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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 08:37

          Discuter de la stabilité et de l'instabilité en matière de stratégie nucléaire ne correspond pas tout-à-fait aux débats stratégiques sur l'équilibre des puissances. D'abord parce que la perception de cet équilibre ne se réduit pas au domaine nucléaire ni même nucléaire. Pendant longtemps, la puissance militaire soviétique a pu dissimuler une infériorité économique et technologique, ceci étant aussi contrebalancé par les effets d'une lutte idéologique dans laquelle beaucoup assimilait régime soviétique et socialisme réellement existant. Ensuite parce que cet équilibre vu par le côté déclaratoire nucléaire ne réflète pas les réels rapports de force dans le monde. A la limite, la réussite de la stratégie nucléaire de dissuasion provient du fait qu'elle contribue à un équilibre qui ne concerne que les armements nucléaires et les vélléités de les utiliser... Toutefois, les polarisations, tant des acteurs que des commentateurs, pour ne pas parler du grand public, sur la menace nucléaire a fait concevoir l'équilibre des grandes puissances à travers le prisme de leur arsenal nucléaire. Dans les représentations, l'équilibre s'est parfois réduit à l'équilibre nucléaire. 

 

      Si la presse et les commentateurs politiques ne s'épanchent plus autant qu'auparavant (c'est le moins qu'on puisse dire) sur l'existence des arsenaux nucléaires et les gesticulations stratégiques qui y prennent appui, les faits restent têtus : il existe toujours de par le monde de quoi détruire la surface de la planète plusieurs fois et la course technologique (notamment par le biais de la recherche-développement sur les boucliers anti-missiles) continue de faire évoluer ces arsenaux. Et la vertu de puissance conférée à ces armes imprègne l'esprit de nombreux responsables politiques et militaires qui ne partagent pas forcément le complexe de virginité nucléaire propre à la glose occidentale. 

 

     Durant un bon demi-siècle, tout un paradoxe de la stabilité/instabilité réside dans l'existence de la bombe nucléaire comme facteur de paix globale et de guerre locale. Avec un certain retour du nucléaire dans le grand débat stratégique contemporain (provoqué entre autres par les projets américains de missiles anti-missiles), c'est toute ce paradoxe qui ressurgit avec une forte inquiétude sur la tendance plutôt à l'instabilité. 

 

    Adrien SCHU énonce les différentes facettes de ce paradoxe : "Le paradoxe de la stabilité/instabilité stopule que la possession d'armes nucléaires par deux Etats rend une confrontation militaire directe entre eux improbable, tout en favorisant les guerres limitées ou indirectes. Ce concept fait donc de la bombe nucléaire un facteur de paix systmétique et de violence non-systémique. Il apparait particulièrement pertinent pour expliquer la dualité de la Guerre froide : celle-ci fut caractérisée à la fois par l'absence de guerre directe entre les Etats-Unis et l'Union Soviétique, mais également par la multiplication des guerres "proxy", par lesquelles les deux grands s'affrontaient indirectement.

Depuis la fin de la Guerre froide de nombreux auteurs ont eu recours au paradoxe stabilité/instabilité pour décrire la dynamique indo-pakistanaise. Les deux Etats ont vécu ces dernières décennies une série de crises dont l'initiation fut probablement favorisée par la nucléarisation du Pakistan. Jusqu'à présent, la dissuasion nucléaire a permis à ces crises de ne pas dégénérer en guerre totale, voire nucléaire."

