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1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 06:06

    Mensuel créé en 2005 par l'association du même nom, présidée par Alain DUEZ, L"Âge de faire traite des thèmes de l'écologie, de la citoyenneté et de la solidarité, au niveau local comme international. Diffusant à 20 000 exemplaire (mars 2014), basée à Salignac, puis Peipin (Alpes-de-Haut-de-Provence)), la revue fait partie de ces nombreuses initiatives, souvent locales, qui veulent contribuer à adopter un mode de vie plus responsable dans le cadre d'une économie sociale et solidaire, qui abordent des sujets tels que l'alimentation, la santé, l'agriculture biologique, l'écoconstruction, le commerce équitable, la coopération dans le travail et les finances solidaires.

    Les nombreuses petites structures qui émergent notamment depuis 2000 en France et en Europe n'ont pas la même orientation idéologique, ni n'intègre dans leur fonctionnement les mêmes principes. Aussi, à côté de certaines qui adoptent frontalement un mode de gestion démocratique, d'autres relèvent tout simplement du fonctionnement classique des petites et moyennes entreprises. Il ne faut donc pas s'étonner de conflits, jusque devant les tribunaux, entre certaines, comme celui qui oppose en 2008-2010, le journal Décroissance à L'Âge de Faire. Critiqué pour les conditions de travail de son personnel, le directeur Alain DUEZ poursuit le journal Décroissance et est débouté en appel (2010). Dans la foulée, le journal est repris fin 2011 par une société coopérative et participative. Les six salariés détiennent la majorité des voix et du capital au sein de l'entreprise. Ils décident ensemble du contenu et de la gestion du journal.

    La rédaction de L'Âge de Faire,  constituée depuis 2013 de quatre journalistes et d'un maquettiste-webmestre, avec à sa tête comme directrice de publication et de rédaction Lisa GIACHINO,  propose des reportages incisifs et des articles sur des initiatives concrètes, axés sur une articulation nouvelle entre économie et environnement. Sans publicité commerciale, outre sa publication mensuelle, de 24 pages, elle propose des numéros hors séries et des publications, comme un petit livre sur les nouveaux compteurs d'électricité Linky, en partenariat avec les éditions Le Passager Clandestin, et distribué par les éditions Eyrolles.

Le numéro de décembre 2019 aborde la question de la généralisation de la reconnaissance faciale. Inefficaces et souvent liberticides, ces technologies aiguisent l'appétit du secteur privé. le numéro 150, de mars 2020, se centre sur les Jeunes des années 2020...

   L'Âge de Faire est diffusé dans des réseaux spécialisés type biocoop, épiceries équitables, associations écologiques, stands de manifestations festives ou commerciales. Le journal fait partie de la Coordination Permanente des Médias Libres (CPML)

 

LÂge de Faire, 9 chemin de Choisy, 04200 Peipin, Site : lagedefaire-lejournal.fr

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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 14:34

      Mensuel de l'organisation française d'Amnesty International, La Chronique... veut livrer une information indépendante sur des sujets de société, politiques, judiciaires et environnementaux. Des journalistes livrent des enquêtes, des reportages et des analyses qui "racontent l'histoire de celles et ceux qui défendent les droits humains aux quatre coins de la planète".

    Fondée en 1971, Amnesty International France (AIP) voit le jour dix ans après la création du mouvement. Reconnue d'utilité publique en 1987, AIF compte aujourd'hui plus de 90 000 membres et plus de 380 structures militantes réparties sur tout le territoire (et 240 000 donateurs actifs).  Elle défend, à travers ses actions et son journal, les droits de l'homme en s'appuyant souvent juridiquement sur la Déclaration universelle des droits de l'homme. Il s'agit pour ses membres notamment d'obtenir la libération des prisonniers d'opinion, le droit à la liberté d'expression, l'abolition de la peine de mort et de la torture ainsi que l'arrêt des crimes politiques, pour le respect également de l'ensemble des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels. Non exempte de critiques, l'organisation internationale est parfois accusée de partialité quant aux choix des cibles de ses campagnes et de ses prises de positions politiques. Chaque année, Amnesty International publie un rapport annuel qui dresse un bilan, pays par pays, de la situation des droits humains.

