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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 11:55

 

      Si l'on doit conseiller une seule revue généraliste du cinéma, c'est bien la revue trimestrielle CinémAction. A l'intention de tout citoyen curieux, cinéphile ou non, qui veut voir au-delà d'une parfois envahissante promotion commerciale, de tout étudiant qui commence à étudier le cinéma tout en ne sombrant pas dans l'ennui académique, CinémAction constitue le véritable portail qui mène à tous les cinémas, comme à toute les analyses de cet art.
      Fondé en 1978, par Guy HENNEBELLE (1941-2003), CinémAction propose à chaque numéro 200 pages environ d'analyses sur un thème particulier. Sur l'histoire des théories du cinéma (1991), le panorama des genres au cinéma (1993), les producteurs français (1998) ou dernièrement Fassbinder l'explosif et Masque et Lumière, cette revue fait le tour presque complet de chaque thème, chaque numéro comprenant en plus de multiples bibliographies et filmographies.
   Depuis 30 ans, CinémAction a publié 160 volumes, en comptant les différentes séries, avec 20 à 30 collaborateurs par ouvrage. Chaque numéro, de 200 pages en moyenne, est constitué par une équipe dirigée par un coordinateur qui s'attache à traiter le sujet sans oeillères. La revue traite aussi bien des sujets concernant le cinéma que concernant la télévision
 
     Elle est co-éditée depuis 1989 par Corlet-Télérama et son équipe d'une dizaine de personnes, dirigée par Monique MARTINEAU et Françoise PUAUX. Elle continue de contribuer à la réflexion de fond sur le cinéma, mais aussi sur la télévision, avec l'apport de très nombreux collaborateurs extérieurs. La presse salue régulièrement l'action de cette équipe, comme proposant des ouvrages et des dossiers de référence, avec un esprit d'ouverture réel.
  Il faut enfin signaler les liens étroits qui unissent cette revue à la collection Septième Art, presque la plus ancienne collection de cinéma au monde (présente depuis 1952), publiée aujourd'hui par le même éditeur.
 
   A noter un numéro récent (2011, n°140) consacré à Jorge SEMPRUN (1923-2011), scénariste et écrivain engagé. Il participa comme scénariste et dialoguiste à des films comme La guerre est finie (Alain RENAIS, 1966), Objectif : 500 millions (Pierre SCHOENDOERFFER, 1966),  Z (COSTA-GAVRAS, 1969), L'aveu (COSTA-GAVRAS, 1970), L'attentat (Yves BOISSET, 1972), Stavisky... (Alain RENAIS, 1974), Section Spéciale (COSTA-GAVRAS), Une femme à sa fenêtre (Pierre GRANIER-DEFERRE, 1976), Les routes du Sud (Joseph LOSEY, 1978), La guérilla (Mario CAMUS, 1983), Les trottoirs de Saturne (Hugo Santiago MUCHNICK, 1986), El Salvador, le pays des quatorze volcans (Florestano VANCINI, 1988), L'affaire Dreyfus (Yves BOISSET, 1994), K (Alexandre ARCADY, 1997), Ah, c'était ça la vie! (Franck APPREDERIS, 2008) et Le temps du silence (Franck APPREDERIS, 2011). Il réalisa Les deux mémoires en 1973 et écrivit de nombreux ouvrages sur le cinéma, de multiples scénarios, des essais et des pièces de théâtre. Ce numéro , dirigé par Jaime CÉSPEDES, comporte sur près de 170 pages, des articles très documentés.
 
   CinémAction se décline aussi en CinémActionTV, qui se penche non seulement sur la télévision française mais aussi celles d'autres pays, dans la même approche que la revue. Son abordés ainsi les thèmes des images numériques, des émissions éducatives, des séries...
    On recommandera également les numéros hors-séries faisant le tour (presque) complet d'une question : cinéma et bande dessinée, L'histoire de France au cinéma, L'enseignement du cinéma et de l'audiovisuel, Quelle diversité face à Hollywood?
     Le numéro 166, Chronique de la naissance du cinéma algérien, revient également sur la carrière de Guy HUNNEBELLE, tout en fêtant ses quarante ans. 
 
    

 CinémAction, 106 boulevard St Denis, 92400 COURBEVOIE. Abonnement à Corlet Editions Diffusion : BP 86, 14110 CONDE-SUR-NOIREAU. 
 Le site cinemaction.net. semble inactif. Il vaut mieux consulter www.corlet-editions.fr. Depuis un certain temps déjà, cinémAction possède son propre site Internet, cinemaction-collection.com où l'on peut commander des numéros.
 