L'auteur cite un certain nombre d' "experts" qui éclairent (pas très médiatiquement) la situation :

Pour John Lewis GADDIS (The king peace, Oxford University Press, 1987), le paradoxe stabilité/instabilité, lequel dérive du paradoxe paix globale/guerre locale mis en avant dès 1954 par l'historien militaire Liddell HART et théorisé par Glenn H SNYDER en 1965, est défini par la stabilité au niveau supérieur qui s'accompagne d'une instabilité au niveau inférieur. Cela rappelle la distinction de la vivacité des conflits au Centre et à la Périphérie du système stratégique international. L'existence de ce paradoxe semble faire consensus parmi les chercheurs en relations internationales, qu'ils soient "optimistes" (la bombe nucléaire étant un facteur de paix, la prolifération est donc souhaitable) ou "pessimistes" (dénonçant le risque d'une guerre nucléaire délibérée ou accidentelle). Kenneth WALTZ (chapitre Toward nuclear peace, dans Realism and internationl politics, London, Routledge, 2008) qui fait figure de chef de file du premier courant, proclame que les armes nucléaires "poussent les Etats à mener des guerres limitées", tandis que Scott SAGAN (avec Kenneth WALTZ, The spread of nuclear weapons. A debate, New Tork, Norton, 1995), chez les "pessimistes", explique que "la stabilité nucléaire (permet) de conduire des actions plus offensives avec impunité".

Adrien SCHU pense que "ce consensus académique s'explique probablement par le fait que les deux camps trouvent dans le paradoxe de la stabilité/instabilité des éléments de satisfaction." Il déduit cela de ce qu'établit Robert RAUCHLAUS (Evaluating the Nuclear Peace Hypothesus. A quantitative Approach, dans Journal of Conflict Resolution, avril 2009, volume 53, n°2) qui démontre statistiquement l'existence du paradoxe. Selon lui, Kennth WALTZ a raison quand il proclame que la bombe nucléaire participe à la "grande paix", mais Scott SAGAN a également raison en insistant sur l'absence d'effet pacificateur de celle--ci. 

    Il s'agit alors de comprendre comment fonctionne ce paradoxe qui repose sur l'improbabilité d'une escalade vers la guerre nucléaire. Cette improbabilité peut résulter de deux facteur :

- l'efficacité de la dissuasion nucléaire ;

- ou en contraire, la faible crédibilité de celle-ci.

   Dans le premier cas, écrit toujours Adrien SCHU, "la théorie de la destruction mutuelle assurée impose aux acteurs de ne pas se livrer de guerre conventionnelle majeure. De même les acteurs sont fortement incités à limiter leur engagement et à éviter toute escalade. En conséquence, la guerre limitée ou indirecte devient sûre ("safe") et donc probable." Selon Charles L GLASER (Analysing strategic nuclear policy, Princeton University Press, 1990), "l'abaissement de la probabilité qu'une guerre conventionnelle dégénérera en une guerre nucléaire réduit le danger de commencer une guerre conventionnelle. Dès lors, cette faible probabilité d'escalade rend la guerre conventionnelle moins dangereuse et en conséquence plus probable".

    Dans le second cas, "le recours à l'arme nucléaire est improbable du fait des enjeux : par exemple, au débit des années 1950, il était peu probable que les Etats-Unis déclechent une guerre nucléaire - qui aurait été suicidaire - pour protéger les pays d'Europe de l'Ouest d'une attaque conventionnelle soviétique. Le jeu n'en aurait probablement pas valu la chandelle. Dès lors, l'adversaire peut s'engouffrer dans la brèche et conduire une action conventionnelle sans crainte d'une réplique nucléaire. La doctrine des représailles massives, initialement conçue comme solution à l'infériorité conventionnelle des Etats-Unis en Europe, ne résout en rien le problème puisqu'elle est elle-même peu crédible." C'es ce que souligne Raymond ARON (Le Grand Débat, Calmann-Lévy, 1963). "Sa doctrine de substitution, la doctrine de la riposte graduée, est riche d'enseignement puisqu'elle ouvre la porte à un affrontement conventionnel : dans certains cas, la dissuasion conventionnelle l'emporte sur la dissuasion nucléaire."

     Cette deuxième approche, portée par S Paul KAPUR (India and Pakistan's unstable peace : Why nuclear South Asia is not like Cold War Europe, dans International Security, 2005, volume 30, n°2), ne s'intéresse qu'à un hypothétique affrontement entre Américains et Soviétiques en Europe de l'Ouest au début des années 1950, et n'est que d'une faible utilité pour comprendre la dualité de la Guerre Froide. Au contraire, la première approche, majoritaire, permet d'expliquer non seulement l'absence d'affrontement directe entre les Grands, mais également la multitude d'affrontements indirects et limités entre eux.

