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18 février 2020 2 18 /02 /février /2020 13:09

   Politique africaine est une revue française trimestrielle, sur papier et en ligne, axée sur affaires politiques africaines. Fondée en 1981, elle est publiée par l'Association des chercheurs de Politique africaine, des Éditions Karthala. Elle se veut pluridisciplinaire et offrir des travaux innovants inédits sur les sociétés africaines et leurs diasporas, et sur les rapports du continent avec le reste du monde.

    Chaque numéro de la revue est structuré autour d'un dossier thématique constitué d'une demi-douzaine d'articles. Chaque dossier équivaut ainsi à un mini-ouvrage collectif, réalisés par les meilleurs spécialistes du sujet. Ainsi, sont abordés les deux Congos dans la guerre (n°72), Besoin d'État (n°61) ; Intellectuels africains (n°51), ou La politique africaine des États-Unis (n°12). Chaque numéro comprend également des articles "hors dossier" qui traitent d'autres sujets. Il s'agit d'associer étroitement la recherche fondamentale à l'analyse de l'actualité, afin de fournir à un lectorat large des clefs de compréhension des dynamiques du continent.

     Dans le numéro 153, 2019/I, Politique africaine abordait la situation du secteur audio-visuel africain en pleine expansion, avec l'émergence de petits entrepreneurs qui défient les grands groupes continentaux et internationaux. Une production locale de qualité parvient à faire bon ménage avec les industriels.

  Dirigée par Vincent BONNECASE et julien BRACHET, à la tête d'un comité de rédaction d'universitaires ou d'écoles supérieures, venant de paris, d'Italie, d'Allemagne, du Canada, de Belgique et de pays d'Afrique. Bilingue, la revue se veut également en rupture avec les approches classiques et s'est imposée en France et à l'étranger, comme une publication de référence pour l'ensemble de la communauté internationale spécialiste du continent.

 

 

Politique Africaine, Les éditions Karthala, 22-24 boulevard Arago, 75013 Paris. Sites Internet : polaf.hypotheses.org ; politique-africaine. com ; cairn.info ; karthala.com

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16 février 2020 7 16 /02 /février /2020 08:19

    Crée en 1991, la revue Confluences Méditerranée traite de questions politiques et culturelles liées aux pays du bassin méditerranéen. Publiée trimestriellement par les Éditions L'Harmattan sous forme de numéros de 150 à 200 pages présentant des dossiers d'actualité rédigés par des spécialistes du domaine, les rédacteurs venant des mondes universitaire, journalistique et diplomatique.

    La revue se veut "sans aucun parti pris idéologique, elle privilégie avant tout le débat entre les acteurs, les témoins et les décideurs, ausii différents soient-ils. Les membres du comité de rédaction ont choisi cette orientation parce qu'ils sont convaincus que le dialogue est une philosophie de l'action politique. Ni l'ampleur des divergences ni la gravité des oppositions ne doivent empêcher que soient patiemment recherchées les possibilités de confluences. Cet attachement au dialogue et à la confrontation des idées vient de la conviction que seul le dialogue peut permettre de construire durablement de nouvelles formes de configurations politiques, à la fois équilibrées et fécondes."

    L'équipe de rédaction regroupe près de 40 personnes, sous la direction de Jean-Paul CHAGNOLLAUD et la rédaction en chef de Pierre BLANC. On trouve des personnalités comme Élie BARNAVI, Alain GRESH, Théo KLEIN ou Gilbert MEYNIER dans son comité scientifique.

    Chaque numéro porte sur un thème central : Mondes du travail : mutations et résistances (2019/4) ; Jordanie : une stabilité de façade (2019/3) ; La Chine : nouvel acteur méditerranéen (2019/2) ; L'Islam de France : nouveaux acteurs, nouveaux enjeux (2015/4) ; La question énergétique en Méditerranée (2014/4)....

