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12 août 2020 3 12 /08 /août /2020 14:13

  Bien que la filmographie se concentre sur le grand procès des criminels chefs de l'État nazi, à Nuremberg ou ailleurs eurent lieu d'autres procès concernant les crimes commis dans diverses parties du monde pendant la seconde guerre mondiale (notamment de la part de responsables japonais), qui marquent pour longtemps la tradition juridique dans le monde entier, poursuivie notamment par le la Cour de Justice Internationale (crimes en ex-Yougoslavie par exemple).

 

Côté documentaires :

- Dans la série Les grandes batailles, le procès de 1945-1946

 

- De Nuremberg à Nuremberg, dans la partie 2 (ROSSIF) et Avant l'oubli? (GIROD)

 

Côté films :

- Eichmann Show, Le procès d'un responsable nazi

 

- Jugement à Nuremberg (KRAMER)

 

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10 août 2020 1 10 /08 /août /2020 09:15

  On n'insistera pas suffisamment sur la distinction entre le guerrier - aimant ou faisant de son activité principale la guerre et le soldat - obligé de participer à ou volontaire pour une guerre précise. Des documentaires et films rendent bien cette distinction. Bien entendu, avec la présence - quasi technique - des principaux personnages à l'écran dans les films de fiction, pratiquement tous les métrages se centrent plus ou moins du début à la fin sur un homme ou un groupe d'hommes. Sinon sans doute, le film ne "fonctionne" pas, le spectateur devant pour soutenir son attention s'identifier à un personnage dans l'action.

 

Côté documentaires :

- 39-45, Le monde en guerre, Le guerrier, dans le DVD 2, volume 4

 

- L'Asie en flammes, Saïpan. Le 15 juin 1944, les troupes américaines entreprennent la conquête des iles Marianne et en particulier de l'île de Saïpan où 30 000 japonais, militaires et civils, sont allés jusqu'au dernier sacrifice pour protéger cette terre. Le réalisateur Serge VIALLET revient sur cette tragédie et tente d'expliquer comment les japonais ont été endoctrinés afin de tous donner leur vie ôur empêcher les américains de prendre ces îles stratégiques qui mettaient le Japon à portée des bombardiers alliés. Ce documentaire utilise de nombreuses images en noir et blanc et en couleur prises durant la bataille complétée par de passionnants témoignages de survivants des deux camps. Exemplaire, ce montage nous montre jusqu'où peut aller l'horreur de la guerre quand les militaires sont également des fanatiques obnubilés par leur empereur...

 

Côté séries :

- Frères d'armes, Les hommes avant tout dans le DVD 5

 

- The Pacific, dans plusieurs parties (Partie 3, partie 4, partie 10...)

 

Côté films :

- Bataillon du ciel (ESWAY)

 

- La bataille de Tobrouk (film tchèque)

 

- Bastogne (WELMANN)

 

- Mémoires de nos pères (EASTWOOD)

 

- Indigènes ( BOUCHAREB)

 

- Nom de code : Overlord (COOPER)

 

- Le général du diable  (KAUTNER)

 

- Le pont (WICKI)

 

- Far away  (KANG JI KUJ)

 

- The captain , l'usurpateur (SCHWENTKE)

 

- Kokoda, le 39e bataillon

 

- Attack! (ALDRICH)

 

On oubliera sans doute sans peine Les douze salopards, de même qu'un certain film de TARENTINO... tant les personnages frisent la caricature (mais il est parfait pour les âmes simples de brut décoffrage)

 

 

FILMUS

 

 

 

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10 août 2020 1 10 /08 /août /2020 07:21

  Le sociologue et économiste français Laurent THÉVENOT est l'initiateur avec Luc BOLTANSKI du courant pragmatique à partir des "économies de la grandeur" étendues aux "régimes d'engagement". Il est en outre le fondateur de l'économie des conventions, avec Jean-Pierre DUPUY, François EYMARD-DUVERNAY, Olivier FAVEREAU, André ORLÉAN et Robert SALAIS.

