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6 août 2020 4 06 /08 /août /2020 13:08

     Si le thème des prisonniers de guerre, notamment en France, constitue un enjeu politique de premier plan pendant toute l'occupation, s'ils constituent - à partir du moment où les soldats le deviennent jusqu'à leur libération, provoquant d'importants mouvements de population - une masse de gens très importante et très concentrée, parqués dans des camps aux statuts les plus divers et aux conditions (toujours très mauvaises) très différentes, que ce soit à l'Ouest, sous administration allemande ou à l'Est sous administration japonaise, avant d'être parqués, de manière plus temporaire, dans des camps sous administration américaine, si enfin - excusez la longue phrase à l'aune de la souffrance de ces millions de personnes au sort incertain - pendant toute la guerre, ils constituent, ils sont le pivot de nombreuses stratégies de tous les... camps!, la filmographie ne leur rend pas forcément justice... Ainsi, peu de documentaires - du fait de la politique de "discrétion" des belligérants - existent, notamment côté allemand et du côté japonais... Quant aux films de fiction, ils sont souvent centrés - si l'on excepte l'admirable film de Steven SPIELBERG, Empire du Soleil - sur ce qui est précisément le devoir de tout prisonnier, et encore plus de tout prisonnier de guerre, s'évader!

 

Côté documentaire :

- L'Asie en flammes, pour la partie consacrée à Kwaï. Après la conquête japonaise de la Thaïlande et de la Birmanie en 1942, les nippons décident de construire une ligne de chemin de fer de plus de 2 000 km de long dans la jungle birmane. Cette construction devait ouvrir la voie vers l'Inde. Serge VIALLET dévoile la véritable histoire du pont de la rivière Kwaï à travers de nombreux témoignages et images d'archives. Il démontre ainsi que les faits sont plus complexes que ce qui a été montré par David LEAN dans son célèbre film. C'est l'occasion de porter un regard sans a priori ni complaisance sur cette entreprise titanesque dans un environnement hostile, alors que la ligne était construite en simultané par des deux bouts. Le réalisateur perce aussi l'état d'esprit des soldats japonais de l'époque et de leurs supérieurs qui en demandaient toujours plus à leurs ouvriers esclaves, sans aucune considération pour leurs vies, ce qui a entrainé plus de 26 000 morts occidentaux sans compter des mes dizaines de milliers de coolies asiatiques...

 

Côté films  :

- La grande évasion,

 

- Stalag 17 ;

- Furyo ;

- L'express du colonel von Ryan ;

 

- Le pont de la rivière Kwaï ;

 

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4 août 2020 2 04 /08 /août /2020 08:37

  Le nouveau bimestriel (mais cela peut changer à cause de l'épidémie coronavirus) Afrique Midi Magazine dont le numéro 1 sur papier (doublé sur Internet) est paru en janvier 2020 se veut une "voix et une vitrine qui sortent des sentiers battus". Après Jeune Afrique, Africa International, Le Continental, Les Afriques et nouvellement Confidentiel Afrique, Afrique Midi Magazine, magazine panafricain indépendant enrichi la presse venant du et consacrée au continent africain, dans ses multiples aspects, du politique au culturel.

    Sobrement coloré, le nouveau magazine, avec un dynamique comité de rédaction emmené par Arnaud LONGATTE, à l'expérience chevronnée dans la presse magazine,  et Mamadou LY, journaliste sénégalais (respectivement directeur de publication et chef de la rédaction), parait dans plusieurs pays d'Afrique. Édité par Afrique Midi International, il dispose de bureaux à Dakar et dans la banlieue parisienne. Ses promoteurs veulent poser un nouveau regard sur les enjeux du monde de l'information d'aujourd'hui et de demain.

Malgré une conjoncture générale très mauvaise pour la presse (pour une fois pas due aux multiples répressions d'États ou de sociétés privées...), ils entendent relever le défi de la longévité. Avec ses 66 pages, le magazine offre une plongée au coeur de thématiques riches et diversifiées, zoomant fréquemment sur l'histoire des peuples africains. Avec un premier numéro accordant une large place à l'ancien président ivoirien Laurent GHABGO, acquitté par la Cour pénale internationale, le magazine donne le ton, posant d'emblée la question sur le sens des événement, ici à savoir si ce dernier était victime d'un procès politique (un nouveau Mandela?). Le magazine se signale également par une véritable nécrologie du Franc CFA.

Dans l'édition électronique, Afrique midi Magazine cible le trafic des médicaments contrefaits, en pleine épidémie (mai 2020), élément parmi plusieurs articles consacrés à la situation de l'Afrique face à la pandémie.

   A la lecture facile, Afrique Midi Magazine veut jouer des deux cartes papier et Internet en même temps.

