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27 mai 2020 3 27 /05 /mai /2020 09:22

  Nawaat, blog collectif indépendant fondé en 2004 par des cyberactivistes tunisiens, se veut une "tribune libre à tous ceux qui ne voulaient pas subir le blocage médiatique en Tunisie" et pour ceux qui veulent défendre les libertés fondamentales, la liberté d'expression et la démocratie en Tunisie.

Ce blog est l'exemple de tout un mouvement, par le développement des moyens d'expression permit par Internet, mais si il ne se présente pas comme une revue, qui s'appuie sur la forme électronique pour compenser d'une manière ou d'une autre les problématiques parutions d'éditions papier. Joignant l'esprit premier du journalisme d'investigation au combat politique dans des régions aux régimes dictatoriaux ou qui s'efforcent de l'être, les responsables de ces blogs jouent le même rôle qu'une presse d'opposition en bonne et due forme. Nawaat, en l'occurrence, joue un rôle important en tant que média d'opposition pendant le régime de ZINE-ET-ABIDINE BEN ALI, en publiant plusieurs articles mettant en cause le non-respect des libertés fondamentales par le régime. Ce rôle s'intensifie fin 2010 avec le lancement de l'opération Tunileaks, dévoilant les télégrammes diplomatiques de WikiLeaks concernant la Tunisie, et couvrant activement les troubles sociaux et politique de la révolution de 2011.

Nawaat est censuré en Tunisie de sa création jusqu'au 13 janvier 2011, date du dernier discours de BEN ALI. Le blog poursuit sa mission dans l'analyse des politiques développées par les régimes tunisiens depuis.

    Avec son équipe de rédaction d'une quinzaine de membres (avec pour directeurs de publication Riadh GUERFALI et Sami BEN GHARBIA et rédacteur en chef Thameur McKKI et rédacteur en chef adjoint Yassine NABLI), et nombreux contributeurs et également de nombreux blogueurs qui animent autant de blogs autour de la "revue" principale, Nawaat poursuit le travail des fondateurs - Sami BEN GHARBIA, Riadh GUERFALI et Sofiane GUERFALI - Malek KHADHRAOUI les ayant rejoint en 2006.

   Diffusé sur Internet en français et en arabe notamment, Nawaat se lançait en janvier 2020, un magazine trimestriel qui entend exposer les raisons de croire en la transition démocratique que connait la Tunisie depuis 2011.

 

Nawat, 12 rue du Sénégal, 1002 Tunis-Belvédère, site Internet : nawaat.org

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24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 07:40

  Très jeune revue sur le cinéma, la télévision, le jeu video et la bande dessinée, débordements, dont le premier numéro est sorti en avril 2019, devait sortir son deuxième en... mars 2020... La revue se veut la vocation, entre critique et recherche, d'explorer par-delà le 7e art, le domaine très étendu des images.

  Revue jusqu'ici présente uniquement en ligne, elle offre en avril 2019 un entretien avec le cinéaste Philippe FAUCON et une longue étude du travail du scénariste et producteur David SIMON (The Wire, Treme). Existante en ligne depuis 2012, Debordements a déjà proposé la lecture de plus de 600 articles, dont des traductions, des textes de recherche et de grands entretiens (Jean-Luc GODARD, Guy MADDIN, Pedro COSTA, Jonas MEKAS, Arnaud DESPLECHIN, Peter KUBELKA, Béla TARR...).

Elle fait partie de ces revues, dans un mouvement constaté déjà récemment par ailleurs, qui, devant la piètre qualité des débats sur Internet, via les réseaux sociaux, où se disputent désormais vulgarité et opinions à l'emporte-pièce, éprouvent le besoin d'être présent sur un support bien plus manipulable qu'un écran, bien plus pérenne que des pages en pixels à la sauvegarde incertaine, et surtout pour être d'une certaine manière crédible et reconnue.

