Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 12:57

   Pléthore de communication sur la communication, pourrait-on dire, devant la multiplication de revues sur la communication. D'orientations diverses, appartenant parfois à des écoles de pensée sur la communication, parfois d'une orientation très précise, nous présentons ici quelques revues que nous avons eu l'occasion de consulter pour ce blog, ceci dans le plus grand désordre.

 

  Communucation, revue exclusivement électronique depuis 2011, publiée depuis 1975 par le Département d'information et de communication de l'Université Laval au Quebec (www.com.ulaval.ca), "se veut un carrefour de diffusion des études multidisciplinaires menées dans les sciences de l'information et de la communication et autres sciences humaines sur les rapports décloisonnés entre production, représentation et appropriation dans les médias." 

Dans son dernier numéro en ligne (Volume 31/2/2013), les auteurs des articles de cette revue exposent leur vision des relations entre Climat et Communication, sous la direction de Bernard LAMIZET. Avec son Comité éditorial où l'on retrouve Roger de la GARDE (directeur), Marianne KUGLER, Gilles GAUTHIEER, Henri ASSOGBA et Guillaume LATZKO-TOTH, la revue a auparavant abordé La pensée critique, Communication, média et santé, Centenaire de (le revue) Le Devoir, Mises en scène du discours médiatique, L'information people, Relations publiques... avec d'autres numéros aux contenus plus variés et non centré sur un thème.

 

   Communications, revue thématique semestrielle, créée en 1961 par Georges FRIEDMANN, Roland BARTHES et Edgar MORIN, est devenu rapidement une revue de référence sur l'étude des communications de masse et les ananlyses sémiologiques en France, avec un rayonnement international. Depuis les années 1980, elle a élargi ses thèmes aux questions anthropo-sociales. Elle publie des articles inédits de scientifiques renommés comme de jeunes chercheurs (comme d'ailleurs beaucoup d'autres revues, et pas seulement dans le domaine de la communication...), en ouvrant des pistes de recherche nouvelles et en privilégiant une transdisciplinarité qui se veut exigeante. Ses six derniers numéros sont disponibles sur le portail www.cainr.info. Elle se targue à raison de plus de 1400 contributions, directement accessibles. Les signatures de Theordor ADORNO, Roland BARTHES, Umberto ECO, Moses FINLEY, Philippe ARIÈS, Tvestan TODOROV, Félix GUATTARI, Serge MOSCOVICI, Mary DOUGLAS, Clifford GEERTZ et Jacques Le GOFF, entre autres, reviennent souvent.

Communications est publiée par le Centre Edgar Morin, équipe de recherche de l'Institut Interdisciplinaire d'Anthropologie du Contemporain (IIAC, 22 rue d'Athènes, 75009 PARIS) et de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), sous la direction de Nicole LAPIERRE et de Edgar MORIN.

Tous les numéros de la revue Communications publiés de 1961 à 2010 (1 à 86) sont disponibles sur le portail Persée.fr. le numéro 91 (2012), intitulé Passage en revue. Nouveaux regards sur 50 d'articles fait l'historique de la revue. Notons parmi les numéros publiés ceux qui portent sur Langages des sens (86-2010), Des faits et des gestes (79-2006), le spectacle du sport (67-1998), Rumeurs et légendes contemporaines (52-1990)...

 

    Etudes de communication, revue scientifique internationale francophone en sciences de l'information et de la communication, diffusée en versions papier et électronique, accueille des travaux sur différents domaines : l'analyse des médias, la médiation culturelle, la médiation et la médiatisation des savoirs, les industries culturelles, les industries de la formation et de l'information, la communication audiovisuelle, la communication organisationnelle, les processus d'innovation, l'information scientifique et technique, l'organisation des connaissances, l'analyse des dispositifs techniques dans l'accès à l'information, les métamorphoses du document, l'analyse des usages et des pratiques informationnelles. Un des derniers numéros en ligne (n°39/2012) porte sur l'Organisation des connaissances : épistémologie, approches théoriques et méthodologiques, sous la direction de Michèle HUDON et Widad Mustafa El HADI.

Sous la direction de Bernard JACQUEMIN (GERiiCO, Université de Lille 3), le comité de rédaction où l'on retrouve les noms de Patrice de la BROISE, Thomas HELLER ou de Florence RIO (tous d'ailleurs de la même Université), est devenue biannuelle à partir de 2009 et ses numéros sont accessibles sur la plateforme Cain depuis janvier 2010. 

 

    Hermès est l'un des premières revues spécialisées en science de l'information et de la communication, avec une périodicité de 3 par an. Tous ses numéros, depuis sa fondation en 1988, sont thématiques. Sa direction est assurée par Dominique WOLTON avec un conseil de rédaction de plus de 50 personnes (dont le tiers étranger) et une rédaction de 20 personnes. Publiée par CNRS Editions, ses fondateurs considérent que "la communication est une valeur, une aspiration, mais elle est aussi une industrie, un marché florissant, voire une idéologie. Autrement dit, un phénomène complexe et polysémique qui requiert un travail d'analyse critique et de compréhension." Dans une persepctive interdisciplinaire, elle se veut à destination d'un large public, intéressé à l'émergence des problèmes théoriques liés à la communication. La revue aborde des domaines aussi différents que l'espace public, la communication politique, la fracture numérique, les sciences cognitives, le cinéma et la télévision, l'information scientifique, la cohabitation multiculturellen la traduction ou encore les rituels. La revue a pour ambition de "développer une communauté scientifique" projet commencé par la formation de l'ISCC (institut des Sciences de la Communication du CNRS) en 2007. 

Lue surtout par le milieu académique, la revue vise aussi le public étudiant le plus large, tout en continuant à aborder des thèmes exigeant comme Murs et frontières (n°63-septembre 2012), Les jeux video (n°62, avril 2012) ou Les musées au prisme de la communication (n°61, novembre 2011) ou encore Les guerres de mémoire dans le monde (n°52) et par une nouvelle collection, Les essentiels d'Hermès, plus accessible. 

Dans cette dernière collection, nous pouvons lire dans le numéro consacré à La communication (2011), sous la plume de Eric DACHEUX, ce que sont les apports de la revue à la compréhension de la communication :

- Un travail de légitimation de la communication comme objet de recherche et enjeu social majeur, faisant référence aux travaux de chercheurs iconoclastes comme MORIN, ESCARPIT ou SCHAFFER. 

- L'élargissement de la communauté de chercheurs s'intéressant à la communication, en invitant de nombreux auteurs n'appartenant pas aux sciences de l'information et de la comunication, comme TOURAINE, BOUDON, ABÈLES...