 

    Sorti diplômé de l'École polytechnique (1968) et de l'ENSAE (1973), il prend d'abord part avec Alain DESROSIÈRES; en tant qu'administrateur de l'INSEE, à la création de la nouvelle classification des professions et catégories professionnelles (PCS). Ses travaux sur les classifications et le codage social conduisent à la publication de l'ouvrage Les catégories professionnelles, avec Alain DESROSIÈRES, et le rapprochent de Pierre BOURDIEU, puis de Luc BOLTANSKI. L'analyse de la production statistique devient alors un axe de recherche sur la "politique des statistiques".

  A partir d'enquêtes sur le travail et les organisations - certaines menées en collaboration avec l'économiste François EYMARD-DUVERNAY - il propose une notion d'"investissement de forme" qui rend compte de l'établissement de formes d'équivalence (codes, standards, coutumes, etc.) dotées d'un pouvoir de coordination. C'est une des origines, avec le travail de BOLTANSKI sur les dénonciations dans la presse, des "économies de la grandeur" qui inaugure un nouveau courant de sociologie pragmatique. Avec BOLTANSKI, il fonde le Groupe de Sociologie Politique et Morale, en se séparant du groupe et de la sociologie de BOURDIEU, pour développer une sociologie qui traite des capacités critiques des acteurs et de leurs limites. De la Justification. Les économies de la grandeur, écrit avec BOLTANSKI, distingue et analyse les répertoires d'évaluation visant la légitimité du bien commun dans la vie politique, qu'il s'agisse des relations de pouvoir politique, des relations sociales ou de la vie économique.

   Laurent THÉVENOT étend ensuite ce cadre d'analyse dans deux directions :

- En complément des critiques et justifications prétendant à une légitimité publique à partir du modèle des grandeurs, le modèle des régimes d'engagement et de leurs pouvoirs associés élargit la perspective en deçà du public, jusqu'à atteindre l'intime familier ;

- D'autre part, il propose d'analyser la construction politique des communautés selon des grammaires de la mise en commun - incluant le traitement des différends - qui ne passent pas seulement par des justifications publiques ; à la faveur de programmes comparatifs internationaux qu'il a codirigés avec des sociologues américains puis russes, ont été mises en évidence une "grammaire libérale du public" et une "grammaire d'affinités personnelles à des lieux communs pluriels".

   Cette sociologie pragmatique de la justification et des engagements est mise en oeuvre  dans des domaines très divers : action politique, critique, mouvements sociaux, participation et reconnaissance : mise en valeur et évaluation : quantification, information, cognition et émotions : travail et organisations ; agro-environnements ; droit et gouvernement par els standards ; art et littérature.

    Laurent THÉVENOT participe au comité de rédaction de la revue Annales,. Histoire, Sciences sociales.

 

Laurent THÉVENOT, Sous sa direction, Conventions économiques, Paris, Centre d'études de l'emploi, PUF, 1966 ; Avec Robert SALAIS, Jean-Jacques SILVESTRE, Le Travail, Marchés, règles, conventions, Economica, 1986 ; Avec Luc BOLTANSKI, Les économies de la grandeur, Centre d'études et d'emploi, PUF, 1987 ; Avec A. DESROSIÈRES, Les catégories socioprofessionnelles, La Découverte, 1988, réédition 2002 ; Sous sa direction et celle de Luc BOLTANSKI, Justesse et justice dans le travail, Centre d'études de l'emploi, PUF, 1989 ; Avec Luc BOLTANSKI, De la justification. Les économies de la grandeur, Gallimard; 1991 ; Avec Bernard CONEIN, Cognition et information en société, EHESS, 1997 ; L'action au pluriel. Réflexions sur les régimes d'action, La Découverte, 2006 ; La participation en actes, Entreprise, ville, association, avec Julien CHARLES, Desclée de Brouwer; 2016

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8 août 2020 6 08 /08 /août /2020 08:10

   L'histoire de la seconde guerre mondiale se clôt généralement par les deux explosions atomiques sur le Japon en 1945, et nombre de documents filmiques lui sont consacrés, soit dans la genèse de l'existence de ces deux bombes, soit dans les conditions politiques de leur utilisation, soit encore dans les conséquences de leur usage pour l'après Seconde guerre mondiale.