 

Afrique Midi Magazine, 22 Avenue du Général de Gaulle, 92250 La Garenne-Colombe. Site Internet : afriquemidi.com

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3 août 2020 1 03 /08 /août /2020 15:22

   Quand on relit l'ouvrage qui date de 1992 du maître de conférences au département des Sciences de l'information et de la communication de l'Université de Rennes 2, on ne peut s'empêcher de penser que depuis, on n'a pas fait de progrès patent sur la compréhension du rôle de la publicité dans nos sociétés, tant du côté de son influence idéologique que du côté de sa place réelle dans la dynamique économique.

    Sous-titré Idéologie et savoir-faire des professionnels de la publicité dans l'audiovisuel, ce qui délimite son approche, l'ouvrage, produit dans une période où les téléspectateurs français découvrent à leurs corps défendant les vertus du libéralisme (années 1980-1990), avec un certain "retard" par rapports à leurs voisins anglo-saxons et allemands, veut décrire des modes de représentation exclusifs définis par la publicité "qui ne correspondent que fort peu au réel". C'est en grande partie à ce réel très médiatisé qui fait en quelque sorte écran par rapport à la réalité que l'auteur s'attaque, très au fait de certains aspects occultés par les grands médias. Il s'agit pour Jacques GUYOT de "s'interroger de façon critique sur la manière dont l'acteur publicitaire a réussi à asseoir sa légitimité sociale et culturelle sur le thème de la modernité : modernité médiatique, mais aussi économique et technologique."

    L'auteur aborde successivement en quatre parties serrées l'analyse des changements d'attitude du public vis-à-vis de la publicité, l'évolution rendue possible grâce à une problématique de la création publicitaire, l'articulation de la publicité autour du concept de modernité et l'importance du facteur publicitaire sur le plan économique.

   L'évolution du rejet à l'adhésion (relative) à la publicité, laquelle subit des changements bien évidemment en dehors du champ du livre dans les années 2000, du fait de l'intrusion d'Internet dans le paysage audio-visuel quotidien, est étudiée de manière minutieuse sur les quatre continents. La problématique de la création publicitaire, que ses promoteurs situent parfois carrément entre l'art et la technologie, s'aidant en cela du langage des sciences sociales et de la sémiologie, situe la publicité dans une légitimité sociale qui la place dans les représentations du réel et dans le symbolique des relations sociales. Cela est d'autant plus fort qu'elle se situe dans le développement de la publi-information dans l'édition et la presse comme dans une sorte de symbiose dans l'apprentissage de l'art cinématographique par toute une génération de cinéastes, boulevard d'ailleurs dans l'éclosion d'un cinéma fantastique et des effets spéciaux. Que ce soit dans les messages eux-mêmes, qui promeuvent un idéal de vie individualiste (ou familial de manière très précise) basé sur la consommation des objets les plus récents, sorte de modernité. La place de la publicité dans la vie économique - et l'auteur rend bien compte des coûts occultés de la publicité dans la programmation des chaines de télévision - est le quatrième sujet - et presque un des moins traité par lui, ne fait l'objet que de peu d'études. Notamment, la relation entre les compagnes publicitaires et le succès des produits et services promus est une question peu abordée et par les publicitaires et par leurs clients. Outre le fait que souvent les enquêtes sur la progression de ces produits et services sur le marché sont le fait même de ceux qui les promeuvent, il semble qu'il y ait comme un mimétisme et une spirale où l'obsession de la concurrence remplace l'évaluation scientifique coûts publicitaires/valeurs des ventes... Dans sa conclusion, l'auteur met l'accent sur l'accroissement de l'importance des nouvelles technologies où s'opèrent de grands investissements du monde publicitaire, lequel propose une vision du monde très aseptisée et très consensuelle, à mille lieux des multiples conflits sociaux qui agitent le monde réel. Et plus les nouvelles technologies de l'image et du son sont mises à contribution, plus le monde proposé apparait envahissant, tendant même à remplacer - mais cette course de l'apparence souffre tout de même de grosses exceptions (heureusement) - la vie réelle.

Les paradigmes décrits par l'auteur gouvernent encore en très grande partie le fonctionnement et l'impact de la publicité dans les médias, peut-être plus encore avec Internet, mais de manière très différentes selon les contrées, les classes sociales et les habitudes nationales (entre Français et Allemands par exemple) et l'auteur pointe bien ces différences d'appréciation des différents publics et nationalités, chose que l'évolution d'Internet accentue d'ailleurs.

 

Jacques GUYOT, qui travaille particulièrement dans le Centre d'Études et de Recherches sur la Communication et l'Internationalisation (CERCI), sur la création télévisuelle et sur les stratégies publicitaires, est également l'auteur d'autres ouvrages : Les Techniques audiovisuelles, dans la collection Que sais-je? des Presses Universitaires de France (1999) ; Production télévisée et identité culturelle en Bretagne, Galice et Pays de Galle, Presses Universitaires de Rennes (2000) ; avec Thierry ROLLAND, Les archives audiovisuelles (Armand Colin, 2011) ; avec Fabien GRANJON et Christophe MAGIS, Matérialismes, culture et communication (Presses des Mines, 2019, en 3 tomes) ; Cultures de résistance, aux Presses des Mines, 2020.