- La création d'un carrefour théorique, contrairement à l'époque de la fin des années 1980 encore assez largement marquée par une approche critique d'inspiration marxiste. La revue entend s'ouvrir à d'autres approches, empirique, fonctionnaliste, etc. Il ne s'agit pas de privilégier une théorie sur l'autre mais d'organiser leur confrontation au sein de la revue.

- Une ouverture sur la recherche internationale, du fait même de la composition du comité de rédaction, contribuant à la traduction d'oeuvres non encore disponibles en français (de HALL, HABERMAS, BARBELO...).

- La critique inlassable du déterminisme technologique : penser les techniques de communication en dehors des travers euphoristes ou catastrophiques.

 

   MEI, Médiation et Information, est l'une des revues, relativement jeune puisque créée en 1993, de référence spécialisée en Sciences de l'information et de la communication. Avec des numéros thématiques (Objets et communication, Communication, organisation, symboles, Habiter communiquer) à raison de deux numéros par an, elle se présente comme une publication internationale destinée à promouvoir et diffuser la recherche en médiation, communication et sciences de l'information. Onze universités françaises, belges, suisses ou canadiennes sont représentées dans le Comité de rédaction et le Comité scientifique. Autour d'un thème ou d'une problématique, chaque numéro de la revue est composée de trois parties, un entretien avec les acteurs du domaine abordé, une dizaine d'articles de recher et une syntèse des travaux de jeunes chercheurs. Dirigée (et fondée) par Bernard DARRAS, avec comme rédacteur en chef Marie THONON, la revue diffusée par les Editions L'Haramattan, est animée entre autres par Dominique CHATEAU, Pascal FROISSARD et Jean MOTTET.

 

Complété le 24 octobre 2013

Partager cet article

Repost0
9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 12:37

                 Seule revue européenne bilingue pluridisciplinaire de sexologie, la revue trimestrielle (plus les suppléments) fondée en 1992 est l'organe officiel de l'Eropean Federation of Sexology et est éditée en collaboration scientifique avec l'Association Interdisciplinaire post-Universitaire de Sexologie (AIUS) qui rassemble les enseignements universitaires français de sexologie depuis 1983. Autour du docteur Mireille BONNERBALE, l'équipe, composée également de Robert PORTO, Alain GIAMI et de Marie-Hélène COLSON, propose des études dans le domaine de la sexualité : recherche fondamentale anatamo-physiologique, évaluations psychodynamiques, cognitivo-comportementale et relationnelle des difficultés sexuelles, avancées et actualités sur la santé sexuelle, données épidémiologiques, sociologiques, médico-légales, informations sur les nouvelles molécules sexo-actives, recherche en physiologie sexuelle, reportages sur les grands congrès spécialisés, revue de presse et analyses de livres, rubrique d'éthique, agenda des différentes manifestations de sexologie dans le monde.

 

          Dans chaque numéro interviennent des rédacteurs spécialisés sur des sujets précis. Ainsi dans le dernier numéro de Juillet 2013 (Volume 22, n°3) sont abordés des sujets pointus comme, en sexologie clinique, L'impact de l'éjaculation précoce sur la qualité de vie du patient, de sa partenaire, du couple ; en sexologie et psychiatrie, L'addiction sexuelle comme diagnostic de santé mentale : une association possible? ; en sexologie médico-légale, Violences sexuelles des mineurs en France : comment les médecins peuvent devenir des interlocuteurs privilégiés des victimes ; en psychosociologie, "Les filles, elles dansent, elles frenchent ; elles savent qu'on aime ça". Etude qualitative des danses érotiques et des baisers entre personnes du même sexe ; en santé publique, Sexualité et risque de transmission sexuelle du virus de l'immunodéficience humaine chez les couples sérodiscordants à Ouagadougou (Burkina Faso).

Certains article sont très techniques, d'autres plus généraux et à tonalité plutôt critique. Ainsi un article de F VOLROS sur L'invention de l'addiction à la pornographie, d'Octobre 2009 : "Cet article propose une généalogie des savoirs et des pratiques traitant de l'"addiction à la pornographie", "trouble sexuel" supposé toucher principalement les hommes, caractérisé par la consommation "excessive" et "incontrôlée" d'images sexuellement explicites. Il s'agit dans un premier temps de reconstituer le processus d'émergence et de déssiménation de ce nouveau langage médical : apparition des premières pratiques de prise en charge au sein de groupes de "dépendants à la sexualité" aux Etats-Unis à la fin des années 1970 ; développement d'une expertise médicale à partir des années 1980 au carrefour de plusieurs disciplines (psychiatrie, psychologie, sexologie, psychanalyse, neurobiologie) et domaines de savoirs émergeants (addiction sexuelle, compulsion sexuelle, addiction à Internet) ; puis diffusion médiatique de la notion en France à partir des années 2000. L'analyse des différents discours publics portés sur cette pathologie (émanants de cliniciens, mais aussi d'"ex-dépendants", de journalistes et de militants antipornographique), et en particulier la mise en lumière des contradictions qui traversent les modes d'administration de la preuve de son existence (étude de cas, test de dépistage, enquête épidémiologique, IRM), permet ensuite d'envisager sur un même plus épistémologique et politique des pratiques savantes (expertiser, prouver, diagnostiquer) et les pratiques ordinaires (témoigner, révéler, étiqueter) de lutte contre l'addiction à la pornographie. A travers la critique des normes sexuelles qui sous-tendent les définitions médicales de cette pathologie, il s'agit alors de poser la question du type de normativité produit par ces pratiques. Plutôt que comme une ingérence croissante des professionnels de santé sexuelle dans la vie des usagers, l'article propose d'envisager ce processus de remédicalisation de l'usage de la pornographie comme une revitalisation, à un niveau plus microphysique, de pratiques ordinaires de contrôle de soi et de contrôle des autres."

 

    Editées par les Editions ELVESIER MASSON, elle est lue surtout dans une partie du milieu médical et dans le milieu étudiant en médecine. Les résumés de ces articles sont pour la plupart disponibles (en ce qui concerne les années récentes) sur le site de la revue.

 

www.sexologies.eu

Partager cet article

Repost0
15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 13:41

   Il n'existe d'abord pas de revue indépendante, suivant les critères de la presse courante, sur l'énergie (sur toutes les sources d'énergie) dans ses aspects stratégiques, sociaux, économiques et politiques.

     Pas de revue généraliste sur l'énergie qui puisse nous donner des analyses de fond sur tous ces aspects. Par contre il y a pléthore de sources d'information sur toutes les formes d'énergie, pour chaque type d'énergie. Les bulletins sur l'énergie solaire, sur l'énergie électrique, les lettres d'informations sur l'énergie nucléaire ou issue du pétrole ou encore du charbon, sur les énergies renouvelables et toutes les alternatives possibles... émises principalement par les entreprises du secteur, et surtout distribuées aux... abonnés du gaz et de l'électricité ou d'autres formes d'énergie, aux dirigeants d'entreprise, aux ingénieurs et techniciens (une grosse majorité concerne des aspects purement techniques), ou encore aux actionnaires des entreprises pétrolières, nucléaires, solaires, ect... Analyses partielles, et souvent... partiales (notamment celles destinées aux... abonnés) sur une souvent une seule ou deux formes d'énergie.