   Présentés par Viriginie ROELS, rédactrice en chef, les articles de Chronique... portent notamment en février 2020 sur les Migrants. Dans chaque numéro, plusieurs rubriques reviennent régulièrement (Enquête, Culture...) et un invité livre ses réflexions, dans ce mois-ci Olivier CHARNEUX livre ses opinions après un voyage dans la banlieue pauvre de Casablanca où le centre culturel "Les étoiles", fondé par le cinéaste Nabil AYOUCH et le peintre Mahi BINEBINE, propose aux jeunes une alternative au radicalisme.

Dans le numéro 397-398, de décembre-janvier, le journal propose de réfléchir à la cyber-résistance et à la cyber-répression. Si les témoignages d'une réalité, les vidéos de violences policières qui crépitent sur la Toile servent aussi de preuves aux autorités. Y figure aussi un reportage sur la torture dans les commissariats du Mexique.

 

La Chronique d'Amnesty International, Site Internet : amnesty.fr/la-chronique

   

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22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 09:23

  Revue française mensuelle spécialisée dans les affaires au sens large du Maghreb, Le courrier de l'Atlas constitue une des références dans le monde francophone au sujet de l'Afrique du Nord. C'est d'ailleurs la première et unique revue française qui traite l'actualité du Maghreb en Europe depuis plus de 10 ans. Fondée en 2007, elle cible les lecteurs actifs et jeunes qui veulent entretenir un lieu avec cette région du monde. Avec un tirage de 50 000 exemplaires, le magazine est diffusé partout en France, au Maghreb (Maroc, Tunisie, Algérie), en Belgique, au Canada, au Portugal et en Suisse. Sur papier et en ligne sur Internet, Le courrier de l'Atlas constitue une véritable petite entreprise. Sont employés dans ce véritable journal, entre autres, Jehan LAZRAK-TOUB, Yassir GUELZIM, Nadia SWEENY et Hassan AALOUACH. L'équipe de Le courrier de l'Atlas, emmené par le directeur de la rédaction Abdellatif EL AZIZI, se compose d'une douzaine de journalistes.

   Ce magazine donne une large place aux thèmes de société en proposant des dossiers thématiques, des sujets économique et politiques ainsi que de la culture et des loisirs. Il occupe un espace vacant dans la presse magazine et ambitionne de montrer la diversité de la communauté maghrébine en France et en Europe en lui donnant la parole. Ainsi, le numéro 143 de janvier 2020 propose un dossier sur les Juifs du Maghreb, une longue histoire et le numéro précédent de décembre un dossier sur les violences et bavures policières, qui, bien souvent, avant la crise des "gilets jaunes", touchaient déjà les quartiers populaires. Y figurait un entretien avec Mme Assa TRAORÉ, soeur d'une victime. On retrouve sur le site Internet des informations qui suivent de plus près l'actualité que le mensuel, de nombreux articles sous diverses rubriques, France, Maroc, Algérie, Tunisie, International, Politique, Débats § Idées, Économie, Culture, Société, Sport...

 

 

Le Courrier de l'Atlas, DM Presse, 75723 PARIS CEDEX 15, BP 50037, Site : lecourrierdelatlas.com

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20 février 2020 4 20 /02 /février /2020 14:02

   Dedans/dehors est la revue - française - de l'Observatoire International des Prisons (fondée en 1990 à Lyon). La section française de l'OIP est une association loi 1901, née en 1996 qui agit pour le respect des droits de l'homme en milieu carcéral et un moindre recours à l'emprisonnement. Elle dispose du statut consultatif auprès de l'Organisation des Nations Unies (ONU).

A noter que depuis la disparition du secrétariat international en 1999, les différentes sections nationales sont entièrement indépendantes. Ont notamment subsisté les sections nationales de France, de Belgique et d'Argentine.

   L'OIP a quatre grandes missions principales et émet régulièrement des rapports sur la situation dans les prisons et sur le système judiciaire.

- Observer les conditions de détention et dresser un état des lieux des prisons française. Elle enquête sur les violations des droits de l'homme en prison et alerte l'opinion et les pouvoirs publics sur ces violations.

- Informer les personnes détenues et leurs proches ainsi que les intervenants dans les prisons (éducateurs, enseignants, accompagnateurs, aumôniers...) en les soutenant dans leurs démarches pour les faire respecter. C'est par ce biais)là qu'elle parvient à rendre visible ce qui se passe dans les prisons françaises.

