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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 13:12

        Pour Edward LUTTWAK, on peut distinguer trois systèmes impériaux de sécurité du Ie siècle au IIIe siécle, selon une analyse systématique des données littéraires et archéologiques, données que ne possédaient pas forcément de nombreux auteurs antérieurs, comme GIBBON, pour son étude sur les causes de la chute de l'Empire Romain.

 

   Le système julio-claudien, le premier système impérial de sécurité, "était essentiellement celui de la république finissante, encore en vigueur au cours du Ier siècle de notre ère, sous cette forme particulière d'autocratie qu'est le principat". "Sous la république, les Romains résolvaient habituellement les problèmes de sécurité de leur empire en pleine croissance par l'expansion, mais celle-ci était hégémonique plus que territoriale. Les guerres et les victoires aboutissaient habituellement à un faible agrandissement territorial et en même temps à une extension encore plus lointaine de l'action diplomatique de Rome par le moyen de la clientèle. A la fin de la république cependant, une nouvelle politique fut élaborée par de nouvelles forces au pouvoir à Rome, et le rythme de l'expansion territoriale s'accéléra manifestement, atteignant son apogée sous Auguste. Auguste, de toute évidence, ne mit pas en pratique au cours de son règne ce qu'il prôna dans sa célèbre mise en garde posthume contre de nouvelles conquêtes, texte que Tacite rapporte (et contre lequel il s'élève vigoureusement). Sous ses ordres, des guerres de conquête furent menées dans toutes les directions ; elles se terminèrent par l'annexion de vastes territoires : les futures provinces de Mésie, de Pannonie, de Norique et de Rhétie ainsi que les Alpes cottiennes et maritimes. Ces deux dernières annexions étaient des mesures de sécurité sans cesses reportées contre des pillards, les Salasses qui s'attaquaient au trafic transalpin ; ailleurs, l'argument invoquant la sécurité n'était pas aussi valable. Cependant, l'annexion d'Etats-clients dociles et efficaces n'étaient pas dans les vues d'Auguste, sauf en dernier ressort : la Judée fut annexée en 6, mais uniquement parce qu'on n'avait pas trouvé dans la famille d'Hérode de successeurs valables - la Judée n'était pas une province qu'on pouvait confier à la légère à un de ces princes entreprenants d'Asie mineure.

Du fait de l'économie des forces du système, l'effectif des forces militaires d'Auguste était suffisant non seulement pour défendre l'empire, mais aussi pour permettre l'expansion ; à n'importe quel moment, on pouvait procéder à de grandes concentrations de troupes pour des guerres de conquête, en prélevant des forces habituellement déployées sur la frontière, même au prix de quelques risques. En 6, par exemple, sur un effectif légionnaire total de seulement vingt-huit légions, par moins de douze purent purent être rassemblées pour l'offensive en Bohême qui devait amener la puissance romaine sur les bords de l'Elbe. De l'avis général, cette disproportion s'est avérée trop grande et a entrainé de grands risques, mais indubitablement le système était très souple. On admet que le but d'Auguste, même avant les grandes crises de 6 à 9 en Illyricum et en Germanie, s'était limité à l'établissement d'une frontière "scientifique" sur l'Elbe - une sorte de ligne "Hambourg-Prague-Vienne". Plus récemment, on a soutenu d'une manière convaincante qu'Auguste n'a personnellement jamais fixé cette limite, car il était toujours à la poursuite du rêve d'Alexandre - et de Rome : la conquête du monde . On a également souligné que les connaissances géographiques des Romains (et les connaissances démographiques) étaient encore si peu développées que même la conquête de la Chine leur semble possible. En tout cas, le système était parfaitement adapté à la poursuite de la politique d'expansion, et Claude dans la conquête de la Bretagne l'employa comme tel. Une nouvelle expansion était du domaine du possible tant qu'il y aurait des peuples et des cultures susceptibles d'être influencés par la "discussion armée" émanant de la puissance militaire romaine ; Rome en fit des clients sûrs, prenant à leur charge les problèmes de sécurité soulevés par l'expansion passée."

