Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 08:58

                L'archéologue, officier, aventurier, espion et écrivain britannique, connu surtout pour son dense livre Les Sept Piliers de la Sagesse et pour sa contribution à la guerre contre l'Empire Ottoman pendant la Première Guerre mondiale, sans avoir révolutionné l'art de la guerre ni provoqué un événement subit et déterminant, contribue encore de nos jours à alimenter la réflexion sur les théories et pratiques de la guérilla. Il reste l'un des officiers les plus influents dans le développement d'une doctrine insurrectionnelle au XXème siècle.

Doté d'une solide réputation d'archéologue (sa thèse sur L'influence des croisades sur l'architecture militaire européenne à la fin du XIIème siècle, publiée en 1909 est une référence), il utilise en 1916 cette couverture pour enquêter à la demande des services de renseignement de son pays, sur la réalité de la révolte arabe contre l'occupant ottoman. Il relate dans Guérilla dans le désert (1920) et dans Les Sept Piliers de la Sagesse (1922), cette expérience et sa contribution à l'organisation d'une guérilla efficace. Loin d'être cantonné dans une vision de technique militaire, et d'ailleurs mû par elle, il possède une véritable vision de l'avenir du Proche Orient (reflétée dans L'orient en mutation, écrit en 1920) qui l'amène à prendre des initiatives en dehors des vues du gouvernement de Londres. Très proche des arabes, il combat vainement à la Conférence de la paix de 1919, les accords Sykes-Picot de partage du Moyen-Orient entre les empires anglais et français. Déçu par la politique anglaise, il met fin en 1922 à sa carrière de conseiller politique pour les affaires proche-orientales pour s'engager dans la Royal Air force, expérience qu'il rapporte dans La Matrice (1923). Il quitte à regret l'armée en 1935. Il laisse des écrits très techniques qui appellent à une réforme dans l'aviation, qu'il obtient, et qui ne serait pas étrangère à la victoire anglaise dans la bataille d'Angleterre de 1940.

Influencé par des lectures longues des auteurs en stratégie militaire comme CLAUSEWITZ ou JOMINI, mais sceptique sur les applications de la doctrine militaire en vigueur (sous l'impulsion notamment du Maréchal FOCH) qui préconise front contre front et qui régit l'évolution des batailles sur les fronts européens, il cherche plutôt son inspiration du côté des oeuvres de Pierre Joseph de BOURCET (1700-1780), auteur en 1760 de Principes de la guerre en montagne, de GUIBERT et surtout de Maurice de SAXE. Le général GIAP, dans l'organisation de la guerre révolutionnaire vietnamienne, est influencé fortement par les écrits de Thomas Edward LAWRENCE. Lequel est le seul Européen, avec le général allemand Von LETTOW-VORBECK, invaincu au Tanganyika, face pendant 3 ans à la tête de troupes réduites à plus de 120 000 Britanniques et Alliés, à penser la guérilla.

Ses talents littéraires font de Les Sept Piliers de la Sagesse un monument dans le genre du récit. Il traduit l'Odyssée d'Homère en anglais, traduction encore utilisée de nos jours et un roman français peu connu d'Adrien Le CORBEAU, Le Gigantesque (1924).

 