(Actualisé le 15 mars 2012 et le 20 juillet 2018)

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 14:58
   La revue Politique étrangère, dont le premier numéro date de 1936, parait trimestriellement et se situe, dans le paysage diplomatique intellectuel international, dans une place presque équivalente à la Revue Défense Nationale pour la politique de défense officielle de la France. Avec la différence essentielle que cette revue, animée par une trentaine de spécialistes, est tout-à-fait indépendante, aborde les problèmes internationaux avec beaucoup plus de moyens et ne prend pas en principe position. Publiée par l'Institut Français des Relations Internationales depuis 1979, sous la direction de Thierry de MONTBRIAL, elle est le pendant francophone des publications de l'Institut International d'Etudes Stratégiques de Londres (IISS).

   Avec le soutien d'un vaste réseau de spécialistes extérieurs, sous la rédaction en chef de Dominique DAVID, cette revue figure pour l'IFRI dans une palette de moyens d'interventions dans le débat diplomatique intellectuel, qui comporte aussi la revue annuelle RAMSES, des Cahiers, des Conférences, des interventions (fréquentes) dans les médias. Les travaux de l'IFRI, que l'on retrouve dans Politique étrangère, portent sur les évolutions politico-stratégiques et notamment les relations transatlantiques. Ainsi en 2007, on pouvait y trouver des analyses fouillées (plutôt sous forme d'articles courts, moins d'une dizaine de pages) sur le Moyen-Orient, le dialogue transatlantique, sur la Russie, l'identité européenne, l'Islam et la préparation en France du Libre Blanc sur la défense... Une grande place est accordée dans chaque numéro d'environ 200-250 pages, à des critiques de livres.
Un des derniers numéros (2011/4), aborde en plus de 100 pages, la question de "La déconstruction européenne?" avec des contributions  d'Alain RICHARD, de Maxime LEFEBVRE, de guy HERMET ou encore de Dario BATTISTELLA. Les auteurs, plutôt favorables à la construction européenne se demandent où se situent les responsabilités de la zone Euro, comment réenchanter le rêve européen ou encore appellent de leurs voeux d'une gouvernance européenne de la zone Euro. 100 autres pages explorent les question de Démocratie, démocratisation, en Occident, dans les pays arabes, en Afrique ou en Chine...

   Politique étrangère, IFRI, 27, rue de la Procession, 75740 PARIS CEDEX 15 (rédaction). Portails Internat Persée et Cairn.
Pour les abonnements, il faut s'adresser à la Documentation française depuis 2009
Site : politique-etrangere.com
(Actualisé le 13 mars 2012)

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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 16:53
   Revue de référence sur la sociologie, L'année sociologique, fondée en 1898 par Emile DURKHEIM, conçue comme une véritable machine de conquête de la discipline dans le paysage intellectuel français et même au-delà (des milliers de bibliographies notamment), publie encore aujourd'hui nombre d'auteurs confirmés ou en recherche.
   De nombreux ouvrages-clé (Que l'on pense à Essai sur le Don de MAUSS) ont d'abord été publié dans la revue sous forme de longs articles. La célébration de son centenaire a coïncidé avec de notables transformations, notamment le passage à une périodicité semestrielle. Selon leurs responsables, la revue est désormais mieux en prise sur les évolutions que connaît ce domaine du savoir, et a fait le choix de privilégier la publication de numéros thématiques en alternance avec des volumes de varia (entendre des articles sur des domaines variés). Plusieurs de ces récentes livraisons ont ainsi permis de faire le point sur les études qui se rapportent respectivement au "droit au féminin", à la "sociologie économique", à "l'abstraction en sociologie", et l'un de ses numéros, coordonné par Christian TOPALOV, a été consacré à "la ville comme catégorie de l'action". Elle a également l'ambition de ne pas s'arrêter aux frontières disciplinaires (ce qui, selon nous, serait un peu difficile à l'époque de l'indisciplinarité...), et donc de mettre en évidence les rapports que les sciences sociales entretiennent avec des sciences voisines, notamment politiques et juridiques. A ces orientations nouvelles s'ajoute un renouvellement du comité de rédaction qui, aujourd'hui ouvert à de jeunes enseignants, chercheurs, accueille également des sociologues étrangers de renommée internationale.
    Dans le comité d'honneur actuel figure Raymond BOUDON, ce qui au premier abord ne laisse pas d'étonner dans la revue de l'école française de sociologie, quand on connaît les positions de celui-ci sur celle-là... Mais, précisément, L'année sociologique, de par la diversité des courants qui l'animent et qui s'y expriment, constitue un bon point d'observation sur l'évolution de cette discipline. Le président du comité de rédaction actuel est Bernard VALADE.

