Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 11:02

     L'imprimeur,  journaliste politique, polémiste, économiste, philosophe et sociologue français Pierre Joseph PROUDHON constitue au fil de ses oeuvres un système de pensée qui rejette le socialisme utopique et forge le concept de socialisme scientifique, fondé sur une science de la société méthodiquement découverte et rigoureusement articulée. Il est le premier à se qualifier d'anarchiste.

 

    Dans son oeuvre, foisonnante mais d'une cohérence interne rigoureuse, tous les sujets et les problèmes de l'humanité sont abordés avec un sens certain de la projection et de la prospective. La confrontation de PROUDHON et de MARX provient, outre le conflit entre anarchisme et marxisme, de la cohérence de leurs systèmes de pensée à bien des égards antagoniques.

Science et liberté, socialisme scientifique et socialisme libéral, libéral cas scientifique et pluraliste parce que libéral : telle est l'originalité de sa pensée, par rapport aux socialistes utopiques de son siècle et aux conséquences dogmatiques de la pensée scientifique de MARX. Dans Premier Mémoire de l'histoire de 1840, il écrit que "La souveraineté de la volonté cède devant la souveraineté de la raison, et finira par s'anéantir dans un socialisme scientifique" et "La liberté est anarchie parce qu'elle n'admet pas le gouvernement de la volonté mais seulement l'autorité de la loi (...). La substitution de la loi scientifique à la volonté (...) est, après la propriété, l'élément le plus puissant de l'histoire." Il forge et applique le concept de socialisme scientifique et lui oppose, dès 1846, le nouveau terme de "socialisme utopique". La société, pour lui, produit les lois et les matériaux de son expérience". Aussi la science sociale et le socialisme scientifique sont-ils, corrélativement, autodécouverte et auto-application par la société réelle des lois inhérentes à son développement. "La science sociale est l'accord de la raison et de la pratique sociale" (Contradictions économiques, 1846) ; leur séparation est donc la cause de toutes les utopies et de toutes les aliénations : "Je proteste contre la société actuelle et je cherche la science. A ce double titre je suis socialiste", écrit-il (Voix du peuple, 1848). La même logique qui transforme le socialisme critique en socialisme scientifique conduit celui-ci à être un socialisme libéral. Pour éliminer l'arbitraire capitaliste, le socialisme tend à un collectivivation sociale. Parallèlement, pour supprimer l'arbitraire étatique, il amène une libéralisation sociale. C'est à la société tout entière s'autogérant et s'auto-administrant qu'il appartient de préparer et d'instaurer cette "révolution permanente" (Toast à la révolution), cet évolutionnisme révolutionnaire, et d'inférer du pluralisme organique social un pluralisme organisateur. La clé de la pensée proudhonienne ne réside pas dans un apriorisme intellectuel, un dogme métaphysique, mais dans une théorisation fondée sur l'observation scientifique : le pluralisme. En effet, "le monde moral 'social) et le monde physique reposent sur une pluralité d'éléments , et c'est de la contradiction de ces éléments que résultent la vie, le mouvement de l'univers", la possibilité de la liberté pour l'homme et la société. "Le problème consiste non à trouver leur fusion, ce qui serait la mort, mais leur équilibre sans cesse instable, variable comme le développement des sociétés" (Théorie de la propriété, 1865). L'antagonisme autonomiste et l'équilibration solidariste sont "la condition même de l'existence" : sans opposition, pas de vie, pas de liberté ; sans composition, pas de survie, pas d'ordre. Le pluralisme est donc l'axiome de l'univers ; l'antagonisme et l'équilibration, sa loi et sa contre-loi (La Guerre et la paix, 1861). Le monde, la société sont pluralistes. Leur unité est une unité d'opposition-composition, une union d'éléments diversifiés, autonomes et solidaires, en conflit et en concours. De ce pluralisme physique et sociologique effectif, PROUDHON induit un pluralisme social efficient. (Jean BANCAL).

