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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 09:26

                      L'ingénieur, architecte militaire, urbaniste et essayiste français sous le règne de louis XIV, se trouve très présent dans l'historiographie officielle. Connu par le grand public surtout pour ses fortifications aux frontières, figurant parfois parmi les grands maîtres de la stratégie, il a participé à la plupart des campagnes militaires de son Roi, mais aussi, il a rédigé, instruit par ses incessants voyages sur la situation réelle du pays, des essais de réforme, notamment fiscale. Il est à l'origine de l'aménagement de plus d'une centaine de places fortes situées aux frontières du royaume et de la construction d'une trentaine d'enceintes nouvelles et de citadelles. Par certains côtés, il préfigure le mouvement des philosophes des Lumières (même s'il est ignoré en grande partie par les Encyclopédistes). Rédacteur de plusieurs traités et essais sur la défense et l'attaque des villes, par exemple de Le Traité de l'attaque des places et de Le traité de défense des places, publiés tout deux en 1706, il s'intéresse également au développement de l'économie française (agriculture) afin de prévenir les disettes - très présentes en ces temps de guerres incessantes - et à la réforme de la fiscalité. Sensible au sort des paysans écrasés d'impôts, il cherche des solutions avec lucidité. Il consigne, comme beaucoup de ses contemporains, ses observations. Elles couvrent une douzaine de volumes, consacrés à des thèmes très divers. Rassemblées plus tard sous le titre global Mes oisivetés ou Pensées d'un homme qui n'avait pas grand-chose à faire, ces observations témoignent d'une volonté de s'attaquer aux inégalités fiscales. Un Projet de capitation (1694) et un Projet d'une dîme royale (1986, publié en 1706), très discutés et mal appliqués, autre autres sont remarqués par FONTENELLE.

 

               VAUBAN se situe dans une lignée de grands planificateurs au service de la royauté, tels RICHELIEU, LE TELLIER et LOUVOIS. Dans ses multiples traités successifs, tenant compte à chaque de l'expérience des diverses campagnes militaires, le noble (mais très à l'écart de ses pairs, attachés aux intrigues de la Cour) français, s'inspire du fondateur de l'école française de fortification, ERRARD, et surtout de Blaise de PAGAN (1604-1665), théoricien de la construction militaire. Son "premier système" est en fait le modèle de PAGAN, enrichi de perfectionnements mineurs et adapté souplement aux différences de terrain.

Henri GUERLAC évoque différentes polémiques sur le génie créateur de VAUBAN, des auteurs n'y voyant qu'un exécutant remarquable, les autres un véritable stratège des places forte. Même si effectivement, ses "deuxième système" et "troisième système" gardent la trace de ses prédécesseurs, sa capacité descriptive et prescriptive sur les fortifications, visible dans ses Traités, la diffusion de ceux-ci ont font une autorité dans le domaine le plus important à l'époque de l'art militaire. Les guerres sont effectivement une succession interminables de sièges, toujours préludes à l'invasion d'un pays. Ayant toujours l'oreille du Roi, lui-même très grand spécialiste des fortifications, il diffuse sa philosophie de la guerre et ses conceptions technologiques avec beaucoup d'efficacité (bien plus d'efficacité que ses autres écrits...). Il montre une grande répugnance à verser inutilement le sang, et le nouvel esprit de modération qui commençait à prédominer à son époque en matière de guerre, expliquent que ses innovations aient visé à régularisé la prise des forteresses et surtout à réduire les pertes des forces assiégeantes. Avant la mise en oeuvre du "premier système", les attaques de fortifications permanentes bien défendues coûtaient très cher aux attaquants. Les tranchées et les bastions étaient utilisées sans méthode, l'infanterie lancée au jugé, les capitaines se fournissant alors aisément en hommes, leurs armées devenant relativement importante. Dans le Traité des sièges de 1705, VAUBAN propose un système de construction des places fortifiées, un "premier système" : le contour de ces forts était, dans la mesure du possible, un polygone régulier : octogonal, quadrangulaire et même grossièrement rectangulaire. Les bastions formaient la clé du système de défense bien qu'ils sont plus petits que ceux de ses prédécesseurs. Il améliore le détail et recoure de façon plus importante aux défenses extérieures détachées. Son "second système", utilisé pour la première fois à Belfort et à Besançon est le corollaire du système précédent. La structure polygonale est conservée mais les courtines (murs entre bastions) sont allongées et les bastions eux-mêmes sont remplacés par de petits ouvrages ou tours, aux angles protégés par des bastions détachés élevés dans le fossé. Son "troisième système" est une adaptation du second et ne fut utilisé qu'une fois. La forme de la courtine est modifiée pour permettre un plus grand usage du canon en défense, et les tours, bastions détachés et demi-lunes sont agrandis. Loin d'être des éléments tactiques séparés, ils sont conçus en fait comme éléments d'une défense en profondeur du pays. Adaptant la construction de chaque forteresse au terrain sans mettre en péril une ligne principale qui lie les forteresses, VAUBAN préconise une disposition stratégique et entre même dans les considérations diplomatiques. En effet, certains traités signés par le Roi désorganise cette défense en profondeur, et diminue l'efficacité de l'ensemble des fortifications. LOUVOIS, en charge précisément de la diplomate royale le rappelle (gentiment mais clairement) plusieurs fois à l'ordre. Les résistances au systèmes de VAUBAN, parmi les grands architectes royaux (CORMONTAINE, l'Ecole de MÉZIÈRES...) font qu'ils ne seront la règle qu'à la fin du XVIIIIème siècle.