- Opérer une action juridique, dans les contentieux. Elle attaque régulièrement certaines administrations pénitentiaires et l'État français, quelquefois devant la Cour Européenne des droits de l'homme pour non-respect des droits de l'homme dans les prisons. L'idée de ces actions contentieuses est de contraindre l'État à respecter la loi mais aussi de la faire avancer. Il existe des points aveugles dans le droit comme par exemple les absences de droit de recours pour certaines décisions prises sur le permis de visites notamment. Lorsqu'il y a refus, il n'existait pas de voie de recours. Elle a engagé toute une action pour faire reconnaitre ces points aveugles et faire évoluer le droit.

- Défendre le recours limité à l'incarcération auprès du grand public, des gouvernements et des institutions européennes. Elle plaide pour la révision de la durée des peines, la dépénalisation de certains délits et la promotion des alternatives à l'incarcération.

 

     La revue Dedans/dehors, a priori trimestrielle mais pouvant produire plus de numéros par an, traite de l'actualité pénale et pénitentiaire, avec des dossiers thématiques, des enquêtes, des entretiens et des témoignages. Ainsi, la revue a traité des Femmes détenues : les oubliées, de l'Enfermement des mineurs, du Travail en prison, de la Sexualité en prison... Souvent, la revue donne la parole aux prisonniers et un numéro comme le numéro 100, de juillet 2018 est écrit entièrement par des personnes détenues. Le numéro 105, d'octobre 2019, traite du cas des neuf cent adolescents incarcérés dans les prisons françaises. Le nombre des jeunes écroués ne cesse d'augmenter, souligne la revue. Une version numérique de la revue est disponible sur son blog sur le portail de Médiapart.

La revue bénéficie du travail de membres de l'association dont le secrétariat national est composé de 13 salariés appuyés par des volontaires en service civil et des stagiaires. Une cinquantaine de bénévoles prennent part aux activités militantes de l'association.

Un guide du prisonnier est également édité par l'OIP, qui rassemble toutes les informations sur le parcours en détention, de l'entrée à la sortie de prison. Périodiquement, l'OIP publie un Rapport sur les conditions de détention en France, qui décrypte les politiques pénales et pénitentiaires, ainsi que leurs conséquences sur les conditions de détention. En décembre 2014, l'OIP a publié le livre Passés par la case prison, qui raconte les parcours de huit anciens détenus qui ont travaillé par huit écrivains.

 

Dedans/dehors, Site Internet oip.org

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18 février 2020 2 18 /02 /février /2020 13:09

   Politique africaine est une revue française trimestrielle, sur papier et en ligne, axée sur affaires politiques africaines. Fondée en 1981, elle est publiée par l'Association des chercheurs de Politique africaine, des Éditions Karthala. Elle se veut pluridisciplinaire et offrir des travaux innovants inédits sur les sociétés africaines et leurs diasporas, et sur les rapports du continent avec le reste du monde.

    Chaque numéro de la revue est structuré autour d'un dossier thématique constitué d'une demi-douzaine d'articles. Chaque dossier équivaut ainsi à un mini-ouvrage collectif, réalisés par les meilleurs spécialistes du sujet. Ainsi, sont abordés les deux Congos dans la guerre (n°72), Besoin d'État (n°61) ; Intellectuels africains (n°51), ou La politique africaine des États-Unis (n°12). Chaque numéro comprend également des articles "hors dossier" qui traitent d'autres sujets. Il s'agit d'associer étroitement la recherche fondamentale à l'analyse de l'actualité, afin de fournir à un lectorat large des clefs de compréhension des dynamiques du continent.

     Dans le numéro 153, 2019/I, Politique africaine abordait la situation du secteur audio-visuel africain en pleine expansion, avec l'émergence de petits entrepreneurs qui défient les grands groupes continentaux et internationaux. Une production locale de qualité parvient à faire bon ménage avec les industriels.

  Dirigée par Vincent BONNECASE et julien BRACHET, à la tête d'un comité de rédaction d'universitaires ou d'écoles supérieures, venant de paris, d'Italie, d'Allemagne, du Canada, de Belgique et de pays d'Afrique. Bilingue, la revue se veut également en rupture avec les approches classiques et s'est imposée en France et à l'étranger, comme une publication de référence pour l'ensemble de la communauté internationale spécialiste du continent.