  Il s'agit toujours pour la revue de voir l'évolution emmêlée désormais du cinéma, de la télévision et au sens large, des images... autour de la même équipe d'amis - Raphael NIEUWJAER (comme rédacteur en chef de l'édition papier, Romain LEFEBVRE, Florent Le DEMAZEL, Gabriel BORTZMEYER. Lesquels, sans véritable "plan de bataille ou de communication", continue leurs explorations, à travers ceux qui les pensent, ceux qui les produisent...

 

Débordements, 63 rue Ghesquières, 59260 Hellemmes; Site Internet : debordements.fr

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17 mai 2020 7 17 /05 /mai /2020 07:13

   Le magazine politique et littéraire trimestriel américain Boston Review publie des analyses politiques, sociales et historiques, des critiques littéraires et culturelles, des critique de livres, de la fiction et de la poésie, en ligne et dans la presse écrite. Fondée en 1975 (avec comme titre New Boston Review) et basée à Cambridge aux Massachusetts; la revue se considère comme un "forum", et comporte souvent un essai principal suivi de plusieurs réponses. Il publie régulièrement également une empreinte de livres avec MIT Press.

     Avec à sa tête comme rédacteurs en chef, Deborah CHASMAN et le philosophe politique Joshua COHEN; l'écrivain Junot DAAZ étant l'éditeur de fiction, Boston Review, d'une diffusion de plus de 60 000 exemplaires, est publié par Boston Critic Inc, une organisation à but non lucratif, et reçoit régulièrement des éloges d'intellectuels et d'écrivains notables.

     Le magazine a déjà une longue histoire derrière lui. Con!u d'abord comme un trimestriel consacré à la littérature et aux arts, le magazine a été lancé par un groupe qui comprenait Juan ALONSO, Richard BURGIN et Anita SILVEY. En 1976, après le départ de quelques uns des rédacteurs fondateurs, la publication a été co-éditée par Juan ALONSO et Gail POOL, puis par Gail POOL et Lorna CONDON. A la fin des années 1970, il est passé de la publication trimestrielle à la publication bimensuelle. En 1980, Arthur ROSENTHAL devient éditeur du magazine, qui prend alors son nom actuel, édité par Nick BROMELL. Les rédacteur sne chef ont été alors Mark SILK, puis Margareth Ann ROTH, cette dernière étant resté jusqu'en 1991. Au cours des années 1980, l'horizon thématique du magazine s'élargit et, pendant les années 1990, devient plus orienté politiquement, tout en conservant un profil fort dans la fiction et la poésie. Joshua COHEN remplace ROTH en 1991 et est rédacteur en chef depuis lors. En 2001, Deborah CHASMAN rejoint le magazine en tant que co-éditrice.

     Le texte intégral de Boston Review est disponible sur Internet depuis 1995. Et depuis 1996, comme le veut la tradition éditoriale aux États-Unis, 30 livres ont été publiés sur la base d'articles et de forums publiés dans Boston Review. En 2010, Boston Review est passé d'un tabloïd noir et blanc à un format tout-couleur brillant et en 2017, le magazine change à nouveau de format, fusionnant son magazine d'intérêt général bimensuel et ses publications de livres en bookazines trimestrielles thématiques.

Signalons que Boston Review est visible en français sur Internet.

  

       Objet très particulier aux États-Unis (de par son poids! Mais l'ensemble de la presse hebdomadaire se signale par une pagination qui ferait pâlir d'envie les meilleurs journaux de France), Boston Review offre une arène pour favoriser et explorer les questions relatives à la politique. Les thèmes de ce forum vont du travail de l'aide étrangère, à la stratégie de désengagement de l'Irak, aux nouveaux stress économiques dans la classe moyenne. Boston Review n'est pas la seule revue à suivre une évolution de publications d'oeuvres de fiction vers des discussions politiques, qui passent d'ailleurs par-dessus les préoccupations traditionnelles de non-partisan (ni Parti démocrate, ni Parti républicain)... Ce qui ne l'empêche pas de renforcer son "espace de dialogue de grande envergure sur la fiction contemporaine", son New Fiction Forum, fondée sur la prémisse simple que malgré l'intense mercantilisme de l'édition actuelle, il existe des romans originaux et vitaux publiés chaque saison.