         La revue parait maintenant donc deux fois par an et privilégie des approches (un numéro sur deux) par thèmes. Ceux-ci sont très variés et ne concernent évidemment  pas que le conflit. Toutefois, comme nous le savons, chaque domaine en sociologie porte une conflictualité... Précisément, notons que L'année sociologique aborde dans son numéro 2/2011, les "Valeurs, métier et action : évolutions et permanences de l'institution militaire", avec notamment des contributions, entre autres d'Eric LETONTURIER, Laure BARDIÈS, Sébastien JALUBOWSKI, Bernard BOÊNE et de Nina LEONHARD.
  Ajoutons que tous les numéros, depuis 2001, sont disponibles en ligne en texte intégral sur le portail CAIRN (il suffit de se laisser guider dans le site) sur abonnement. Comme les articles sont en accès libre 5 ans après leur parution, je vous conseille pour vous édifier sur l'intérêt "en veille", pour cette revue, d'y jeter un coup d'oeil de temps en temps... Les autres, antérieurs à 2000 sont disponibles notamment sur JStor.org. Nous regrettons que l'accès n'y est pas immédiat et que seuls les premiers numéros de la revue (jusqu'à 1910 environ) soient disponibles à partir du site Gallica.
     
      Philippe BESNARD, dans sa communication sur Les durhkeimiens s'attarde sur la naissance et le fonctionnement de L'année sociologique. Cette revue "fut non seulement l'organe du groupe durkheimien mais l'instrument même de sa constitution. Les douze volumes de sa première série (1898-1913), publiés du vivant de Durkheim, sont autant de pierres fondatrices de ce qui fut vite appelé "l'école française de sociologie".
"L'idée de créer cette revue naquit au printemps de 1896 lors d'entretiens entre Durkheim et Bouglé, jeune agrégé de philosophie qui venait de faire paraitre un livre sur Les Sciences sociales en Allemagne et cherchait à se spécialiser dans cette discipline nouvelle. Le projet ne prit vraiment corps qu'au début de 1897 et le premier volume fut publié un an plus tard. Il faut dire que la formule des Années, revue présentant annuellement les principales productions d'un savoir, était alors très en vogue. L'Année psychologique (1895), notamment, dirigée par Binet et publiée par son laboratoire de psychologie physiologique a pu servir de modèle à L'Année sociologique.
Cependant, en 1895 encore, Durkheim soutenait que la littérature véritablement sociologique n'était pas assez abondante pour alimenter une revue périodique : il visait, il est vrai, la Revue internationale de sociologie, créée dès 1863 par René Worms, et jugeait que cette entreprise était prématurée. En fait, cette déclaration n'était pas contradictoire avec le projet de L'Année sociologique. L'originalité de cette dernière venait précisément de la manière dont elle résolvait ce paradoxe : comment vouloir rendre compte de la production d'une discipline qui reste complètement à constituer? L'objectif, d'ailleurs déclaré, de L'Année sociologique était différent. Il s'agissait de présenter et d'analyser les recherches qui se faisaient dans les "sciences spéciales" - histoire et ethnographie des religions, histoire du droit, criminologie, statistique morale, science économique, linguistique, archéologie, géographie humaine, etc. - et de voir si l'on pouvait en extraire des matériaux utilisables par la sociologie. Seule la première section, institutlée "Sociologie générale" avait vocation de rendre compte de la littérature proprement sociologique, c'est-à-dire qui se donnait pour telle et, pour cette raison même, elle était considérée comme la moins utile.
L'Année sociologique avait donc un caractère unique parmi les revues du même genre. Alors qu'elle contribuait à créeer une science, à définir son domaine, elle pouvait donner l'illusion d'une science déjà constituée ayant son organisation interne et ses disciplines auxiliaires. On comprend dans cette perspective l'importance accordée au plan de classification qui ordonnait les comptes rendus. Les divisions et subdivisions thématiques permettaient de définir les diverses régions du territoire de la sociologie et de légitimer sa prétention de légiférer sur tous les aspects de la vie de l'homme en société. En outre, le caractère critique des analyses permettait aux durkheimiens de faire valoir leur point de vue sur toutes sortes de sujets qu'ils avaient à peine commencé d'explorer, et d'annexer des savoirs produits par d'autres disciplines.
Cet intérêt "stratégique" de L'Année pour la constitution de la nouvelle science peut, seul, expliquer la durée d'une entreprise qui nécessita un travail collectif considérable. Les douze volumes de la première série analysèrent 4 800 livres ou articles et en signalèrent (sans commentaire) 4 200 autres. Et ces analyses critiques étaient souvent fort développées puisque 1 767 d'entre elles dépassaient une page de revue (certaines allant jusqu'à 10 voire 20 pages). L'Année sociologique était donc bien essentiellement une revue de bibliographie critique, même si elle présentait aussi, au moins dans ses dix premiers volumes, des "mémoires originaux", articles souvent substantiels. Notons que ces mémoires provenaient des membres de l'équipe, sauf au début où Durkheim fit appel à des auteurs étrangers et prestigieux (Simmel, Steinmetz, Ratzel). Après 1907, l'entreprise s'essouffla un peu, chacun voulant consacrer plus de temps à ses travaux personnels, et aussi parce que l'entreprise fondatrice et légitimatrice avait moins de raison d'être. L'Année sociologique, réduite aux analyses, parut tous les trois ans (1910 et 1913), tandis qu'était créée parallèlement la collection des Travaux de l'Année sociologique.
La participation à cette entreprise collective est le meilleur critère pour cerner la population des durkheimiens. (...) La réussite de l'entreprise n'est pas sans rapport avec plusieurs facteurs d'intégration et de solidarité de l'équipe. Son recrutement était assez homogène quant à la formation universitaire. Plus de la moitié des 43 collaborateurs étaient agrégés de philosophie (22) et/ou anciens élèves de l'Ecole normale supérieure (24). (...) En dépit des liens d'amitié, de collaboration ou même de parenté qui unissaient certains de ses membres, l'équipe dans son ensemble n'était pas un groupe d'interconnaissance. Les relations n'étaient étroites qu'à l'intérieur de certaines fractions du groupe. C'est à Durkheim que revenait la tâche de centraliser les communications. Le tandem formé par Mauss et Hubert, très proche de lui, guidait les activités de la plupart des jeunes collaborateurs et Fauconnet gravitait autour de ce noyau central. Mais deux sous-groupes oeuvraient dans un relatif isolement : celui que formaient Bouglé, Lapie et Parodi, soucieux de faire la part du psychologique dans l'explication des faits sociaux, et celui qui réunissait, autour de Simiand, Halbwachs et les frères Bourgin. (...). Parallèlement à ces fractions, on peut discerner une stratification au sein du groupe. Quand les décisions qui touchent au sort de la revue sont à prendre, Durkheim ne manque pas de consulter une sorte d'état-major composé de Bouglé, Fauconnet, Hubert, Mauss et Simiand. (...) La défection de Richard, qui allait devenir un des adversaires déclarés du durkheimisme, fut la seule notable qu'eut à subir l'équipe du vivant de Durkheim. C'est là un trait qui mérite d'être souligné : en dépit de divergences doctrinales initiales, de l'existence de certaines fractions, du travail colossal qu'impliquait la collaboration à L'Année, l'équipe apparut comme de plus en plus homogène et ne connut aucune rupture fracassante. En cela aussi, L'Année sociologique a été une incontestable réussite."
 