 

    Dans des contributions réalisées avant le 11 septembre 2001, en juillet de cette année, rassemblées par les Cahiers de Chaillot, plusieurs spécialistes exeaminent le retour du grand débat nucléaire. 

Dans une Préface, Nicole GNESOTTO, directrice de l'Institut d'Etudes de Sécurité de l'Union de l'Europe Occidentale, écrit qu' "En matière nucléaire plus qu'en tout autre domaine politique, les percpetions ont force de loi. La plus concrète des technologies nucléaires ne seraient rien sans l'extrême sophistication des théories de l'incertitude qui fondent la valeur dissuasive de toute stratégie nucléaire. Or, depuis quelques années, c'est l'univers aussi bien technologique que mental de la dissuasion, telle que le monde l'a connue depuis 1945, qui est désormais et sur tous les continents en ébulltion." La détermination du Président d'alors, Georges W BUSH pour relancer les défenses antimissiles n'est que la partie visible "d'une nouvelle effervescence".

La prolifération nucléaire, les percées technologiques, les motivations politiques diverses aus Etats-Unis et ailleurs, impulsent un nouveau paysage nucléaire bien incertain.

   Pour Thérèse DELPECH, l'idée d'un deuxième Âge nucléaire apparait depuis la fin des années 1990, suivant plusieurs significations différentes, pas forcément complémentaires :

- la fin de la guerre froide ne coïncide pas avec celle des armes nucléaires, soit parce que l'héritage nucléaire des cinquante dernières années est plus lourd qu'on ne le pensait en 1989, soit parce que de nouveaux pays s'intéressent à ces armes ;

- l'époque qui s'ouvre ne répond pas aux mêmes règles que la précédente. Les relations des armes nucléaires et des moyens conventionnels changent rapidement et de nouvelles formes de dissuasion font leur apparition. De nouvelles combinaisons de moyens offensifs et défensifs apparaissent. "Cette évolution est en partie due à la conviction que les risques d'usage augmentent avec le nombre des acteurs. Cinquante ans de non usage n'ont pas nécessairement consacré un tabou nucléaire : l'expérience passée correspond à des conditions historiques et stratégiques très spécifiques." Les programmes nouveaux en matière d'armes biologiques ou chimiques permettent d'imaginer de nouvelles combinaisons militaires de "terrain"...

- de nouveaux détenteurs apparaissent. "Après avoir été les armes des Top dogs, comme le dit joliment Robert O'Neill ("Weapons of the Underdog", dans Alternatives Nuclear Futures, The Role of Nuclear Weapons in the Post-Cold World, Oxford University Press, 2000), les armes nucléaires deviendraient celles des Underdogs, qui ne peuvent acquérir les armes conventionnelles les plus sophistiquées. La principale caractéristique de cette catégorie d'Etats est leur insatisfaction à l'égard d'un ordre régional ou international dont ils pensent qu'il les défavorise. Les ABM (armes anti-missiles) peuvent jouer un rôle pour modifier cet ordre, soit par la coercition et la menace, soit par l'emploi effectif ou par la simple détention. Elles ont ainsi une fonction de subversion potentielle, tout autant que de dissuasion, s'il s'agit par exemple d'empêcher une intervention extérieure."

   "Dans ces différentes acceptions, le "nouvel âge nucléaire" a des raisons d'inquiéter, surtout à un moment où la mondialisation favorise la circulation de l'information et des technologies et où la généralisation du phénomène du "double usage" (civil et militaire) comlique les contrôles à l'exportation. (...).

