2013).

  Sur la façon de philosopher, nous pouvons distinguer La Communauté philosophique. Manifeste pour l'Université populaire (Galilée, 2004), suivi de Suite à la Communauté philosophique. Une machine à porter la voix, avec Patrick BOUCHAIN (Galilée, 2006). Egalement, Rendre la raison populaire. Université populaire, mode d'emploi (Autrement, 2012).

   La problématique du génocide fait l'objet de plusieurs passages de divers livres, mais on note sur le sujet Le Canari du nazi. Essais sur la monstruosité (Collectif, Autrement, 2013).

 

   La lecture des oeuvres de michel ONFRAY, étant donné leur bonne lisibilité, le refus d'utiliser un langage spécialisé et les thèmes concernant directement  l'individu, peut commencer par n'importe quel ouvrage. Même si notre préférence va à la série sur la Contre-histoire de la philosophie (à part l'un de nous, fou de musique qui va directement aux ouvrages touchant l'art), parce que c'est là que l'on peut trouver le plus rapidement et sans doute de la manière la plus ouverte, facilitant la réflexion ultérieure, et l'interprétation et les sources de l'auteur.

Le premier volume sur Les sagesses antiques comporte un préambule général qui éclaire sur sa manière de philosopher. Il se positionne fortement contre l'enseignement académique et propose une voie ouverte sur la philosophie, qu'il faut arrêter de considérer comme ennuyeuse... "L'historiographie, une polémologie. L'historiographie relève de l'art de la guerre. Pas étonnant, dès lors, qu'alentour règne l'ambiance des secrets-défense. La discipline participe donc de la polémologie : comment envisager le combat, mesurer les rapports de force, mettre au point une stratégie, une tactique pour y parvenir, gérer les informations, taire, passer sous silence, souligner l'évidence, feindre, et tout ce qui suppose des affrontements à même de déterminer vainqueur et vaincu? L'histoire est fable avec les gagnats et sans pitié à l'égard des perdants. Elargissons : l'historiographie de la philosophie n'échappe pas à cette loi du genre. La philosophie, un peu arrogante, souvent sûre d'elle-même, assez donneuse de leçons, se présente habituellement comme la discipline couronnant toutes les autres. Les fonctionnaires de la matière actifs dans l'Inspection générale ne se privent pas d'entonner cette antienne et de justifier ses enseignement dans les seules classes de terminale du cursus scolaire en arguant de la nécessité d'un bagage minimum de culture générale pour pouvoir commencer à philosopher." Il s'insurge contre l'absence "dans la discipline fragmentée - éthique et esthétique, épistémologie et anthropologie, logique et politiqye, etc - ou dans les études adjacentes des sciences dites humaines (d') un secteur consacré à l'examen des conditions de son écriture. Nulle part on n'interroge les présupposés des auteurs qui écrivent l'histoire, donc, d'une certaine manière, la font." Il peste contre une répétition des mêmes auteurs, des mêmes textes et des mêmes périodisations (un Démocrite présocratique qui lui survit de trente ou quarante ans!).  Pour lui, "l'historiographie dominante dans l'Occident libéral est platonicienne. Comme on écrivait l'histoire (de la philosophie) du seul point de vue marxiste-léniniste dans l'Empire soviétique au siècle dernier, dans notre vieille Europe les annales de la discipline philosophique s'établissent du point de vue idéaliste. Consciemment ou non." Il dénonce cette distorsion et cette focalisation sur les thèmes philosophiques de PLATON, de DESCARTES, de KANT, de HEGEL. "L'idéalisme, la philosophie des vainqueurs depuis le triomphe officiel du christianisme devenu pensée d'Etat (...) passe traditionnellement pour la seule et unique philosophie digne de ce nom." Il reprend l'analyse d'Alfred North WITEHEAD (Process and Reality, 1929) pour qui "la plus sûre description d'ensemble de la tradition philosophique européenne est qu'elle consiste en une série d'annotations à Platon". "Face à l'histoire des vainqueurs, devant la domination sans partage de l'historiographie dominante, pour faire pièce à la doctrine officielle et institutionnelle, il manque évidemment une histoire des vaincus, une historiographie des pensées dominées, une doctrine officieuse et alternative. En tout logique, elle n'existe évidemment pas, la coutume des seigneurs de guerre s'y oppose. Logique du massacre intégral oblige". C'est ce à quoi veut s'atteler Michel ONFRAY dans sa série de la Contre-histoire de la philosophie. Il propose en même de remettre en chantier la manière même de philosopher et de revenir en fin de compte, dans cette façon "nouvelle", à une façon très ancienne... "c'est celle de l'agora et du forum. Elle définit la manière antique de pratiquer une philosophie ouverte à destination du passant ordinaire : Protagoras le docker, Sacrate le sculpteur, Diogène l'assistant banquier, Pyrrhon le peintre, Aristippe l'enseignant, s'ils sont de vrais philosophes - créateur d'une vision du monde, auteurs d'ouvrages théoriques, ils vivent leur pensée au quotidien et mènent une vie philosophique -, ne sont pas des professionnels de la profession sur le mode postmùoderne. De même, ils ne s'adressent pas à des spécialistes qui se destinent à l'enseignement ou à la recherche philosophique. Ils parlent au poisoonier, au charpentier, au tisserand qui passe par là et qui, parfois, s'arrête, écoute, adhère, puis se convertit à un mode d'existence spécifique tendu vers la création de soi comme une subjectivité heureuse dans un monde dominé par la négativité." Loin d'être le musée habituellement proposé, la philosophie ne se constitue pas obligatoirement contre le corps, malgré lui, mais avec lui, à la manière de SPINOZA, de Gilles DELEUZE et de NIETZSCHE. il adopte pour ce faire, le genre de la biographie existentielle, qui nous permet ainsi de participer, dans la recherche de sources qui constituent sans doute, par leur rareté, le principal obstacle à cette grande entreprise. Si cette rareté s'atténue dans le temps, problématique pour l'Antiquité, moins contraingnante pour les temps modernes et même auparavant, l'invention de l'imprimerie permettant la mutiplication des copies de ces sources, elle demeure encore, tant les destructions furent et sont encore nombreuses, du fait du temps, des intempéries mais aussi de la volonté des vainqueurs dont il parle. 