       Guérilla dans le désert (1920) écrit pour The Army Quarterly est publié sous le titre de "L'évolution d'une révolte". Il y présente ses conceptions de la petite guerre. "La guerre arabe (...) était simple et individuelle. Chacun servait au combat et était autonome. Il n'y avait ni ligne de communications ni unité de travailleurs. Il semblait que dans ce type de guerre plein de souplesse, la contribution des individus devait être au moins égale au produit d'un système complexe d'une force équivalente ; cette guerre devait certainement s'adapter plus facilement. au mode de vie tribal, étant acquises la souplesse et la compréhension de la part des officiers. Heureusement, presque chaque jeune Anglais possède en lui les racines de l'excentricité. Mais on n'en trouvait là qu'une poignée, pas plus d'un pour mille Arabes. Une proportion plus grande aurait créé des frictions, tout simplement parce que c'étaient des corps étrangers (...) dans l'huître. Et ceux qui étaient présents dominaient par l'influence et les conseils, par la supériorité de leurs connaissances et non comme représentant d'une autorité étrangère. Il était néanmoins d'usage courant de ne pas employer sur la ligne de feu de grands effectifs que l'adoption d'un système simple" rendait théoriquement possible. Au contraire, on les employait de façon successive, car autrement l'attaque aurait pris trop d'ampleur. Il faut être libéral dans le champ d'action accordé aux guérilleros. dans la guerre irrégulière, lorsque deux hommes sont ensemble, l'un des deux ne sert à rien. La tension morale de l'action isolée rend cette simple forme de guerre très éprouvante pour l'individu et exige de lui initiative particulière, endurance et enthousiasme. Ici, l'idéal était que l'action consistât en une série de combats singuliers afin de faire de l'armée une alliance harmonieuse de commandants en chef. La valeur de cette armée arabe dépendait entièrement de la qualité et non de la quantité. Chacun devait garder son sang-froid, car une excitation sanguinaire aurait altéré son savoir-faire, et sa victoire dépendait de l'emploi exacte de la vitesse, de la dissimulation et de la justesse du tir. La guerre de guérilla est bien plus intellectuelle qu'une charge à la baïonnette." 

Avant d'en arriver là, à une armée arabe efficace sur le plan de la guérilla, LAWRENCE doit convaincre les leaders arabes (dont Fayçal ibn Hussein) de coordonner les efforts des différents guérilleros, de mettre en place une certaine discipline , et de choisir des objectifs réellement stratégiques (comme la seule et longue ligne de chemin de fer reliant le centre des forces ottomanes à Médine). 

"Par une soigneuse persévérance, tenue strictement dans la limite de ses forces et en suivant l'esprit de ces théories, l'armée arabe fut finalement en mesure de réduire les Turcs à l'impuissance, et la victoire totale semblait en vue lorsque la vaste offensive du général Allenby en Palestine jeta les principales forces ennemies en pleine confusion et mit immédiatement fin à la guerre turque. La trop grande dimension de cette offensive priva la révolte arabe de l'occasion de poursuivre jusqu'au bout la maxime du maréchal de Saxe selon qui une guerre peut être remportée sans livrer bataille. Mais on peut au moins dire que ceux qui dirigèrent celle-là, travaillèrent à la lumière de cette maxime pendant deux ans, et ce fut efficace. C'est un argument pratique que l'on ne peut complètement tourner en dérision. L'expérience, bien qu'elle ne fût pas complète, renforça cette croyance que la guerre irrégulière ou rébellion pouvait s'avérer être une science exacte et un succès inévitable à condition que certains facteurs fussent réunis et qu'elle fût menée selon certains principes. Voilà la thèse : la rébellion doit avoir une base inattaquable, un lieu à l'abri non seulement d'une attaque mais de la crainte d'une attaque : une base comme la révolte arabe en avait dans les ports de mer Rouge, dans le désert ou dans l'esprit des hommes qui y souscrivaient. Elle doit avoir un adversaire étranger à l'équipement perfectionné, qui se présente sous la forme d'une armée d'occupation disciplinée, trop petite pour satisfaire à la règle du rapport effectif-superficie, trop réduite pour adapter le nombre à l'espace, en vue de dominer toute la zone de façon efficace à partir de postes fortifiés. Elle doit s'appuyer sur une population amie, non pas activement amie, mais assez sympathisante pour ne pas informer l'ennemi des mouvements des rebelles. Une rébellion peut être menée par deux pour cent d'éléments actifs et quatre-vingt-dix-huit pour cent de sympathisants passifs. Les quelques rebelles actifs doivent posséder des qualités de vitesse et d'endurance, d'ubiquité et l'indépendance technique nécessaire pour détruire ou paralyser les communications ennemies, car la guerre irrégulière correspond assez bien à la définition que Willisen donne de la stratégie : c'est "l'étude de la communication" dans sa force extrême d'attaque là où l'ennemi ne se trouve pas. En bref, à condition que soient donnés mobilité, sécurité (sous la forme d'objectifs soustraits à l'ennemi), temps et doctrine (l'idée de s'attirer la sympathie de tous), la victoire appartiendra aux insurgés car les facteurs algébriques sont en fin de compte décisifs, et contre eux, la perfection des moyens et la lutte morale restent vaines."