 

 

Politique Africaine, Les éditions Karthala, 22-24 boulevard Arago, 75013 Paris. Sites Internet : polaf.hypotheses.org ; politique-africaine. com ; cairn.info ; karthala.com

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16 février 2020 7 16 /02 /février /2020 08:19

    Crée en 1991, la revue Confluences Méditerranée traite de questions politiques et culturelles liées aux pays du bassin méditerranéen. Publiée trimestriellement par les Éditions L'Harmattan sous forme de numéros de 150 à 200 pages présentant des dossiers d'actualité rédigés par des spécialistes du domaine, les rédacteurs venant des mondes universitaire, journalistique et diplomatique.

    La revue se veut "sans aucun parti pris idéologique, elle privilégie avant tout le débat entre les acteurs, les témoins et les décideurs, ausii différents soient-ils. Les membres du comité de rédaction ont choisi cette orientation parce qu'ils sont convaincus que le dialogue est une philosophie de l'action politique. Ni l'ampleur des divergences ni la gravité des oppositions ne doivent empêcher que soient patiemment recherchées les possibilités de confluences. Cet attachement au dialogue et à la confrontation des idées vient de la conviction que seul le dialogue peut permettre de construire durablement de nouvelles formes de configurations politiques, à la fois équilibrées et fécondes."

    L'équipe de rédaction regroupe près de 40 personnes, sous la direction de Jean-Paul CHAGNOLLAUD et la rédaction en chef de Pierre BLANC. On trouve des personnalités comme Élie BARNAVI, Alain GRESH, Théo KLEIN ou Gilbert MEYNIER dans son comité scientifique.

    Chaque numéro porte sur un thème central : Mondes du travail : mutations et résistances (2019/4) ; Jordanie : une stabilité de façade (2019/3) ; La Chine : nouvel acteur méditerranéen (2019/2) ; L'Islam de France : nouveaux acteurs, nouveaux enjeux (2015/4) ; La question énergétique en Méditerranée (2014/4)....

 

Confluences Méditerranée, c/o Jean Paul Chagnollaud, 50 rue Descartes, 75000 Paris. Site Internet : iremmo.org et confluences-mediterranee.com

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13 février 2020 4 13 /02 /février /2020 15:49

  The diplomat, revue récente (fondée en 2001) en ligne sur Internet, couvre politique, société et culture dans la région Asie-Pacifique. Basée à Washington et à Tokyo, elle se situe dans le grand courant d'un certain déplacement de l'axe principal des relations internationales, suivant de nouvelles orientations de la diplomatie américaine, de l'Atlantique vers le Pacifique.

   Fondé en Australie comme magazine bi-mensuel imprimé par Minh Bui JONES, David LLEWELLYN-SMITH et SUNG LEE, la première édition date d'avril 2002, avec Bui JONES comme responsable de la rédaction et LLEWELLING-SMITH comme directeur de publication. Les responsables de la revue vise principalement, avec 11 500 exemplaires, un lectorat situé dans les couches intellectuelles supérieures : hommes d'affaire, fonctionnaire du gouvernement, universitaires

  Le magazine est racheté par James PACH à travers sa compagnie Trans-Asia en décembre 2007 et au bout d'un certain temps, face aux pertes importantes, réparti ses directions entre Tokyo et Washington et se diffuse depuis 2009 uniquement sur Internet. The diplomat s'assure le partenariat avec de nombreux organismes influents du domaine de la politique étrangère, de la diplomatie à celui des arts, en passant par l'environnement. Un des plus important est le Center for Strategic and International Studies (CSIS). Il est considéré comme un véritable think tank, mais entend surtout faire oeuvre d'informations de première main.

   Il se situe comme le premier magazine d'analyses et de commentaires sur l'Asie dans de nombreux domaines : géopolitique, défense et intelligence, environnement, sécurité et développement, arts, société et culture populaire.

   Actuellement le rédacteur en chef est Shannon TIEZZI, entourée de collaborateurs permanents dans de nombreux pays. The diplomat a la réputation d'accueillir des rédacteurs de qualité comme Minxin PEI, Richard WEITZ ou Meir JAVEDANFAR. Selon Jason MIKS, un moment rédacteur en chef : "Nous avons la chance d'avoir une grande équipe de correspondants réguliers disséminés dans l'ensemble de la région, ainsi que des contributeurs invités qui appartiennent aux dirigeants actuels et anciens, les principaux analystes de l'Asie et des écrivains de classe mondiale".

    Dans son numéro 61, de décembre 2019, le magazine s'interrogeait sur la possibilité que la Chine prenne la tête de la lutte contre la pollution et sur les canaux qu'utilise Pékin pour peser sur les élections à Taïwan - en vain jusqu'à présent.