     Boston Reviev hisse généralement les débats vers un haut niveau, qui contraste avec le pullulement de publications (qui parfois ne se prennent vraiment pas au sérieux!) - malgré la crise de la presse - à l'essentiel des articles "de concierge" (pour rester très très gentils...). Par exemple dans son numéro 13, elle publie un propos de la philosophe Agnes CALLARD, selon laquelle on ne peut être bon dans un monde mauvais, et la violence née d'une colère fondée sur des bases justes est également juste. Martha NUSSBAUM interroge la démarche rétributive et Judith BUTLER esquisse une morale de la non-violence.

Boston Review, Boston Examen, Boite P.O., Cambridge, MA 02142, Site Interne : Bostonreview.net   

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11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 14:34

    Revue belge fondée en 1945, dirigée à l'origine par André MOLITOR, héritière de La cité chrétienne fondée par Jacques LECLERCQ, et comme elle indépendante mais d'inspiration catholique et d'orientation progressiste, La Revue nouvelle, ouverte aux intellectuels laïcs, a pour vocation d'être un lieu de réflexion engagée sur la société actuelle, avec un refus de coller à l'événement, donc aux modes du moment, préférant largement se donner le temps de la réflexion autour d'un dossier thématique.

    Ses numéros se structurent autour d'un tel dossier et d'une rubrique "Le Mois" décodant l'actualité du mois précédent la parution. S'y ajoutent un éditorial, un billet d'humeur, des articles divers, une rubrique "Italiques" publiant de la fiction et de la poésie et "Le Livre" proposant des compte rendus de lecture d'ouvrages.

   Paraissant sans discontinuer depuis plus de 70 ans, quoique avec une périodicité changeante (actuellement 8 numéros par an), La Revue nouvelle est une source d'information exceptionnelle sur la société belge et européenne de l'après-guerre.

   Avec un comité de rédaction fourni d'une trentaine de membres, La revue nouvelle poursuit un patient travail d'information et de réflexion qui a déjà une longue histoire.

Familiarisant le public avec des idées nouvelles sur l'organisation et les finalités de l'Église, telles celles de Joseph COMBLIN dans Échec de l'Action catholique? (Paris, 1961), préparant en quelque sorte des idées et des réalisations qui deviendront banales sous Jean XXIII, militant pour l'émancipation du Congo belge, la Revue nouvelle prend également position dès 1966 en faveur d'un rassemblement de progressistes et d'une plus grande autonomie des régions belges de Wallonie et de Bruxelles. Ces positions sont durant un temps défendues par "Trencavel", signature collective d'une équipe politique réunissant notamment Marc DELEPELEIRE (alors rédacteur en chef), Vincent GOFFART, François MARTOU et Michel MOLITOR.

    Jean DELFOSSE, Michel MOLITOR, Théo HACHEZ et Luc Van CAMPENHOUDT se sont succédé à la tête du large comité de direction de la revue. Depuis janvier 2014, elle est dirigée par Thomas LEMAIGRE et Christophe MINCKE. Son rédacteur en chef est Renaud MAES.

    Après une formule rénovée au début de 2008, la Revue a créé en 2013 des blogs destinés à compléter son offre d'information.

  Dans son n°1/2020 de janvier, la revue propose de se pencher sur la façon dont les communautés musulmanes de Belgique, confrontées à la "mise en acte violente d'une lecture idéologique de l'islam" continuent à vivre leur religion après les attentats commis en 2014 et 2016 dans la capitale.