Neuf volumes sont déjà parus de cette Contre histoire : outre le premier volume sur les Sagesses antiques (2006), dans l'ordre, Le Christianisme hédoniste (2006), Les libertins baroques (2007), Les Ultras des Lumières (2007), L'eudénisme social (2008), Les radicalités existentielles (2009), La Construction du surhomme (2011), Les Freudiens hérétiques (2013) et Les Consciences réfractaires (2013), tous aux Editions Grasset.

 

    Dans Antimanuel de philosophie, le professeur de philosophie tente de réconcilier les lycéesn avec cette discipline en indiquant un certain nombre d'auteurs et de textes autour de thèmes en prise avec la réalité ou le vécu qutidien. Avec une présentation humoristique et rompant avec des questions qu'il juge aussi absconse de Pourquoi y-a-t-il de l'être plutôt que rien (Leibniz, Heidegger) ou Comment les jugements synthétiques a priori sont-ils possibles? (Kant), il aborde des sujets clés discutés par maintes philosophies mais qui ne trouvent pas de place adéquate dans les manuels scolaires : Qu'est-ce que l'homme? (Reste-t-il beaucoup de babouin en vous? ou A quel moment une pissotière peut-elle devenir une oeuvre d'art?), Comment vivre ensemble? (Laisserez-vous les sites pornographiques d'Internet accessibles à vos enfants? ou Croyez-vous utile de juger d'anciens nazis presque centenaires?) et Que peut-on savoir? (Qu'est-ce qui s'évapore quand vous perdez conscience (seul ou à deux)? ou Faut-il être obligatoirement menteur pour être Président de la République?). "Dans les programmes officiels, on transmet des valeurs sûres, classiques. La plupart du temps elles dérangent peu l'ordre social, moral et spirituel, quand elles ne le confortent pas nettement. Mais il existe aussi, et en quantités, des philosophes marginaux, subversifs, drôles, qui savent vivre, manger et boire, qui aiment l'amour, l'amitié, la vie sous toutes ses formes - Arstippe de Cyrène (vers 435-350 av JC) et les philosophes de son école, les Ctrénaïques, Diogène de Sinope (Ve siècle av JV) et les Cyniques, Gassendi (1592-1655) et les Linertins, La Mettrie (1709-1751), Diderot (1713-1784), Helvétius (1715-1771) et les Matérialistes, Charles Fourier (1772-1837) et les Utopistes, Raoul Vaneigem (né en 1934) et les Situationnistes, etc."