  Le magazine propose plusieurs formules d'abonnement, incluant ou non le website et The Diplomat's digital magazine, conçu comme un journal classique, mais diffusé seulement sur Internet. Un blog est également animé par l'équipe de rédaction.

Diplomat Media Inc, 1701 Pennsylvania Avenue, Suite 200, Washington DC 20006. Site thediplomat.com

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11 février 2020 2 11 /02 /février /2020 09:07

   Revue trimestrielle consacrée à l'étude du Moyen-Orient, publiée depuis 1947 par le Middle East Institute, The Middle East Journal constitue une référence concernant les affaires de cette région du monde. Affaires au sens large, puisqu'y sont analysés les problèmes géopolitiques, géographiques, historiques, économiques et diplomatiques. Le Moyen-Orient y est considéré au sens larges puisqu'on y trouve des articles sur l'Afrique du Nord, le Caucase, l'Asie Centrale....

   Il s'agissait au sortir de la deuxième guerre mondiale, pour les spécialistes de ces domaines, la plupart du temps appartenant aux milieux universitaires, mais pas seulement loin de là, d'éclairer les évolutions politiques et économiques de la région, notamment en ce qui concerne les conflits israélo-palestiniens-arabes. Créée donc par the Middle-East Institute, fondé lui-même un an auparavant, la revue répercute les analyses du think tank aux États-Unis et dans le monde. L'Institut répartit ses activités en un Centre Politique, un Centre sur l'Éducation, et un Centre sur les arts et la culture. Dirigé actuellement par Paul SALEM, Gerald M. FEIERSTEIN, Kate SEELYE, Kevin COWL et Tamara KALANDIYA, l'Institut, qui se veut non-partisan (ni démocrate, ni républicain...) fait appel à un large éventail d'experts internationaux. Il produit chaque année un Rapport Annuel qui fait le point sur les situations dans cette région du monde. Entre les réflexions de fond sans doute influencés par différents lobbys - dont il est le partenaire officiel dans de nombreux domaines - et la vie internationale mondaine, l'Institut possède une réelle capacité d'influence pour la compréhension des problèmes de notre temps. Basé à Washington D.C., le journal opère son influence au coeur de l'establishment américain.

  Le n°3, volume 73, d'automne 2019 examinait le mythe israélien selon lequel il n'y aurait pas de "partenariat pour la paix" du côté palestinien. Il y a décidément encore beaucoup de chemin à faire dans certains secteurs de la vie politique d'Israël pour considérer les Palestiniens comme de véritables acteurs de la politique internationale... Il s'agit d'une antienne bien faite pour écarter toute résolution du conflit au Moyen-Orient. Dans son blog, le journal examine le 3 février 2020, la situation au Liban, l'escalade de la violence entre Israël et ses voisins immédiats, les relations entre la Turquie et la Russie, la position des pays arabes face au plan Trump...

 

Site Internet : mei.edu

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8 février 2020 6 08 /02 /février /2020 13:13

      Le journal de la décroissance, publication mensuelle éditée depuis 2004 par l'association Casseurs de pub est l'une des nombreuses publications qui s'inscrivent dans un mouvement général d'idées orientées vers une décroissance économique, l'arrêt du gaspillage généralisé qui détériore chaque jour un peu plus notre environnement. Il ne se veut pas un journal de militants ou de convaincus, mais s'adresse au grand public, en argumentant avec humour sur la nécessité d'une réduction de la production matérielle.

    Journal alternatif et indépendant lancé en 2004 par Bruno CLÉMENTIN, Vincent CHEYNET et Sophie DIVRY, initialement bimestriel, puis mensuel (des objecteurs de croissance) comme envisagé au départ, il est sous-titré "le journal de la joie de vivre", dans une perspective humaniste, non puriste sur l'écologie et pas du tout puritain ou rigoriste... Il rappelle lun autre journal, aujourd'hui disparu, La Gueule Ouverte. Il pourfend ce qu'il nomme les "écotartuffes" d'un "capitalisme vert" et autres partisans de l'"escroquerie" d'un "développement durable", qui ne sont, selon lui, que des zélateurs de la croissance verte". Il est donc très loin d'un certain "apolitisme" dont se réclame une partie des écologistes. D'ailleurs, en 2006, CLÉMENTIN et CHEYNET fondent le Parti pour la décroissance.