On retrouve le même phénomène sur Internet, surtout depuis que les enjeux énergétiques se retrouvent au centre de nombreux débats de tous ordres. Par exemple, l'Observatoire du gaz, gasinfocus.com lancé par GRTgaz, Nucléaire et énergies patronée par la SFEN, Société Française de l'Energie Nucléaire, L'Observatoire de l'industeie électrique, lancée par l'Union Française de l'Electricité.

   Plusieurs grands groupes de l'énergie lancent donc des sites ou publient des bulletins et lettres d'information sur l'ensemble des questions énergétiques souvent liées à leur secteur propre d'activité, même si ils se targuent parfois d'une "vision globale". Ils constituent, si l'on met de côté certaines analyses bien orientées et peu objectives, des mines d'information sur des aspects de leurs métiers, sur leur évolution, qui ne sont pas pour autant négligeables. Il existe de plus de la part de ceux qui rédigent ces écrits sur papier ou sur Internet un réel souci de pédagogie et d'exposé des faits, (qui frisent parfois l'adresse à des analphabètes scientifiques ou politiques...) même si leur présentation ne peut aller à l'encontre des intérêts de leurs entreprises. Des enseignants ou des étudiants peuvent y puiser de nombreuses données, qui d'ailleurs d'une feuille ou d'un site à l'autre, dans une même période, présentent une certaine redondance...

   On signalera en tant que source intéressante d'informations le site de l'Association des Economistes de l'Energie (AEE), laquelle créée en 1986, affiliée à l'International Association fo Energy Economics (IAEE), réunit des économieste de l'énergie, qu'ils appartiennent aux entreprises du secteur, à l'Administration et aux institutions publiques, au milieu de l'enseignement et de la recherche ou aux sociétés de conseil. L'AEE se veut un forum d'échanges, intégrant également des dimensions sociales, environnementales et politiques. Il anime un réseau de 400 participants et membres sélectionnés dans les milieux académiques et industriels, avec une forte représentation des grandes sociétés du secteur. L'AEE fait publier de nombreuses contributions aux Editions Technip.

 

    Le milieu universitaire ne s'est saisi qu'assez récemment de la question de l'énergie (depuis le milieu des années 1990, grosso modo, à part des disciplines qui la traitaient de manière intégrée à un ensemble plus vaste, comme l'économie ou la géographie, selon une assez ancienne tradition...), et cela de manière macro-économique ou géopolitique.  Ainsi l'ISMEA dans sa section Economie de l'Energie (série EN), dirigée par Jean-Marie CHEVALIER, de l'Université Paris IX-Dauphine propose des numéros qui datent tout de même de Décembre 1983 (Les prix de l'énergie), le plus récent (n°12) de Février 2013 traitant de l'Union Européenne et de l'Energie. 

Le Centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières, fondé en 1982 au sein de l'université Paris Dauphine, à l'initiative d'André GIRAUD, ancien ministre de l'industrie et fondateur du Département d'économétrie de l'Ecole Polytechnique, dirigée depuis 2010 par Patrice GEOFFRON (succédant à Jean-Marie CHEVALIER), émet des analyses globales sur l'énergie.

Le CREDEN, autre exemple, Centre de Recherche en Economie et Droit de l'Energie, propose depuis près de 20 ans une expertise économique dans les domaines de l'énergie, de l'environnement et des indsutries de réseaux. Interlocuteur des pouvoirs publics et des grandes entreprises, partie prenant de l'enseignement technique du secteur, elle veut contribuer, par ses recherches théoriques et ses formations, à "l'un des plus grands défis de cemillénaire qu'est le développement énergétique durable". 

 

    Depuis les années 1970, des analyses globales sont produites par un ensemble d'associations, pour la plupart contestant les choix en énergie effectués par les dirigeants de l'Etat ou des entreprises. Une myriade d'associations écologiques ont publiés et publient encore de nombreuses revues d'informations sur l'énergie, avec une attention particulière accordées aux implications politiques des décisions prises, parfois centrée sur un haut lieu de contestation, notamment de construction de centrales nucléaires, mais aussi de grands projets de barrage hydro-électrique.

Par exemple, le Groupement des scientifiques pour l'information sur l'énergie nucléaire (notamment par La Gazette nucléaire, aux plus de 200 dossiers), association antinucléaire fançaise, diffuse des nformations sur un secteur encore opaque (notamment sur les liens entre activités civiles et activités militaires). Sur son site (www.gazettenucleaire.org) se rassemblent de nombreuses informations et analyses, beaucoup demandées d'ailleurs dans les milieux scolaires et journalistiques.

 

    Autrement, des numéros de revues se centrent sur l'Energie de temps à autre.

Citons, La revue française de géopolitique, animée un temps (nous ne connaissons que 5 numéros, de 2004 à 2009) par Aymeric CHAUPRADE et ses collaborateurs, consacre sur numéro 2, à la Géopolitique de l'Energie. Citons égalementles revues cousines Diplomatie et Moyen Orient qui abordent souvent sur les questions de l'énergie, abordant plusieurs aspects, dans des dossiers de haute tenue comme ceux, pour Diplomatie, de Mai-Juin 2013, sur la Géopolitique du Gaz de schiste (La nouvelle révolution énergétique?) et pour Moyen-orient, d'Octobre-Novembre 2012, sur les ambitions mondiales d'un petit émirat arabe, le Qatar. 

 

     Enfin, il faut mentionner une source très diverse et variée d'informations sur l'énergie à travers le portail www.revues.org. Plusieurs publications proposent des analyses, souvent sectorielles mais souvent aussi, approfondies, sur une forme ou une autre d'énergie. Ainsi régulièrement, on pourra consulter avec profit le site du Collège de France, comme ceux de VertigO, revue électronique en science de l'environnement, la Revue géographique de l'Est, les Preses Universitaires du Louvain, la Revue internationale de politique de développement, la Revue de géographie alpine, Tréma, La Revue par l'histoire du CNRS, Développement durable et Territoires, EchoGéo, Communication (mentionné ici car la dimension de la communication en énergie est très importante), Etudes caribéennes, Veille énergie clime (Alerte d'EDDEN, Economie du Développement Durable de l'Energie), Geocarrefour, la Revue d'économie industrielle, Regard sur l'économie allemande.... Sans oublier Calenda, le calendrier électronique des lettres et sciences humaines et sociales qui renseignent sur les appels à contribution, les projets, les colloques...