Jacques GUYOT, L'Écran publicitaire, Idéologie et savoir-faire des professionnels de la publicité dans l'audiovisuel, L'Harmattan, collection Logiques sociales, 1992, 350 pages.

  

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3 août 2020 1 03 /08 /août /2020 11:46

      Alors que la filmographie insiste sur les aspects militaires de l'encerclement de l'Allemagne et la prise de Berlin par les Soviétiques, peu de documents montrent la chute du régime nazi en tant que tel, c'est-à-dire un véritable effondrement subit, que couronne le suicide de son chef, camouflé jusque-là par la férocité de la répression contre tout signe de reddition à l'ennemi.

 

Côté documentaires :

- 39-45, Le monde en guerre, A chacun son destin, Allemagne mai 1945, dans le DVD 2 du volume 3 et Les deux morts d'Hitler sur le DVD 1 du volume 5

 

- Dans la série Les grandes batailles, Allemagne 1945, Partie 2

 

- Apocalypse La seconde guerre mondiale : Épisode 6 L'enfer

- De Nuremberg à Nuremberg

- La chute d'Hitler (KOM-BRYORZA)

Côté films :

- Le pont de Remagen (GUILLERMIN)

- La chute (HIRSHBIEGER)

 

- Le pont (WICKI)

Côté séries :

- La Libération, Le dernier assaut, sur le DVD 3

- Les orages de la guerre, Partie 12

- Frères d'armes

 

 

-

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1 août 2020 6 01 /08 /août /2020 07:08

    Nul doute que l'étude de la politique d'extermination des Juifs par les nazis avant et pendant la Seconde Guerre mondiale a aboutit à la production d'un nombre considérable de documents filmiques. Pour de multiples raisons, mais la raison de l'inhumanité de cette politique eut suffit, de nombreuses institutions, à des fins d'information documentaire, policières (recherche des criminels nazis) et politiques (valorisation du sionisme)n c'est à une profusion de documents que nous avons affaire, présentés aux différents publics sous différentes formes, alimentant nombre de réflexions (parfois polémiques) sur le sens de la Shoah. De nombreuses oeuvres de fictions, souvent très documentées et ancrées dans la réalité, témoignent également de cette abondance. Côté fiction, d'innombrables films évoquent l'holocauste dont a été victime le peuple Juif, sans en faire le thème central.

 

Côté documentaires :

- La série 39-15, Le monde en guerre : Génocide 41-45 (DVD 2 Volume 3) ; La solution finale, en deux parties (DVD 2 Volume 5).

 

- Auschwitz, Les nazis et la solution finale (REES)

 

Côté séries :

- Frères d'armes, Pourquoi nous combattons, dans le DVD 5

- Les orages de la guerre, dans les parties 2, 5, 7, 8, 10 et 11

 

- Holocauste

 

Côté films :

- Amen (COSTA-GAVRAS)

 

- Au nom de tous les miens (ENRICO)

 

 

- Sobibor, qui relate la seule révolte-évasion réussie d'un camp de concentration (KHABENSKI)

 

- La rafle (BOSCH)

 

- Le procès du siècle (JACKSON)

 

- Hannah ARENDT (VON TROTTA)

 

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31 juillet 2020 5 31 /07 /juillet /2020 09:26

    Le conventionnalisme, qui fait peu l'objet de descriptions ou de commentaires est une sociologie apparue en France, dans le milieu des années 1980 et qui s'est développée par des travaux divers jusqu'à la fin des années 1990. Elle date officiellement de la publication, en 1987, d'un premier livre, Les économies de la grandeur, de Luc BOLTANSKI (né en 1940) et Laurent THÉVENOT (né en 1949). Des articles regroupés dans une revue économique élargissent ensuite son assise. Le conventionnalisme revendique son appartenance au courant de l'individualisme méthodologique, tout en proposant les moyens de prendre en compte l'existence du collectif dans la détermination des individus et dans celle de leur cadre d'action. Il s'inscrit dans la critique de la sociologie classique, fondée sur des antinomies telles que objectif/subjectif, collectif/individuel, économie/sociologie, matériel/idéel, en se proposant de les surmonter. Son cadre d'analyse "reprend le problème, central dans les sciences sociales, de la possibilité de l'accord entre les membres d'un société" ou d'une autre façon, pour lui, "la question de l'accord constitue l'une des questions fondamentales dont les sciences sociales ont hérité de la philosophie politique" (BOLTANSKI et THÉVENOT, 199, De la justification). Le conventionnalisme qui se veut explication du monde stipule que les sciences sociales ont "pour projet l'intelligence du commerce entre les hommes" (1987). De là découle l'objet de leur théorie : l'étude des lois qui régissent le commerce des hommes et l'examen de leurs échanges et des formes qu'ils prennent.