Dans son site Internet, le journal se fait bien entendu l'écho de réflexions sur la crise du Covid-19, avec une série de points de vue, "pas toujours congruents" (Une revue face à la crise).

  

 

La Revue nouvelle, Rue du Marteau 19, 1000 Bruxelles, Site Internet revuenouvelle.be

 

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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 14:51

   Médiacritiques, trimestriel d'Acrimed, parait depuis octobre 2011, pour réaliser une critique des médias quant à leurs objectifs, leur fonctionnement et leur place dans la société. La critique des auteurs qui s'y expriment est une critique explicative (qui s'intéresse à toutes les conditions sociales, économiques, politiques de leur présence), une critique normative (évaluation des transformations et évolutions des médias), intransigeante (indépendante et non intimidée par toutes les formes de pression qu'ils peuvent subir), politique mais non sectaire (ils ne prennent pas parti dans les opinions exprimées mais surtout sur la manière qu'ont les médias de le faire). L'association ACRIMED est elle-même indépendante, démocratique (fonctionnant strictement sur des règles associatives) et critique vis-à-vis des médias dominants. Elle leur oppose le droit à l'information, contre des politiques d'opacité et de "conservation des secrets industriels et financiers), chaque journaliste étant investi de l'injonction de confiance, maitrisant de la rédaction ou du montage des propos qu'il rapport ou qu'il tient lui-même. tout en respectant ses confrères appartenant aux médias critiqués. L'Acrimed, à travers la revue Médiacritiques, mais aussi des multiples publications propres ou qu'elle inspire, s'inscrit dans le fil droit de son Appel pour une action démocratique sur le terrain des médias de 1996. Elle tient beaucoup à rester en liaison étrotite avec une sociologie rigoureuse des médias.

    Concrètement, Acrimed est né du mouvement social de 1995, dans la foulée de l'Appel à la solidarité avec les grévistes. L'idée de l'association, émise dans l'entourage de la revue Esprit et de la CFDT,  est reprise par Henri MALER et Yvan JOSEN (décédé en 2007) qui rédige l'Appel pour une action démocratique sur le terrain des médias. L'association loi 1901, pour remplir les fonctions d'un observatoire des médias, s'est constitué, depuis sa création, comme une association-carrefour.

Elle réunit des journalistes et salariés des médias, des chercheurs et des universitaires, des acteurs du mouvement social et des "usagers" des médias. Parmi les fondateurs les plus actifs de l'association, on relève les noms de Patrick CHAMPAGNE, Yvan JOSSEN, Henri MALER, Éric MARQUIS, Jacques SONCIN et de quelques autres qui désirent garder l'anonymat.

Elle cherche, selon ses propres termes "à mettre en commun savoirs professionnels, savoirs théoriques et savoirs militants au service d'une critique indépendance, radicale et intransigeante.

    Ses vingt ans sont l'occasion de constater, notamment dans une conjoncture peu propice aux forces de gauche de manière générale et à la sempiternelle querelle d'égos qui règne sur cette partie de l'échiquier politique (qui a coûté entre autres la tentative de fondation d'un nouveau média à la gauche de la gauche...), que la création Acrimed improbable (faire agir des gens si différents...), fragile (recourant souvent à des expédients financiers) tient, se tenant constamment à (grande) distance des luttes politiciennes. Notons que la critique des médias n'est pas une création récente, et le chercheur Stéphane ARPIN considère que son essor va de pair avec l'industrialisation de la presse dans la deuxième moitié du XIXe siècle (Stéphane ARPIN, La critique des médias à l'ère postmoderne, dans Le Débat, n°138, 2006), sans compter la référence souvent implicite, quel que soit d'ailleurs le bord politique d'où vient la critique (de l'extrême droite à l'extrême gauche), aux multiples écrits contre l'Ancien Régime depuis le XVIIe siècle (presse clandestine). Contre un certain poujadisme et une forme de dénigrement et de défiance envers les médias, Médiacritiques tente, d'une certaine manière de réhabilité le journalisme, notamment le journalisme d'investigation.