L'auteur expose ses conceptions concernant la petite guerre également dans l'édition de 1926 de l'Encyclopedia Britannica à la rubrique "Guérilla" sous le titre de "La science de la guérilla". Plusieurs autres écrits portent sur la guérilla, tels les trois lettres de l'auteur adressée l'une au colonel - par la suite Maréchal Wavel (1923), l'autre à B H LIDDELL-HART, Général et historien militaire auteur d'oeuvres sur la stratégie indirecte, et l'autre encore sur la Russie bolchevique et ses chances de peser dans l'avenir de l'Asie (1927) écrite pendant qu'il se trouve en garnison aux Indes. (Guérilla dans le désert 1916-1918, suivi de l'Orient en mutation et de ces trois lettres, Présentation de Gérard CHALIAND, Editions Complexe, 1992).

 

       L'Orient en mutation (1920), publié d'abord sous le titre de "Oriental Assembly", essai stratégique sur le Moyen-Orient montre la perspective d'ensemble qui guide les actions de T E LAWRENCE.

 

       Les Sept Piliers de la Sagesse (Seven Pillars of Wisdom), de 1922, ne constitue pas, prévient l'auteur lui-même, l'histoire du mouvement arabe, "mais de la part qui j'y pris". "J'entendais créer une nouvelle nation, restaurer une influence perdue, donner à vingt millions de Sémites les fondations sur quoi construire un palais inspiré, le palais de rêve de leurs idées nationales. Un but si élevé en appelait à la noblesse innée de leur esprit et leur faisait la part belle dans les événements : mais lorsque nous l'emportâmes, on m'accusa d'avoir compromis les redevances du pétrole britannique en Mésopotamie et ruiné la politique coloniale française au Levant." T E LAWRENCE entend justifier son option et reste fier de ses "trente combats où pas une goutte du sang des nôtre ne fut versé. Toutes nos provinces sujettes ne valaient pas, pour moi, la mort d'un seul Anglais". Le Cabinet poussa les arabes à se battre pour les Britanniques en leur promettant qu'ils seraient ensuite autonomes et c'est avec une pointe de regret qu'il termine son Introduction, sorte de chapitre non inclus dans les éditions. Que s'il avait été complètement honnête, il aurait vu la duplicité du gouvernement britannique et demandé aux Arabes de rester chez eux. Ce manquement personnel à la parole donnée justifie pour lui le refus de toute récompense. Il termine par, "Dans ce livre aussi, pour la dernière fois, j'entends être seul juge de ce que je dois dire", réaffirmant son esprit d'indépendance.

