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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 09:27

Les Archives des sciences sociales des religions, fondée en 1956 sous l'égide du CNRS (d'abord sous le nom de Archives de Sociologie des Religions, puis en 1973 sous le nom actuel), est publiée par les Editions de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Elle se donne pour objectifs, selon ses propres termes de :

- promouvoir une perspective comparative, élargie à toutes les religions, et à toutes les aires culturelles ;

- favoriser une coopération de toutes les sciences sociales aux fins d'éclairer les facettes multiples du phénomène religieux ;

- accueillir l'exposé des réflexions méthodologiques et théoriques sur les objets de la recherche.

"L'effervescence, écrivent ses animateurs, de l'actualité religieuse et la globalisation des formes de religiosité conduisent plus que jamais les sciences sociales à interroger leurs frontières disciplinaires et à mettre à l'épreuve leurs paradigmes du fait religieux."

    Archives de Sciences Sociales publie alternativement des numéros thématiques ou de varia et des synthèses bibliographiques. Trilingue (anglais, français, espagnol), trimestrielle, ses articles témoignent des recherches les plus avancées en ce domaine, en France et à l'étranger. Les numéros de la revue sont disponibles sur le portail revues.org, en consultation libre pour les numéros de plus de trois ans (tous les résumés sont consultables).

   Fondée par Henri DESROCHE (1914-1994), prêtre catholique et sociologue, par ailleurs proche du groupe Économie et Humanisme de Louis-Joseph LEBRET, spécialiste des coopératives et Gabriel Le BRAS (1891-1970), juriste et sociologue des religions et du droit, elle constitue une mine d'informations sur les recherches en sciences sociales concernant les religions au sens large.

    Les Archives désignent moins au départ une revue qu'un bulletin, instrument au service d'un projet scientifique de catégorisation, de classement et de typologie de la matière disponible. Puis de vrais numéros thématiques apparaissent, surtout à partir des années 1970, avec la floraison d'articles. Le premier paradoxe est que l'épuisement de cette entreprise de recensement exhaustif de thèses, d'articles et d'ouvrages, et l'échec de la grande ambition de typologie des faits religieux qui lui donnait sens, a engendré, au fil du temps une revue dont la "partie rédactionnelle" n'a cessé de s'étoffer et de se construire. Elle passe d'une sociologie religieuse, plus ou moins héritée de l'école durkheimienne (surtout versant MAUSS) à une sociologie des religions d'intellectuels progressistes chrétiens, lecteurs de MARX, d'ENGELS, de WEBER et de DURHEIM et inspirés par l'entreprise de typologie des groupes religieux de Joachim WACH. Ces "jeunes sociologues des religions" se précipitent sur les non-conformismes et sur les marges du religieux autant que sur toutes les "religions de contrebande". En fait, au sein de l'équipe de rédaction comme entre les collaborateurs plus ou moins réguliers de la revue, la séparation entre une science des religions, dominée par le modèle universitaire de la scientificité sociologique et une sociologie appliquée, sociologie confessionnelle ou pastorale, sociologie d'expertise et de conseil de "pasteur sociologue" ou de sociologue pasteur, s'exprime difficilement.

La revue a du mal dans les années 1960 à se démarquer des pressions des institutions religieuses, le principe de la complémentarité des intérêts scientifiques et religieux étant très discutable et très discuté. S'agit-il de se démarquer des ancrages ou des héritages confessionnels au sein même de la revue ou de contribuer d'une certaine manière à un eoecuménisme interconfessionnel, interdisciplinaire, international? Cette problématique se retrouve en dehors du traitement du christianisme, dans les études sur l'Islam, le boudhisme, dle chamanisme, le judaïsme, et au delà sur les formes de non religiosité. L'ouverture de la revue à des auteurs non catholiques favorise avec un oecuménisme méthodologique qui n'est pas à confondre avec l'engagement dans un oecuménisme théologique ou religieux (qui était dans l'air du temps). La revue trouve l'aboutissement de ses interrogations dans une pratique coopérative rassemblant des compagnons de toutes convictions au service d'un développement humain communautaire.

Aujourd'hui la revue garde son aspect "mise à disposition du patrimoine" tout en continuant de développer des thématiques fournies. Tout en laissant chaque discipline concernée par l'étude des religions occuper un espace important, l'équipe s'efforce, avec peine tout de même, à traiter du phénomène religieux en tant que tel, préférant à la notion de spécificité tranchante celle d'une expérience du sacré. Sur le fond, les grands débats originels de la revue font retour dans les préoccupations philosophiques d'aujourd'hui, comme le montre l'engouement des philosophes pour le religieux. (André MARY, n°136, octobre-décembre 2006).