 

Côté documentaires :

- 39-45, Le monde en guerre, La bombe, février-septembre 1945

 

- L'Asie en flammes, Nagasaki. Le 9 août 1945, un bombardier américain largue la seconde bombe atomique sur la ville japonaise de Nagasaki. A l'aide des témoignages des survivants, des équipes de secours et d'images d'archives, le réalisateur Serge VIALLET nous dépeint l'horreur qui a suivi l'emploi de l'arme la plus terrible jamais fabriquée par l'homme. Une grande partie des victimes étaient des prisonniers de guerre coréens ou même européens. A travers ces témoignages, on comprend l'impact psychologique de cette arme sur la population alors que la guerre était de toute façon déjà perdue pour le Japon mais que les militaires qui dirigeaient le pays ne voulaient pas de la paix. Le documentaire s'attarde aussi sur la façon dont les Japonais ont vécu la défaite dans un pays dévasté par tant d'années de guerre et alors que les radiations continuent à tuer à Hiroshima et Nagasaki.

 

Côté films :

- USS Undianapolis

 

- Day one (SARGENT)

 

- La bataille de l'eau lourde (DRÉVILLE)

 

- Les héros de Télémark

 

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7 août 2020 5 07 /08 /août /2020 08:43

     Initiateur avec Laurent THÉVENOT d'un courant "pragmatique", appelé aussi "économies de la grandeur" ou "sociologie des régimes d'action, ou encore conventionnalisme, il mène une carrière de sociologue, tout en se déclarant proches des "communistes libertaires". En 2009, il participe à la société Louise Michel, proche du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA).

      Son engagement politique s'inscrit dans une tradition familiale (originaire de Russie), d'un père médecin juif (se cachant pendant l'occupation) et d'une mère chrétienne, qui devient écrivain après la guerre et adopte les idées du Parti Communiste. Pendant la guerre d'Algérie, Luc BOLTANSKI est militant anti-colonialiste. Il soutient ensuite pendant un an ou deux l'Union de la gauche socialiste, un groupe de militants de gauche qui tente une première expérience d'unité entre chrétiens et marxistes.

 

Une carrière universitaire et des objets éclectiques d'études....

     Ses première recherches sociologiques sont menées dans le cadre du Centre de sociologie européenne, dirigé par Raymond ARON, puis Pierre BOURDIEU. Ses premiers travaux sont orientés par l'influence du cadre théorique bourdieusien, étant dans le premier cercle du "maître".

Au début des années 1970, BOLTANSKI devient maitre-assistant à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales. Il participe à la création de la revues Actes de la recherche en sciences sociales. Au milieu des années 1980, il se désengage des Actes et se désinvestit de l'équipe de Pierre BOURDIEU. Parallèlement à son travail en sciences sociales, il écrit et publie des ouvrages de poésie et, plus récemment de pièces de théâtre. Nuits, ouvrage édité à ENS Éditions, regroupe les deux pièces La nuit de Mantagnac et La nuit de Bellelande.

    Il publie en 2004 La condition foetale, ouvrage qui ouvre un débat autour de l'usage de la notion de contradiction dans les sciences sociale et de la possibilité d'articuler structuralisme et phénoménologie dans une approche historique, rejoignant ce que de nombreux collègues développement depuis plusieurs années dans des champs aussi différents que la sociologie des sciences, la sociologie des crises ou celle de la construction des problèmes publics.

Ses recherches s'orientent ensuite sur le lien entre le roman policier et l'émergence de l'État, qui fait l'objet d'un livre paru en 2012 : Énigmes et complots : Une enquête à propos d'enquêtes. En 2017, il publie avec Arnaud ESQUERRE Enrichissement. Une critique de la marchandise, représentant le troisième volet de l'enquête menées pour tenter de décrire les nouvelles formes du capitalisme contemporain après Les cadres : La formation d'un groupe social (1982) et Le nouvel esprit du capitalisme (avec Ève CHIAPELLO, 1999).

 

Le déplacement de la critique, face à BOURDIEU, position centrale dans ses études...

    Il se détache de la sociologie du "dévoilement", issue de la tradition marxiste, qui enquête sur les "vraies" contraintes pesant sur les agents, pour se pencher davantage sur les éléments communicationnels, relationnels et pratiques qui rendent possible un accord perçu et voulu consciemment comme tel. Bref, il passe d'une sociologie des conflits à une sociologie des coopérations.