 

     Sur la thèse que la liberté équivaut à la négation du pouvoir, le raisonnement de PROUDHON s'articule à un vigoureux talent polémique contre la pensée politique moderne. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles peut se développer ensuite une pensée conservatrice comme progressiste inspirée de ses oeuvres. Contre Jean-Jacques ROUSSEAU dont il cite la formule "Commençons donc par écarter tous les faits" (dans son Second Discours), il faut les rétablir. Car seule la connaissance permet de s'affranchir de leur emprise. Les philosophes jusqu'à présent n'ont su qu'exposer les raisons du pouvoir pour en aménager les formes. Avec le révolutionnaire indigné, l'humanité réclame un renversement du sens même de l'interrogation politique : "Pourquoi prétendez-vous régner sur moi et me gouverner?" (Idée générale de la révolution au XIXe siècle). Ses griefs sont essentiellement tournés vers le citoyen de Genève, les rodomantades outragées de son âme fragile et surtout ce mouvement qui le caractérise ainsi que ses frères penseurs. Absoudre la société que l'on accuse : tel est bien le fond d'une critique radicale de l'autorité qui ne déteste rien plus que ces fausses intransigeances de la liberté qui restaurent au dernier moment le pouvoir et qui s'en tiennent quitte avec lui pour l'avoir déposé dans les mains de tous. Mais telle est aussi une part du destin de l'anarchisme, puisque c'est ce reproche que MARX retournera contre PROUDHON, après avoir pris acte de son effort pour déplacer la question de l'aliénation humaine du terrain de l'illusion politique vers celui de la réalité économique. (Pierre BOURETZ)

 

   Son oeuvre la plus connue, Qu'est-ce que la propriété? ou Recherche sur le principe du Droit et du Gouvernement (1840), foit de lui un révolutionnaire conscient et revendiquant de l'être. Son oeuvre la plus élaborée, Système des contradictions économiques (18146), constitue une explication de la société fondée sur l'existence de réalités contradictoires. La propriété manifeste l'inégalité, mais est l'objet même de la liberté. Les Confessions d'un révolutionnaire pour servir à l'histoire de la révolution de février (1849) met en relief sa conviction que "l'anarchie, c'est l'ordre sans le pouvoir".

Outre ces trois ouvrages, il est l'auteur, au milieu de nombreux articles où il polémique tant avec BOUKARINE que MARX, de propositions pour aboutir précisément à cet ordre : de Avertissement aux propriétaires (1841), Dispositif des contradictions économiques ou Philosophie de la misère (1846, auquel Karl Marx répond ensuite dans son Misère de la philosophie, Solution du problème social (1848), Idée générale de la révolution au XIXe siècle (1851), à Le Manuel du spéculateur à la Bourse (1853), De la justice dans la révolution et dans l'Eglise. Nouveaux principes de philosophie pratique (1858), Théorie de l'Impôt (1861), La Guerre et la Paix (1861), La Fédération et l'unité en Italie (1862), Du principe fédératif et de l'obligation de reconstituer le parti de la révolution (1863), De la capacité politique des classes ouvrières (1865), Du principe de l'art et de sa destination sociale (1865), Théorie du mouvement constitutionnel (à titre posthume, 1870), La pornocratie ou Les Femmes dans les temps modernes (1872) à La célébration du dimanche, il n'y a pas beaucoup de thèmes qu'il n'aborde pas et souvent de manière prémonitoire... 

 

    Dans Qu'est-ce que la propriété?, Pierre-Joseph PROUDHON développe une réflexion iconoclaste restée célèbre, qu'il poursuit sous forme de deux autres mémoires, en 1841 dans sa Lettre à M Blanqui et en 1842 dans Avertissement au propriétaires (Lettre à M Considérant), puis dans son ouvrage Théorie de la propriété de 1862. Succès de librairie, Qu'est-ce que la propriété? est aussitôt réédité et vaut à son auteur une brusque notoriété. Il échappe de peu d'ailleurs à la suppression de la bourse Suard attribuée par l'Académie de Besançon en 1838, grâce notamment à Adolphe BLANQUI qui vante les mérites scientifiques de l'ouvrage dans un rapport à l'Académie des sciences morales et politiques.