 

    Archives de sciences sociales des religieux, entre ces "Bulletins bibliographies", traite de questions aussi diverses que Chrétiens au Proche-Orient (170, 2015) que Religions et dictatures (169, 2015), Postérités allemandes (167, 2014) ou L'orthodoxie russe aujourd'hui (162, 2013) ou encore Les laïcités dans les Amériques (145, 2009). 

    Actuellement dirigée par Pierre-Cyrille HAUTCOEUR, la publication a à sa tête comme rédacteurs en chef Pierre LASSAVE et Emma AUSTIN-BOLTANSKI et un comité de rédaction d'une vingtaine de membres, sans compter un Conseil scientifique. Elle est publiée en collaboration avec le Centre d'Etudes Interdisciplinaires des Faits religieux (EHESS-CNRS), le groupe Sociétés, Religions, Laïcités (EPHE-CNRS), le Centre d'Anthropologie Religieuse (EHESS-CRH), le Centre d'Etudes de l'Inde et de l'Asie du Sud (EHESS-CNRS) et le Centre d'Anthropologie Sociale (LISST-CNRS, Université de Toulouse II - Le Mirail).

 

 

 

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 11:15

Parmi les revues d'études sur le cinéma, et plus largement sur l'audiovisuel, signalons la revue dirigée actuellement par Pierre ARBUS, proposé par l'Ecole Supérieure d'Audiovisuel (ESAV) et l'équipe Esthétique du Laboratoire de Recherche en Audiovisuel (LARA) de l'Université Toulouse II le Mirail. Editée sur internet sur le site revues.org, grâce au concours du Centre pour l'Edition électronique ouverte (CLEO/Open édition/CNRS. 

Revue annuelle, Entrelacs propose aux enseignants-chercheurs du laboratoire mais aussi de laboratoires extérieurs, docteurs, doctorants, créateurs non enseignants impliqués dans une démarche de création-recherche, un "lieu de communication et de valorisation de leurs travaux. Elle reprend m'orientation thématique du laboratoire, à savoir Histoire, Esthétique, et Publics de l"audiovisuel."

Evitant les synthèses, questions de cours et vulgarisations, elle veut profiter aux "croisements disciplinaires, approches inattendues,  postures nouvelles dans la communication d'une recherche orientée vers tous les champs du cinéma et de l'audioviduel." Ses fondateurs veulent pouvoir recourir "aux intuitions et hypothèses de l'imaginaire, de manière à doubler les états de la pensée rationnelle des modes du sensible et de l'intime, et de toute l'expérience intérieure qui fait de chacun de nous non plus de simples commentateurs de formes, mais, à part entière, de véritables inventeurs de sens."

Existante depuis 2000, la revue offre en ligne ses numéros depuis 2004. Ainsi, ces numéros, tous reliés chacun à un thème, portent successivement sur La Machine (2005), L'Arbre (2007), L'atelier (2009), Imaginaire (2011), Voir le genre (2012), Le Toucher (2013), La Voix (2014), Nouvelles formes audiovisuelles documentaires (2016). Des Hors déries portent respectivement sur Séries in/out (Les séries télévisées à la télévision et ailleurs) en 2008 et Le post-humain et les enjeux du sujet en 2012. ce dernier numéro s'inscrit dans le prolongement d'une journée d'études organisée en mai 2009 qui a regroupé plasticiens, philosophes et psychanalystes pour réfléchir sur un concept récurrent qui traverse aussi bien le champ de l'art, que celui de la philosophie, voire celui de la psychanalyse, sans parler des enjeux politiques.

Dans le dernier numéro de 2016, figurent, pour évoquer le webdocumentaire, les signatures de Claire CHATELET, Bruno BERNARD, Marianne CHARBONNIER, Samuel FANTIER, de Marine BÉNÉZECH et de Michel LAVIGNE. Pour réfléchir sur le renouvellement des genres et les procédés narratifs, celles de Fanny MAHY, Philippe BRAND, Julie SAVELLI,  et d'Hélène LAURICHESSE. Des oeuvres interactives singulières sont évoquées par Rémy BESSON, Caroline SAN MARTIN, Lise GANTHERET, Amanda ROBIES, Andrey GINESTET et Fabrice LAPEYRERE.