Le projet du conventionnalisme emprunte à l'individualisme méthodologique en plaçant l'individu au coeur de la théorie (héritage de l'économie néo-classique), il propose d'en dépasser les limites en montrant que l'individu inscrit son action dans un cadre social, celui des accords, des compromis et des conventions. Jean-Pierre DURAND et Robert WEIL doutent que cette sociologie qui entend privilégié le volet coopération dans les relations humaines, en mettant souvent de côté la force des conflits, atteigne ses objectifs. Cette sociologie se rattache à un contexte bien précis, celui où certaines classes sociales parmi les plus privilégiées économiquement recherchent le consensus pour leur projet de société néo-libérale. Il n'est pas certain que ses analyses emportent la conviction ou soient suffisamment solides au moment où précisément se dessinent des formes radicales et parfois violentes des conflits de toute sorte, comme c'est le cas sur tous les continents dans les premières décennies du millénaire suivant... La production de ces analyses est suffisamment importante toutefois pour que l'on parle d'une sociologie qui entend aborder l'ensemble des relations humaines...

    Cette sociologie est aussi une théorie économique hétérodoxe, caractère qu'elle partage avec celle, concurrente, de la théorie de la régulation, née également en France. Elle est connue plus d'ailleurs sous le nom d'économie des conventions (renforçant là, cette sociologie, son lien avec l'économie) que sous le nom de conventionnalisme.

Inutile (quoique...) de signaler que ce conventionnalisme n'a rien à voir avec la doctrine du même nom, stipulant une séparation fondamentale entre les données de l'intuition et des sens, et les constructions intellectuelles permettant de fonder les théories scientifiques ou mathématiques, doctrine développé notamment pas Édouard LE ROY, Pierre DUHEM et Henri POINCARÉ, sous des formes assez différentes, entre le XIXe et le XXe siècle, qui trouve son origine profonde dans la séparation kantienne entre intuition et concept.

 

Une théorie de l'action raisonnable...

   Les échanges entre individus constituent le contexte de l'action et dessinent la nature des contraintes. Pour qu'ils puissent avoir lieu, il faut que les actes de chacun soient compréhensibles et acceptables par d'autres, et que chacun soit à même de justifier son comportement à l'égard d'autrui. Le postulat qui fonde cette affirmation est que l'homme est un être raisonnable, il sait raisonner et il entend raison. En effet, le lien qui unit l'être particulier qu'est l'homme à la communauté de ses semblables, c'est "l'impératif de justification... Cet impératif de justification est même un attribut caractérisant ce en quoi les personnes sont humaines. Le principe de justification établit le lieu essentiel de la communication entre les hommes. Entrer en relation suppose donc de rechercher un langage commun, de définit un objet transcendant l'intérêt particulier de chacun, de s'entendre sur ce que chacun reconnaît comme un "principe supérieur commun". Ce principe permet que des accords soient passés entre les hommes. Ces accords ne sont pas des contrats car "le contrat est un resserrement par lequel il s'agit de borner, de mettre à leur place, de relier davantage les uns aux autres, les éléments d'en ensemble" (THÉVENOT, 1989). Si ces accords sont susceptibles d'être conclus, c'est parce que les hommes vivent ensemble et disposent d'un système de valeurs communes rendant possible l'établissement de conventions. Ces accords sont donc des conventions  qui, au contraire des contrats, sont des formes permettant de "coordonner des intérêts contradictoires qui relèvent de logiques différentes, mais qui ont besoin d'être ensemble pour pouvoir être satisfaits (...) Une convention est un système d'attentes réciproques sur les comportements et les compétences, conçus comme allant de soi et pour aller de soi" (Idem). Le conventionnalisme est donc une théorie du consensus social, reposant, selon ses fondateurs, sur l'essence même de la nature humaine.

   Le conventionnalisme est ainsi une théorie de l'action. A ce titre, il étudie les motivations des individus, les modalités de l'objectivation de l'action et le cadre dans lequel se déroule l'action. C'est qu'il appelle les formes de coordination. Mais il récuse les concepts fondateurs de l'action individuelle contenus dans l'économie néo-classique, théorie par excellence de l'échange marchand. Il s'attaque par conséquent à ce qu'il considère comme les concepts de base du dogme de l'économie néo-classique pour les transformer en éléments fondateurs de ses propres principes : les concepts de rationalité, de complexité et d'équilibre. A la place de ces concepts, il utilise les notions d'épreuve de réalité impliquant la justification (l'action raisonnable), la pluralité des modes (formes) de coordination ou cadres de l'action des individus, et enfin la dynamique de transformation du monde ou plutôt des mondes. Car le conventionnalisme se veut aussi une théorie du changement social. Dans l'esprit de ses fondateurs, il ne s'agit pas simplement d'un changement vocabulaire. Ils entendent aller vers la compréhension du changement social, chose que ne semble plus pouvoir faire l'individualisme méthodologique.