Voir quels sont les éléments qui rapprochent (surtout) ou divisent les personnes autour d'un même objet, et l'analyse des processus par lesquels celles-ci arrivent in fine à un accord perçu, reconnu et voulu consciemment comme tel, voilà une des caractéristiques de l'approche de BOLTANSKI (voir l'article sur le conventionnalisme). Contrairement à la méthode bourdieusienne, qui accorde une place importante à la trajectoire, la méthode de l'auteur ne s'intéresse pas au passé des acteurs, encore moins à leurs habitudes ou à leurs caractéristiques socioculturelles. Au contraire, chaque acteur possède un libre arbitre qui lui permet, lors des épreuves, de faire valoir ses arguments et ses "justifications". Pour BOLTANSKI, à l'inverse de BOURDIEU, les personnes sont parfaitement à même de comprendre leurs motivations.

Ces enjeux intellectuels sont prolongés par des enjeux institutionnels lorsque BOLTANSKI fonde avec Laurent THÉVENOT le Groupe de sociologie politique et morale (GSPM) en 1984. Il devient alors l'un des principaux représentants de la sociologie pragmatique française; considérant que l'homme fait la "société" et que les acteurs sont compétents pour prendre position, juger, dénoncer, critiquer, en rendre compte. Il écrit avec Laurent THÉVENET De la justification (1991) ouvrage qui prolonge le grand article paru dans Actes de la recherche en sciences sociales de mars 1984 (volume 51), avec Y. DARRÉ et M-A. SCHILTZ, puisqu'il y montre qu'il n'existe non pas une seul façon d'être "grand" dans le monde social, mais bien différents moyens de devenir grand (Des économies de la grandeur).

     La rencontre de BOLTANSKI avec Ève CHIAPELLO et leur collaboration pour Le nouvel esprit du capitalisme (1999) permet d'élargir le cercle autour de la sociologie de "l'économie de la grandeur". En effet cet ouvrage apparait comme une configuration illustrative, à portée générale et pratique, de la typologie des "cités" déjà établie dans La justification : les économies de la grandeur (1991). Luc BOLTANSKI et Ève CHIAPELLO y ajoutent la "cité des projets". Ce terme est historiquement la récupération par les consultants en management et les dirigeants d'entreprise des thèmes de la critique de l'artiste du capitalisme dénonçant l'inauthenticité de la société marchande et l'étouffement des capacités créatrices de l'individu. Le cadre traditionnel devient un manager ou un coach chargé, dans des structures légères et innovantes, de tirer le meilleur parti des capacités créatrices de chaque employé. Mobilisé par des projets successifs, le salarié se doit d'être mobile, enthousiaste, flexible et convivial. L'écho qu'a eu ce livre dans les médias, notamment dans le champ des gestionnaires eux-mêmes, tend à prouver l'importance de sa portée. C'est aussi un premier passage de la sociologie pragmatique les années 1980 et 1990, au sein des sciences sociales en France, c'est la publication du Nouvel esprit du capitalisme qui a constitué le point de départ d'une nouvelle vigueur critique vis-à-vis de cette configuration socio-historique, avec toute son ambiguïté. Est-ce une nouvelle critique du capitalisme et un constat de sa capacité de se renouveler?  Est-ce réellement une critique ou une valorisation d'un éternel esprit du capitalisme, sans toucher à ses fondements?

   Les partisans de Luc BOLTANSKI estiment qu'il a, dans le sillage du Nouvel esprit du capitalisme, radicalisé son positionnement critique, en s'efforçant de dessiner en sciences sociales associant sociologie pragmatique et sociologie critique (passant par une lecture de l'École de Francfort...), dans la perspective d'une nouvelle théorie critique radicale originale associée à la notion d'émancipation. C'est la publication en 2009 de l'ouvrage De la critique. Précis de sociologie de l'émancipation... D'autres chercheurs issus de la sociologie pragmatique ont emprunté une réorientation critique convergente vers une "critique pragmatiste" tels que Philippe CORCUFF dans Où est passée la critique sociale? en 2012.