Dans un mémoire de 1678, qui conclu que la frontière serait correctement fortifiée si les places fortes étaient limitées à deux lignes, chacun composée de treize place environ, réparties sur la frontière septentrionale, à l'imitation d'une ligne d'infanterie en ordre de bataille. Son projet réclamait de nouvelles constructions, mais il préconisait également la destruction d'un grand nombre d'anciennes places ce qui assure une bonne économie et libère 30 000 soldats que l'on peut employer ailleurs. Mémoire célèbre très discuté, il influence fortement (de toute façon il reprenait déjà certaines dispositions existantes) les conceptions du Génie français sur la défense en profondeur en vigueur plus tard. 

       Difficile de ne pas évoquer à propos de l'oeuvre de VAUBAN, la notion de pré carré. L'habitude de considérer la France comme dotée de frontières naturelles prend naissance ou au moins prend une portée effective (car sans doute loin dans l'histoire de France, il faudrait rechercher l'origine d'une telle idée) lors du règne de Louis XIV. Il s'agit concrètement d'une double ligne de villes fortifiées qui protège les nouvelles frontières du Royaume contre les Pays-Bas espagnols. Selon David BITTERLING (l'invention du pré carré. Construction de l'espace français sous l'ancien régime, Albin Michel, 2009), le pré carré a bien été conçu par VAUBAN après la conquête du Nord de l'actuelle France.

Nous pouvons lire dans l'ouvrage de Bernard PUJO consacré à VAUBAN, un extrait de lettre adressée à LOUVOIS qui serait à l'origine de cette expression : "Sérieusement, Monseigneur, le roi devrait un peu songer à faire son pré carré. Cette confusion de places amies et ennemies ne me plait point. Vous êtes obligé d'en entretenir trois pour une. Vos peuples en sont tourmentés, vos dépenses de beaucoup augmentées et vos forces de beaucoup diminuées, et j'ajoute qu'il est presque impossible que vous les puissiez toutes mettre en état et les munir. Je dis de plus que si, dans les démêlés que nous avons si souvent avec nos voisins, nous venions à jouer un peu de malheur, ou (ce que Dieu ne veuille) à tomber dans une minorité, la plupart s'en irait comme elles sont venues. C'est pourquoi, soit par traité ou par une bonne guerre, Monseigneur, prêchez toujours la quadrature, non pas du cercle, mais pu pré. C'est une belle et bonne chose que de pouvoir tenir son fait des deux mains."