       L'Année sociologique, conçue comme une sorte de machine de guerre à destinée à annexer des territoires était divisée en classes thématique : sociologie des religions, sociologie du droit, secteurs les plus étudiés, en sociologie économique, morphologie sociale (catégorie attrape-tout, surtout composée d'anthropologie et d'ethnologie). Elle ne traitait que fort peu de sociologie politique ou de sociologie de l'éducation.
Philippe BESNARD, article Les durkheimiens, dans Encyclopedia Universalis, 2014.

   L'année sociologique, Université Paris Sorbonne, Maison de la recherche, Institut des Sciences Humaines Appliquées (ISHA), UFR de philosophie et de sociologie, 28, rue Serpente, 75005 PARIS (rédaction).
   Site : www.PUF.com
Actualisé le 10 mars 2010
Complété le 19 décembre 2013.

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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 16:36
    Sous-titrée depuis Janvier 2005 "Actualisation et renouvellement de la pensée stratégique", cette revue mensuelle est la revue, sinon officielle, du moins des points de vues officiels et autorisés, de la France en matière de défense et de relations internationales.
En fait, le titre de la revue a changé plusieurs fois depuis sa création en 1939 sous le nom de Revue des questions de défense nationale. Elle reparait en juillet 1945 sous le nom de Revue de défense nationale. En 1973, elle devient Défense nationale, puis Défense nationale et sécurité collective en 2005 avant de prendre son titre actuel en janvier 2010 de Revue Défense Nationale. 
 