 

 

Partager cet article

Repost0
20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 08:15

          A côté, et certains peuvent écrire en complément, d'une myriade de publications anarchistes ou de colorations anarchistes, locales, régionales, nationales ou internationales (pour ce qui est des journaux francophones...), d'où survolent quelques "grands" journaux comme Le Monde libertaire et Alternative libertaire, existe une revue de recherches et d'expressions anarchistes, Réfractaires, relativement jeune, surtout en regard de l'ancienneté de la presse anarchiste ou libertaire en général, puisque fondée en 1997. 

 

      C'est à partir d'un colloque, au printemps 1996, qui réunit à Grenoble universitaires et militant(e)s pour faire le point sur la culture libertaire, que naît l'idée de faire cette revue de recherches. A raison de deux numéros par an, le collectif de rédaction de réfractions "s'efforce de renouveler la pensée libertaire". Diffusée dans un réseau de librairies en France, en Suisse et en Belgique, elle est consultable également sur Internet (anciens numéros de 1 à 27) où nous pouvons trouver également des brèves, des contributions, des liens, "bref tout ce qui fait la vie et l'actualité de la culture anarchiste."

Le Collectif de rédaction, composé d'une vingtaine de personnes, reflète la diversité du monde anarchiste, certains membres adhérant à des organisations, d'autres non. Il a pour ambition d'effectuer aussi un retour critique sur les principes fondamentaux de l'anarchisme et de rendre compte des pratiques de résistance aux systèmes dominants ainsi que des alternatives envisagées ou essayées. Il a ainsi traité depuis sa fondation entre autres de la Philosophie politique de l'anarchisme (n°2, 1998), de Violence, contre-violence, non-violence anarchistes (n°5, 2000), de Fédéralisme et autonomie (n°8, 2002), de Les anarchistes et Internet (n°10, 2003), de Territoires multiples, Identités nomades (n°21, 2008), Des féminismes, en veux-tu, en voilà (n°24, 2010), de Indignations, Occupations, Insurrections (n°28, 2012). L'un des derniers numéros (2013) porte sur De l'Etat (n°30).

Dans la présentation de ce dernier numéro, nous pouvons lire : "Il n'y a pas de place ici pour les demi-mesures : en un mot comme en cent, "l'anarchie" et "l'Etat" sont deux réalités radicalement antinomiques et absolument incompatibles. De Bakounine à Malatesta, pour ne mentionner que des classiques, l'histoire de la pensée anarchiste foisonne d'analyses qui scrutent la nature profonde de l'Etat, et elle est riche en discours qui argumentent solidement les multiples raisons de son rejet. De même, les diverses pratiques déployées collectivement par le mouvement anarchiste, tout comme par les individus qui le composent, montrent à l'évidence que les anarchistes sont incurablement "réfractaires à l'Etat" et comptent parmi ses ennemis les plus irréductibles. Il ne s'agit donc pas dans ce dossier de revenir sur ce que nous considérons comme un acquis pour en répéter les formules ou pour les exprimer autrement, mais plutôt d'essayer de jeter un regard actuel sur l'Etat qui soit en même temps n regard sur l'actualité de l'Etat. En d'autres termes, il s'agit de nous interroger à la lueur des connaissances d'aujourd'hui sur les caractéristiques de l'Etat et donc sur les modalités du pouvoir politique institué, telles qu'elles se manifestent à notre époque."

 

        Pas une tendance qui ne possède son bulletin, son journal... La presse anarchiste représente environ actuellement près de 40 000 titres (à périodicité très diverse et à durée de vie également très diverse)... A noter que les journaux et libelles anarchistes sont censurés en France dès 1894 par les Lois Scélérates (en plein boom de la "propagande par le fait") et qu'ils ont été jusqu'à récemment l'objet d'une répression exceptionnellement dure. La loi du 28 juillet 1894 ayant pour objet de réprimer les menées anarchistes n'est abrogé finalement que le 23 février 1992 par publication au Journal Officiel. A noter aussi que cette presse anarchiste fait partie d'un ensemble encore plus vaste de publications dites "alternatives", "autonomes", qui débordent le cadre proprement politique et présentes, bon an mal an, sur la scène culturelle...

De cette myriade se distinguent

- Le Monde libertaire, organe mensuel puis hebdomadaire de la Fédération Anarchiste, principale organisation anarchiste française, diffusé depuis une cinquantaine d'années, à diffusion de 100 000 exemplaires à certaine période ;

- Alternative libertaire, journal mensuel de l'organisation du même nom, fondée en 1991 ;

- L'En-dehors, périodique qui reprend un journal fondé en 1891 et repris une deuxième fois en 1922, avant d'être relancé en 2002, disponible uniquement sur Internet ;

- CQFD, créé en avril 2003 mensuel "critique et d'expérimentation sociales, dont le comité de rédaction est basé à Marseille, composé essentiellement de chômeurs....

 

 

Réfractions, Les Amis de réfractions, c/o Librairie Publico, 145, rue Amelot, 75011 PARIS ; Site internet : www.refractions.plusloin.org.

 

Partager cet article

Repost0
24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 15:39

  La relativement jeune revue annuelle de philosophie et d'histoire des idées, fondée en 2003 par Makram ABBÈS (Maitre de conférences de philosophie politique à l'ENS de Lyon), visible surtout sur le site revues.org (en consultation libre), a pour ambition de multiplier des contributions originales de qualité pour comprendre comment s'enchevêtrent et s'influencent l'histoire de la philosophie, celle de la pensée politique et celle des sciences dans la constitution de la modernité, et notamment en ce qui concerne les approches de la guerre et de la paix.

Soutenue par l'Ecole normale normale supérieure de Lyon, cette revue, avec son comité de rédaction d'une dizaine de membres et trois rédacteurs en chef (Makram ABBÈS, Delphine KOLESNIK et Marie GAILLE), se veut l'expression des activités du CERPHI (Centre d'Etudes en Rhétorique, PHIlosophie et histoire des idées, de l'Humanisme aux Lumières) et du laboratoire Triangle : actions, discours, pensée politique et économique.

 

    Suivant leur propre présentation, elle privilégie deux axes de publication :

"- l'histoire de la philosophie, des sciences et des sensibilités dans la constitution de la modernité, depuis l'humanisme jusqu'aux Lumières et au-delà : avec quels matériaux, selon quels itinéraires, dans le cadre de quelles controverses se sont formés les idées et les systèmes de pensée qui aujourd'hui orientent nos pratiques et nos critiques? C'est en analysant leurs conflits, leurs enjeux et leurs démarcations que l'on peut repérer comment s'articulent les formes de rationalité et les champs où elles s'exercent ; les répercussions des ruptures et des réorganisations issues des sphères politiques, scientifiques, religieuses et esthétiques ; la façon enfin dont ces luttes théoriques ont trouvé leurs formes d'expression, voire de production dans des textes ou des comportements. Ce qui implique de tirer le bilan des grandes interprétations qui, depuis un siècle, se sont attachées à élaborer des méthodes pour rendre compte des crises actuelles et de leurs racines les plus lointaines.