Son ouvrage Vers l'extrême, extension des domaines de la droite, écrit avec Arnaud ESQUERRE; s'inquiète de la reprise des idées de l'extrême droite dans l'espace politique, y compris à gauche, dans les médias voire dans les milieux dits "intellectuels", comme si elles allaient de soi.

A partir de 2014, Luc BOLTANSKI entreprend, toujours avec Arnaud ESQUERRE, une réflexion sur les changements du capitalisme liés au développement de ce que les deux auteurs nommes une "économie de l'enrichissement" et qui regroupe des activités en apparence disjointes telles que le tourisme, la patrimonialisation, le luxe et la culture, mais dont ils montrent la cohérence. Ils placent notamment au coeur de ce changement une forme de mise en valeur des marchandises nommé la "forme collection", proposant de considérer la valeur comme une justification de prix.

 

    Même si les différents ouvrages, écrits seul ou en collaboration - de Luc BOLTANSKI ont un retentissement médiatique, à l'aune sans doute d'une certaine mise en valeur - paradoxalement - du système capitaliste, précisément parce que son évolution va dans le sens de la valorisation de l'individu comme acteur, il n'est pas certain qu'il soit suivi par ses contemporains sociologues. Non seulement parce qu'il est un des rares à proposer encore une vision globale du social - ce qui fait d'ailleurs tout l'intérêt de son oeuvre, en face par exemple d'un Edgar MORIN, et que la plupart des autres auteurs se cantonnent dans un domaine particulier, se spécialisant sur une sociologie de secteurs, éducation, industrie, rural, urbain... sans chercher de généralisation, seul moyen pourtant de dépasser le niveau descriptif, et seul moyen aussi de pallier à l'impact limité des prescriptions proposées.

 

Luc BOLTANSKI, avec Pierre BOURDIEU, Robert CASTEL et Jean-Claude CHAMBOREDON, Un art moyen : Essai sur les usages sociaux de la photographie, Minuit, 1965 ; Prime éducation et morale de classe, EHESS, 1969 ; Les cadres - La formation d'un groupe social, éditions de Minuit, 1982 ; L'Amour et la justice comme compétences. Trois essais de sociologie de l'action, Métaillé, 1990 ; De la justification. Les économies de la grandeur, avec Laurent THÉVENOT, Cahiers du Centre d'études de l'emploi, PUF, 1989 ; Le Nouvel esprit du capitalisme, avec Ève CHIAPELLO, Gallimard, 1999 ; La Condition foetale. Une sociologie de l'avortement et de l'engendrement, Gallimard, 2004 ; La production de l'idéologie dominante, avec Pierre BOURDIEU, Demopolis, 2008 (réédition d'un article publié en 1976 dans Actes de la recherche en sciences sociales) ; Rendre la réalité inacceptable, Demopolis, 2008 ; De la critique. Précis de sociologie de l'émancipation, Gallimard, 2009 ; Un individualisme sans liberté?" Vers une approche pragmatique de la domination, avec Philippe CORCUFF, dans L'individu aujourd'hui, Sous la direction de P. CORCUFF, C. LE BART et F. de SINGLY, Presses Universitaires de Rennes ; Énigmes et complots. Une enquête à propos d'enquêtes, Gallimard, 2012 ; Domination et émancipation. Pour un renouveau de la critique sociale, dialogue avec Nancy FRASER, présenté par Philippe CORCUFF, Presses Universitaires de Lyon, 2014.

A noter qu'il existe des films de présentation de ses réflexions : Ulysse clandestin (Thomas LACOSTE, 2010), Penser critique, kit de survie éthique et politique pour situations de crise(s) (Thomas LACOSTE, 2012), Notre monde (Thomas LACOSTE, 2013)

 

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6 août 2020 4 06 /08 /août /2020 13:08