     Ce premier système, considéré comme plus appartenant à la période républicaine est de caractère hégémonique. "Autour de ses provinces centrales, l'empire était de caractère hégémonique, avec des Etats-clients autonomes, responsables de l'exécution des desiderata de Rome et dont les ressources propres et l'obéissance pourvoyaient à la sécurité territoriale des provinces centrales. Aucune force militaire romaine n'est habituellement stationnée dans les Etats-clients ou les tribus clientes. Mais la stabilité du système exige un effort diplomatique constant, à la fois pour s'assurer que chaque client est toujours conscient de l'intégralité de la puissance romaine (alors qu'il est lui-même politiquement isolé) et aussi pour maintenir l'équilibre du système de la clientèle au plan interne (c'est-à-dire dynastique) et régional (c'est-à-dire entre clients). Les Etats-clients, grands et petits, sont maintenus en sujétion par l'idée qu'ils se font de la puissance de Rome, et cette force persuasive était complétée par des encouragements bénéfiques, en particulier des subsides. Avec ce système, les forces armées, que les clients perçoivent comme un bloc d'une puissance écrasante, sont effectivement réparties sur un vaste cercle autour de Rome. Mais ces troupes sont encore concentrées en armées comportant de nombreuses légions et ne sont pas affectées à la défense territoriale ; aussi, elles sont essentiellement mobiles et facilement redéployables. la souplesse de L'organisation est telle que presque la moitié de l'armée peut être envoyée vers une seule province en rebellions (...) sans mettre en péril la sécurité du reste de l'empire. En l'absence de tels soulèvements, la souplesse se manifeste par l'existence d'une immense force militaire "disponible" qui peut être utilisée pour une expansion ultérieure là où le front reste "ouvert" comme en Germanie avant 9 ou en Bretagne sous Claude. A cause de son caractère hégémonique, la sphère de l'autorité impériale n'est limitée que par la distance à partir de laquelle les autres perçoivent la puissance romaine contraignant à l'obéissance. La portée de la puissance romaine, par conséquent, n'a pas besoin d'être proportionnelle aux dépenses militaires. L'extension ultérieure de l'empire, sous forme hégémonique, ne nécessite pas un accroissement des forces militaires en place. les nouveaux clients répondront à la même contrainte comme l'ont fait les autres avant eux, en entrant dans la sphère d'influence de l'empire. D'où l'économie des forces du système julio-claudien et aussi son efficacité. Mais c'était un système dont le but était d'accroître la sûreté de l'autorité de Rome plutôt que la sécurité du territoire impérial et celui des populations."

 