 

Confluences Méditerranée, c/o Jean Paul Chagnollaud, 50 rue Descartes, 75000 Paris. Site Internet : iremmo.org et confluences-mediterranee.com

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13 février 2020 4 13 /02 /février /2020 15:49

  The diplomat, revue récente (fondée en 2001) en ligne sur Internet, couvre politique, société et culture dans la région Asie-Pacifique. Basée à Washington et à Tokyo, elle se situe dans le grand courant d'un certain déplacement de l'axe principal des relations internationales, suivant de nouvelles orientations de la diplomatie américaine, de l'Atlantique vers le Pacifique.

   Fondé en Australie comme magazine bi-mensuel imprimé par Minh Bui JONES, David LLEWELLYN-SMITH et SUNG LEE, la première édition date d'avril 2002, avec Bui JONES comme responsable de la rédaction et LLEWELLING-SMITH comme directeur de publication. Les responsables de la revue vise principalement, avec 11 500 exemplaires, un lectorat situé dans les couches intellectuelles supérieures : hommes d'affaire, fonctionnaire du gouvernement, universitaires

  Le magazine est racheté par James PACH à travers sa compagnie Trans-Asia en décembre 2007 et au bout d'un certain temps, face aux pertes importantes, réparti ses directions entre Tokyo et Washington et se diffuse depuis 2009 uniquement sur Internet. The diplomat s'assure le partenariat avec de nombreux organismes influents du domaine de la politique étrangère, de la diplomatie à celui des arts, en passant par l'environnement. Un des plus important est le Center for Strategic and International Studies (CSIS). Il est considéré comme un véritable think tank, mais entend surtout faire oeuvre d'informations de première main.

   Il se situe comme le premier magazine d'analyses et de commentaires sur l'Asie dans de nombreux domaines : géopolitique, défense et intelligence, environnement, sécurité et développement, arts, société et culture populaire.

   Actuellement le rédacteur en chef est Shannon TIEZZI, entourée de collaborateurs permanents dans de nombreux pays. The diplomat a la réputation d'accueillir des rédacteurs de qualité comme Minxin PEI, Richard WEITZ ou Meir JAVEDANFAR. Selon Jason MIKS, un moment rédacteur en chef : "Nous avons la chance d'avoir une grande équipe de correspondants réguliers disséminés dans l'ensemble de la région, ainsi que des contributeurs invités qui appartiennent aux dirigeants actuels et anciens, les principaux analystes de l'Asie et des écrivains de classe mondiale".

    Dans son numéro 61, de décembre 2019, le magazine s'interrogeait sur la possibilité que la Chine prenne la tête de la lutte contre la pollution et sur les canaux qu'utilise Pékin pour peser sur les élections à Taïwan - en vain jusqu'à présent.

  Le magazine propose plusieurs formules d'abonnement, incluant ou non le website et The Diplomat's digital magazine, conçu comme un journal classique, mais diffusé seulement sur Internet. Un blog est également animé par l'équipe de rédaction.

Diplomat Media Inc, 1701 Pennsylvania Avenue, Suite 200, Washington DC 20006. Site thediplomat.com

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11 février 2020 2 11 /02 /février /2020 09:07

   Revue trimestrielle consacrée à l'étude du Moyen-Orient, publiée depuis 1947 par le Middle East Institute, The Middle East Journal constitue une référence concernant les affaires de cette région du monde. Affaires au sens large, puisqu'y sont analysés les problèmes géopolitiques, géographiques, historiques, économiques et diplomatiques. Le Moyen-Orient y est considéré au sens larges puisqu'on y trouve des articles sur l'Afrique du Nord, le Caucase, l'Asie Centrale....