S'il s'agit de tirer les conséquences pour la "stabilité stratégique" d'un deuxième âge nucléaire, il faut sortir de l'univers mental de la guerre froide. La notion elle-même appartient en effet au vocabulaire de ce affrontement. La stabilité stratégique n'est pas l'équilibre des puissances au sens Wesphalien du terme. C'est la relation étrange mais relativement stable qui s'est progressivement construite entre les Etats-unis et l'URSS avec la participation décisive des armes nucléaires. L'expression qui la résume le moeix est la destruction mutuelle assurée qui supposait une parité des moyens offensifs (et donc aussi de la vulnérabilité) et une limitation des moyens défensifs dans un monde où tout avantage comparatif était perçu comme déstabilisant." Thérèse DELPECH signale que John Lewis GADDIS (The long Peace. Elements of Stability int the Post War International System, MIT, Cambridge, MA, 1991) soutient la thèse classique du rôle central de la parité nucléaire et que John MUELLER (The Essential Irrelevance of Nuclear Weapons. Stability in the Post Cold War World, dans International Security Magazine, 1998) soutien la thèse inverse.

"Le concept désigne donc le plus souvent un "statu quo ante", où deux adversaires de même puissance consacraient un niveau comparable de ressources à la compétition militaire. En théorie, tout avancée de l'un des partenaires pouvait être suivie par l'autre. La seule annonce d'une "guerre des étoiles" (par le Président REAGAN dans les années 1980) a contribué à dissoudre cette fiction que des experts américains comme Andrew Marshall avait déjà dénoncée.

Aujourd'hui, l'équilibre a disparu dans tous les domaines, y compris dans le secteur nucléaire, même si le processus START maintient des niveaux quantitatifs comparables (environ 6 500 têtes nucléaires stratégiques en janvier 2001) entre les deux principaux détenteurs. (...)".

  La vraie question, pour l'auteure, "qui se pose aujourd'hui n'est pas celle de la préservation d'un ordre qui a disparu, mais des formes de stabilité qui peuvent être recherchées dans le nouveau contexte international. Certains voient dans un "monde multipolaire" une ambition de ce type avec l'apparition progressive de pôles de povoir de moins en moins inégaux. Mais ce monde a autant de chances d'être un univers d'affrontement que de stabilité comme l'a parfaitement montré l'expérience européenne des trois derniers siècles, qui reposait sur l'équilibre des puissances. Dans le domaine nucléaire en tout cas, quels que soient ses avantages, la multipolarité est loin d'être stabilisante. Elle est à présent caractérisée par deux phénomènes :

- l'interaction de trois acteurs majeurs (les Etats-Unis, la Russie et la Chine) 

- et l'apparition, au-delà de ce triangle, de pays détenteurs (ou candidats à la détention) de l'arme nucléaire 

qui compliquent considérablement l'échiquier stratégique et qui multiplient les risques. (...)".

     La recherche d'une autre stabilité nucléaire implique que les trois acteurs les plus important instaurent des modu vivendus à deux, l'ensemble étant à peu près équilibré. Le problème est que la Chine reste, dans les négociations internationales, la "puissance nucléaire oubliée" soit de son fait, ne participant pas du tout au même esprit de dissuasion, soit du fait que la réflexion reste maigre en Russie et aux Etats-Unis vis-à-vis d'elle. La question d'un nouvel accord bilatéral entre les Etats-Unis et la Russie reste ouverte, car ni dans l'un, ni dans l'autre Etats, les positions sont claires quant au devenir du nucléaire. Créer les conditions, par ailleurs, nécessaires à la préservation de la paix nucléaire implique à la fois de réduire les chances de conflits dans les zones où existent les armes nucléaires et de rendre impossible la montée aux extrêmes si de tels conflits éclataient. Cela suppose des conditions dont le moins qu'on puisse dire qu'elles ne constituent pas des priorités de politiques étrangères de chacun des pays intéressés :

- une volonté commune de trouver des solutions pacifiques aux questions de sécurité régionale les plus menaçantes (Moyen-Orient, Cachemire, pénisule coréenne et TaIwan) ;

- le maintien de doctrines de dissuasion aussi longtemps que les armes nucléaires existent ;