- l'histoire de la pensée politique en Europe, du XVIe au XXe siècle : à partir de quelles expériences, selon quelles logiques, en vue de quels objectifs se sont formées les traditions constitutives de la modernité politique? Leur généalogie implique qu'on se dégage d'une histoire abstraite des idées pour se tourner vers l'analyse des systèmes de pratiques et de représentations, issus des différents contextes nationaux. De là l'attention portée à l'analyse des discours, dans leur contexte spécifique, et aux enjeux stratégiques qui leur sont liés. De la pensée de la guerre aux questions de la violence sociale, de la citoyenneté, des rapports de l'économique et du politique, etc, c'est ainsi le présent, dans ses interrogations et ses tensions,qui se trouvera éclairé par le passé. 

 

    La revue constitue surtout un outil de communication entre communautés de spécialistes. Ainsi, ses numéros ont porté, entre autres, sur Usages philosophiques de la maladie et de la médecine de l'Antiquité à l'âge classique (1/2003), Barbarisation et humanisation de la guerre (2/2004), Le philosophe et le marchand (5/2007), L'ami et l'ennemi (6/2009), La première Théorie critique (7/2010), Empire et domination territoriale (10/2012)...

 

Astérion, ENS de Lyon, 15 Parvis René Descartes, BP 7000, 69342 LYON CEDEX 07.

www.revues.org

Partager cet article

Repost0
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 07:52

    Dans l'ensemble de la production éditoriale sur la résistance et la collaboration, se dessine une évolution certaine d'une vision plutôt militaire des processus à l'oeuvre à une vision plus globale, sociale et économique, d'une vision de sociétés plutôt résistantes à une vision de sociétés plutôt collaboratrices face à une invasion. Ceci étant, l'intérêt pour la seconde guerre mondiale ne faiblit pas, sur tous ses aspects, sans doute au détriment d'une réflexion réelle de fond en matière de défense sur la collaboration et la résistance. En France, longtemps la recherche et l'édition est dominée par les circuits officiels, même si depuis longtemps la mouvance du Parti Communiste produit de grandes contributions. Ainsi le Comité d'histoire de la Seconde Guerre mondiale, institution fondée en 1951, devenu en élargissant son propos Institut d'histoire des conflits contemporains (IHCC), domine la production dans ce domaine. Sans que l'Institut Maurice Thorez (depuis 1966), puis Institut de Recherches et d'Etudes Marxistes, puis, rompant les attaches structurelles avec le Parti Communiste Français, les Cahiers d'Histoire-Revue d'Histoire critique, morde réellement sur cette hégémonie. Plus récemment, le Centre d'histoire et de recherches sur la Résistance (CH2R), créé en 2009, se donne pour objectif d'encourager et de développer les recherches sur le phénomène de Résistance et son histoire - et plus généralement sur l'Occupation.  Sans compter de nombreuses initiatives, en provenance, entre autres, de médias audio-visuels, qui mettent à jour les connaissances et les réflexions sur la seconde guerre mondiale, alimentées par l'ouverture (après cinquante ans) de nombreuses archives publiques.

 

    Le Comité d'histoire de la Seconde Guerre mondiale résulte lui-même de la fusion de la Commission d'histoire de l'occupation et de la libération de la France (CHOLF) créé en 1944 et du Comité d'histoire de la guerre, créé en 1945, donnant du coup une connotation très orientée vers les domaines militaires et (résistance militaire et combats armés) et favorisant une lecture d'une France globalement résistance, en soutien d'une politique de "cohésion nationale". Après une première ouverture avec le Comité international d'histoire de la Deuxième guerre mondiale regroupant des historiens de 37 pays, il se transforme en 1979 en Institut d'histoire des conflits contemporains (IHCC) dépendant de la Fondation pour les études de défense nationale. En 1993, l'IHCC est transformé en association loi 1901. Après la dissolution de la Fondation pour les études de défense nationale, il devient d'institut d'Histoire de la Défense et reprend les activités de l'IHCC. En 1995, le président Guy PERDONCINI est remplacé par le professeur Claude CARTIER.

La Revue d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, avec à sa fondation pour rédacteur en chef Henri MICHEL, publication trimestrielle, parait en novembre 1950 aux Presses Universitaires de France. Elle élargit son spectre de rédaction en janvier 1982, devenant Revue d'histoire de la Deuxième guerre mondiale et des conflits contemporains, avant en 1987, de s'appeler Guerres mondiales et conflits contemporains. A l'origine publication du Comité d'histoire de la guerre (Cahiers d'histoire de la guerre, de janviers 1949 à mai 1950, avec quatre numéros), la Revue d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale a publié 144 numéros de 1950 à 1986. Sur les origines du conflit, les politiques, les stratégies, les combats, menés par les Etats, seuls ou alliés, et par les peuples en guerre. Avec des études et des témoignages provenant d'auteurs de tous les pays. Cette dimension internationale est confirmée avec l'extension, depuis 1987, en amont et en aval de la Deuxième guerre mondiale, du champ de recherche couvert par la revue sous son nouveau titre Guerre mondiales et conflits contemporains. De 1992 à 1996, un numéro par an a été consacré entièrement à la Première Guerre mondiale, en accord avec le Centre de recherche de l'Historial de la Grande Guerre. Chaque numéro comprend un dossier thématique, suivi d'une série d'articles et de comptes rendus biographiques.

 

   Non centré sur la Deuxième guerre mondiale, Les Cahiers d'histoire, Revue d'histoire critique, qui a rompu en 1996 tout lien organique avec le PCF, a adopté depuis cette date une ligne éditoriale indépendante, marquée par l'élargissement des champs de réflexion à toutes les périodes et par une volonté de concilier rigueur scientifique et regard critique sur les contenus et les méthodes des disciplines de l'Histoire. Si la première série (avril 1966-1972) traité de problématiques proprement communistes (Front populaire, Marx et la France, La défense soviétique, le PCF et la lutte anti-coloniale), la quatrième série (depuis avril 1996) traite autant des Changements de société, des origines de la chrétienté, du pouvoir colonial, des enjeux de la mémoire, des gauches en Egypte, ou des relations entre architecture et politique au XXe siècle...

Revue trimestrielle, organisée pour chaque numéro autour d'un dossier thématique, sous la responsabilité de la rédactrice en chef Anne JOLLET.