      Le directeur de la rédaction et responsable de rédaction est Vincent CHEYNET, fondateur de l'association Casseurs de pub; et ancien publicitaire lui-même. Le journal est illustré par des dessins de LÉANDRE, Pierre DRUILLE, Andy SINGER, Raoul ANVÉLAUT, Rash BRAX, Stéphane TOROSIAN. Les chroniqueurs - irréguliers - sont des personnalités plus ou moins connues connues comme Alain ACCARDO, Jacques TESTART, François BRUNE, Cédric BIAGANI, Alain GRAS, Fabrice NICOLINO, Thierry BRULAVOINE, ADONIS, Stéphane LHOMME, Pierre THIESSET... Le politologue Paul ARIÈS a également contribué au journal, jusqu'à sa rupture idéologique avec Vincent CHEYNET en 2011 (problématique de conflit entre décroissance de gauche et décroissance en général...). Il ne semble employé qu'un journaliste, Pierre THIESSET, la majeure partie du journal étant constitué d'apports extérieurs et bénévoles.

     Basé à Lyon, le journal diffuse sur toute la France à presque 50 000 exemplaires, mais sa diffusion connait des a-coups, malgré la progression des idées dans son sens. On peut retrouver à la boutique de la Fondation Nicolas Bertrand toute l'édition des Casseurs de pub. Son site Internet se veut également l'écho des luttes pour la décroissance.

Ses titres d'accroche sont parlants : Vert partout, décroissance nulle part ; Comment les Verts sont devenus libéraux?, A mort l'avion, Arrêtons le Progrès!, Un monde de fakes, Ushuaïa ministre, L'écran fait écran.... Le numéro 165, de décembre-janvier 2019 comportait un entretien avec le député François RUFFIN (La France insoumise) sur le productivisme, le consumérisme et le danger éventuel de cibler les riches plutôt que l'idéologie petite-bourgeoise et les structures mêmes de la société. Il proposait également un dossier : Casseurs de pub, 20 ans.

 

Le journal de la décroissance, Casseurs de pub, 52 rue Crillon, BP 36003, 69411 LYON CEDEX 06. Site Internet : ladecroissance.net

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6 février 2020 4 06 /02 /février /2020 12:27

   Organe mensuel puis hebdomadaire puis mensuel de nouveau, avec des changements de formules, de la Fédération anarchiste francophone, Le Monde libertaire connait tout au long de son histoire des évolutions importantes. A certaines périodes, la diffusion du journal a atteint 100 000 exemplaires. Créé sous ce nom en 1954, il est l'héritier direct du journal Le Libertaire fondé en 1858 à New York et auquel avaient collaboré des personnalités tels que Louise MICHEL, Georges BRASSENS, André BRETON et Albert CAMUS.

   le Monde libertaire se réclame de la filiation, entre autres, car il se veut l'expression de nombreux idées et nombreux courants d'ailleurs de l'anarchisme et de l'anarchisme révolutionnaire, du Libertaire créé en 1895 par Sébastien FAURE, et dont l'ancêtre remonte à 1858. En août 1914, ses positions antimilitaristes entraînent l'arrêt de sa parution, après 960 numéros. Elle s'arrête également en 1939 et ne reparait qu'en décembre 1944. Le Libertaire d'alors reparait d'abord suivant une parution irrégulière puis bimensuelle (restrictions du papier), pour redevenir hebdomadaire à partir d'avril 1946. C'est l'âge d'or du Libertaire, où collaborent alors, entre autres, Georges BRASSENS, permanent du journal, Léo FERRÉ, André BRETON, Armand ROBIN, Benjamin PÉRET et Albert CAMUS.

   Après une scission-exclusion en 1953, Le Libertaire devient l'organe de la Fédération Communiste Libertaire (FCL). Son soutien aux indépendantistes algériens lui vaut des procès intentés par la République française. Lors du conseil national du 17 juillet 1956, la FCL se résout à "suspendre" la parution du Libertaire à cause des dettes accumulées. L'hebdomadaire ne reparit plus.

A la suite de la crise organisationnelle de 1954, une Fédération anarchiste est reconstituée et fonde, en octobre, Le Monde libertaire. La crise est dure et le journal reste mensuel jusqu'en septembre 1977. Il redevient hebdomadaire le 6 octobre suivant.