    Les ressources d'Acrimed reposent avant tout sur la générosité de ses 2 500 membres et donateurs et donatrices, en plus des ventes du trimestriel (directes en boutique en ligne ou abonnements). A part son directeur de publication officiel Mathias REYMOND (vu la législation), Acrimed compte trois salairé(e)s à plein temps (rédaction et administration), l'essentiel des énergies d'écriture provenant d'une cinquantaine de contributeurs, pratiquement tous occasionnels, suivant les thèmes de la revue.

   Dans son numéro 34, de janvier-mars 2020, Médiacritiques propose une étude sur les journaux télévisés de France 2 du 5 au 31 décembre 2019, pendant la grève des transports. Bilan : la "galère des transports" a accaparé 43% du temps consacré à la réforme des retraites.

 

Médiacritiques, Acrimed, 39, rue du Faubourg Saint Martin, 75010 Paris. Site internet : acrimed.org

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 08:06

   Fondée fin octobre 1935 par Jacques DUBOIN (1878-1976) et depuis parue sous différentes formes, le mensuel français de réflexion socio-économique La Grande Relève, autour de l'économie redistributive, se propose d'apporter analyses et informations sur un véritable progrès technique et social.

    Jusqu'en juillet 1939, la Grande Relève est publiée mensuellement sous forme de journal. Sa parution est interrompue sous l'Occupation allemande et reprend mensuellement en 1945, puis devient hebdomadaire en 1957 jusqu'en fin 1961, puis bimensuelle jusqu'en mai 1963 où elle redevient mensuelle. A la mort de Jacques DUBOIN EN 1976, sa fille Marie-Louise DUBOIN prend la suite à la direction et continue aujourd'hui d'en assurer la parution.

   Ses principes n'ont pas varié depuis l'origine : Parce que, depuis quelques décennies, dans les pays industrialisés, on assiste au remplacement du travail humain dans la plupart des processus de production de biens et de services, par des machines, des automates, par des commandes, par des informations, l'humanité, consciemment ou non, vit une véritable mutation. mais le progrès sur le plan technologique ne se transforme pas en progrès social. Inégalités et écarts entre riches et pauvres s'accroissent.

A l'opposé, l'économie distributive propose d'associer progrès technique et progrès social. Pour cela, la revue ne présente pas un projet de société "tout ficelé", rigide, "parachuté d'en haut, mais propose de discuter les contours que pourrait prendre une société, adaptée à l'après-salariat, qu'entraine cette grande relève : une société où la convivialité remplacerait la compétitivité, où la recherche du mieux être remplacerait celle de l'avoir plus, où la culture et l'expérience seraient plus appréciées que l'art de manipuler les gens ; bref une civilisation où la rentabilité ne serait plus le critère sur lequel se fonde toute entreprise. La revue préconise que le capitalisme fasse place à une économie distributive permettant à chacun de s'épanouir en choisissant lui-même ses activités, en fonction des besoins de tous, de ses propres aspirations et de ses capacités, et convenues par le contrat civique.

   Les rédacteurs du journal, tous bénévoles, en sont les lecteurs. Certains soulignent des faits d'actualité, pour les commenter. d'autres envoient des articles de fond à partir des thèses de l'économie distributive présentées dès le début des années 1930 par le fondateur du journal. D'autres enfin préfèrent participer plus brièvement, au débat, en l'alimentant de leur point de vue, sur un point précis les rubriques Tribune libre ou Courrier. Ce ne sont donc pas, a priori, des journalistes, des économistes ou des sociologues, ce sont des citoyens qui ont des réflexions à partager. Dans le numéro 1213 de décembre 2019, La Grande Relève propose une comparaison des thèses communalistes de Murray BOOKCHIN, mises en pratique dans le Rojava, en Calabre ou en France-Comté et celles de Jacques BUBOIN en faveur d'une économie de partage.