   Il s'agissait au sortir de la deuxième guerre mondiale, pour les spécialistes de ces domaines, la plupart du temps appartenant aux milieux universitaires, mais pas seulement loin de là, d'éclairer les évolutions politiques et économiques de la région, notamment en ce qui concerne les conflits israélo-palestiniens-arabes. Créée donc par the Middle-East Institute, fondé lui-même un an auparavant, la revue répercute les analyses du think tank aux États-Unis et dans le monde. L'Institut répartit ses activités en un Centre Politique, un Centre sur l'Éducation, et un Centre sur les arts et la culture. Dirigé actuellement par Paul SALEM, Gerald M. FEIERSTEIN, Kate SEELYE, Kevin COWL et Tamara KALANDIYA, l'Institut, qui se veut non-partisan (ni démocrate, ni républicain...) fait appel à un large éventail d'experts internationaux. Il produit chaque année un Rapport Annuel qui fait le point sur les situations dans cette région du monde. Entre les réflexions de fond sans doute influencés par différents lobbys - dont il est le partenaire officiel dans de nombreux domaines - et la vie internationale mondaine, l'Institut possède une réelle capacité d'influence pour la compréhension des problèmes de notre temps. Basé à Washington D.C., le journal opère son influence au coeur de l'establishment américain.

  Le n°3, volume 73, d'automne 2019 examinait le mythe israélien selon lequel il n'y aurait pas de "partenariat pour la paix" du côté palestinien. Il y a décidément encore beaucoup de chemin à faire dans certains secteurs de la vie politique d'Israël pour considérer les Palestiniens comme de véritables acteurs de la politique internationale... Il s'agit d'une antienne bien faite pour écarter toute résolution du conflit au Moyen-Orient. Dans son blog, le journal examine le 3 février 2020, la situation au Liban, l'escalade de la violence entre Israël et ses voisins immédiats, les relations entre la Turquie et la Russie, la position des pays arabes face au plan Trump...

 

Site Internet : mei.edu

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8 février 2020 6 08 /02 /février /2020 13:13

      Le journal de la décroissance, publication mensuelle éditée depuis 2004 par l'association Casseurs de pub est l'une des nombreuses publications qui s'inscrivent dans un mouvement général d'idées orientées vers une décroissance économique, l'arrêt du gaspillage généralisé qui détériore chaque jour un peu plus notre environnement. Il ne se veut pas un journal de militants ou de convaincus, mais s'adresse au grand public, en argumentant avec humour sur la nécessité d'une réduction de la production matérielle.

    Journal alternatif et indépendant lancé en 2004 par Bruno CLÉMENTIN, Vincent CHEYNET et Sophie DIVRY, initialement bimestriel, puis mensuel (des objecteurs de croissance) comme envisagé au départ, il est sous-titré "le journal de la joie de vivre", dans une perspective humaniste, non puriste sur l'écologie et pas du tout puritain ou rigoriste... Il rappelle lun autre journal, aujourd'hui disparu, La Gueule Ouverte. Il pourfend ce qu'il nomme les "écotartuffes" d'un "capitalisme vert" et autres partisans de l'"escroquerie" d'un "développement durable", qui ne sont, selon lui, que des zélateurs de la croissance verte". Il est donc très loin d'un certain "apolitisme" dont se réclame une partie des écologistes. D'ailleurs, en 2006, CLÉMENTIN et CHEYNET fondent le Parti pour la décroissance.

      Le directeur de la rédaction et responsable de rédaction est Vincent CHEYNET, fondateur de l'association Casseurs de pub; et ancien publicitaire lui-même. Le journal est illustré par des dessins de LÉANDRE, Pierre DRUILLE, Andy SINGER, Raoul ANVÉLAUT, Rash BRAX, Stéphane TOROSIAN. Les chroniqueurs - irréguliers - sont des personnalités plus ou moins connues connues comme Alain ACCARDO, Jacques TESTART, François BRUNE, Cédric BIAGANI, Alain GRAS, Fabrice NICOLINO, Thierry BRULAVOINE, ADONIS, Stéphane LHOMME, Pierre THIESSET... Le politologue Paul ARIÈS a également contribué au journal, jusqu'à sa rupture idéologique avec Vincent CHEYNET en 2011 (problématique de conflit entre décroissance de gauche et décroissance en général...). Il ne semble employé qu'un journaliste, Pierre THIESSET, la majeure partie du journal étant constitué d'apports extérieurs et bénévoles.

     Basé à Lyon, le journal diffuse sur toute la France à presque 50 000 exemplaires, mais sa diffusion connait des a-coups, malgré la progression des idées dans son sens. On peut retrouver à la boutique de la Fondation Nicolas Bertrand toute l'édition des Casseurs de pub. Son site Internet se veut également l'écho des luttes pour la décroissance.