       Editée par le Comité d'Etudes de Défense Nationale (association loi de 1901), elle est dirigée par la hiérarchie du Ministère de la Défense. On y trouve, depuis 1939 (son premier article fut signé par le Maréchal PETAIN, "le devoir des élites dans la défense nationale"), avec une parenthèse entre 1940 et 1945, les points de vues des dirigeants politiques et militaires français de la défense, des éléments sur la situation interne des armées, des réflexions sur les évolutions technologiques, des analyses et des synthèses sur les politiques de défense des autres pays; beaucoup portant sur la défense européenne ou la défense de l'Europe. Une revue de livres parus, assez riche et diversifiée, termine chaque numéro.
  Elle diffuse à 5 000 exemplaires et est beaucoup lue par l'establishment militaire de nombreux pays et par les spécialistes et futurs spécialistes des questions de défense. C'est en effet une revue de référence, avec les exposés fréquents de la politique de défense de la France par leurs responsables (et également par les dirigeants des grandes entreprises militaro-industrielles). On trouve par exemple dans le numéro de mai 2008, consacré à la cybercriminalité et à la cyberguerre, en tête, l'intervention de Michèle ALLIOT-MARIE, ministre de l'Outre-mer et des collectivités territoriales.
 
      Pour donner une idée de la diversité du contenu de chaque numéro, hors numéros spéciaux, celui de mars 2012, qui se centre en partie sur la Défense du continent europée (Avant-propos de Jean-Pierre CHEVÈNEMENT), comprend une série d'entretiens "Défense", période électorale oblige, (Jean-François COPÉ, Philippe FOLLIOT, David MASCRÉ et Jean Yves WAQUET), un dossier sur la Défense antimissile, des Repères-Opinions-Débats sur l'Afghanistan ou la situation du Maroc avec la proposition d'adhésion au conseil de coopération du Golfe, des compte-rendus de Revues ou de Rapports (CESA - Politique européenne de défense ou la Russie...)... Le numéro d'été 2017 est consacré à L'ambivalence de la puissance russe... Le numéro d'octobre 2017 porte principalement sur l'Engagement militaire : de nouvelles formes? avec les rubriques devenues habituelles Approches régionales, Repères-Opinions, Chronique-Recensions...
         Sur le site Internet (www.defnat.com), rénové en 2017, une nouvelle rubrique a été créée : les Brèves pour traiter de sujets sous un angle militaire, avec plus de "réactivité" aux événements en France et dans le monde. Des articles de réflexions y sont publiés, hors revue, tribunes comme celle sur Corée du Nord, une nouvelle crise de Cuba?, de Pierre VIAUD, le 13 septembre 2017.
  
  Loin d'être fermée sur la hiérarchie militaire, la revue s'est ouverte à plusieurs reprises, surtout depuis les années 1980, aux intervenants venant de divers échelons de l'armée, de la marine et de l'aviation (sur le service national, par exemple) et aux divers milieux politiques, économiques, sociaux, scientifiques nationaux et internationaux. Généralement, des débats (pas tous...) y sont honnêtement traités, même si, un peu trop souvent, la revue sert de tribune prioritairement aux responsables officiels, sans contre point de vue.

Revue Défense nationale et sécurité collective, Ecole militaire, 1, Place Joffre, 75007 PARIS. Pour abonnement, BP 8607, 75325 PARIS O7.
Site : www.defnat.com
 
 
(Actualisé le 9 mars 2012)
Complété le 21 septembre 2017

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10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 16:23

 

   Fondée en 1975 par Pierre BOURDIEU et un groupe de chercheurs du centre de sociologie européenne, à la Maison des Sciences de l'Homme, cette revue trimestrielle, publiée aux Editions du Seuil, avec le concours, entre autres de l'EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales), offre une gamme de connaissances intéressantes en ce qui concerne les conflits sociaux. Son équipe, insérée dans un vaste réseau international de chercheurs de sciences sociales et humaines, actuellement dirigée par Maurice AYMARD, est soucieuse depuis l'origine d'une interdisciplinarité qui lui fait aborder tous les sujets sociaux.

   On se souvient des numéros publiés dans les années 78-80 sur le déclassement, le capital social, l'institution scolaire. J'avais été frappé à cette époque par un article de Sylvain MARESCA sur "Grandeur de permanence des grandes familles paysannes", avec ses impressionnantes précisions généalogiques des relations familiales entre dirigeants d'un département français. Et également par l'article de Pierre BOURDIEU sur "les trois états du capital culturel" (numéro 30, novembre 1979).
  C'est par des monographies et des enquêtes du type de celui, encore un exemple, de Paul WILLIS sur "l'école des ouvriers" (numéro 24, novembre 1978) que l'on peut approcher scientifiquement et précisément la réalité sociologique, notamment les conflits, pris dans leur complexité.
  Aujourd'hui, cette rigueur se perpétue avec des numéros tels que celui de mars 2008, sur "les politiques impérialistes" avec une dizaine de contributions. Le Centre de Sociologie Européenne, qui publie les Actes de la recherche en sciences sociales, organise également des Colloques. On peut consulter les articles de cette revue sur le site créé par le ministère de l'enseignement supérieur, Persée.fr. et également pour les numéros plus récents sur Cairn.info.
 