     Si le thème des prisonniers de guerre, notamment en France, constitue un enjeu politique de premier plan pendant toute l'occupation, s'ils constituent - à partir du moment où les soldats le deviennent jusqu'à leur libération, provoquant d'importants mouvements de population - une masse de gens très importante et très concentrée, parqués dans des camps aux statuts les plus divers et aux conditions (toujours très mauvaises) très différentes, que ce soit à l'Ouest, sous administration allemande ou à l'Est sous administration japonaise, avant d'être parqués, de manière plus temporaire, dans des camps sous administration américaine, si enfin - excusez la longue phrase à l'aune de la souffrance de ces millions de personnes au sort incertain - pendant toute la guerre, ils constituent, ils sont le pivot de nombreuses stratégies de tous les... camps!, la filmographie ne leur rend pas forcément justice... Ainsi, peu de documentaires - du fait de la politique de "discrétion" des belligérants - existent, notamment côté allemand et du côté japonais... Quant aux films de fiction, ils sont souvent centrés - si l'on excepte l'admirable film de Steven SPIELBERG, Empire du Soleil - sur ce qui est précisément le devoir de tout prisonnier, et encore plus de tout prisonnier de guerre, s'évader!

 

Côté documentaire :

- L'Asie en flammes, pour la partie consacrée à Kwaï. Après la conquête japonaise de la Thaïlande et de la Birmanie en 1942, les nippons décident de construire une ligne de chemin de fer de plus de 2 000 km de long dans la jungle birmane. Cette construction devait ouvrir la voie vers l'Inde. Serge VIALLET dévoile la véritable histoire du pont de la rivière Kwaï à travers de nombreux témoignages et images d'archives. Il démontre ainsi que les faits sont plus complexes que ce qui a été montré par David LEAN dans son célèbre film. C'est l'occasion de porter un regard sans a priori ni complaisance sur cette entreprise titanesque dans un environnement hostile, alors que la ligne était construite en simultané par des deux bouts. Le réalisateur perce aussi l'état d'esprit des soldats japonais de l'époque et de leurs supérieurs qui en demandaient toujours plus à leurs ouvriers esclaves, sans aucune considération pour leurs vies, ce qui a entrainé plus de 26 000 morts occidentaux sans compter des mes dizaines de milliers de coolies asiatiques...

 

Côté films  :

- La grande évasion,

 

- Stalag 17 ;

- Furyo ;

- L'express du colonel von Ryan ;

 

- Le pont de la rivière Kwaï ;

 

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4 août 2020 2 04 /08 /août /2020 08:37

  Le nouveau bimestriel (mais cela peut changer à cause de l'épidémie coronavirus) Afrique Midi Magazine dont le numéro 1 sur papier (doublé sur Internet) est paru en janvier 2020 se veut une "voix et une vitrine qui sortent des sentiers battus". Après Jeune Afrique, Africa International, Le Continental, Les Afriques et nouvellement Confidentiel Afrique, Afrique Midi Magazine, magazine panafricain indépendant enrichi la presse venant du et consacrée au continent africain, dans ses multiples aspects, du politique au culturel.

    Sobrement coloré, le nouveau magazine, avec un dynamique comité de rédaction emmené par Arnaud LONGATTE, à l'expérience chevronnée dans la presse magazine,  et Mamadou LY, journaliste sénégalais (respectivement directeur de publication et chef de la rédaction), parait dans plusieurs pays d'Afrique. Édité par Afrique Midi International, il dispose de bureaux à Dakar et dans la banlieue parisienne. Ses promoteurs veulent poser un nouveau regard sur les enjeux du monde de l'information d'aujourd'hui et de demain.

Malgré une conjoncture générale très mauvaise pour la presse (pour une fois pas due aux multiples répressions d'États ou de sociétés privées...), ils entendent relever le défi de la longévité. Avec ses 66 pages, le magazine offre une plongée au coeur de thématiques riches et diversifiées, zoomant fréquemment sur l'histoire des peuples africains. Avec un premier numéro accordant une large place à l'ancien président ivoirien Laurent GHABGO, acquitté par la Cour pénale internationale, le magazine donne le ton, posant d'emblée la question sur le sens des événement, ici à savoir si ce dernier était victime d'un procès politique (un nouveau Mandela?). Le magazine se signale également par une véritable nécrologie du Franc CFA.

Dans l'édition électronique, Afrique midi Magazine cible le trafic des médicaments contrefaits, en pleine épidémie (mai 2020), élément parmi plusieurs articles consacrés à la situation de l'Afrique face à la pandémie.

   A la lecture facile, Afrique Midi Magazine veut jouer des deux cartes papier et Internet en même temps.