   La théorie peut apparaître complexe au sociologue tant les catégories de pensée appartiennent à l'économie ou aux sciences morales et politiques, et tant les efforts déployés par cette sociologie ne semble pas prôner l'économie des moyens pour comprendre la société... Certains pourront penser, et nous ne sommes pas loin de le faire, que ces efforts veulent à tout prix éviter de partir des conflits qui sont pourtant la substance de maintes relations sociales, surtout si ces conflits ne semblant être maitrisés par les individus, pris par eux plus qu'ils ne les alimentent volontairement.

Afin de donner un aperçu général de la théorie conventionnaliste sans être trop réducteurs, Jean-Pierre DURAND et Robert WEIL présentent successivement, du plus simple au plus complexe :

- les objets environnant l'homme et utilisés dans l'action ;

- la logique de l'action, à savoir la justification de celle-ci vis-à-vis d'autrui ;

- les six axiomes qui définissent la nature de l'homme, c'est-à-dire ce que sont les hommes ;

- les trois axiomes qui fondent le cadre de l'action, soit la coordination de l'action entre individu ;

- le modèle commun à l'action et la relation d'équivalence ;

- les six mondes ou cités dans lesquels l'homme agit ;

- la transformation du monde avec le passage d'un monde à un autre.

  L'ensemble de ces sept propositions dont système, et effectivement dans les travaux des fondateurs, on passe très vite d'un élément à un autre. C'est le propre d'une théorie générale : en définissant l'essence de homme, l'environnement d'objets qu'il s'est construit, la logique de son action, puis en conceptualisant le cadre de cette action, le conventionnalisme proposer de segmenter la réalité sociale en six mondes ou univers ou cités caractérisés chacun par une nature des objets et des hommes. Ce n'est que lorsque les accords et conventions qui y règnent ne sont plus acceptés ou acceptables que de nouveaux accords ou compromis sont reconstruits, donnant naissance à un nouveau monde ou cité.

 

Un programme général d'études...

     Cette économie des conventions dont les auteurs, presque tous des économistes, veulent qu'elle soit plus qu'une théorie économique, une véritable sociologie (quoi là-dessus des divergences existent)n s'alimentent à partir du milieu des années 1980 des travaux de Jean-Pierre DUPUY, François EYMARD-DUVERNAY, Olivier FAVEREAU, André ORLÉAN, Robert SALAIS et Laurent THÉVENOT. Leur programme général consiste en une reprise du projet radical de John Meynard KEYNES, qui vise à tirer toutes les conséquences pour l'analyse économique d'une prise en compte réaliste de l'incertitude, découlant d'une hypothèse de rationalité limitée. Au premier rang de ces conséquences, figure la nécessité d'un traitement endogène des modalités de gestion de cette incertitude, soit des représentations pratiques supposées partagées (en quoi consistent les conventions). Ces représentations renvoient aux attentes que forment les agents quant au déroulement de leurs coordinations, soit à l'idée qu'ils se font du fonctionnement des groupes au sein desquels ils agissent.

Tous ces auteurs partent des préceptes de l'individualisme méthodologique et ne l'abandonnent pas, même si le poids des institutions est souvent examiné, du point de vue de la contrainte qu'ils exercent sur les acteurs qui seuls sont à même de faire émerger des règles de comportements. Cela n'empêchent pas certains, sans renoncer aux "bienfaits" du libéralisme, d'adopter souvent une attitude extrêmement critique par rapport au système économique et social existant. Et de faire, par enchaînement d'idées, des propositions perçues comme radicales par les tenants de l'économie néo-libérale.

Leur objectif est de "concilier une certaine autonomie du social, allant jusqu'à reconnaître ses lois propres, avec l'idée que ce sont toujours les individus, et non des entités supra-individuelles, qui agissent et qui portent des intentions collectives (individuelles et/ou collectives)" (Christian BESSY et Olivier FAVEREAU, Institutions et économie des conventions, dans Cahiers d'économie politique, 2003/1, n°44)

 

Jean-Pierre DURAND et Robert WEIL, Sociologie contemporaine, Vigot, 2002.