 

        Dans ses constructions de place comme dans certains de ses écrits (notamment les deux Traités de 1706), il défend la mise en oeuvre d'un urbanisme militaire qui inclut les fonctions proprement civiles de la ville. VAUBAN applique des principes urbanistiques simples et normalisés. Une enceinte la plus régulière possible, en tenant compte toujours des accidents de terrains : le tracé octogonal de Neufbrisach, de 1698, en est l'application la mieux réussie. Une organisation urbanistique qui réponde aux exigences militaires : ce qui implique un plan en damier et une distribution fonctionnelle des bâtiments publics et des habitations groupés autour d'une place centrale carrée destinée aux manoeuvres et aux parades. Les lieux du commandement militaire se combinent "harmonieusement" avec les lieux voués aux activités civiles hôtel de ville, halles de commerce) et religieuses (église). Les casernes, dont les pavillons situés aux extrémités sont réservées aux officiers, et les magasins à poudre sont construits sur les remparts. La superficie de ces places est délimitée par une enceinte, dont l'extension n'est pas prévue (ce qui occasionne de gros problèmes d'entassement des habitations par la suite...). La construction des bâtiments  militaires, qu'il s'agisse des arsenaux ou surtout des casernes, suit des normes strictes, où seuls les matériaux employés changent suivant les régions. Il en est de même pour les constructions civiles. Seules les portes de ville échappent à cette rigueur constructive car VAUBAN tient à leur conserver un décor sculpté à la gloire du roi. (Catherine BRISAC).

 

        Caractéristique de ses écrits, qui ne font souvent des textes réservés à des spécialistes, sont ces extraits des deux traités de 1706 : Règles ou maximes générales qui peuvent servir à l'attaque d'une place, où il expose sa conception en 28 points.

1. Etre toujous bien informé de la force des garnisons, avant de déterminer les attaques.

2. Attaquer toujours par le plus faible des places, et jamais par le plus fort ; à moins que l'on n'y soit contraint par des raisons supérieures qui, comparées aux particulières, font que ce qui est le plus fort dans les cas ordinaires, se trouve le plus faible dans les extraordinaires : ce qui se prend des lieux, des temps, et des raisons que le places sont attaquées, et les différentes situations où l'on se trouve.

Quand le roi assiégea Valenciennes, Sa Majesté n'ignorait pas que le front de la porte d'Aujain ne fût le plus fort de la place ; cependant il fit attaquer par là :

1° A cause de la facilité des approches par la chaussée de Rhume, qui, étant pavée, amenait toutes les munitions depuis Dunkerque, Ypres, Lille, Douai et Tourcoing jusqu'à la queue des tranchées : ce qui ne se pouvait pas partout ailleurs ;

2° A cause des facilités d'avoir des fascines, y ayant de grands bois près de là, qui pouvaient abondamment fournir toutes celles dont on avait besoin ;

3° Pour pouvoir contrevaller, comme on fit, par la tranchée, toute cette partie qui s'étend depuis l'inondation au-dessous de la place, jusqu'à celle au-dessus : ce qui étant répété par deux places d'armes, l'une devant l'autre, et par tous les plis ou rplis de la tranchée, l'ennemi fut enfermé dans la place, et réduit à ne pas sortir quatre hommes hors de son chemin couvert depuis la porte de Tournai jusqu'à la porte de Notre-Dame, de sort que s'il se fût présenté un grand secours, le roi, en renforçant la tranchée de deux bataillons et de trois ou quatre escadrons, aurait pu lever tous les quartiers de ce côté-là, qui faisaient les deux cinquièmes du circuit des lignes, pour en renforcer son armée, et se présenter aux ennemis, sans que les attaques eussent cessé de faire leur chemin. (...) ;

  De pareilles raisons ont déterminé le prince Eugène à attaquer Lille par où il l'a attaquée, qui est certainement un des plus forts côtés de la place.

3. Ne point ouvrir la tranchée que les lignes ne soient bien avancées, et les munitions et matériaux nécessaires en place, prêts et à portée ; car il ne faut pas languir pour ce manquement, mais avoir toujours les choses nécessaires sous la main.