Rédaction : 3, rue d'Ulm, 75005 PARIS.
site internet : http://cse.ehess.fr

    A signaler deux numéros successifs (173 de juin et 174 de septembre 2008) qui portent sur "Pacifier et punir", respectivement sous-titrés "Les crimes de guerre et l'ordre juridique international" et "La force du droit international et le marché de la paix".
Ces numéros marquent la volonté de la revue d'aborder plus qu'auparavant des thématiques planétaires. Jérôme BOURDIEU, Sara DEZALAY et Franck POUPEAU, dans un "Prologue de la rédaction" les introduisent pour l'essentiel comme voulant faire "l'analyse des processus sociaux de qualification juridique et politique des (phénomènes de massacres collectifs) comme crimes dans un cadre supranational." "Le parti pris méthodologique de ces deux numéros a été non pas en fait de prendre les "crimes de guerre" pour des objets sociologiques en soit, mais de lire l'élaboration historique de cette notion comme le produit de la genèse multiforme d'un ordre juridique international de gestion par "le Nord" des "violences du Sud". Nous reviendrons dans la rubrique "Droit" sur les études très intéressantes de ces deux numéros.
    A signaler aussi le numéro 190 de décembre 2011, sur le pouvoir économique, coordonné par Anne-Catherine WAGNER. Présentant ce numéro, elle écrit que "la mondialisation n'ébranle pas de manière uniforme les structures du pouvoir économique : elle produit des effets contrastés selon l'histoire et les structures sociales des différents pays. La comparaison internationale des propriétés sociales des dirigeants d'entreprises multinationales met en évidence la diversité et la stabilité dans le temps des modèles nationaux de recrutement et de légitimation des plus hauts dirigeants. La domination économique prend appui sur des capitaux liés, selon des modalités diverses, aux structures sociales et aux Etats nationaux. Si le système des grandes écoles et des grands corps de l'Etat est propre à la France, chaque pays a son mode de formation et de sélection des élites économiques. En Allemagne, c'est le partage d'un même habitus de classe se marquant par des manières d'être forgées par la commune appartenance au petit monde de la bourgeoisie des affaires allemande qui soude le grand patronat. En Angleterre, les filières de formation sont un peu plus diverses qu'en France (...) et la légitimation du pouvoir repose moins sur le passage par le service de l'Etat que sur l'engagement dans des oeuvres caritatives ou culturelles qui marque l'appartenance à la "noblesse" des affaires. Du fait de cette diversité des filières, l'interpénétration des différentes fractions des classes dominantes prend des modalités spécifiques dans chaque contexte national : le passage par les mêmes institutions d'élites ou, comme en Suisse, par l'armée de milice, la participation aux mêmes cercles et clubs exclusifs ou encore les liens de filiation ou d'alliance assurent la solidarité des différents pouvoirs". Ce numéro montre bien ces spécificités et les changements introduits par la perte d'importance de l'échelon politique national pour les plus grandes entreprises au profit d'instances politiques internationales ou supranationales, telles que l'Union Européenne ou l'Organisaion Mondiale du Commerce, ce qui entrainent des recompositions dans les réseaux du pouvoir. 
   Les derniers numéros portent sur Les classes sociales européennes (septembre 2017), Plages, territoires contestés (juin 2017), Les classes sociales au foyer (décembre 2016) et Les structures contemporaines de la "parentalité" (septembre 2016).
 
    La revue ne fait pas qu'aborder des sujets de sociologie, elle participe également aux débats sur la situation des sociologues. Ainsi en juin 2017, le comité de rédaction d'Actes de la recherche en sciences sociales s'inquiète de la politique du jury d'admission de l'InSH où nombre de candidats sociologues ont été éliminés, non pas en regard de leur compétence mais au nom de logiques académiques contestables. 
 
   Autour du rédacteur en chef François DENORD, s'active un comité de rédaction d'une vingtaine de personnes., lui-même épaulé par un conseil scientifique et aidé par une multitude de rédacteurs associés. Le secrétariat de rédaction se trouve 105 boulevard Raspail, à Paris, dans le 6ème arrondissement. Jocelyne PICHOT anime un site Internet fourni. 
 