 

SOCIUS

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30 juillet 2020 4 30 /07 /juillet /2020 08:44

  Maints documentaires évoquent l'avancée des Alliés et le repli stratégique de l'Armée allemande, surtout côté Ouest, mais pas seulement. Côté films, la série soviétique La libération, déjà évoquée, détaille l'avancée sur le front Est des Soviétique, tandis que de nombreux films en Occident se concentrent sur la bataille des Ardennes, contre-offensive allemande, dont l'échec précipite la fin de l'Allemagne nazie, pratiquement toutes ses forces les plus entrainées, les plus aguerries et les plus dotées de chars de dernière génération ayant été consacré à cette tentative d'atteindre Anvers et de priver les Alliés de cette précieuse tête de pont, dans l'espoir (fou et vain) d'obtenir des États-Unis un répit afin de pouvoir contrer les forces soviétiques.

 

Côté documentaires

- 39-45, le monde en guerre, L'étau, Août 44-mars 45, DVD 1, volume 3

- Les grandes batailles, Allemagne 1944, partie 1

 

- Apocalypse La deuxième guerre monde, épisode 6 L'enfer

 

- Champs de bataille, La bataille des Ardennes (TIGNERES)

 

 

Côté films :

La bataille des Ardennes (ANAKIN)

 

- Attack! (ALDRICH)

 

- Un pont trop loin Hollande 1944 (ATENBOROUGH)

 

- Section 44 (GORDON)

 

- L'enfer est pour les héros (PIROSH)

 

- Bastogne (WELLLMAN) qui relate en 114 minutes l'histoire de la 101e aéroportée résistant à la contre-offensive allemande finale.

 

- Dans la série soviétique évoquée auparavant, La libération : DVD 2, l'opération Bagratin ; DVD 3, La bataille pour Berlin

 

 

Côté série

Frères d'armes : A la croisée des chemins, Bastogne (DVD3) et Point de rupture, La dernière patrouille (DVD 4)

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27 juillet 2020 1 27 /07 /juillet /2020 09:48

    Walter CLARKE est un homme politique, qui devient gouverneur (Trois fois, 6e, 13e et 17e gouverneur, respectivement en 1676-1677, 1686-1686 et 1696-1698) de la colonie de Rhode Island et Providence Plantations et le premier gouverneur "natif", amérindien de cette colonie anglaise.

   Fils du président colonial Jeremy CLARKE, il est quaker comme son père. Sa mère Frances (LATHAM) CLARKE, est souvent appelée la "mère des gouverneurs". A la fin de la vingtième année, il est élu député de Newport et, en 1673, est élu à son premier des trois mandats consécutifs d'adjoint. Pendant la guerre du "roi Philip", il est élu à son premier mandat de gouverneur de la colonie. Il sert pendant un an dans ce rôle, s'occupant de la  réparation des dévastations de la guerre et des exigences prédatrices des colonies voisines sur le territoire de Rhode au lendemain de la guerre.

   En 1676, lors de la dévastation de la guerre du roi Philip, il fait lors de son premier mandat de gouverneur face à une situation particulièrement difficile. La plupart des colons sur le continent (Providence et Warwick) fuient vers Aquidneck Island où se trouvent Newport et Portsmouth. Un flottille de sloops ou de canonnières, chacune avec 5 ou 6 hommes, naviguent constamment autour de l'île pour se replier d'éventuels attaquants. L'ile est en grande partie détruite, y compris la plupart des maisons et des champs. Comme la colonie est à moitié quaker, pendant cette période, une loi de 1673 est promulguée pour exempter les hommes de leur devoir militaire si porter des armes est contraire à leurs convictions religieuses. Pendant la guerre, l'acte est abrogé en mai 1676, mais ré-adopté 6 mois plus tard à la réunion d'octobre de l'Assemblée Générale. Toujours au cours de cette cession d'octobre, une lettre est envoyée à la colonie voisine du Connecticut pour les revendications dans le pays de Narragansett. En mai 1677, le "Parti de la guerre" gagne la plupart des sièges à l'Assemblée Générale, et Benedict ARNOLD est élu gouverneur. CLARKE quitte le pouvoir pendant deux ans, mais en 1679, il est élu vice-gouverneur. Il occupe continuellement ce poste jusqu'en 1686, date à laquelle il est de nouveau élu gouverneur.

   La mort du roi d'Angleterre Charles II en 1685 amène James II sur le trône, avec une nouvelle politique à l'égard des colonies américaines. Edward RANDOLPH est envoyé en Amérique pour établir un gouvernement temporaire sur les colonies jusqu'à ce qu'un gouverneur permanent puisse être établi.

   En juin 1686, Joseph DUDLEY et son conseil tiennent un tribunal à Narragansett, rendant le territoire, nommé Providence, nommé province du Toi, indépendant de toute colonie. Edmund ANDROS est nommé gouverneur royal de toutes les colonies de la Nouvelle-Angleterre sous le Dominion de la Nouvelle-Angleterre, et lorsque l'Assemblée Générale de mai 1686 est ajournée en juin, elle ne se réunirait plus. Pour ne pas perdre tout pouvoir législatif, les habitants des iles Rhodes placent ce pouvoir dans les villes individuelles, maintenant ainsi une grande partie des libertés de la colonie sous la régne d'ANDROS.