4. Embrasser toujours le front des attaques afin d'avoir l'espace nécessaire aux batteries et places d'armes.

5. De faire toujours trois grandes lignes parallèles aux places d'armes, les bien situer et établir, leur donnant toute l'étendue nécessaire.

6. Les attaques liées sont préférables aux toutes les autres.

(....)

27. Tout siège de quelque considération demande un homme d'expérience, de tête et de caractère, qui ait la principale disposition des attaques, sous l'autorité du général ; que cet homme dirige la tranchée et tout ce qui en dépend ; place les batteries de toute espèce et montre aux officiers de l'artillerie ce qu'ils ont à faire ; à qui ceux-ci doivent obéir ponctuellement, sans y ajouter ni diminuer.

28. Par la même raison, ce directeur des attaques doit commander aux ingénieurs, mineurs, sapeurs, et à tout ce qui a rapport aux attaques, dont l est comptable au général seul : car, quand il y a plusieurs têtes à qui il faut rendre compte, il est impossible que la confusion ne s'y mette, après quoi tout, ou la plus grande partie, va de travers, au grand désavantage du siège et des troupes. (VAUBAN, De l'attaque et de la défense des places dans l'Anthologie des classiques militaires français, textes choisis et présentés par le général L.-M. CHASSIN, Editions Charles-Lavauzelle, 1950).

 

        Son oeuvre réformatrice couvre des aspects économiques et fiscaux mus par la volonté de soulager le fardeau de la masse des paysans. Ainsi, il écrit un mémoire intitulé Cochonnerie, ou le calcul estimatif pour connaître jusqu'où peut aller la production d'une truie pendant dis années de temps. Dans ce texte, d'abord appelé Chronologie des cochons, traité économique et arithmétique, non daté, VAUBAN veut prouver statistiques à l'appui sur dix-sept pages, qu'une truie, âgée de deux ans, peut avoir une première portée de six cochons. Au terme de dix générations, compte tenu des maladies, des accidents et des prédateurs (loup), le total est de six millions de descendants. Sur douze générations, il 'y en aurait autant que l'Europe peut en nourrir, et si on continuait seulement à la pousser jusqu'à la seizième, il est certain qu'il y aurait de quoi en peupler toute la terre abondamment." Si pauvre qu'il fut, il n'est pas un travailleur sur terre "qui ne puisse élever un cochon de son cru par an afin de manger à sa faim". Plusieurs titres de Mes Oisivetés relèvent de ces préoccupations. Observateur lucide du royaume réel, il propose des réformes fiscales : dans ses Projet de capitation (1694) et surtout Projet de Dîme royale (1706) propose de mieux répartir la charge fiscale. Dans ce dernier ouvrage, à l'intitulé long (ce qui est courant pour l'époque) de "Projet d'un dixme royale qui, supprimant la taille, les aydes, les dollanes d'une province à l'autre, les décimes du Clergé, les affaires extraordinaires et tous autres impôts onéreux et non volontaires et diminuant le prix du sel de moitié et plus, produirait au Roy un revenu certain et suffisant, sans frais, et sans être à charge à l'un de ses sujets plus qu'à l'autre, qui s'augmenterait considérablement par la meilleure culture des terres.", il propose une segmentation en classes fiscales en fonction des revenus, soumises à un impôt progressif de 5 à 10%. Cette proposition, qui n'est pas révolutionnaire, car elle fait partie de l'air du temps, qui traverse toutes les classes sociales du moment, et n'est pas ignorée par la pouvoir puisque le Roi en débat avec ses conseillers. Une partie est même appliquée, mais le pouvoir royale ne supprime pas les impôt, se contente de rajouter cet impôt progressif. En outre, il ne met pas en place une véritable administration efficace de recouvrement qui toucherait toutes les classes sociales, les plus riches trouvant toujours les moyens de s'y soustraire. 