 

 

La Grande Relève, 88, Boulevard Carnot, 78110 Le Vésinet.  Archives en ligne sur le site officiel economiedistributive.fr, de 1936 à nos jours.

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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 08:11

     Bimestriel suisse créé en 2012 sous l'impulsion de militants et militantes du Réseau Objection de croissance, Moins entend "animer les débats politiques romands et nationaux".

    "Confronté(e)s à la banalisation des questions écologiques et à une cruelle absence de voix critiques vis-à--vis du productivisme et du progrès, Moins aspire à promouvoir et diffuser les idées de la décroissance. Ce mot-obus, qui s'attaque à la religion de la croissance économique, ne trouve guère de visibilité dans les médias dominants. Quand il y figure, il l'est souvent à mauvais escient (en synonyme de récession) ou de façon caricaturale (cavernes, bougies et calèches!). Il s'agit pourtant d'un courant de pensée qui connait un succès grandissant, en Europe aussi bien qu'en Amérique Latine, au moment même où convergent des crises diverses et profondes - écologique, sociale, économique et morale."

    C'est pour pallier à ce manque que Moins se "propose d'être un cri de contestation et de résistance, mais aussi un espace ouvert à des voix dissidentes, à des sujets et des questions tabous, afin de révéler l'existence de pistes alternatives et devenir un lieu de réflexion (et d'action) pour construire une une façon de vivre ensemble plus égalitaire et solidaire".

   Chaque numéro allie articles d'actualité, témoignages locaux et textes de fond, l'équipe de rédacteurs et de rédactrices, de dessinateurs et de dessinatrices, tous bénévoles. Avec notamment à chaque fois un dossier sur un thème : Semer la gratuité, La puissance des femmes, Partout le numerhic, La fin d'un monde, Repolitiser l'éconologie, médiacratie, L'homme qui se consomme. Sans oublier le numéro 1 Manifeste de septembre-octobre 2012, Sur les chemins de la décroissance. Le numéro de février-mars 2020, n°45, comporte un dossier sur les technologies souces, réparables, résistantes et produites dans des conditions socialement et écologiquement acceptables.

Sans publicité et libre de toute attache politicienne, le journal de 32 pages de qualité et vendu à prix libre, lie son activité à la librairie autogérée située au sous-sol de la librairie Bastal (Chauderon), rue du Petit-Rocher à Lausanne.

 

Moins, journal romand d'écologie politique, rue des Deux-Marchés, 23, 1800 Vevey, Suisse. Site : achetezmoins.ch

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19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 17:05

   Revue semestrielle publiée depuis l'automne 2019 par les éditions de l'Attribut, maison d'édition (toulousaine) indépendante de 15 ans d'existence, qui éditait déjà Nectar, revue traitant des mutations culturelle et numériques (en partenariat avec l'association nationale Les localos), Dard/Dard veut faire comprendre la transition écologique et globale et "saisir cette époque stimulante". Il s'agit "de se repérer parmi les initiatives de résilience, d'entraide et d'éthique écologiques chaque jour plus nombreuse, dans la société civile et les collectivités locales. Avec ses 164 pages en papier certifié PEFC, qui prend le temps de se poser - articles longes, aussi bien des récits sensibles racontant les actions de la transition sur les territoires que des analyses critiques sur la transition - la revue s'adresse aux citoyens et citoyennes, militants et militantes dans les associations, actrices et acteurs de la trans. tion et aux décideurs et agents des pouvoirs publics, directement concernés par la transition.