Cela fait rappeler que, constamment, les colons des différents villes de la nouvelle-Angleterre sont confrontés à des entreprises de reprise en main par le pouvoir royal, lequel entend par là faciliter à la fois le maintien de l'ordre, la fiscalité et la "protection" par rapport aux  puissances rivales (France), induisant une certaine uniformisation de l'ordre établi à laquelle résistent précisément les colons. Les germes de la guerre d'Indépendance américaine sont établis depuis très longtemps en Amérique.

   Quand ANDROS prend le pouvoir dans la colonie de l'île de Rhodes, il s'entoure de 7 conseillers dont CLARKE. Lorsque le gouverneur royal vient à Newport pour prendre possession de la Charte royale de la colonie, CLARKE cache le document chez son frère. L'un des résultats positifs du régime d'ANDROS est le retour éventuel à Rhode Island du pays narragansett, autrefois disputé et revendiqué par Humphrey ATHERTON et sa compagnie. Lorsque le roi James s'enfuit en France et William III et Mary II montent sur le trône d'Angleterre, ANDROS est chassé de la Nouvelle-Angleterre et la Charte royale de 1663 devient de nouveau le document directeur de la colonie de l'île de Rhodes. Mais CLARKE refuse de reprendre ses fonctions de gouverneur de la colonie et HENRY est élu à sa place. Sa position change plusieurs années plus tard, lorsque les colonies se préparent à une invasion par la France. Le gouverneur FLETCHER de NewYork demande un contingent d'hommes à Rhode Island, qui réplique alors qu'elle-même est trop exposée du fait d'un littoral sous-défendu pour s'en démunir. Lorsque, le traité de RyBrunswick rétablissant la paix avec la France est signé, CLARKE, en tant que quaker, refuse de prêter serment pour poursuivre les corsaires qui ne suspendaient pas leurs opérations en mer.

   Quand BRENTON fait venir une commission à Peleg Sanford pour contrôlé l'application des directives de la Couronne d'Angleterre, il s'en irrite. Il s'irrite de plus lorsque BRENTON demande d'imprimer les lois de Rhode Island, ce qui n'avait jamais été fait, et de destituer CLARKE. Tout ceci pousse CLARKE à démissionner de son poste de gouverneur et il est probable que son neveu, Samuel CRANSTON, ait présidé la réunion de mai 1698 de l'Assemblée, lorsqu'il est élu pour la première de ses nombreuses fonctions. CLARKE ne cesse toutefois pas sa fonction publique et il est élu en 1700 vice-gouverneur sous CRANSTON, sans cesse reconduit jusqu'à sa mort dans cette fonction.

   Les difficultés de CLARKE sont emblématiques des vicissitudes rencontrées par les leaders quaker dans certaines des colonies où ils sont hégémoniques dans posséder tous les leviers du pouvoir comme en Pennsylvanie. Les conflits entre leurs convictions quakers et les réalités s'accroissent en intensité au fur et à mesure que la population s'accroit d'éléments extérieurs, souvent amenés là à cause de nombreux troubles, mais aussi au fur et à mesure que les contentieux entre la Couronne et les colons se multiplient.

 

Pour les écrits et la biographie de Walter CLARKE, voir surtout le site internet quahog.org

Arnold, Samuel GREEN, Hisotry of the State of Rhode Island and Providence Plantations, New York, D. A. Appleton & Compaby, 1859. Val S. RUST, Radical Origins, Early Mormon Converts and Their Colonial Ancestors, University of Illinois Board of Trustees.

 

 

   

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23 juillet 2020 4 23 /07 /juillet /2020 11:48

  On peut considérer la filmographie - documentaires, séries télévisées et films de fiction confondus - de la seconde guerre mondiale comme étant réparties en plusieurs blocs de thèmes, et non seulement sur le plan des opérations militaires. Les résistances et les collaborations dans les territoires occupés avec l'occupant constituent à elles seules un de ces blocs : riche, fourni, global ou local, ce bloc a inspiré nombre de réalisateurs, et au fur et à mesure que l'on s'éloigne dans le temps de cette guerre, de manière de moins en moins caricaturale, de plus en plus nuancée, prenant en compte de plus en plus les conflits sociaux exacerbés par elle, s'attardant de plus en plus sur les motivations (politiques, psychologiques...) des adversaires face à face.

 

Côté documentaires

- Dans la série 39-45, Le monde en guerre, dans le DVD1, volume 3 sont développés l'Occupation de la Hollande (1940-1944).

 

- Vichy ou la mémoire emprisonnée est un de plusieurs documentaires consacrés au régime de l'État Français.

 

- Résistants-Collabos, Une lutte à mort (WEBER/MAZUET) éclaire le combat féroce entre deux facettes extrêmes de la résistance et de la collaboration.

