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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 12:16
      S'il y a des mots et des expressions souvent utilisés dans les médias qui me tapent sur les nerfs et s'il y en a qui constituent comme une insulte à mon intelligence, ce sont bien ceux-là : classique, ancien, moderne, post-moderne, archéo, dépassé. Pourquoi pas la renaissance de l'antique, du classique, le post-post-post-moderne!
   Pour moi, ces expressions ne sont que des jugements et des perceptions, avec objectifs de dévalorisation ou de valorisation à la clef...
   C'est un peu comme réforme et révolution. Réforme par rapport à quoi, en faveur de qui? Révolution : c'est le retour cyclique en arrière ou quelque chose de radicalement nouveau?
   Tout est dans l'explicitation et dans la clarification de qui parle ou écrit et pour qui. Sinon, le bon peuple se laisse abuser par les mots...
   Passe encore que ces expressions soient utilisées dans des traités ou des essais où elles se trouvent effectivement - mais pas toujours! - explicitées, mais lorsqu'elles abondent à longueur d'articles de journalistes surtout préoccupés de monter dans la hiérarchie ou de figurer dans le bottin mondain, cela est insupportable!
 De même lorsque qu'elles circulent (ces expressions) dans des conversations a moitié sensées de discussions de café de commerce entre collègues de bureau, cela m'exaspère encore plus! Car là pas d'objectifs visibles pour des cerveaux embués par la fumée de cigarettes ou de verres d'alcool, mais des habitudes de répéter ce que leur distillent les médias, avec l'attrait en plus d'apparaitre comme vraiment dans le vent, très intelligent, très fréquentable!  Ah, ça fait moderne, de parler moderne... Assassinons ces archéo qui retardent l'évolution de la société! Place aux idées nouvelles, même si elles sont plus fausses que les précédentes...
 
     C'est le triomphe de la très mauvaise rhétorique, qui elle-même, triomple dans les médias. Plus les propos sont creux et pompeux, illustrant ou agrémentés par de belles images très scénarisées, plus facilement cela passe !  
 
     Il vient un temps où, tout de même, vu les décalages entre les discours post-post-post-modernes sur la société hyper-post-industrielle, et la réalité quotidienne, de plus en plus de gens, où ces discours ne passent plus... Vous avez beau continuer de qualifier, avec forces références historiques et surtout avec forces images et sons, les utopies, - surtout socialistes ou communistes - de vieillotes, dépassées, dangereuses, pré-modernes, archaïques... la plupart des gens finissent par comprendre tout l'intérêt qu'il y a pour les catégories les plus privilégiées de la société de nous asséner de telles "vérités"... En effet, les échecs d'utopie ne proviennent souvent pas de ces utopies, mais de l'utilisation que des générations de politiciens, de généraux, de financiers en ont fait, contre leurs contenus mêmes!   Et les "véritables" historiens de broder sur ces échecs, en cachant soigneusement leur propre train de vie!  Et les éditorialistes-pseudos journalistes d'entonner sur la même musique!
 
Révisé le 2 novembre 2013

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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 12:51

   Quelle est la différence entre un bandit des grands chemins et un banquier? L'un a un code de l'honneur et l'autre pas. Ou l'un croit avoir un code de l'honneur et l'autre estime ne pas en avoir besoin...

 

   D'où viennent ces "plaisanteries" ? Voyons plus en détail : 

- un bandit des grands chemins n'est pas un bandit isolé ou des petits chemins (à la tire par exemple...). Comme il opère sur les grands chemins, il doit avoir un sens minimum de planification, de très bonnes planques d'armes et de butins par exemple et d'organisation, avoir des collaborateurs dont le nombre croit avec l'ampleur ses activités... Une perspective à court, moyen et long terme doit guider son action pour rester sur ces grands chemins, sinon il retombe dans une situation pitoyable (dans des petits chemins...), n'est plus en mesure d'accroitre le nombre de ses collaborateurs, ne peut plus corrompre sont qui sont chargé de le pourchasser et de l'emprisonner, et caetera, caetera... Il faut qu'il exerce sa violence illégale avec une certaine prudence, pour rester un bandit des grands chemins, se ménager les puissants bandits et imposer sa loi aux petits bandits des grands chemins. Sinon, il risque de voir se liguer contre lui tous les autres bandits des grands chemins... et des petis chemins... Qu'il est difficile dans ce métier de garder un monopole si durement acquis!

- un banquier pour rester vraiment un banquier ne peut pas rester lui non plus isolé. Comme il opère sur un marché plus ou moins grand, il doit avoir un minimum de planification, une très bonne comptabilité par exemple, des lieux ou cacher son argent (des lieux bien gardés...) et ses moyens de pression (secrets bancaires), avoir des collaborateurs dont le nombre croit avec ses activités... Une perspective à court, moyen et long terme pour rester sur le marché des banques, sinon il retombe dans une situation pitoyable (sur de tout petits marchés), n'est plus en mesure d'accroitre le nombre de ses collaborateurs, ne peut corrompre ceux qui sont chargé de le contrôler et d'appliquer la législation (qu'il s'efforce de faire évoluer à son avantage), et caetera, caetera... Il faut qu'il exerce sa violence légale avec une certaine prudence, pour rester un banquier important (spolier mais pas trop et pas n'importe qui...) et imposer sa loi aux banquiers de moindre envergure (avec menace d'absorption). Sinon, il risque de voir se liguer contre lui tous les petits et grands banquiers (et leurs amis dans les administrations publiques)... Qu'il est difficile dans ce métier de garder un monopole si durement acquis!

 

   Il y a donc de vraies habitudes de penser et de faire communes chez les banquiers et les bandits de grands chemins. D'ailleurs historiquement, les banquiers ont d'abord été des bandits des grands chemins, avec leurs propres armées et leurs propres gens dans les administrations. Seulement, la vie devient bien plus tranquille quand on exerce une violence légale que lorsqu'on reste dans l'illégalité!  Alors qu'il fallait que les bandits règlent leurs comptes à coup de feu ou d'épée, les banquiers règlent le leur par comptabilité interposée et corps de comptables, d'huissiers et d'administrateurs publics et privés (vaut mieux avoir les deux...). En plus, lorsqu'on exerce le beau et glorieux métier de bandit de grands chemins, la prise personnelle de risque reste importante et somme toute, les sommes enmagasinées encore modestes, alors que lorsqu'on exerce le beau et parfois terne métier de banquier, la prise personnelle de risque est souvent archi-minime et somme toute, le poignon en compte est bien plus important!  

 

     Mais le plus beau dans l'affaire n'est pas là : le bandit des grands chemins, à l'impact de nuisance finalement réduit mais spectaculaire, a une réputation horrible mais se targue d'avoir de l'honneur, tandis que le banquier, à l'impact de nuisance énorme mais discret (quant à son origine...), a une réputation d'honnêteté au dessus de tout soupçon et estime n'avoir absolument pas besoin d'honneur, vu qu'il a la légalité de son côté. De plus, avoir de l'honneur dans les affaires est la meilleure façon de faire faillite. Lorsqu'il faut y aller, faut y aller!  De plus, on ne trahit pas dans les milieux bancaires, on se soumet humblement à la loi (dure, très dure) des marchés...

 

 

   Appel à toute améliioration conflictuelle...

 

FURIUS

 

 

 

Modifié le 1 novembre 2013

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