 

    Par le Traité d'athéologie, Michel ONFRAY série toute une série de notions autour de la croyance religieuse, sans mépris pour les croyants, avec beaucoup de virulences envers les profiteurs des croyances. Il estime que les Lumières se sont arrêtées en chemin, avec une vision bien plus déiste qu'athéiste, que Kant, excellent dans La Critique de la raison pure, n'ose pas s'attaquer au final à Dieu, à l'immortalité de l'âme et à l'existence du libre arbitre, "trois piliers de toute religion".  il entend renouer avec l'ambition de Georges BATAILLE (qui voulait dès 1950 publier en trois volumes chez Gallimard La Somme athéologique), mais qui laisse le corpus inachevé. "Au-delà de ce Traité d'athéologie liminaire, la discipline suppose la mobilisation de domaines multiples : psychologie et psychanalyse (envisager les mécanismes de la fonction fabulatrice), métaphysique (traquer les généalogies de la transcendance), archéologie (faire parler les sols et sous-sols des géographies desdites religions), paléographie (établir le texte de l'archive), histoire bien sûr (connaitre les épistémès, leurs strates et leurs mouvements dans les zones de naissance des religions), comparatisme (constater la permanence de schèmes mentaux actifs dans des temps distincts et des lieux éloignés), mythologie (enquêter sur le détail de la rationalité poétique), herméneutique, linguistique, langues (penser l'idiome local), esthétique (suivre la propagation iconique des croyances). Puis la philosophie évidemment, car elle parait la mieux indiquée pour présider aux agencements de toutes ces disciplines. L'enjeu? Une physique de la métaphysique, donc une réelle théorie de l'immanence, une ontologie matérialiste.".

 

     C'est dans Politique du rebelle, que l'on peut trouver le versant politique de la pensée de Michel ONFRAY, car dans les autres livres, les préoccupations socio-politiques, et encore plus sociales, semblent laissées dans l'ombre au profit de ce qui intéresse le plus profondément l'individu. C'est à la recherche d'une mystique de gauche, ancré dans l'esprit de résistance, que se livre l'auteur, qui situe une telle recherche dans le sillage (en tentant d'y découvrir un achèvement), de Mai 68. Cela considéré dans une fin de siècle convaincue de la mort des idéologies collectives. 

 

   Toute son oeuvre, et ses conférences à l'Université populaire de Caen, prônent un athéisme argumenté et militant. Il décortique à longueur d'ouvragesn ce qui'l appelle l'idéalisme ascétique platonicien, néo-platonicien, puis chrétien, et enfin allemand, qui influence notre manière de penser et de concevoir le monde. Sans pour autant négliger d'autres sphères culturelles, allant souvent vers l'Islman ou le JudaÏsme. 

 

Michel ONFRAY, Politique du rebelle, Traité de résistance et d'insoumission, Grasset, 2004 ; Traité d'athéologie, Physique de la métaphysique, Grasset, 2005 ; Antimanuel de philosophie, Leçons sacratiques et alternatives, Bréal, 2001 ; Les sagesses antiques, Contre-histoire de la philosophie 1, Grasset, 2006.

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