   Parmi les porteurs du projet se trouvent Éric FOURREAU, des métiers de la presse, Jean-Yves PINEAU, "moine-soldat" du développement local, Julie GUÉRINEAU, journaliste indépendante, Alex PUIG, géographe de formation, Sarah GULLY, dessinatrice-illustratrice, Guillaume FONTAINE, journaliste en presse magazine, Fred SANCÈRE, spécialiste de l'éducation populaire... Dans le n°1, on pouvait lire dans l'article d'ouverture, Pourquoi Dard/Dard? : "Dard/Dard n'est pas un énième manifeste de sensibilisation à la nécessaire transition écologique. Même s'il n'est jamais inutile de remettre le couvert, les alertes ne manquent pas : depuis les appels lancés par 1 700 chercheurs en 1992 au sommet de la Terre à Rio puis par 15 000 scientifiques le 13 novembre 2017, jusqu'à "l'Affaire du siècle", action en justice portées par quatre ONG qui a recueilli plus de 2 millions de signatures, la sonnette d'alarme ne cesse d'être tirée depuis plusieurs années à l'échelle internationale, de façon massive et récurrente, scientifique et militante. Sauf à s'appeler Claude Allègre ou Donald Trump, ou à nier la réalité, chacun.e peut aujourd'hui constater dans sa propre vie l'impact du dérèglement climatique et présupposer ses conséquences dans un avenir proche : destruction de l'environnement et de la biodiversité, accroissement des inégalités sociales et des migrations humaines... Dard/Dard n'a d'autre ambition que d'essayer de comprendre cette mutation géologique et civilisationnelle en cours, celle de l'Anthropocène et du Capitalocène, appelés à se transformer en une ère nouvelle encore inconnue. Comprendre la transition, selon nous, c'est surtout l'envisager dans sa globalité et sa complexité en connectant l'ensemble des activités humaines nées de l'ère industrielle et capitaliste qui, en un peu plus  d'un siècle, ont contribué à souiller la planète et à détruire les équilibres naturels, humains et sociétaux. L'analyse des conséquences néfastes de l'exploitation des énergies fossiles, par exemple, n'a de sens que si elle est corrélée aux autres causes identifiées : la destruction des habitats, l'évolution alarmante de la démographie et de l'urbanisation, la croissance exponentielle des industries et des transports, l'hyper-consommation, l'agriculture intensive, la pollution de l'air, des eaux et de la terre...(...)".

    Chaque numéro se structure autour d'un dossier. Le n°1 d'automne 2019 (il est sans doute encore trop tôt pour constater le rythme de parution...) était consacré à la mobilité, "creuset de la discrimination", avec des réflexions sur la place du vélo et de l'avion, ou les inégalités territoriales.

 

Dard/dard, Site Internet : editions-attribut.com/darddard

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 09:16

  La revue Sept, non pas l'hebdomadaire catholique qui parut de mars 1934 à août 1937 et fondée à l'instigation du Pape Pie XI par Marie-Vincent BERNADOT, père dominicain de la province de Toulouse, mais le trimestriel ou bimensuel suivant les périodes, le web et la plate-forme participative, né de la rencontre en 2013 de Damien PILLER, avocat d'affaires et de Patrick VALLÉLIAN, grand reporter, fondé en 2014 à Fribourg (Suisse), entend couvrir l'actualité, traitée avec "originalité, qualité du regard, de l'intérêt public, de la différence, du courage."