 

- Collaborations (LE BONIN) parcoure les différents types de collaborations en Europe.

- Les combattants de l'ombre (GEORGE) dresse en 3 DVD le panorama des résistances. C'est un ensemble de commentaires, de témoignages d'anciens résistants (certains se considèrent d'ailleurs encore comme des résistants), d'images d'archives (remarquable travail sur la photographie), qui permet de se faire une première idée (car il faut toujours prolonger par l'écrit...) de l'état des différentes résistances en Europe durant la seconde guerre mondiale. Le documentaire reste toujours au niveau des acteurs de ce drame tout en prenant très souvent de la hauteur dans la narration des événements. Si l'on doit conseiller un seul documentaire ou un documentaire d'ouverture à la réflexion, c'est bien celui-là.

 

- Elles étaient en guerre 1939-1945 (BEZIAT-NANCY) se consacre à une grande partie du vécu des femmes pendant la seconde guerre mondiale.

 

Côté séries

- Une française des plus récentes, Un village français suit les différentes "aventures" d'un médecin contraint d'exercer des responsabilités politiques pendant l'Occupation.

 

- La ligne de démarcation, une des plus anciennes séries françaises consacrées à l'Occupation décrit plusieurs "faits héroïques" de résistants autour de la zone de démarcation entre le territoire sous administration directe allemande et celui sous le gouvernement de Vichy.

 

- Le 16 à Kerbriant tourne autour des relations entre résistants et un commandant allemand aux positions ambigües.

- La bicyclette bleue

 

Côté films, voici une sélection parmi la surabondante production autour de l'occupation, de la collaboration et de la résistance en Europe

 

- Uranus, sur la collaboration française (BERRI)

- Rome, Ville ouverte (ROSSELLINI)

 

 

- L'Élu (DISOAR)

- Fortunat (JOFFE)

 

- L'armée du crime (GUEDIGUIAN)

 

- Black Book (VERHOEVEN)

- Sous la ville

- Le train (FRANCKEIMER) montre les réseaux français de résistance dans les chemins de fer, à l'appui de la chasse à un train bourré de trésors volés, en route pour l'Allemagne. 

A rapprocher ce film, sur le thème des vols d'oeuvres d'art par les nazis, le film Monuments Men, de George CLOONEY, qui relate l'aventure d'une équipe chargée de récupérer ces multiples oeuvres volées dans toute l'Europe.

- HHhH, L'assassinat d'Heydrich (JIMENEZ)

 

- Opération Lidice

- La nuit des généraux

 

- Walkyrie (SINGER)

- La traversée de Paris (AUTANT-LARA)

- Normandie Niemen (DREVILLE)

 

- Suite française (SALL DAVB)

- Achtung! Bandits! (LIZZANI)

- La bataille du rail

 

Côté téléfilm, sélection autour d'une production elle aussi abondante

- 1943, L'ultime révolte (AYMET)

- Le temps de la désobéissance (VOLSON). Il s'agit-là des résistances au sein de la police française, à la politique d'extermination des Juifs en France.

- War of resistance (SPENCER)

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 19:29

    Ann AUSTIN est une des première quaker prêcheuse lors de ses voyages dans le Nouveau Monde. Elle et Mary FISHER sont considérées comme les premières quakers en visite dans les colonies anglaises d'Amérique du Nord.

     Résidente de Londres, elle quitte l'Angleterre avec Mary FISHER pour apporter le message de George FOX. Convertissant avec elle le gouverneur des Barbades dans les Caraïbes, elle devient le 11 juillet 1656 la première quaker à visiter les côtes anglaises de l'Amérique du Nord, arrivant à Boston sur le "Swallow", affrêté grâce à des fonds recueillis dans les communautés quakers d'Angleterre. Elle rencontre la ferme hostilité des populations puritaines et du gouverneur de la colonie, Richard BELLINGHAM.

A l'arrivée, elle est arrêtée et emprisonnée. Forcés de se déshabiller en public comme le veut la procédure en vigueur contre les sorcières, elle se voit saisir ses écrits et pamphlets brulés sur la place publique. Malgré des soutiens extérieurs à la prison (notamment Nicholas UPSALL), elle ne peut s'exprimer face à des autorités pénitentiaires hostiles. FISHER et elle sont ensuite déportées vers les Barbades sur le même navire après 5 semaines d'emprisonnement.

Elle retourne avec FISHER en Angleterre en 1657, où elle continue son ministère, jusqu'à sa mort en prison lors de la Grande Peste de Londres de 1665.

 

Anne AUSTIN, Works by Anne Austin, Project Gutenberg, site Internet : gutenberg.org

James BOWDEN, The History of the Society of Friends in America, part 1, Appelwood Books, 2009. Anne Austin and Mary Fisher arrested, sur le site Internet : christianity.com.

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