 

Afrique Midi Magazine, 22 Avenue du Général de Gaulle, 92250 La Garenne-Colombe. Site Internet : afriquemidi.com

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3 août 2020 1 03 /08 /août /2020 15:22

   Quand on relit l'ouvrage qui date de 1992 du maître de conférences au département des Sciences de l'information et de la communication de l'Université de Rennes 2, on ne peut s'empêcher de penser que depuis, on n'a pas fait de progrès patent sur la compréhension du rôle de la publicité dans nos sociétés, tant du côté de son influence idéologique que du côté de sa place réelle dans la dynamique économique.

    Sous-titré Idéologie et savoir-faire des professionnels de la publicité dans l'audiovisuel, ce qui délimite son approche, l'ouvrage, produit dans une période où les téléspectateurs français découvrent à leurs corps défendant les vertus du libéralisme (années 1980-1990), avec un certain "retard" par rapports à leurs voisins anglo-saxons et allemands, veut décrire des modes de représentation exclusifs définis par la publicité "qui ne correspondent que fort peu au réel". C'est en grande partie à ce réel très médiatisé qui fait en quelque sorte écran par rapport à la réalité que l'auteur s'attaque, très au fait de certains aspects occultés par les grands médias. Il s'agit pour Jacques GUYOT de "s'interroger de façon critique sur la manière dont l'acteur publicitaire a réussi à asseoir sa légitimité sociale et culturelle sur le thème de la modernité : modernité médiatique, mais aussi économique et technologique."

    L'auteur aborde successivement en quatre parties serrées l'analyse des changements d'attitude du public vis-à-vis de la publicité, l'évolution rendue possible grâce à une problématique de la création publicitaire, l'articulation de la publicité autour du concept de modernité et l'importance du facteur publicitaire sur le plan économique.

   L'évolution du rejet à l'adhésion (relative) à la publicité, laquelle subit des changements bien évidemment en dehors du champ du livre dans les années 2000, du fait de l'intrusion d'Internet dans le paysage audio-visuel quotidien, est étudiée de manière minutieuse sur les quatre continents. La problématique de la création publicitaire, que ses promoteurs situent parfois carrément entre l'art et la technologie, s'aidant en cela du langage des sciences sociales et de la sémiologie, situe la publicité dans une légitimité sociale qui la place dans les représentations du réel et dans le symbolique des relations sociales. Cela est d'autant plus fort qu'elle se situe dans le développement de la publi-information dans l'édition et la presse comme dans une sorte de symbiose dans l'apprentissage de l'art cinématographique par toute une génération de cinéastes, boulevard d'ailleurs dans l'éclosion d'un cinéma fantastique et des effets spéciaux. Que ce soit dans les messages eux-mêmes, qui promeuvent un idéal de vie individualiste (ou familial de manière très précise) basé sur la consommation des objets les plus récents, sorte de modernité. La place de la publicité dans la vie économique - et l'auteur rend bien compte des coûts occultés de la publicité dans la programmation des chaines de télévision - est le quatrième sujet - et presque un des moins traité par lui, ne fait l'objet que de peu d'études. Notamment, la relation entre les compagnes publicitaires et le succès des produits et services promus est une question peu abordée et par les publicitaires et par leurs clients. Outre le fait que souvent les enquêtes sur la progression de ces produits et services sur le marché sont le fait même de ceux qui les promeuvent, il semble qu'il y ait comme un mimétisme et une spirale où l'obsession de la concurrence remplace l'évaluation scientifique coûts publicitaires/valeurs des ventes... Dans sa conclusion, l'auteur met l'accent sur l'accroissement de l'importance des nouvelles technologies où s'opèrent de grands investissements du monde publicitaire, lequel propose une vision du monde très aseptisée et très consensuelle, à mille lieux des multiples conflits sociaux qui agitent le monde réel. Et plus les nouvelles technologies de l'image et du son sont mises à contribution, plus le monde proposé apparait envahissant, tendant même à remplacer - mais cette course de l'apparence souffre tout de même de grosses exceptions (heureusement) - la vie réelle.