Se considérant comme le premier slow journalisme, forme de récit - littérature non fictionnelle - reportage littéraire, journalisme narratif - Sept, se veut 100% indépendant, 100% sans publicité invasive (mais c'est plus ambigu...), 100% narratif, voulant offrir le meilleur du journalisme suisse à ses lecteurs et visiteurs du site. C'est qu'il y a deux sites - sept.info, où se place en ligne chaque semaine 2 histoires inédites et originales, et sept.club, ouvert à tous, plate-forme participative, exempts de pub, et une revue sur papier, Sept mook, où il y en a, mais très ciblée. Avec ses reportages très engagés aux longs textes, aux images abondantes, où les auteurs vont sur le terrain, se mettant en scène, en danger, en situation d'enquête, Sept entend considérer la crise actuelle du journalisme comme une chance, pour l'équipe de journalistes, de photographes, de dessinateurs (avec à sa tête Damien PILLER, Delphine PILLER, Markus BAUMER...) ... de réinventer le reportage de fond. Leur ligne rédactionnelle est celle d'Albert LONDRES ou de Nicolas BOUVIER, "loin des agendas des entreprises, des politiques ou des terroristes"... La justification du titre - Sept - est d'ordre "de quantité de coïncidences historiques, physiques et ésotériques et mathématiques, chiffre magique, symbole d'esprit, d'absolu, de connaissance, chiffre de l'humain, pour porter un journalisme humaniste... qui vaut ce qu'il vaut à notre avis...

   Les thèmes abordés vont des Bons, des Brutes et du pipeline, d'Auschwitz en héritage, de Joseph Kessel inédit à Serial lover et aux mémoires inventées d'Howard Hughes... Le numéro 29 de l'hiver 2019-2020 présente des reportages sur les cadeaux empoisonnés issus de l'extraction de ressources de la terre : uranium de Saint-Priest-la-Prugne en France, or du Ghana, Calcaire d'Égypte, charbon d'Inde, lithium d'Argentine, pétrole d'Azerbaïdjan, nickel de l'Arctique russe.

 

Sept.ch SA, Case postale 128, 1752 Vilars-sur-Glâne 2, Suisse - Avenue des Bergières, 10, 1004 Lausanne I, Suisse ; Site Internet Sept.info.

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 16:26

  Fondée en 2015, la revue quadrimestrielle publiée par l'Union syndicale Solidaires, Les Cahiers de réflexion Les Utopiques, sur papier et sur Internet (depuis 2017), réalisée pour l'essentiel par des syndicalistes se veut "une expression de plus de (son) projet syndical de transformation sociale".

   Il s'agit non seulement de publier des articles théoriques, mais aussi mêler à ceux-ci des contributions qui se réfèrent plus directement à des expériences concrètes : "l'ensemble construisant justement une réflexion autonome et indépendante destinée à nourrir l'action militante des syndiqués et syndiquées comme les débats de leurs structures, mais aussi, au-delà, les échanges de celles et ceux qui ne se résignent pas à la glaciation capitaliste et aux haines réactionnaires".

   Les Utopiques Solidaires se conçoit comme un espace de réflexion, couvrant l'ensemble du champ syndical, ouvert aux mouvements sociales, à des camarades d'autres organisations syndicales, à des militants et militantes d'autre pays. Les sommaires des 4 premiers numéros montraient déjà la diversité des thèmes : unité/unification syndicale, écologie, féminisme, retour sur des luttes, construction interprofessionnelle, syndicalisme de branche, autogestion, antifascisme, démocratie, droit de grève, internationalisme, football, protection sociale, violence, droit au logement, colonialisme... Tant de thème que nous avons déjà l'habitude de voir aborder par les Éditions Syllepse, entre autres. Dans le numéro 12, de l'hiver 2019-2020, la revue consacre un dossier à la "protection sociale du XXIe siècle", avec un décryptage de ce qui existe et une seconde partie sur la prospective.

   A noter dans les publications ou articles mis à disposition sur le site Internet, un texte de Patrick SILBERSTEIN, COVID-19, un virus très politique, texte appelé à être actualisé plusieurs fois, qui veut trancher avec ce faux consensus social que le gouvernement entend imposer à la population (en échouant d'ailleurs...).

 

Les Utopiques, Union Syndicale Solidaires, 144 boulevard de la Villette, 75019 Paris, Site Internet : lesutopiques. org

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  • : Approches du conflit : philosophie, religion, psychologie, sociologie, arts, défense, anthropologie, économie, politique, sciences politiques, sciences naturelles, géopolitique, droit, biologie
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