    Le livre se partage en 121 courtes parties dont l'organisation est décrite dans un "Tableau synoptique" au début de l'ouvrage, étant donné qu'il s'agit bien d'un seul récit, celui de "ses" campagnes en Arabie. Une Introduction, Base de la révolte, regroupe les 7 premiers chapitres, le Livre 1 (Mon premier contact avec l'Arabie, (Découverte de Fayçal)) les chapitres VIII à XVI, le Livre 2, Première avancée de Fayçal vers le Nord, les chapitres XVII à XXVII, le livre 3, Concentration contre le chemin de fer de Médine, les chapitres XXVIII à XXXVIII, le livre 4, L'expédition contre Akaba, les chapitres XXXIX à LIV, le livre 5, Utilisation de la nouvelle base, les chapitres LV à LXVIII, le livre 6, Echec du raid sur les ponts, les chapitres LXIX à LXXXI, le livre 7, une campagne d'hiver, les chapitres LXXXII à XCI, le livre 8, L'orthodoxie entre en jeu, les chapitres XCII à XCVII, le livre 9, Manoeuvres avant le coup final, les chapitres XCVIII à CVI, le livre 10, Libération de Damas, les chapitres CVII à CXXII. Un épilogue raconte "Pourquoi la prise de Damas mit fin à mes efforts de Syrie". Ce découpage permet de voir la progression du récit d'une véritable épopée qui en fait aussi un monument de la littérature. Ouvrage d'art de la guerre, Les Sept Piliers de la Sagesse, montre la mise en pratique précise de ce qui déjà est exposé dans Guérilla dans le désert.

   C'est surtout au chapitre XXXIII que réside la description la plus forte des conceptions de l'espion anglais. "Comme je l'ai montré, je n'étais que trop libre de mener la campagne à mon gré, car je manquais de pratique. Je n'ignorais pas les ouvrages essentiels de théorie militaire, mes curiosités d'Oxford m'ayant fait passer de Napolèon à Clausewitz et à son école, puis à Caemmerer et de Moltke, sans oublier les derniers travaux des Français. Tous ces auteurs m'avaient paru ne voir qu'un côté de la question ; après avoir parcouru Jomini et Willisen, j'ai enfin trouvé des principes plus larges dans le Maréchal de Saxe, Guibert et le XVIIIème siècle. Clausewitz, cependant, les dominait tous de si haut, d'un point de vue intellectuel, et la logique de son livre était si fascinante, qu'inconsciemment j'avais accepté ses conclusions, jusqu'au moment où une étude comparée de Kuhne et de Foch me laissa dégoûté des soldats, fatigué de leur gloire officielle, et plus exigeant que jamais à l'égard de leurs lumières. Je n'avais cessé, en tout cas, de porter à l'art militaire un intérêt purement abstrait, et de considérer la théorie et la philosophie de la guerre d'un point de vue métaphysique" Sur le terrain, évidemment, les questions deviennent très concrètes en "particulier cet assommant problème de Médine". Alors qu'il souffre d'une dysenterie, il s'interroge sur l'objectif que cette ville représente, étant donné le traditionnel but de la guerre, la destruction des forces armées de l'ennemi par le moyen unique de la bataille.Or sa méditation aboutit au fait que "nous avions déjà gagné la guerre du Hedjaz!" (depuis la prise d'El Ouedj). "Certes, j'avais établi de confortables prémisses, mais il restait encore à trouver pour la guerre une autre fin et d'autres moyens. car notre guerre semblait ne ressembler en rien au rituel dont Foch était le grand prêtre. Je me remémorai sa doctrine pour mieux voir la différence entre lui et nous. Dans sa guerre moderne - qu'il appelait la guerre absolue - deux nations professant des philosophies incompatibles mettaient leurs doctrines à l'épreuve de la force. Philosophiquement, c'était idiot; car on ne peut discuter d'opinions, mais les convictions ne sont guéries qu'à coups de fusils; la lutte ne cesserait donc qu'au moment où les fidèles d'une doctrine immatérielle n'auraient plus aucune défense à opposer aux fidèles de l'autre. La guerre de Foch apparaissaient ainsi comme la transposition au XXème siècle des guerres de religion, dont la conclusion logique était la destruction complète d'une croyance, et dont tous les protagonistes pensaient que le Jugement de Dieu prévaudrait à la fin. Ceci pouvait encore aller pour la France et l'Allemagne; mais l'attitude anglaise n'était nullement représentée par cette théorie. (...) Foch, en vérité, avait démoli sa propre argumentation en faisant dépendre sa guerre du service militaire généralisé et en la déclarant impossible avec des armées professionnelles. Or, la vieille armée professionnelle demeurait l'idéal britannique, et sa façon de faire la guerre, l'ambition de tous nos troupiers. Ainsi, la guerre de Foch m'apparaissait comme une "variété exterminatrice" (on l'eût appelée tout aussi bien la guerre-meurtre) pas plus absolue que bien d'autres variétés possibles. (...)" Pourquoi Fayçal et les Arabes voulait-il combattre les Turcs? Pour les expulser de leurs terres. Du coup, la question suivante tombe sous le sens : "Comment les Turcs vont-ils défendre tout ce vaste territoire? Combien d'hommes sont-ils nécessaires pour les en empêcher. Un point de vue algébrique, tenant compte de tous les avantages matériels des insurgés, le climat, le chemin de fer, le désert, les armes techniques, lié à un point de vue biologique, la manière de combattre des Arabes, lié encore à un point de vue psychologique, la propagande, "science des sentiments", "presque une éthique", mène à la conclusion logique, qui apparaît clairement à la sortie de sa dysenterie : toute bataille est inutile et nuisible. Il suffit d'employer 2% de combattants dans une population amie, pour figer l'ennemi dans les postes qu'il occupe, leur équipement technique étant suffisant pour paralyser les communications de l'ennemi. "Une province serait gagnée quand nous aurions appris à ses habitants à mourir pour notre idéal de liberté : la présence ou l'absence de l'ennemi était secondaire. La victoire finale semblait certaine si la guerre durait assez pour nous permettre d'exploiter notre méthode."