Ses titres d'accroche sont parlants : Vert partout, décroissance nulle part ; Comment les Verts sont devenus libéraux?, A mort l'avion, Arrêtons le Progrès!, Un monde de fakes, Ushuaïa ministre, L'écran fait écran.... Le numéro 165, de décembre-janvier 2019 comportait un entretien avec le député François RUFFIN (La France insoumise) sur le productivisme, le consumérisme et le danger éventuel de cibler les riches plutôt que l'idéologie petite-bourgeoise et les structures mêmes de la société. Il proposait également un dossier : Casseurs de pub, 20 ans.

 

Le journal de la décroissance, Casseurs de pub, 52 rue Crillon, BP 36003, 69411 LYON CEDEX 06. Site Internet : ladecroissance.net

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6 février 2020 4 06 /02 /février /2020 12:27

   Organe mensuel puis hebdomadaire puis mensuel de nouveau, avec des changements de formules, de la Fédération anarchiste francophone, Le Monde libertaire connait tout au long de son histoire des évolutions importantes. A certaines périodes, la diffusion du journal a atteint 100 000 exemplaires. Créé sous ce nom en 1954, il est l'héritier direct du journal Le Libertaire fondé en 1858 à New York et auquel avaient collaboré des personnalités tels que Louise MICHEL, Georges BRASSENS, André BRETON et Albert CAMUS.

   le Monde libertaire se réclame de la filiation, entre autres, car il se veut l'expression de nombreux idées et nombreux courants d'ailleurs de l'anarchisme et de l'anarchisme révolutionnaire, du Libertaire créé en 1895 par Sébastien FAURE, et dont l'ancêtre remonte à 1858. En août 1914, ses positions antimilitaristes entraînent l'arrêt de sa parution, après 960 numéros. Elle s'arrête également en 1939 et ne reparait qu'en décembre 1944. Le Libertaire d'alors reparait d'abord suivant une parution irrégulière puis bimensuelle (restrictions du papier), pour redevenir hebdomadaire à partir d'avril 1946. C'est l'âge d'or du Libertaire, où collaborent alors, entre autres, Georges BRASSENS, permanent du journal, Léo FERRÉ, André BRETON, Armand ROBIN, Benjamin PÉRET et Albert CAMUS.

   Après une scission-exclusion en 1953, Le Libertaire devient l'organe de la Fédération Communiste Libertaire (FCL). Son soutien aux indépendantistes algériens lui vaut des procès intentés par la République française. Lors du conseil national du 17 juillet 1956, la FCL se résout à "suspendre" la parution du Libertaire à cause des dettes accumulées. L'hebdomadaire ne reparit plus.

A la suite de la crise organisationnelle de 1954, une Fédération anarchiste est reconstituée et fonde, en octobre, Le Monde libertaire. La crise est dure et le journal reste mensuel jusqu'en septembre 1977. Il redevient hebdomadaire le 6 octobre suivant.

Fin 2002, paraît le hors-série n°22 daté du 19 décembre 2002 au 8 janvier 2003, numéro suivi d'une parution sous une nouvelle forme et en couleur dans un format magazine. En octobre 2004, Le Monde Libertaire, comme tous les journaux il semble (fétichisme remarquable)  fête un grand anniversaire, sa cinquantième bougie. Pour fêter l'événement est publié un recueil d'articles (plus de 400 pages) sous le titre Et pourtant ils existent! 1954-2004 : Le Monde libertaire a 50 ans, aux éditions Le Cherche Midi. Fin 2011, lors de son Congrès extraordinaire de Paris, la Fédération anarchiste décide d'éditer, en plus du Monde Libertraire hebdomadaire payant et diffusé en kiosque de 24 pages, un Monde Libertaire hebdomadaire gratuit de 8 pages, uniquement distribué par ses militants et ses sympathisants. Le premier numéro de ce titre gratuit sort en janvier 2012.