De nombreux articles sont disponibles sur revues.org

 

   Le Centre d'histoire et de recherches sur la Résistance (CH2R), fondée avec le soutien de l'association des amis du musée de la Résistance et de la déportation de Besançon, et en liaison avec le Laboratoire des Sciences historiques (EA 2273) de l'Université de France-Comté, propose pour l'étude des événements de la seconde guerre mondiale, mais aussi au-delà, un lieu de travail, de rencontres et de débats. Orienté vers les jeunes chercheurs isolés et l'échange, comme de la diffusion de leurs travaux, le CH2R regroupe plusieurs générations d'historiens français et étrangers (doctorants, docteurs et chercheurs confirmés), dont les travaux portent pour l'essentiel sur la période de la Seconde et de l'occupation allemande (France, Europe, 1939-1945). Ces dernières années, dans le prolongement des six colloques "La Résistance et les Français" organisés dans le cadre de l'Institut d'histoire du temps présent (IHTP-CNRS), puis du Dictionnaire historique de la Résistance publié en 2006 avec l'aide de la Fondation de la Résistance, un certain nombre de thèses, achevées ou en voie d'achèvement, témoignent d'un dynamisme et d'un renouvellement historiographique. Dans une perspective comparative, selon le CH2R lui-même, tant géographique que chronologique, et en mêlant les approches culturelles, politiques et sociales, les chercheurs du CH2R travaillent notamment sur les thématiques suivantes :

- Formes de résistances et pluralité des formes de réactivités sociales, de la lutte armée aux sociétés de non-consentement ;

- Approche socio-culturelle et anthropologique des groupes et organisations de résistance ;

- Construction identitaire, écritures et héritages de la Résistance intérieure et de la France libre ;

- Systèmes d'occupation et d'oppression ;

- Formes de la répression (dispositifs répressifs, déportations, représailles) ;

- Comportements collectifs dans les systèmes, les régimes et les situations d'oppression ;

- Mémoires sociales de l'Occupation et de la Résistance.

  Le directeur scientifique Laurent DOUZOU, le Président François MARCOT et le Secrétariat scientifique (Sébastien ABERTELLI, Julien BLANC, Cécile VAST) travaillent avec une Direction scientifique et un Conseil scientifique fournis. Ils animent un carnet, Résistances et société, disponible sur le site www.revues.org, qui a pour objet de faire connaître et de rendre compte des activités de recherches du CH2R, et qui est conçu comme un lieu de vulgarisation scientifique.

 

Résistance et société, www.revues.org ; Cahiers d'histoire, Revue d'histoire critique, 6 avenue Mathurin Moreau, 75167 PARIS CEDEX 19 ; Guerres mondiales et conflits contemporains, institut d'Histoire des Conflits contemporains, Tour des salves, Château de Vincennes, 1 avenue de Paris, 94300 VINCENNES.

Partager cet article

Repost0
8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 10:28

  Peu connue du grand public, de même d'ailleurs que la pourtant bien plus ancienne Revue des Etudes juives (fondée en 1880), la revue biannuelle Pardès, créée en 1985 par Annie KRIEGEL et Shmuel TRIGANO, "ouvre une voie inédite dans l'approche des questions juives, conjuguant recherche et réflexion, croisant histoire, littérature et sciences religieuses". Dans l'environnement de l'Alliance Israélite Universelle (fondée en 1860), qui gère une Bibliothèque très fournie et très ouverte sur les différentes tendances du jaudaïsme, elle se veut "un carrefour ouvert à toutes les écoles de pensée, sans exclusive idéologique." 

 

   Ses numéros sont thématiques et invitent souvent des contributeurs non juifs dans ses pages. Ainsi Y-a-t-il une morale chrétienne? (n°30, 2001), Guerre et paix dans le Judaïsme (n°36, 2004), Controverses sur la Bible (n°50, 2011)... Avec à chaque fois une petite dizaine de contributions sur 200 à 300 pages. Défendant l'identité juive, contre d'ailleurs une tendance à dénier à la Bible un caractère aussi ancien et aussi fondamental que le veut une grande partie du Judaïsme, Pardès - littéralement le paradis pour l'érudit juif de la Kabbale - est éditée par In Press, sous la direction de Shmuel TRIGANO. Un solide comité scientifique international soutient un comité éditorial (où l'on retrouve David BANON et Jean-Marc CHOURAQUI, par exemple) et un comité de rédaction de six membres (dont Catherine CHALIER, Rivon KRYGIER  et Perrine Simon NAHUM...).

 

     Son intention éditoriale tranche effectivement avec celle de la Revue des Etudes Juives fondée par la Société des Etudes Juives, dans le prolongement de la Wissenschaft des Judentuns, comme le Jewish Quarterly Review, sans que des divergences de fond soient perceptibles. 

Cette dernière contient principalement des articles scientifiques sur la littérature et l'histoire juive, et traite plus rarement de sujets théologiques que Pardès veut aborder. La revue plus récente entend intervenir de cette manière bien plus dans le débat public, luttant entre autres contre l'antisémitisme. A noter, sans doute une différence avec d'autres revues juives, qu'elle observe une attitude relativement critique par rapport à Israël et au sionisme, à l'instar de l'Alliance Israélite Universelle qui d'anti-sioniste à la veille de la Seconde guerre mondiale, a assoupli sa position théorique et modulé son programme d'enseignement. 

 

Pardès, Etudes et Culture juives, c/o Editions In Press, 12, rue du Texel, 75014 PARIS, Site www.inpress.Fr.

Partager cet article

Repost0
13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 07:22

      Les Cahiers de la Réconciliation, organe d'une des composantes des courants non-violents français, le Mouvement International de la Réconciliation (MIR), parait depuis 1927. Actuellement trimestriel, il témoigne d'une activité quasiment inninterrompue (sauf entre 1939 et 1946 ) de l'activité des milieux chrétiens (surtout de confession protestante) non seulement en France, mais aussi dans le monde.

      Animés d'abord par Henri ROSER (de 1927 à 1957) qui prit la relève de Jacques MARTIN, fondateur de l'ancêtre des Cahiers de la Réconciliation, (les "Cahiers du Semeur), puis par Jean LASSERRE (1908-1983), et actuellement par Marie BIEDRAWA, Christian RENOUX et Marlène TUININGA, diffusés de manière un peu confidentielle (pas de présence dans les kiosques...) par voie de courrier et d'abonnement direct et peu connus en dehors des cercles militants, Les Cahiers de la Réconciliation ont publié, en dehors de leur parution courante, des Monographies de la défense civile, jusqu'au années 1980.

Edités actuellement avec le soutien de Non-violence XXI, organisme de promotion d'une culture non-violente,, Ces Cahiers proposent par exemple un petit dossier sur L'intervention civile pour la paix (n°3, 2010) ou un ensemble de contributions sur justice et paix et réconciliation en Afrique (2) Aspects socio-économiques (2009, n°4), De la désobéissance civile (1989, n°5)... Très présente dans le combat pour l'obtention d'un statut de l'objecteur de conscience en France et ailleurs, la revue a connu une grande activité jusque dans les années 1990.