 

    L'ensemble de ses écrits sur la guérilla, ses deux livres principaux et ses multiples notes établies à l'intention de sa hiérarchie, continue d'inspirer de nombreux théoriciens et praticiens de la guérilla et de la guerre révolutionnaire. Ainsi le futur général GIAP, que rencontre en 1946, le général français SALAN, considère Les Sept Piliers de la Sagesse comme son "évangile de combat". Passée une courte période de glorification après sa mort en 1935, son oeuvre est relativement dénigrée par les officiers (et les officiels) français, qui considèrent la Grande Bretagne comme la grande rivale, et ce jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale. En revanche, très tôt dans les pays anglo-saxons, elle est considérée de manière très sérieuse, notamment par LIDDEL HARD, par ailleurs auteur d'une biographie sur LAWRENCE, qui en tient compte dans l'élaboration de son système de stratégie indirecte. Il reste l'un des officiers les plus influents dans le développement d'une doctrine insurrectionnelle au XXème siècle. 

 

 

Thomas Edward LAWRENCE, Les Sept Piliers de la Sagesse, Petite Bibliothèque Payot, 2002. Réédition du texte de 1936. Traduction de l'anglais par Charles MAURON ; Guérilla dans le Désert, 1916-1918, suivi de L'Orient en mutation, Editions Complexe, 1992. Présentation de Gérard CHALIAND. On trouve par ailleurs le textes de Guérilla dans le désert, dans l'Anthologie mondiale de la stratégie, sous la direction de Gérard CHALIAND, Robert Laffont, collection Bouquins, 1990. On peut consulter aussi Les Textes essentiels de T E LAWRENCE, rassemblés par René ETIEMBLE et Yassu GAUCIERE, Editions Gallimard, collection Idées littérature, 1981.

 

Robert MANTRAN, Un personnage complexe et ETIEMBLE, l'auteur d'une épopée moderne, Article LAWRENCE, dans Encyclopedia Universalis, 2004 ; Frédéric ENCEL, article Thomas Edward LAWRENCE, dans L'art de la guerre par l'exemple, Stratèges et batailles, Flammarion, collection Champs, 2000.

 

 

 

 

Partager cet article

Published by GIL - dans AUTEURS
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : LE CONFLIT
  • : Approches du conflit : philosophie, religion, psychologie, sociologie, arts, défense, anthropologie, économie, politique, sciences politiques, sciences naturelles, géopolitique, droit, biologie
  • Contact

Recherche

Liens