 

Ce qui caractérise l'oeuvre de VAUBAN, sur ses écrits les plus polémiques, même en ce qui concerne les fortifications, et ce qui fait écrire qu'il présage des Lumières, c'est la liberté qu'il prend de les publier publiquement et de ne pas en réserver la lecture à une notabilité qui pourrait facilement les mettre en veilleuse. Son Mémoire sur les huguenots, dans lequel il tire les conséquences, très négatives, de la révocation de l'Edit de Nantes en 1685, et il souligne que l'intérêt général est préférable à l'unité du royaume quand les deux ne sont pas compatibles, en est une bonne illustration. A choisir en sa fidélité au Roy et la nécessité du bien public, ses écrits tendent à montrer qu'il préfère le bien public, même si cela l'emplit d'une douleur morale.

 

VAUBAN, Les Oisivetés de Monsieur de Vauban, textes établis sous la direction de Michèle VIROL, Champ-vallon, Seyssel, collection les classiques, 2007 (voir le site www.champ-vallon.com). Ce recueil, présenté comme un document exceptionnel sur la France de Louis XIV, comprend en 10 tomes, 28 textes dont nous donnons la liste :

- Mémoire pour le rappel des Huguenots, 1689-1693 ;

- L'importance dont Paris est à la France, 1689 ;

- Le canal du Languedoc, 1691 ;

- Plusieurs maximes sur les bâtiments ;

- Idée d'une excellente noblesse ;

- Les ennemis de la France ;

- Projet d'ordre contre les effets des bombes ;

- Projet de capitation, 1695 ;

- Mémoire qui prouve la nécessité de mieux fortifier les côtes du Goulet de Brest, 1695 ;

- Mémoire concernant la course ;

- Mémoire sur les sièges que l'ennemi peut entreprendre dans la campagne prochaine, 1696 ;

- Dissertation sur les projets de la campagne du Piémont, 1696 ;

- Description géographique de l'élection de Vézelay, 1696 ;

- Fragment d'un mémoire au roi, 1696 ;

- Places dont le Roi pourrait se défaire en faveur d'un traité de paix, 1694 ;

- Mémoire des dépenses de la guerre sur lesquelles le Roi pourrait faire quelque réduction, 1693 ;

- Moyen de rétablir nos colonies d'Amérique et de les accroître en peu de temps ;

- Etat raisonné des provisions les plus nécessaires quand il s'agit de donner commencement à des colonies étrangères ;

- Traité de la culture des forêts, 1701 ;

- La cochonnerie, ou calcul estimatif pour connaître jusqu'où peut aller la production d'une truie pendant dix années de temps ;

- Navigation des rivières, 1689-1699 ;

- Projet de vingtième et de taille royale, 1700, 1707 ;

- Mémoires et instructions sur les munitions des places, l'artillerie et les armements en course faits en divers temps, (inclus dans la Défense des places) ;

- Moyen d'améliorer nos troupes et d'en faire une infanterie perpétuelle et très excellente, 1703 ;

- Attaque des places, 1704 ;

- Défense des places, 1705 ;

- Traité de la fortification de campagne, autrement des camps retranchés, 1705 ;

- Instruction pour servir au règlement des transports et remuement des terres ;

- Projet de navigation d'une partie des places de Flandres à la mer, 1705 ;

En annexe de ce recueil figure "intérêt présent des Etats de la Chrétienté" et "Projet de paix assez raisonnable".

Tous ces textes bénéficient de commentaires de spécialistes.

Dans l'Anthologie Mondiale de la Stratégie, sous la direction de Gérard CHALIAND, Editions Robert Laffont, collection Bouquins, 1990, nous pouvons lire plusieurs extraits de textes de VAUBAN : Précaution d'un gouverneur, tiré de Instruction pour la défense des places ; Règles ou Maximes générales qui peuvent servir à l'attaque d'une place,  tiré de De l'attaque et de la défense des places ; "Traité de l'attaque et de la défense des places" (extrait) ; Définition des sièges, tiré de Instruction pour la conduite des sièges.

 

Henri GUERLAC, Vauban : l'impact de la science sur la guerre, dans Les Maitres de la Stratégie, sous la direction d'Edward Mead EARLE, Bibliothèque Berger-Levrault, collection Stratégies, 1980 ; Catherine BRISAC, VAUBAN, dans Encyclopedia Universalis, 2004.

 

 

 

 

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