Lors de son 70e Congrès à Rouen en 2012, la Fédération anarchiste décide d'éditer une version hors-série du Monde Libertaire à parution bimestrielle en plus de sa version classique hebdomadaire et de la version gratuite quinzomadaire. Une édition web est également accessible sur le site Internet du Monde libertaire. En août 2014, Le Monde libertaire rejoint la blogosphère Mediapart. En 2015-1016, suite à la décision du congrès de réaliser une mise à plat totale des formules du journal, l'hebdomadaire n'est plus édité et le Monde Libertaire bimestriel devient pour un temps l'organe principal de la Fédération anarchiste.

Dans la longue série de révision de sa formule, Le Monde Libertaire se partage entre la version papier dont la régularité peut encore varier et une version électronique sur Internet qui se veut, au-delà de la reprise des articles de la version papier, un véritable lieu d'information en prise sur l'actualité immédiate, de réflexion de fond et de critique sociale.

 

   Se voulant fidèle à ses principes, Le Monde libertaire veut offrir aux anarchistes, fédérés ou non, un espace d'information, d'expressions et de débat. Avec une petite équipe entièrement bénévole, beaucoup de contributions extérieures, "énormément de passion, encore plus de discussions et de nuits blanches"... Le comité de rédaction de ce journal militant (CMRL) est composé de quelques militants de la Fédération anarchiste mandaté(es) par leurs camarades de la Fédération Anarchiste, pour assurer "la vie et le développement du Monde libertaire : la publication régulière du magazine papier et de ses suppléments périodiques ou apériodiques, la vie du Monde libertaire en ligne, la promotion et la diffusion..."

Contrairement à un comité de rédaction classique, le CRML ne dirige pas l'expression des auteurs qui contribuent au journal et les articles sont corrigés uniquement pour assurer leur lisibilité. On retrouve donc dans le magazine papier et sur Internet un certain nombre de débats, comme par exemple sur la violence et la non-violence comme mode d'action dans les manifestations contre la réforme des retraites ou par les gilets jaunes. Le CRML se contente de proposer les thématiques de dossier et construit les différentes rubriques récurrentes ou non : Terrains de combat, Zones de chantiers, Domaines cultivés, Secteurs à explorer, Sans frontières, Archipel libertaire, Archives... Un édito donne le ton de la parution. Ainsi dans le numéro 1814, on peut lire au début : "Oppression, répression, résistance... Au milieu des frimas de février, c'est un numéro chaud comme le climat social que l'équipe du Monde libertaire a concocté ce mois-ci, avec la complicité de ses contributeurs et contributrices, réparties sur de nombreux fronts. En un mot comme en cent, et même trois, le thème de notre dossier mensuel s'avère résolument faire écho à une rubrique récurrente du journal : terrains de lutte." Son numéro 1812, de décembre 2019, contenait un dossier consacré aux religions qui évoque leur rapport, jugé oppressif, avec les femmes, avec des articles sur le millénarisme et les théories de l'effondrement, les accusations (injustes) de racisme visant les critiques de l'Islam, mais aussi le discours de haine qui souvent fonde l'islamophobie.

    La Fédération anrchiste anime non seulement Le Monde libertaire, mais également Radio libertaire, Les éditions du Monde libertaire et la librairie Publico. Parmi les ouvrages proposés par les Éditions du monde libertaire, on peut noter Les Gilets jaunes : Points de vues anarchistes, de Monica JORNET ou Pour un anarchisme du XXIe siècle, de la FA.

 

Les Publications libertaires, 145 rue Amelot, 75011 PARIS, Site : monde-libertaires.net

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3 février 2020 1 03 /02 /février /2020 13:57

   La revue trimestrielle de l'Association Espoir, sise à Colmar, volontairement militante, entend oeuvrer pour une société où chacun a une place, et notamment un emploi, le tout dans un environnement le plus fraternel possible.