Les paradigmes décrits par l'auteur gouvernent encore en très grande partie le fonctionnement et l'impact de la publicité dans les médias, peut-être plus encore avec Internet, mais de manière très différentes selon les contrées, les classes sociales et les habitudes nationales (entre Français et Allemands par exemple) et l'auteur pointe bien ces différences d'appréciation des différents publics et nationalités, chose que l'évolution d'Internet accentue d'ailleurs.

 

Jacques GUYOT, qui travaille particulièrement dans le Centre d'Études et de Recherches sur la Communication et l'Internationalisation (CERCI), sur la création télévisuelle et sur les stratégies publicitaires, est également l'auteur d'autres ouvrages : Les Techniques audiovisuelles, dans la collection Que sais-je? des Presses Universitaires de France (1999) ; Production télévisée et identité culturelle en Bretagne, Galice et Pays de Galle, Presses Universitaires de Rennes (2000) ; avec Thierry ROLLAND, Les archives audiovisuelles (Armand Colin, 2011) ; avec Fabien GRANJON et Christophe MAGIS, Matérialismes, culture et communication (Presses des Mines, 2019, en 3 tomes) ; Cultures de résistance, aux Presses des Mines, 2020.

Jacques GUYOT, L'Écran publicitaire, Idéologie et savoir-faire des professionnels de la publicité dans l'audiovisuel, L'Harmattan, collection Logiques sociales, 1992, 350 pages.

  

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3 août 2020 1 03 /08 /août /2020 11:46

      Alors que la filmographie insiste sur les aspects militaires de l'encerclement de l'Allemagne et la prise de Berlin par les Soviétiques, peu de documents montrent la chute du régime nazi en tant que tel, c'est-à-dire un véritable effondrement subit, que couronne le suicide de son chef, camouflé jusque-là par la férocité de la répression contre tout signe de reddition à l'ennemi.

 

Côté documentaires :

- 39-45, Le monde en guerre, A chacun son destin, Allemagne mai 1945, dans le DVD 2 du volume 3 et Les deux morts d'Hitler sur le DVD 1 du volume 5

 

- Dans la série Les grandes batailles, Allemagne 1945, Partie 2

 

- Apocalypse La seconde guerre mondiale : Épisode 6 L'enfer

- De Nuremberg à Nuremberg

- La chute d'Hitler (KOM-BRYORZA)

Côté films :

- Le pont de Remagen (GUILLERMIN)

- La chute (HIRSHBIEGER)

 

- Le pont (WICKI)

Côté séries :

- La Libération, Le dernier assaut, sur le DVD 3

- Les orages de la guerre, Partie 12

- Frères d'armes

 

 

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1 août 2020 6 01 /08 /août /2020 07:08

    Nul doute que l'étude de la politique d'extermination des Juifs par les nazis avant et pendant la Seconde Guerre mondiale a aboutit à la production d'un nombre considérable de documents filmiques. Pour de multiples raisons, mais la raison de l'inhumanité de cette politique eut suffit, de nombreuses institutions, à des fins d'information documentaire, policières (recherche des criminels nazis) et politiques (valorisation du sionisme)n c'est à une profusion de documents que nous avons affaire, présentés aux différents publics sous différentes formes, alimentant nombre de réflexions (parfois polémiques) sur le sens de la Shoah. De nombreuses oeuvres de fictions, souvent très documentées et ancrées dans la réalité, témoignent également de cette abondance. Côté fiction, d'innombrables films évoquent l'holocauste dont a été victime le peuple Juif, sans en faire le thème central.

 

Côté documentaires :

- La série 39-15, Le monde en guerre : Génocide 41-45 (DVD 2 Volume 3) ; La solution finale, en deux parties (DVD 2 Volume 5).

 

- Auschwitz, Les nazis et la solution finale (REES)

 

Côté séries :

- Frères d'armes, Pourquoi nous combattons, dans le DVD 5

- Les orages de la guerre, dans les parties 2, 5, 7, 8, 10 et 11

 

- Holocauste

 

Côté films :

- Amen (COSTA-GAVRAS)

 

- Au nom de tous les miens (ENRICO)

 

 

- Sobibor, qui relate la seule révolte-évasion réussie d'un camp de concentration (KHABENSKI)

 

- La rafle (BOSCH)

 

- Le procès du siècle (JACKSON)

 

- Hannah ARENDT (VON TROTTA)

 

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