(Actualisé le 8 mars 2012)
Complété le 8 novembre 2017

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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 16:57
      Fondée en 1991 par Pascal BONIFACE, géopolitologue de l'Université Paris 8, cette revue trimestrielle offre toute une gamme d'analyses sur les multiples enjeux contemporains. Sur l'or bleu (entendre l'eau), sur l'Islam (peut-on le critiquer?) comme sur les nouveaux enjeux en Asie Centrale, une équipe d'une vingtaine de spécialistes des relations internationales fait le point régulièrement sur les nombreux conflits qui agitent notre globe.
    La revue de l'IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques) fait partie d'un ensemble de moyens d'information et de formation qui comprend également la livraison annuelle de "L'année stratégique", des ouvrages d'actualité comme "Lettre ouverte à notre futur(e) Président(e) de la République sur le rôle de la France dans le monde" de 2006, des interventions nombreuses dans les médias (Radio Orient notamment, mais aussi souvent dans C'est dans l'air, l'émission de La Cinquième, que je recommande d'ailleurs chaudement, pour ce qui concerne les questions internationales, car pour les affaires françaises, c'est une autre affaire......), et diverses expertises auprès d'organismes nationaux et internationaux.
   
       Chaque année, l'IRIS publie en collaboration avec Dalloz, l'Année stratégique, Analyse des enjeux internationaux, sous la direction de Pascal BONIFACE. En plus de 600 pages, le lecteur peut trouver des informations sur tous les pays de la planète et des articles faisant le point sur les principaux problèmes internationaux. L'année stratégique constitute un excellent complément d'une autre "atlas" annuel, dont nous parlerons plus loin, L'état du monde, publiée par les Editions La Découverte.
    Orientée plutôt à gauche, sans être partisane, cette revue revient souvent sur le conflit israélo-palestinien-arabe. Pour qui s'intéressent aux questions de défense et qui ne veulent pas se limiter à la "Revue de Défense Nationale", dont je parlerais d'ailleurs, et aux débats trop franco-français, c'est un outil indispensable.
    
     L'IRIS organise chaque année des cycles de formation sur mesure pour les entreprises. A travers son établissement privé d'enseignement supérieur technique, il forme des étudiants à différents métiers dans un contexte international (220 étudiants par an, avec 20% d'étudiants internationaux). Des observatoires, dirigés par des experts de l'IRIS, proposent de suivre l'actualité et les enjeux de zones géographiques sur des thématiques transversales particulièrement stratégiques. Ainsi l'observatoire des mutations politiques dans le monde arabe (sous la direction de Béoligh NABLI), celui stratégique et économique de l'espace post-soviétique (Philippe MIGAULT), de la Turquie et de son environnement géopolitique (Didier BILLUN), de la géopolitique du religieux (Nicolas KAZARIAN), géostratégique de l'information (François-Bernard HUYGHE), de la politique étrangère européenne (consortium de 13 think tanks et universités issus ou voisins de l'Union Européenne).
 
   Dans l'ensemble des moyens dont se dotent les responsables et de la revue et de l'IRIS, l'espace de conférences situé 2bis rue Mercoeur à Paris, dans le 11ème arrondissement,  prend une grande importance. Les locaux peuvent s'adapter à toutes sortes de manifestation et sont utilisés régulièrement comme salles de conférence pour des thèmes touchant aux relations internationales et à la défense.

  La revue internationale et stratégique, revue de l'IRIS, Editions Dalloz. Abonnements au 2bis, rue Mercoeur, 75011 PARIS.
  Site IRIS-France.org.
Un nouveau site est disponible depuis octobre 2008, www.affaires-stratégiques.info. Pour l'espace de conférences : espace-conferences@iris-france.org.
 
(Actualisation du 7 mars 2012)
Complété le 14 novembre 2017.

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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 14:31

 

    Cette revue trimestrielle traite, sous l'angle de la géographie et de la géopolitique, de pratiquement tous les conflits politiques et sociaux. Par exemple, en 2007, l'équipe dirigée par Béatrice GIBLIN et Yves LACOSTE a traité du Proche-Orient, de la Chine, de la langue française et du tourisme. Il s'agit donc d'une mine d'informations où se mêlent souvent sociologie et histoire au long cours, rassemblées en un dossier consistant par numéro (vers 180 pages de lectures denses).
   Créée en 1976, en même temps que la parution du livre-manifeste, "La géographie, ça sert d'abord à faire la guerre", la revue a aujourd'hui un tirage de 3 500 exemplaires (1 200 abonnés). Son équipe, basée à l'Université Paris 8, anime également un "Institut Français de Géopoltique", qui forme au master de géopolitique, avec option recherche et option professionnelle.
  A signaler que la revue a fait l'objet d'une mise en ligne de tous les anciens numéros (130 numéros) par la Bibliothèque Nationale Française. Ces numéros sont disponibles sur le site Gallica.bnf.fr, y compris des tables des sommaires bien utiles. 
      Site Internet : Hérodote.org 
                 Editions La Découverte

                     Abonnements : Editions Elsevier Masson, 62 rue Camille-Desmoulins, 92442  ISSY-LES-MOULINEAUX CEDEX 9

                        Rédaction : Institut Français de Géopolitique, Université Paris VIII, Annexe Basilique, 6, rue Edouard Vaillant, 93200 SAINT DENIS.