   Organisée autour de rubriques régulières, et de contributeurs tout aussi réguliers (l'édito, la missive à Mimi, le billet de Georges Yoram Federmann, un coin de ciel bleu, le poing dessin) avec des dessinateurs engagés (BALLOUHEY, Phil UMBDENSTOCK, Marilena NARDI, Rousso TRAX, Willis from Tunis...), la revue dispose dans sa Charte de "Reconnaître en tout homme, quels que soient son origine, son histoire, ses handicaps, un être capable d'aimer et digne d'être aimé est la conquête la plus difficile et cependant la plus indispensable de notre humanité. L'association Espoir à Colmar a pour but "d'offrir dans un esprit de respect et de promotion humaine, une aide immédiate à des personnes livrées à la solitude et démunies de toutes ressources, de les accompagner dans la mesure du possible jusqu'à ce qu'elles aient pu recouvrer leur autonomie ou trouver une insertion moins provisoire." Elle a également pour but "de s'informer et d'informer l'opinion publique sur les causes profondes qui sont à l'origine de la marginalisation d'un grand nombre d'êtres humains."

     Fondée en 1973 par Bernard RODENSTEIN, l'Association Espoir, est un mouvement d'action humanitaire et un groupe de réflexion qui oeuvre depuis dans le champs de l'action sociale, en intervenant auprès d'un public en situation de précarité. Elle met en place des structures d'accueil, d'hébergement et d'accompagnement, y compris dans la longue durée, qui assurent des réponses immédiates et concrètes à des personnes en difficulté. En 2011 sont créés et ouverts des ateliers du p'tit Baz'Art, en 2017, est inaugurée la Maison du Guetteur et en 2018, la Maison des Solidarités, toujours à Colmar. La boutique du p'tit Baz'Art présente la forme d'une boutique éphémère bien achalandée en créations uniques en leurs genres, créations originales et inusuelles (11 rue Roesselmann à Colmar). Elle est soutenue par plusieurs instances régionale, nationale et européenne. La revue est tirée à 8 000 exemplaires environ.

    Lors du 35ème anniversaire du service d'aide aux victimes, en décembre 2017 (n°168), la revue présentait un dossier assez complet, précédé d'un entretien entre Bernard RODENSTEIN et Yann KERNINON, après un éditorial et le billet de Georges Yram FEDERMANN, psychiatre à Strasbourg.

Dans son numéro 176 de décembre 2019, Espoir contient un Dossier "Désobéir", qui donne "la parole à ceux qui ont choisi d'enfreindre la loi pour défendre leurs idéaux. Si certains ont été condamnés par les tribunaux, aucun ne regrette cette prise de risque qui doit, selon eux, inciter chacun à méditer sa responsabilité civique".

 

Association Espoir, 78a, avenue de la République, 68025 COLMAR CEDEX, Site Internet association-espoir.org

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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 08:42

   La revue trimestrielle Catalyst est fondée aux États-Unis récemment (2017) par la fondation Jacobin dans la perspective d'une critique anti-capitaliste et pour promouvoir une évolution socialiste des sociétés. Elle est liée au magazine Jacobin, lui aussi trimestriel, basé à New-York. Jacobin se définit comme "une voix dominante de la gauche américaine, offrant des perspectives socialistes sur la politique, l'économie et la cultures. Les articles que l'on retrouve dans les deux revues concernent notamment les inégalités dans la répartition des richesses, l'influence des mouvements de protestation et le syndicalisme.

   La publication de Jacobin a débuté comme un magazine en ligne en septembre 2010 avant de publier également une édition papier l'année suivante, suivant en cela sans doute un mouvement général de la presse d'opinion, après la vague Internet des années 1990-2000, de retour au papier, gage de beaucoup plus de sérieux que de toujours commenter en ligne les rumeurs des réseaux sociaux.

Bhaskar SUNKARA, son fondateur, a présenté Jacobin au moment de son lancement comme "une publication radicale" et "largement le fait d'une jeune génération qui se sent moins liée par les paradigmes de la guerre froide que les milieux de gauche traditionnels représentés par Dissent ou The New Republic." De fait, dans Jacobin s'exprime un large éventail d'auteurs aux idéologies (toutes de gauche) différentes, même si domine une certaine vulgarisation intelligente de la pensée marxiste, versant trotskisme et surtout tendance eurocommuniste. En avril 2018, la revue compte 30 000 abonnés et reçoit un millions de visites mensuelles sur son site Internet. Elle profite et participe pleinement au renouveau des idées socialistes aux États-Unis.