    L'ouvrage, dont les 5 chapitres sont divisés généralement en deux parties, est dans la première critique et la seconde dogmatique, cette première partie étant de loin la plus commentée.

Après avoir servi à lancer la fameuse formule, empruntée d'ailleurs au girondin BRISSOT de la Révolution Française, le premier chapitre introductif entreprend, sur le constat de la prédominance dans l'entendement de l'habitude et des préjugés sur les catégories kantiennes, une généalogie de l'idée du juste qui, "mal déterminée et incomplète", explique "les mauvaises applications législatives, la politique erronée, le désordre et le mal social". Parmi les trois principes fondamentaux qui persistent encore malgré la Déclaration des droits de 1789 et la Charte de 1830, la souveraineté dans la volonté d'un homme, inégalité des fortunes et des rangs, propriété, c'est ce dernier dont il importe de démonter l'injustice, celles des deux autres en dépendant.

Au chapitre suivant, il s'agit de critiquer le Code Napoléon, qui, comme le droit romain, fait de la propriété un droit absolu d'user et d'abuser d'un bien. La propriété semble se situer "en dehors de la société", se distinguant des droits naturels (liberté, égalité et sûreté). Elle ne trouve pas de fondement ni dans la loi civile, ni dans l'occupation, contrairement à ce que soutient REID, Destutt de TRACY et DUTENS.

Le chapitre III s'attaque en trois temps à l'argument qui consiste à légitimer la propriété à partir du travail : d'abord, la terre, "bien indispensable à la conservation et donc chose commune", ne peut être appropriée ; ensuite, le consentement universel ne suffit pas à justifier la propriété ; enfin, la prescription n'est jamais acquise en la matière. Le travail n'a aucune puissance d'appropriation, conduit à l'égalité des propriétés et "détruit la propriété".

Le chapitre IV vise à la démontrer en dix axiomes. Ces dix axiomes sont :

- La propriété est le droit d'aubaine que le propriétaire s'attribue sur une chose marquée par lui de son seing ;

- La propriété est impossible, parce que de rien elle exige quelque chose ;

- La propriété est impossible, parce que là où elle est admise, la production coûte plus qu'elle ne vaut ;

- La propriété est impossible, parce que sur un capital donné, la production est en raison du travail, non en raison de le propriété ;

- La propriété est impossible, parce qu'elle est homicide ;

- La propriété est impossible, parce qu'avec elle la société se dévore ;

- La propriété est impossible, parce qu'elle est mère de la tyrannie ;

- La propriété est impossible, parce qu'en consommant ce qu'elle reçoit, elle le perde, qu'en l'épargnant, elle l'annule, qu'en la capitalisant, elle le tourne contre la production ;

- La propriété est impossible, parce que sa puissance d'accumulation est infinie et qu'elle ne s'exerce que sur des quantités finies ;

- La propriété est impossible, parce qu'elle est impuissante contre la propriété ;

- La propriété est impossible, parce qu'elle est la négation de l'égalité.

     Dans le dernier chapitre, PROUDHON ébauche, à partir de trois types de sociabilité (liée aux sentiments, à la justice et à l'équité), une philosophie de l'histoire où se succèdent la communauté (où l'égalité nivelle et la loi uniformise), la propriété (que le droit d'aubaine permet d'identifier à un vol) et un régime à venir et régi par la liberté.

 

  A la lecture de l'ouvrage, on se rend compte que nous avons plus affaire à une longue diatribe qu'à une démonstration scientifique. Pourtant, il s'agit bien de l'esquisse d'une théorie de la plus-value ainsi que l'apparition sous la plume de PROUDHON de l'expression "socialisme scientifique". Cet ouvrage demeure une grande référence ; Karl MARX lui-même consacre 60 pages élogieuses dans La Sainte Famille (1845). Par la suite, le fondateur du marxisme regrette le non aboutissement de cette critique dans Misère de la philosophie (1847). C'est surtout dans les milieux travaillistes et le militantisme syndical que l'ouvrage trouve un écho positif et durable. (Eric LETONTURIER)

 