    Le système qui se met en place et qui perdure des Flaviens aux Sévères, résulte en grande partie des conséquences de la guerre civile. "Les forces expéditionnaires tirées de l'armée romaine, partout basées sur des positions fixes aux frontières, pouvaient avoir autant de puissance que les armées stratégiquement mobiles du commencement du principat. Une stratégie étudiée en vue d'une défense dissuasive - même si elle n'est en aucune façon une stratégie de "cordon" - ne pouvait bénéficier du très haut niveau de la puissance militaires "disponible" dans le système antérieur d'autorité hégémonique et d'armées mobiles. Tandis que, sous Néron, trois légions pouvaient être déployées en Judée, en 66, sans que cela entame le dispositif, l'armée de Trajan fut étirée presque jusqu'à la cassure en 116, et celle de Marc-Aurèle, encore plus, en 166. Plus tard, le manque de souplesse du système dut être compensé par le recrutement de deux nouvelles légions (...). la marge de sécurité du système était devenue dangereusement étroite." 'Tandis que les provinces formant le noyau de l'empire étaient fermement tenues par une poignée de légions, celles situées à la périphérie exigeaient un renforcement de leur défense (...) cela indiquait un changement dans les instruments de la politique de sécurité, qui passait du système de la clientèle à un autre apparemment plus sûr, mais en fin de compte plus fragile, celui qui reposait sur l'emploi direct de la force militaire".  Edward LUTTWAK indique que la carte des trouvailles archéologiques monde que les différences individuelles de tempérament et de conception des empereurs, différences sur lesquelles insistent beaucoup d'autres auteurs, et pour lui de manière excessive, "n'ont nullement affecté la continuité de la politique impériale". Par déduction, il fait des hypothèses "sur l'influence qu'ont eues les idées politico-économiques de la romanisation sur le choix du tracé de la frontière". Assurer la protection contre les menaces d'invasion permet la formation d'une région prospère. le développement d'une agriculture productive amène la prospérité, laquelle sert de base à une urbanisation, cette dernière permettant la romanisation. "Précisément, parce qu'il laisse de côté l'avantage, évident sur un plan militaire, qui est celui des frontières rectilignes, ce tronçon particulier du limes, plus que la plupart, démontre le caractère que possède la politique de Rome aux frontières : la création d'une société. Il existe donc un type cohérent de politique frontalière de Rome et une hiérarchie des priorités : d'abord la frontière doit permettre une mobilité stratégique entre les parties continentales de l'empire ; ensuite, on ne doit pas inclure des zones dont la nature ne se prête pas à une installation et à l'urbanisation et par conséquent à la Romanisation (telle l'Ecosse) ; enfin, on doit donc inclure des terres qui sont favorables à un établissement et par conséquent qui permettent d'accroître la puissance de l'empire en hommes et en ressources. Finalement, en tant que priorité secondaire, le tracé de la frontière doit, dans la mesure du possible, être court afin de réduire le personnel destiné à la surveillance patrouilles et avant-postes (...)". 

      Ce deuxième système n'est déjà plus hégémonique. "Le système d'Antonin, en vigueur sous une forme ou une autre depuis l'époque flavienne, après 69 jusqu'à la crise du milieu du IIIe siècle, est caractérisé par la territorialisation de l'empire et la réorientation de ses priorités. Des forces armées sont maintenant déployées partout pour assurer la tranquillité et par conséquent la prospérité des territoires proches des frontières et a fortiori de ceux de l'intérieur. La force militaire de l'empire et sa puissance sont désormais strictement proportionnels, puisque cette force est maintenant largement utilisée directement et non comme un instrument de persuasion politique. Les clients subsistent, mais ils sont beaucoup moins utiles que par le passé : la tâche de maintenir la sécurité territoriale a passé des clients faibles à des forces largement distribuées sur les frontières, tandis que les clients puissants ne peuvent plus être tolérés, puisque leur force peut maintenant dépasser dangereusement celles des armées impériales proches. Néanmoins, l'empire reste fort et l'essentiel de sa force est politique. Une réelle et croissante prospérité et ne volonté de romanisation éliminent les dernières traces de l'indifférence  des indigènes et créent un appui solide à l'unité du régime. Face à des ennemis largement séparés les uns des autres à la périphérie, l'empire est toujours capable d'envoyer des forces écrasantes contre eux , puisque la tranquillité des provinces - et en certains endroits des infrastructures efficaces de frontières - permettent de maintenir une paix temporaire mêmes avec des forces aux frontières très réduites. Cette capacité offensive est d'abord utilisée comme instrument diplomatique : la menace de son emploi sert à garder les voisins de l'empire divisés - sinon forcément obéissante. Néanmoins, l'influence culturelle et économique de Rome sur l'existence des voisins de l'empire est elle-même créatrice d'une assise culturelle et politique commune susceptible de s'opposer à elle. Des hommes qui n'avaient rien en commun acquièrent maintenant les éléments d'une culture partagée par tous mais n'appartenant à personne. Au-delà du Rhin se constitue une fédération des peuples frontaliers qui va les souder en un redoutable conglomérat multi-tribal. Contrée sans répit par la force résultant des transformations culturelles, la diplomatie romaine, qui cherche à maintenir divisés les ennemis de l'empire, devient de moins en moins efficace et le système de défense des frontières, conçu en fonction de menaces de faible ampleur, ne peut lutter avec succès contre cette coalition."