   Catalyst, fondé avec la collaboration de Jacobin, par Vivek CHIBBER et Robert BRENNER, et fonctionnant avec une équipe plutôt réduite (beaucoup d'appel à des contributions extérieures), est surtout un journal de théorie et de stratégie du mouvement d'ensemble socialiste, avec une déclinaison italienne depuis novembre 2018. On y retrouve les plumes de Jacobin, soit notamment Slavoj ZIZEK, Bob HERBERT, Yanis VAROUFAKIS, Hilary WAINWRIGHT, Kareem ABDUL-JABBAR, Jeremy CORBYN et Pablo Iglesias TURRION. On y trouve aussi des contributions de Mike DAVIS, Cedric JOHNSON, Nivedita MAJUMDAR, Joshua MURRAY, Charles POST, Michael SCHWARTZ...

Dans le numéro 2, d'été 2019, volume 3, Catalyst présente notamment un article sur Quelle stratégie pour le socialisme? "Pour beaucoup, le choix d'abandonner l'arêne électorale au profit d'un mouvementisme permanent s'impose comme une évidence. Il apparait désormais clairement que ce n'est pas une solution".

 

Catalyst, Jacobin Foundation, site Internet : catalyst-journal.com. Jacobin, site Internet : jacobinmag.com

 

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30 janvier 2020 4 30 /01 /janvier /2020 13:03

    Revue bimensuelle fondée en 1963, The New York Review of Books traite des questions littéraires, culturelles et plus généralement de grandes questions d'actualité. Elle se base sur une importante revue de press de la production éditoriale internationale et est considérée parfois comme la première revue intellectuelle et littéraire du monde anglophone.

    La cofondatrice et journaliste Barbara EPSTEIN (avec Robert B. SILVER) a contribué à faire de la revue, selon le Washington Post un "journal d'idées qui, depuis quatre décennies, contribue à définir dans le monde anglophone le cadre du débat d'idées." Les articles de la revue, auxquels collaborent régulièrement une soixantaine d'écrivains et auteurs, sont très souvent érudits, étoffés, sans être pour autant arides. Éditée par Rea S. Hederman,, elle tire (en 2011) en moyenne à 135 000 exemplaires.

   En 1979, la revue fonde le London Reciew of Books qui devient vite indépendant. Et de même en 1990, la Rivista dei Libri, édition italienne, publiée jusqu'en 2010. Elle a également depuis 1999, une division qui publie des livres, New York Review Books, surtout réimpressions de classiques. Depuis 2010, la revue a ouvert un blog qui recueille également des contributions. Martin SCORCESE EN 2013, pour son cinquantième anniversaire, a réalisé un film appelé The 50 Year Argument, sur son histoire et son influence.

   Ian BURULA est le directeur de la revue depuis septembre 2017.

   La revue n'a pas abandonné une rubrique encore très étoffée sur la poésie, par laquelle elle avait débuté. Elle alterne dans ses pages critiques de livres et... publicités de livres, cette dernière ne l'empêchant pas d'être un organe de débats, si nécessaire polémiques. Ce côté polémique s'est accru avec l'ouverture de son site Internet. Dès le début de sa parution, les plus grands écrivains, tels Hannah ARENDT, W.H. AUDEN, Saul BELLOW, Norman MAILER, Truman CAPOTE... ont répondu au pari d'un groupe d'amis de lancer une revue dans laquelle s'exprimeraient les esprits de l'époque. La maquette, austère mais allurée, est rehaussée par les caricatures de David LEVINE.

   Reflet en ligne de la revue, le site Internet va à l'essentiel. Pour chaque édition, seuls quelques articles sont disponibles gratuitement. L'internaute peut toutefois s'informer des dernières parutions littéraires, consulter une galerie de caricatures et bénéficier de liens vers d'autres revues. Alimenté quotidiennement, le blog de la revue, très populaire, a permis à la publication d'élargir son lectorat sur Internet.