Fin 2002, paraît le hors-série n°22 daté du 19 décembre 2002 au 8 janvier 2003, numéro suivi d'une parution sous une nouvelle forme et en couleur dans un format magazine. En octobre 2004, Le Monde Libertaire, comme tous les journaux il semble (fétichisme remarquable)  fête un grand anniversaire, sa cinquantième bougie. Pour fêter l'événement est publié un recueil d'articles (plus de 400 pages) sous le titre Et pourtant ils existent! 1954-2004 : Le Monde libertaire a 50 ans, aux éditions Le Cherche Midi. Fin 2011, lors de son Congrès extraordinaire de Paris, la Fédération anarchiste décide d'éditer, en plus du Monde Libertraire hebdomadaire payant et diffusé en kiosque de 24 pages, un Monde Libertaire hebdomadaire gratuit de 8 pages, uniquement distribué par ses militants et ses sympathisants. Le premier numéro de ce titre gratuit sort en janvier 2012.

Lors de son 70e Congrès à Rouen en 2012, la Fédération anarchiste décide d'éditer une version hors-série du Monde Libertaire à parution bimestrielle en plus de sa version classique hebdomadaire et de la version gratuite quinzomadaire. Une édition web est également accessible sur le site Internet du Monde libertaire. En août 2014, Le Monde libertaire rejoint la blogosphère Mediapart. En 2015-1016, suite à la décision du congrès de réaliser une mise à plat totale des formules du journal, l'hebdomadaire n'est plus édité et le Monde Libertaire bimestriel devient pour un temps l'organe principal de la Fédération anarchiste.

Dans la longue série de révision de sa formule, Le Monde Libertaire se partage entre la version papier dont la régularité peut encore varier et une version électronique sur Internet qui se veut, au-delà de la reprise des articles de la version papier, un véritable lieu d'information en prise sur l'actualité immédiate, de réflexion de fond et de critique sociale.

 

   Se voulant fidèle à ses principes, Le Monde libertaire veut offrir aux anarchistes, fédérés ou non, un espace d'information, d'expressions et de débat. Avec une petite équipe entièrement bénévole, beaucoup de contributions extérieures, "énormément de passion, encore plus de discussions et de nuits blanches"... Le comité de rédaction de ce journal militant (CMRL) est composé de quelques militants de la Fédération anarchiste mandaté(es) par leurs camarades de la Fédération Anarchiste, pour assurer "la vie et le développement du Monde libertaire : la publication régulière du magazine papier et de ses suppléments périodiques ou apériodiques, la vie du Monde libertaire en ligne, la promotion et la diffusion..."

Contrairement à un comité de rédaction classique, le CRML ne dirige pas l'expression des auteurs qui contribuent au journal et les articles sont corrigés uniquement pour assurer leur lisibilité. On retrouve donc dans le magazine papier et sur Internet un certain nombre de débats, comme par exemple sur la violence et la non-violence comme mode d'action dans les manifestations contre la réforme des retraites ou par les gilets jaunes. Le CRML se contente de proposer les thématiques de dossier et construit les différentes rubriques récurrentes ou non : Terrains de combat, Zones de chantiers, Domaines cultivés, Secteurs à explorer, Sans frontières, Archipel libertaire, Archives... Un édito donne le ton de la parution. Ainsi dans le numéro 1814, on peut lire au début : "Oppression, répression, résistance... Au milieu des frimas de février, c'est un numéro chaud comme le climat social que l'équipe du Monde libertaire a concocté ce mois-ci, avec la complicité de ses contributeurs et contributrices, réparties sur de nombreux fronts. En un mot comme en cent, et même trois, le thème de notre dossier mensuel s'avère résolument faire écho à une rubrique récurrente du journal : terrains de lutte." Son numéro 1812, de décembre 2019, contenait un dossier consacré aux religions qui évoque leur rapport, jugé oppressif, avec les femmes, avec des articles sur le millénarisme et les théories de l'effondrement, les accusations (injustes) de racisme visant les critiques de l'Islam, mais aussi le discours de haine qui souvent fonde l'islamophobie.

    La Fédération anrchiste anime non seulement Le Monde libertaire, mais également Radio libertaire, Les éditions du Monde libertaire et la librairie Publico. Parmi les ouvrages proposés par les Éditions du monde libertaire, on peut noter Les Gilets jaunes : Points de vues anarchistes, de Monica JORNET ou Pour un anarchisme du XXIe siècle, de la FA.

 

Les Publications libertaires, 145 rue Amelot, 75011 PARIS, Site : monde-libertaires.net

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