 

      Les Cahiers de la Réconciliation ont participé de manière non négligeable aux différents débat autour de la Défense Civile Non-violente, souvent aux côtés du mouvement "frère" belge, le MIR-IRG, PAR LA PUBLICATION DE monographies de la Défense Civlle, dont voici la liste :

- Norvège 40-45, La résistance nonviolente face à l'occupation nazie (Magne SKODVIN) ;

- La bataille de la Rhur, Les problèmes économiques de la défense civile (Wolfgang STERNSTEIN) ;

- Allemagne de l'Est 1953, Résistance nonviolente dans les régimes communistes (Theodor EBERT) ;

- Danemark 40-45, La Résistance nonviolente face à l'occupation nazie (Jeremy BENNET) ;

- Tchecoslovaquie 1968 (Adame ROBERTS, Andres BODERUP, Andrew MACK) ;

- Guerilla et résistance nonviolente, Les leçons des mouvements de résistance (Basil LIDDEL HART) ;

- Le putsch de Kapp (1920), Le putsch d'Alger (1961), La résistance nonviolente face aux coups d'Etats militaires (Curzio MALAPARTE; Anders BOSERUP, Andrew MACK) ;

- Organisation et fonction de direction en défense civile (Theodor EBERT) ;

- Reconversion, Désarmement et Sécurité de l'Emploi ; Lucas Aerospace (Quido GRÜNEWALD et Mike GEORGE) ;

- Défense civile nonviolente et intérêts stratégiques (Brigadier-Général Edward AKTESON) ;

- Transarmement (Jon GREPSAD, Robert POLET, J.F. LECOCQ) ;

- Résistance civile et "Arsenal" de la défense nonviolente (Adam ROBERTS) ;

- L'été polonais ; Conquêtes ouvrières et défense civile nonviolente (Robert POLET) ;

- Action populaire ou non résistance, Deux exemples britanniques : une grève militaire 1797 : mutinerie de la flotte britannique ; L'occupation des îles anglo-normandes, 1940-1945 (Jean JACQUEMIN) ;

- Le Comité de Défense des Juifs de Belgique (1940-1945), Bel exemple de résistance civile et populaire (Philippe de BRIEY) ;

- La défense militaire est-elle crédible? Réponse à Jean LASSERRE (Jacques de BOLLARDIÈRE) ;

- Résistance civile en Belgique 1914-1918, 1940-1944 (Jean JACQMAIN) ;

- Résistance non armée dans la Région de Bergame, Italie (1943-1945) (Stefano PIZIALI) ;

- La défense non-violente, Utopie ou alternative de dernier recours. (Bernhard HÄRING).

      A noter aussi un dossier composé de deux textes de Henri ROSER (1899-1981), Le chrétien devant la guerre, suivi de Jésus-Christ non-violent, dans le numéro 4 de 1993, exemple de nombreux numéros où sont évoqués les oeuvres de figures de la non-violence ou l'activité du MIR. De nombreux numéros font le point sur la lutte contre l'extension du camp militaire du Larzac (gagnée en 1981). 

 

Les Cahiers de la Réconciliation, MIR, 68, rue de Babylone, 75007 PARIS.

Site : www.mirfrance.org. (non actulaisé en 2012)

Partager cet article

Repost0
26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 13:45

       Périodique français consacré, de manière très large, à l'approche sociologique et philosophique de l'Ecole de Francfort, fondé par Jean-Marie VINCENT (1934-2004) en 2001, se présente comme une revue transdisciplinaire orientée à gauche. Fondée à la suite de la disparition de Futur antérieur (revue que Jean-Marie VINCENT dirigeait avec le philosophe italien Toni NEGRI, dans le cadre du département de sciences politiques de l'Université Paris VIII), la revue, sans parution régulière, mais au rythme des travaux se voulant une lecture de "Marx après les marxismes", rassemble avec pour directeur de publication Alexander NEUMANN, Denis BERGER, Julien BORDIER, Hélène CHATROUSSAT, Lucia SAGRADANI (rédactrice en chef), entre autres, dans un comité de rédaction qui se situe dans la foulée des travaux de l'EF. 

     Une première série (2001-2003, Éditions Syllepse) portaient sur L'émancipation sociale, L'introuvable troisième voie, Les nouveaux mythes du capitalisme, Sciences sociales et engagement (4 premiers numéros), une seconde (2005-2007, Editions Parangon), sur Barbaries, résurgences, résistances, La Théorie critique - héritages hérétiques, Mouvement social et politiques de la transgression, Subjectivités libres et critiques de la répression, Les frontières de la politique (n°5 à 9-10) et la troisième série (Depuis 2008, Editions Variations), toujours en cours, abordent des sujets précis comme sur Mai 68, La Haine (printemps 2011) ou la Critique du travail (été 2012). Les numéros 5 à 10 sont proposés en téléchargement libre sur le site de la revue : http://theoriecritique.free.fr. Et les numéros 11 à 17 sur la plate-forme revues.org, ce depuis 2011

 

     Pour les membres du comité de rédaction "lorsque l'ordre du monde a été contesté de nouveau, au début des années 2000, Variations a fleuri (...). Notre revue est toujours là pour transgresser les discours établis, fussent-ils universitaires. Portée par un héritage hérétique, celui de la Théorie critique. Aujourd'hui, des auteurs comme Adorno, Benjamin, Fromm et Marcuse sont bien connus, mais semblent enfermés dans le musée des grands classiques. Nous voulons les ramener à la vie intellectuelle à travers nos débats. (La revue) a l'ambition démesurée de déborder le périmètre que le champ académique veut accorder à la Théorie critique, en dialoguant avec les mouvements sociaux, en faisans connaître les débats internationaux contemporains extrêmement vifs qui se nouent actuellement autour de ce courant. Cette ambition, cette exigence de la revue, pourrait faire sourire si Variations n'avait pas publié les premiers textes d'auteurs mondialement connus, qui s'inspirent directement de la Théorie critique, ce qui a par la suite permis d'éditer leurs livres en français, grâce au concours des membres de la revue. (...) L'effort théorique de Variations s'oppose dans le même temps au repli intellectuel. La revue cherche au contraire à nommer les expériences contemporaines, inachevées, latentes que la crise des sociétés engendre, au Nord comme au Sud. (...) Après la chute du mur de Berlin, du stalinisme, et au moment où la marchandisation mondiale démarrait sa grande fête triste, le courant actuel de la Théories critique promet de corroder aussi bien le récit capitaliste que les bureaucraties mortifères qui voulaient entraîner Marx dans leur tombe. Des entretiens inédits avec André Gorz et Edgar Morin ont nourri cet esprit de résistance dans nos colonnes. (...) Au fond, l'expression d'Ecole de Francfort est trompeuse. Le programme de recherche original du courant chaud de la Théorie critique - et dont Jürgen Habermas se souvient manifestement très mal - a été ébauché en 1922 : "Grève de masse, sabotage, vie internationale du syndicalisme, analyse sociologique de l'antisémitisme, marxisme, parti et masse, modes de vie des différentes couches de la société"... (projet de l'Institut de recherche en sciences sociales de Francfort). En ce sens, nous ne définissons pas les thèmes qu'il s'agirait d'exposer, mais les sujets viennent plutôt à nous, à travers l'actualité lancinante ou dès que le collectif de rédaction éprouve le désir de mieux comprendre tel ou tel événement ou débat. (...)".