  A noter le numéro du premier trimestre 2009, portant le Numéro 132, un dossier très instructif sur les plans stratégiques et économiques autant que géopolitiques proprement dits, sur "L'Amérique d'Obama". Prenant ouvertement parti pour le nouveau président des Etats-Unis, qui sucite beaucoup d'espoir après les années catastrophiques des administrations Bush, la revue propose une longue interview de Pierre MELANDRANI (Vers une nouvelle politique étrangère?) ainsi que neuf gros articles portant sur divers domaines. Ainsi sur les relations des Etats-Unis avec les diverses parties du monde, sur les défis énergétiques et climatiques, sur la question de l'immigration, très vive là-bas, comme sur les enjeux de la revitalisation urbaine est dressé l'ensemble des problèmes que doit affronter Barak Obama, ainsi que la nouvelle administration qui se met en place. En juin 2009, il est utile de jeter un coup d'oeil sur les structures pour juger rationnellement les diverses initiatives des Etats-Unis.

Un autre numéro était en préparation pour faire, au moment des élections présidentielles de 2012, pour faire le point sur les avancées ou les stagnations de cette présidence Obama. Il y a à ce jour deux numéros sur la politique d'OBAMA : les numéros 132 et 149 (2ème trimestre 2013).

 

    Les numéros 146-147 du 3e/4e trimestre 2012 (de 325 pages) nous parait important car il traite de La géopolitique des géopolitiques. C'est l'occasion pour l'équipe de la revue de faire le point sur le succès, uniquement en France d'ailleurs, de la géopolique. "il répond àla préoccupation de l'équipe d'Hérodote face au succès médiatique du terme (souvent utilisé à tort et à travers) et à la multiplication de manuels de géopolitique à l'adresse des étudiants d'école de commerce, de science politique et, dans une moindre mesure, de géographie - où la géopolitique est encore tenue en suspicion. En effet, si, grâce à l'appui de Laurent Carrouée, géographe, inspecteur général, les conflits sont désormais étudiés en tant que tels au programme de l'agrégation et du CAPES, l'approche géopolitique reste mal vue. Cet engouement pour la "géopolitique" est une caractéristique française, car on le constate pas ailleurs en Europe, ni dans le reste du monde. De nouvelles revues : Diplomatie, Carto, Questions internationales, sont autant de publications qui doivent aussi leur existence au succès d'une émissions, ancienne désormais, Le dessous des cartes, pensée il y a vingt ans déjà par Michel Foucher, réalisée par Jean-Christophe Victor, et dont le succès ne se dément pas." L'équipe pointe ce succès médiatique, et l'utilisation abusive du mot géopolotique à propos de presque tout (Diplomatie sort, par exemple Une géopolitique des religions, dont l'ambition pourtant est de dépasser les frontières géographiques...). Cette fréquence sert parfois à discréditer àla géopolotique dans les milieux universitaires. Retraçant l'histoire de la discipline Géopolotique en France, les membres de l'équipe rappelle la liaison entre géopologique et géographie, et la fonction efficace de l'outil Géopolitique dans les représentations contradictoires des territoires objets de conflits. Yves LACOSTE rappelle les fondements du raisonnement géographique dans la géopolitique et comment cette discipline, autrefois au service des dirigeants, pénètre le monde universitaire et constitue un outil important dans la compréhension des ensembles spatiaux de tailles très différentes et dont les configurations s'entrecroisent et se superposent pour tous ceux qui se réclament d'une lutte politique en faveur de changements importants. Nous nous demandons par ailleurs si la réticence d'une partie importante du monde universitaire ne provient pas du fait que la géopolitique peut être envisagée comme élément par des militants politiques très engagés pour la réforme ou pour la révolution du système politique existant... Entre autres, Philippe SUBRA s'interroge sur la place, les enjeux et les outils d'une géopolitique locale, Barbara LOYER analyse Les crises géopolitiques et leur cartographie, Xavier Le TORRIVELEC donne des éléments sur le nomadisme : patriotisme, citoyenneté et sous-idéologies dans une Russie multiethnique, Kevin LIMONIER se livre à une Analyse géopolitique des enjeux d'une politique de puissance dans le cas de la science et de l'innovation en Russie et Frédérik DOUZET avec David H KAPLAN scrutent Geopolitcs : la géopolitique dans le monde anglo-américain.  On remarque aussi une étude de Philippe PELLETIER sur La guerre de Fukushima.

 

 

(Article actualisé le 6 mars 2012)

Complété le 21 septembre 2013

    

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