- la limitation de la sphère d'action des armes nucléaires à des menaces de type existentiel ; les notions d'intérêts vitaux sont pour le moins très élastiques suivant les pays considérés ;

- le soutien à des politiques multilatérales de contrôle des armements, qui manquent souvent de moyens même lorsque les accords ont été conclus ;

- la maitrise coordonné de la prolifération, ce qui ne peut être que le fait des Etats faisant partie du club nucléaire originel (Russie, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, plus la Chine) ; la moindre des choses est que ces puissances n'y contribuent pas, mais les rivalités régionales par pays interposés demeurent et l'ampleur des réseaux privés de transferts de technologie freinent tout effort dans ce sens ;

- le renforcement des capacités de prévision des Etats ; ceci étant freiné par des possibilités d'erreurs d'interprétation entre des pays de culture différente et de faibles efforts d'échanges d'information et de transparence réciproque.

   "En conclusion, la situation actuelle est caractérisée par un dynamisme des relations internationales qui semble échapper à tout contrôle, tout particulièrement dans les régions de plus grande tension : le Moyen-Orient et l'Extrême-Orient. C'est la conscience de ces deux phénomènes, fort dynamisme et absence de contrôle, qui conduit les principaux Etats, et tout particulièrement les Etats-Unis, à adopter des stratégies qui reposent sur la "flexibilité". Ce concept ne signifie rien d'autre qu'une ignorance des paramètres de la sécurité internationale dans les prochaines décennies, comme si les acteurs avaient renoncé à les définir par leur action. De fait, c'est plutôt en spectateurs que les Etats, petits et grands, assistent aux évolutions en cours. Les institutions internationales ne jouent pas davantage leur rôle. (...)". 

  Ce qui devrait être souligné, pensons-nous, ici, c'est le rôle le plus important joué par des évolutions technologiques impulsés pricipalement par des acteurs privés qui en attendent des résultats financiers de plus en plus à court terme et qui ne se soucient pas du tout d'une stabilité nucléaire à moyen ou à long terme.

 

    Dans son livre de 2013, Thérèse DELPECH, met l'accent plutôt sur une aggravation de cette situation. "On peut débattre, écrit-elle, à l'infini du fait de savoir si la guerre froide a permis l'existence d'un ordre stable, pas seulement en termes stratégiques (les crises ont démontré les limites des stabilités engendrées par la guerre froide) mais en prenant en compte également les fondements même de cette "stabilité", avec les pays d'Europe de l'Est par exemple qui ne furent jamsi autorisés à prendre des décisions sur leur propre sort ."  En fait, écrit-elle aussi, mais cela on l'a compris, "les Etats-unis et l'URSS ne sont jamais parvenus à un accord sur le sens de la stabilité stratégique. En outre le concept a toujours été en quelque sorte insaisissable en raison de la relation dynamique entre les deux superpuissances." 

"Mais personne ne contesterait l'instabilité intrinsèque de notre temps, avec ses multiples foyers de crise et les difficultés croissantes qu'ont les grandes puissance à les circonscrire. On multiplie encore les déclarations publiques sur la nécessité de préserver la éstabilité stratégique", voire de la renforcer, généralement pour rassurer la Russie et la Chine, mais la signification de ces deux mots est de plus en plus confuse. En fait, depuis la NPR de 2010, le Pentagone a cherché à discuter avec la Chine de cette question, mais Pékin a toujours refusé jusqu'à présent."

 

Thérèse DELPECH, La dissuasion nucléaire au XXIe siècle, Odile Jacob, 2013. Nicole GNESOTTO et Thérèse DELPECH, dans Nucléaire : le retour d'un Grand Débat, Cahiers de Chaillot, numéro 48, juillet 2001. Adrien SCHU, Le paradoxe de la stabilité/instabilité : la bombe nucléaire comme facteur de paix globale et de guerre locale, Fiche de l'IRSEM (Institut de Recherche Stratégique de l'Ecole Militaire) n°25, Mars 2013.

 

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