 

 

    Le système de la défense en profondeur dans la période de la crise générale de l'Empire, découle de plusieurs facteurs au premier rang duquel l'auteur place la conjonction de désordres internes et des attaques d'ennemis (Sassanides qui se forment à ce moment-là, par exemple) à plusieurs frontières. "Il est évident que les réductions daites dans les forces provinciales qui gardaient les frontières afin de renforcer les forces armées centrales devaient toujours servir à assurer la sécurité politique à la puissance impériale. Mais elles ont inévitablement dégradé la sécurité quotidienne des populations. Aux derniers stades de l'effondrement de l'empire en Occident, il n'est pas rare de trouvers des frontières entièrement dégarnies de leurs défenseurs pour augmenter les forces de combat centrales, comme cela arriva en 406 sous Stilicon, qui était engagé dans un conflit interne. dans de tels cas, on laissait vraisemblablement le soin aux Barbares alliés de "défendre" la frontière ; c'était une réédition  négative des relations de clientèle du Ie siècle. De telles alliances étaient louées mais non achetées ; les représailles ne suffisaient pas à apporter la sécurité une fois que le facteur indispensable de dissuasion avait disparu. Les listes de la Notita, quelles que soient leurs dates exactes, donnent quelques indications sur la répartition des forces entre les secteurs de frontière et les forces de combat ; on a fait de nombreuses tentatives pour chiffrer cette répartition en s'appuyant sur des estimations variables touchant l'importance des unités. Ces estimations, provenant de sources et de méthodes très différentes (...) ont un point commun ; dans chaque cas, le pourcentage de limitanei est nettement plus fort en Orient, qui survécut à la crise du Ve siècle, qu'en Occident qui en souffrit. La conséquence est claire, de même que son lien avec la démonstration (...) de l'importance stratégique des forces de réserve dans un contexte de mobilité très lente. Le fait que la mobilité des ennemis de l'empire n'était manifestement pas plus grandes est hors de propos. puisque la menace extérieure manquait de coordination, la mobilité relative n'avait pas d'importance. ce qui comptait, c'était la mobilité absolue des forces romaines déployées à l'arrière ; elle était beaucoup trop lente pour justifier le système dualiste pour des raisons militaires. Septime Sévère, devenu empereur, commanda ses armées contre des ennemis intérieurs et extérieurs, en occident ou en Orient, alors qu'il n'avait aucune expérience du service actif avant de régner. (...) Les forces de combat du bas empire étaient bien plus importantes que celles du principat, mais même quand le comitatenses étaient répartis dans les réserves régionales, il ne leur était pas possible d'avoir la mobilité stratégique convenable pour défendre par la dissuasion le territoire impérial : l'ennemi pouvait être intercepté et souvent vaincu, mais seulement après qu'il avait fait les pires destructions. D'un autre côté, les forces de combat centralisées pouvaient servir pour protéger la puissance des empereurs-soldats qui les commandaient ; c'est la seule missions que ces forces de combats continuèrent d'accomplir vraiment jusqu'à l'ultime fin. Mais les dommages infligés aux terres impériales, à la population et à la propriété privée s'accumulaient ; ils minèrent sans relâche la base logistique de l'empire et, sans relâche, ils rabaissèrent dans l'opinion publique la valeur du régime impérial". Edward LUTTWAK met finalement l'accent sur le fait que cette défense en profondeur fonctionnaient, mais que la mobilité faible des troupes dans l'immensité de l'empire, ne permettait plus une véritable protection des populations. 