    Dans le numéro 20, volume LXVI, paru le 19 décembre 2019, on peut lire un texte de Robert SAVIANO sur la Mafia calabraise, une présentation de la menace russe en matière de cyberguerre, une étude des révolutions en Haïti, un article sur les erreurs judiciaires commises au nom de la science...

 

The New York Review of Books, Site nybooks.com

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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 14:11

   Bimestriel des États-Unis (basé à New York) à l'influence internationale, Foreign Affairs est publié par le groupe de réflexion Conseil des relations étrangères (Council on Foreign Relations - CFR). Fondé en 1922, il est diffusé à environ 100 000 exemplaires en 2004 pour sa version papier. Cette revue constitue la référence obligée de tout commentateur en politique internationale. Elle traite de politique étrangère et de relations internationales et d'économie et ses articles sont écrits par des universitaires, des chercheurs, des hommes politiques... Ainsi Woodrow WILSON, Hillary CLINTON, Zbigniew BRZESINSKI et Henry KISSINGER ont écrit pour la revue.

   La revue est d'autant plus suivie qu'elle est "nonprofit, nonpartisan, membership organization and think tank specialized", entendre qu'elle ne recherche pas le profit, n'est ni républicaine ni démocrate, est financée par ses membres, s'apparentant à ce qui est en Europe une Organisation Non Gouvernementale (ONG), et qu'elle a précisément et ouvertement vocation à influencer la politique étrangère des États-Unis. Elle est d'ailleurs considérée comme l'organe de presse - démultiplié d'ailleurs par Internet - le plus influent des États-Unis. Les articles publiés sont généralement assez longs et très argumentés.

   Il s'agissait en 1922 pour le Council on Foreign Affairs de rendre permanente les réflexions engagées auparavant lors de différentes rencontres entre diplomates, professeurs d'université, hommes de droit et économistes. Le Conseil nomma le professeur Archibald Cary COOLIDGE, de l'université d'Harvard, premier journaliste éditeur, auquel succèda assez vite Hamilton Fish ARMSTRONG (de Princeton, correspondant européen du New York Evening Post). A noter que le journal n'est pas la première tentative de ce genre, l'ont précédé le Journal of International Relations (1910-1922) et le Journal of Race Development (1911-1919).

  Le journal devint le plus influent des États-Unis surtout après le deuxième guerre mondiale, et le resta de 1945 à 1991. Il le reste, surtout avec l'éclosion d'internet et ne pâtit pas de la crise de la presse-papier, sauf que l'axe des réflexions centrales passe de l'Atlantique au Pacifique, alors qu'il reste fidèle à une prédominance des relations entre l'Europe et les États-Unis. Actuellement, depuis 2010, Gideon ROSE préside aux destinées du journal. Bien qu'il ne soit pas traduit en Français, il est beaucoup lu parmi les décideurs européens francophones, et ses articles entrent vite en résonance et la provoquent, avec l'actualité des activités du gotha diplomatique américain.

Très critique par rapport à l'administration Trump, la revue analyse, parfois avec inquiétude, les signes d'un certain déclin américain dans les affaires mondiales. Dans le numéro 6, volume 98, de novembre-décembre, figurent dans le journal des articles sur la politique moyen-orientale (un fiasco) de la présidence Trump, de Martin INDYK et Robert MALLEY sur l'obsession iranienne des États-Unis, sur le bilan (décevant) de la politique étrangère de Barak OBAMA... Dans le numéro 1, volume 99, de janvier-février 2020, est examiné notamment le futur du capitalisme.

    Le Council on Foreign Affairs exerce également des activités, sous forme de rencontres, entre responsables politiques et économiques et influe notablement les réflexions de la Commission Trilatérale et de Business Roundtable, de même que sur le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale.

  On peut écrire sans se tromper que le Conseil comme la revue-journal émettent les analyses et les défenses les plus intelligentes (au sens des plus élaborées) du capitalisme américain...

  

Foreign Affairs, Site foreignaffairs.com

 

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