 

     Une Collection d'essais La Quatrième Génération est animée par la revue, qui permet aux auteurs de s'exprimer plus longuement. En 2012, La Quatrième Génération propose déjà trois essais en ligne : Conscience de classe, la sociologie critique de l'Ecole de Francfort (Alexander NEUMANN, 2010) ; Les contre-pouvoirs de Foucault (Michael KOZLOWSKI, 2011); Critique du travail. le faire et l'agir (réédition, Jean-Marie VINCENT, 2012). Les essais de cette collection sont disponible sur le site http://theoriecritique.free.fr.

 

Variations, 45, rue Polonceau, 75018 paris

http//variations.revues.org/

Partager cet article

Repost0
9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 14:16

      La revue d'analyse marxiste Contretemps, fondée en 2001 par le philosophe Daniel BENSAÏD (1946-2010), se présente comme une revue indépendante, clairement engagée dans la mouvance anticapitaliste. Outil dense de la mouvance trotskiste, cette revue se situe après la chute du Mur de Berlin et la fin du régime soviétique, dans une interrogation sur la lutte quand l'horizon révolutionnaire s'éloigne.

 

      En rupture avec la conception marxiste traditionnelle, le philosophe français, avec Mateo ALALUF, Stéphane BÉAUD, Philippe CORCUFF, Samuel JOHSUA, Bernard LAHIRE, Gérard MAUGER, Dominique PESTRE, Michel PIALOUX, Pierre ROLLE et Jean-Marie VINCENT, se penchent, dans le numéro 1 de la revue sur Le retour de la critique sociale : Marx et les nouvelles sociologies. Daniel BENSAÏD et Philippe CORCUFF, dans une présentation de la revue écrivent : "On prétend qu'il faut vivre avec son temps, il faut non moins savoir penser à contretemps, de manière intempestive ou inactuelle, "à rebrousse-poil" disait Walter Benjamin. Avec son temps et à contretemps : ne s'agit-il pas d'inventer une politique du temps présent où la danse du virtuel l'emporte sur le piétinement du réel, où l'éclosion des "peut-être" brise le cercle de l'éternel retour? La solitude éthique de l'homme sans dieu ne pourrait-elle s'apaiser dans une action politique refusant obstinément de croire à l'incroyable, c'est-à-dire à l'éternité de la marchandise et de la domination, cette "fin de l'Histoire" nous présentant le nouveau siècle comme l'entrée dans une hibernation temporelle? Pour cela, on doit sans doute repousser les voix des sirènes postmodernes, qu'il s'agisse des éloges en vogue de l'émiettement de la pensée et des luttes, dans un smal is beautiful désarmant face aux avancées de la "globalisation" marchande, ou du scepticisme blasé d'anciens combattants revenus de tout sauf de leur ego. Mais on ne peut pas, non plus, retourner tel quel aux certitudes de la Modernité, ces concepts à majuscules (l'Humanité, la Raison, le Progrès, le Peuple, etc.) qui ont perdu de leur superbe dans les fracas du siècle qui vient de s'achever (le judéocide, le stalinisme, le colonialisme, l'impérialisme, le racisme, les catastrophes et les menaces écologiques, le triomphe de l'inégalité capitaliste sur la planète...). 

On a besoin aujourd'hui de quelque chose comme des Lumières tamisées (qui ne sauraient se confondre avec le couvre-feu où tous les chats sont gris) à la recherche de formes alternatives de globalisation, dans la ferme certitude de l'incertitude, et donc du risque, de l'erreur et du provisoire inclus dans tout pari. Des Lumières mélancoliques, qui n'opposent pas la tradition (des cultures enfouies des opprimés et des pensées critiques marginalisées) à l'horizon d'un avenir radicalement autre. Car pour résister à l'air du temps et tenter d'ouvrir un nouveau chemin, il vaut mieux être lestés d'un passé qui reste à advenir. Comment, sans le recours à une telle mélancolie active et radicale, trouver les ressources d'un décalage nécessaire avec les évidences aveuglantes et aveuglées des "Z'élites"? L'aventure politique, comme l'aventure esthétique et l'aventure amoureuse, nourrie du souvenir d'instants d'éternité, d'événements impromptus et inoubliables, mais aussi d'un sens du tragique (la Barbarie peut gagner, la tristesse peut être au rendez-vous), nous lance dans l'avenir comme un coup de dés. De tels paris n'ont-ils pas plus de souffle que les habitudes paresseuses de la gauche gestionnaire? (...)".

 

      Depuis ce premier numéro, fait dans le prolongement d'une journée d'études en octobre 2000 sur les rapports entre les marxismes et sociologies critiques, les fondateurs de la revue entendent renouveler la réflexion marxiste, en prise directe sur les luttes contre la mondialisation capitaliste.

Une nouvelle formule est lancée en 2009, avec les Editions Syllepse comme éditeur et le lancement d'un site Internet, qui est plus qu'une simple extension de la revue papier. Les titres portent sur De quoi quoi le communisme est-il le nom? Frantz Fanon, cinquante ans après, La nouvelle gauche anticapitaliste, Révolutions arabes... Le Moyen-Orient sous les ruines de Gaza, dans une cent-cinquantaine de pages pour chaque numéro, avec une parution trimestrielle.

Le numéro 13 (premier trimestre 2012) de la revue porte sur 2012, Sarkozy, et après? avec des contributions entre autres de Francis SITEL, Stéphane ROZÈS et Rémi LEFEBVRE.

 

Contretemps, Revue de critique communiste, 88, rue de Bagnolet, 75020 PARIS.

www.contretemps.eu ; www.syllepse.net.

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : LE CONFLIT
  • : Approches du conflit : philosophie, religion, psychologie, sociologie, arts, défense, anthropologie, économie, politique, sciences politiques, sciences naturelles, géopolitique, droit, biologie
  • Contact

Recherche

Liens