      Ce troisième système semble vouloir parer au plus pressé.  "Le troisième système naît pour répondre à cette inextricable combinaison de problèmes diplomatiques et militaires dont les conséquences devinrent manifestes dans la grande crise du IIIe siècle. Sous Dioclétien, une défense en profondeur mince mais structurée remplace la "défense élastique" de Gallien et le système précédent dans lequel des forces de combat ad hoc avaient combattu les coalitions de Barbares jusqu'à très loin à l'intérieur du territoire impérial. Comme celui d'Antonin, le nouveau système ne fournit par un volant disponible de puissance militaire, soit pour l'offensive, soit pour la coercition diplomatique, dissuasive ou contraignante. La différence est que le troisième système ne possède plus de capacité de "sursaut", puisque les ennemis de l'empire ne sont plus contraint à la défense par une tactique de défense en avant ; au lieu de cela, ils ne sont que contenus. Quand les forces destinées à contenir l'ennemi sont réduites à faire appel à des forces de combat ad hoc, le front est percé et ce qui reste du système d'Antonin, la capacité d'engendrer des symboles de puissance en vue d'xercer une pression politique, est perdue sans retour. Les relations diplomatiques avec des puissances extérieurs doivent donc maintenant traduire le rapport local des forces - qui ne peuvent pas toujours favoriser  l'empire dans tous les secteurs de ses frontières."

 

     Malgré des limites méthodologiques et l'argumentation d'un mirage d'une stratégie romaine (émise notamment par WHITTAKER - Les frontières de l'empire romain, 1989 et ISAAC - The limits of Empire. The Roamn Army in the East, 1990) qui obligent tout de même à préciser certains aspects tels que l'appellation de frontière et la conception centralisée des conceptions stratégiques par un état-major (dont LUTTWAK ne prétend jamais qu'il existe réellement, du moins dans l'acception moderne), la conception de trois ou de plusieurs systèmes à vocation défensive est partagée par de nombreux autres auteurs.

Yvon GARLAN (La guerre dans l'Antiquité, 1972), P LE ROUX (L'armée romaine et l'organisation des provinces ibériques (1982), partagent cette conception de la stratégie de l'empire romain. LUTTWAK systématise ces vues en s'appuyant sur de nouvelles données (archéologiques, épigraphiques...). Yann LE BOHEC met bien en évidence l'importance énorme de la logistique romaine durant les opérations, où rien n'est laissé au hasard. Ce dernier auteur indique que, tout au long des quatre siècles de notre ère considéré, "l'Etat romain a souvent agi à son gré, car il disposait de moyens importants. En premier lieu vient l'aspect psychologique : tout le monde sait ce que Rome veut, car sa politique est claire. En second lieu, il faut évoquer l'activité diplomatique ; les conférences et discussions jouent un grand rôle, mais secondaire par rapport à ce que peut la force de l'argent (Domitien avait préféré acheter les Daces, pour obtenir la paix, que combattre). De plus, les traités contiennent très souvent des clauses mentionnant des otages (ne point n'a d'ailleurs pas été très bien étudié) : les souverains qui veulent prouver leur bonne foi envoient quelques-uns de leurs parents à la cour impériale. Mais l'essentiel, pour assurer la sécurité de l'empire, ce sont les forces militaires, l'armée et les fortifications qu'elle a élevées." Ce dernier auteur expose région par région les dispositifs mis en oeuvre, face à des ennemis variés, surtout entre le Nord (Bretagne), l'Est (la Germanie), le Sud-est (face aux Parthes, puis aux Sassanides), le Sud (Afrique).

 

Yann LE BOHEC, L'armée romaine, Picard, 2005 ; Edward LUTTWAK, La grande stratégie de l'empire romain, Economica/ISC, 2009. On trouve dans ce dernier ouvrage un état des arguments opposés à LUTTWAK  (et de leurs faiblesses...) d'Everett L WHEELER.

 

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