 

    le dernier ouvrage paru de son vivant, en 1865, De la capacité politique des classes ouvrières, peut être considéré comme la synthèse de ses travaux antérieurs et l'ultime formulation de sa pensée politique. Si ce livre ne reproduit ni le détail des analyses économiques développées dans le Système des contradictions économiques (1846), ni l'ensemble de l'argumentation anti-étatique contenue dans l'Idée général de la Révolution au XIXe siècle (1851) ou dans les Confessions d'un révolutionnaire (1849), on y trouve, en termes condensés, les conclusions de ces analyses critiques. Il y formule aussi, avec précision, le modèle social qu'il n'a cessé d'élaborer et qu'il nomme alors "démocratie socialiste", "mutuellisme" ou encore "démocratie ouvrière". 

Il condense la réponse de la question de la mutation d'une classe économique en classe politiquement agissante, en trois points :

- Sur la "conscience de classe" : Une classe sociale accéderait tout d'abord à la "capacité politique", à condition d'être parvenue à une certaine conscience de soi, conscience de sa place et de son rôle dans la société, des intérêts qu'elle représente et de sa "valeur" propre. PROUDHON estime que les classes ouvrières on "acquis conscience d'elles-mêmes" et que l'année 1848 symbolise clairement la formation et la manifestation de cette conscience de classe ;

- Sur l'"idée de classe" : Une classe sociale accéderait à la capacité politique lorsqu'elle serait en mesure de formuler, conformément à sa conscience, la théorie de sa situation historique, de ses rapports avec la totalité social, et l'"idée", le projet central de son action. S'il estime que "les classes ouvrières possèdent une idée qui correspond à la conscience qu'elles ont d'elles-mêmes, et qui est en parfait contraste avec l'idée bourgeoise", PRODHON pense que la théorie ouvrière n'a pas été suffisamment systématisée ni suffisamment développées dans toutes ses conséquences ;

- Sur la "pratique de classe" : sur la question de savoir si la classe ouvrière a , en 1865, une pratique en tous points conforme à son projet et si elle serait capable, en cas de situation révolutionnaire, "de créer et de développer un nouvel ordre politique, PROUDHON répond négativement. Il en donne pour preuve les comportements électoraux où l'on voit des ouvriers voter pour les candidats bourgeois résolus à défendre une politique anti-socialiste.

  Il oppose, à l'économie capitaliste, aux rapports de classe, à la politique centralisatrice du Second Empire, l'économie mutuelliste, le modèle d'une société égalitaire et enfin le projet d'une société fédérale et décentralisé. 

  Le mutuellisme économique et social devrait avoir son complément et sa confirmation dans un régime politique résolument anti-centralisateur et confédéral. L'auteur construit avec ferveur le modèle d'une société plurielle dont la Commune serait le fondement et la Confédération le sommet. Les communes devraient avoir une large autonomie, le pouvoir d'organiser leur vie quotidienne, leurs écoles et leur police. Les provinces devraient constituer des zones d'autonomie, possédant leur mode de représentation et gérant leurs échanges avec les autres provinces, confédérales ou extérieures. Les anciens Etats disparaîtraient pour laisser la place à un échelon national de consultation et d'information. Les provinces conserveraient le droit de se retirer de la Confédération selon leur propre volonté. Un tel système réaliserait ce que PROUDHON appelle une "Démocratie ouvrière, mutuelliste et fédérative", destinée non seulement à libérer les classes ouvrières de l'aliénation capitaliste, à multiplier les échanges et les relations sociales, mais aussi à conjurer les menaces de guerres internationales.

   Cet ouvrage devient l'ouvrage théorique essentiel pour les ouvriers français de la Première Internationale, puis l'un des grands ouvrages de référence pour les théoriciens anarchistes. Par-delà les discussions inachevées sur la place de cet ouvrage et, plus généralement, sur le prolongement de la pensée proudhonienne dans le mouvement socialiste depuis la Commune de Paris jusqu'aux mouvements révolutionnaires du XXe siècle, on est frappé par la permanence des problèmes et des thèses formulés : critique du capitalisme et de ses conséquences sur les liens sociaux, critique des Etats centralisateurs, qu'ils soient capitalistes ou déclarés socialistes ou communistes, appel à une société mutuelliste (ou autogestionnaire), recherche d'une société où le socialisme et la liberté ne seraient pas incompatibles... (Pierre ANSART)

 

   C'est une descendance contrastée qu'a cette pensée proudhonienne :

- Elle influence, voire détermine l'éclosion, de nombreuses pensées qui se disent socialistes ou communistes, malgré la rageuse polémique, plus sur la question de la prédominance au sein du mouvement ouvrier que sur le fond, entre PROUDHON et MARX (heurté par ses conseils sur le dogmatisme autoritaire, le romantisme révolutionnaire et l'esprit d'exclusion...). Même dans sa préface de 1890 au Manifeste du Parti Communiste, ENGELS reconnaît l'étendue de cette obédience proudhonienne, qui imprègne l'Intalie, l'Espagne, la Belgique, l'Allemagne. En Russie, où se diffuse le plus largement la doctrine de PROUDHON (grâce à HERZEN et ses amis), s'en inspire largement l'anarchisme de BAKOUNINE ou de KROPOTKINE, et même la littérature de TOLSTOÏ.

Lors de la révolution russe, les proudhoniens ont une influence déterminante sur la formation des soviets de base, supprimés ensuite assez vite sous la pression de STALINE et de TROTSKI. En France, de JAURÈS à nos jours, toutes les nuances du mouvement socialiste et des démocrates réformateurs se reconnaissent dans ce socialisme libéral, ce pragmatisme travailliste et cette justice idéo-réaliste. Il influence la forme que prennent les différents syndicalismes. Cette influence va jusqu'au catholicisme social à travers PÉGUY, MOUNIER et des artisans de l'ouverture de l'Eglise catholique. Les idées d'autonomie ouvrière, de fédéralisme professionnel, de séparation de l'économique et du politique, du parti et de l'Etat, d'autogestion passent dans l'héritage syndicalistes avec les proudhonienes VARLIN, PELLOUTIER, GRIFFUELHES, SOREL, JOUHAUX, fondateurs, théoriciens et praticiens du syndicalisme français.

- Ses idées "révolutionnaires" mais non "bousculeuses", sa foi en l'action organisée d'un véritable "réformisme révolutionnaire" plus qu'à une "action révolutionnaire" gagnent également un courant réformiste et même un courant traditionaliste. L'inflation des couples antinomiques de sa descendance contrastée semble bien souligner cette dualité : syndicalisme et socialisme réformistes ou révolutionnaire, fédéralisme et régionalisme de droit ou de gauche, travaillisme et adeptes de la participation, anarchisme et partisans de l'autogestion... Cependant, dans ces oppositions si souvent perverties par de fallacieuses annexions, apparaissent, en fait disjoints, les deux éléments toujours accouplés de l'évolutionnisme révolutionnaire de PROUDHON : nécessité absolue des transformations continues (la révolution permanente) et refus de la violence arbitraire, sens du temps ("les révolutions durent des siècles").

Les idées filtrent peu à peu dans toute la société moderne, avec parfois de véritables détournements idéologiques ("anarchistes de droite").

 

Pierre-Joseph PROUDHON, Qu'est-ce que la propriété? ou Recherches sur le principe du droit et du gouvernement. Premier Mémoire, Editions Garbier-Flammarion, 1966 ; De la capacité politique des classes ouvrières, Editions Rivière, 1924.

Une grande partie de l'oeuvre de PROUDHON est disponible sur le site de l'UQAC. 

Jean BANCAL, article Proudhon et proudhonisme et Eric LETONTURIER, article Qu'est-ce que la propriété?, dans Encyclopedia Universalis, 2004 ; Pierre ANSART, Proudhon, dans Dictionnaire des oeuvres politiques, PUF, 1986.

 

 

Partager cet article

Published by GIL - dans AUTEURS
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : LE CONFLIT
  • : Approches du conflit : philosophie, religion, psychologie, sociologie, arts, défense, anthropologie, économie, politique, sciences politiques, sciences naturelles, géopolitique, droit, biologie
  • Contact

Recherche

Liens