Notons également dans le numéro 5 (La Machine, 2005) une contribution de David FAROULT sur le Cinéma : connaissances, croyances et idéologies (Transformations du cinéma, transformations des spectateurs : ce que peut le cinéma), qui resitue notamment des expériences cinématographiques auxquelles font souvent référence les cinéastes militants.

 

 

 

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 09:18

   L'univers de l'édition sur papier ou électronique sur l'addiction est assez important, compte-tenu de la mobilisation d'une grande partie des ministères de la santé et des spécialistes sur l'étude des drogues, de l'alcool et du tabac. Longtemps restées sur des logiques plus répressives que thérapeutiques, les Etats se sont attaqués depuis un bon quart de siècle maintenant aux aspects sociaux et sociologiques de ces addictions "chimiques" et ont même étendus leurs énergies (au plan national comme au plan international) sur les addictions comportementales, tel que l'audiovisuel (télévision + jeux videos). L'ensemble de la littérature traite encore de manière majoritaire des addictions "chimiques", avec des perspectives très nombreuses et diverses. 

   On peut citer un certain nombre de publications spécialisées, mais dans la littérature scientifiques des sciences humaines, on trouve de très nombreuses réflexions et parfois l'ébauche d'établissement d'un modèle général des addictions, quels que soient leur nature. 

    L'Organisation Mondiale de la Santé établit une liste des principales publications internationales, régionales ou nationales, lesquelles ont chacune un site Internet dédié :

- Actualité et Dossier en Santé Publique (ADSP), revue trimestrielle du Haut Comité de Santé Publique ;

- Alcoologie et Addictologie, revue trimestrielle de la Société Française d'Alcoologie ;

- Antiane-éco, revue trimestrielle de l'INSEE ;

- Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH), bulletin hebdomadaire de la Direction Générale de la Santé ;

- Drugnet Europe, lettre d'information trimestrielle de l'OEDT (Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies ;

- Interdépendances, revue mensuelle éditée par le groupe SOS Drogue International (Première association de lutte contre les toxicomanies et d'aide aux usagers de drogue) ;

- Interventions, revue de l'ANIT (Association Nationale des Intervenants en Toxicomanie) ;

- Le courrier des addictions, revue trimestrielle de la Société d'Addictologie Francophone (SAF) ;

- Les données de l'environnement, parution trimestrielle de l'IFEN (Institut Français de l'ENvironnement) ;

- Objectif Drogues, bulletin trimestriel édité par l'OEDT (Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies) ;

- Pan American Journal of Public Health, revue éditée par la Pan American Healthe Organization ;

- Pharmacentiques (Santé, médicaments et industrie), revue de presse éditée par PR-Editions ;

- Population et sociétés, bulletin mensuel de l'INED (Institut National d'Etudes Démographiques) ;

- Questions d'économie de la santé, bulletin d'information de l'IRDES (Institut de Recherche et Documentation en Economie de la Santé) ;

- Revue d'Epidémiologie et de Santé Publique ;

- Revue Psychotropes, revue trimestrielle spécialisée éditée par les éditions de BOEK ;

- Revue Toxibase, revue trimestrielle éditée par Toxibase (Réseau nationale d'information et de documentation sur les drogues et les dépendances) ;

- Santé Publique, revue trimestrielle de la Société Française de Santé Publique ;

- Tendances, bulletin trimestriel édité par l'OFDT (Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies) ;

- THS - La Revue des addictions, bulletin trimestriel de la Société Européenne Toxicomanies, Hépatites, sida (SETHS), éditée par les Editions du Mûrier.

   A cette liste, très centrée sur la question des drogues et de l'alcoolisme, nous pouvons adjoindre d'autres revues qui examinent plus largement les addictions :

- Addiction Journal, publiée depuis 1884 par la Society for the Study of Addiction ;

- Addictive Behaviors, éditée depuis 1976 par Elsevier ;

- Le courrier des addictions, publiée depuis 1997, première revue médicale francophone à tisser des liens entre les acteurs issus de champs différents (alcool, tabac, drogues) (edimark.fr) ;

- Addictions, publication de l'ANPAA (Association Nationale de Prévention en Alccologie et Addictologie) qui examine réellement toutes les formes d'addiction (le numéro 41 aborde par exemple l'insertion à l'école, les pillules du bonheur, les drogues numériques...).

   Il faut en outre signaler la tenue en novembre 2014, d'un colloque organisé par le Groupe Romand d'Etudes des Addictions, l'Université de Genève, et Première Ligne, à l'occasion du 50 ème anniversaire du GREA  et des 10 ans de Première ligne (Association genevoise des risques liés aux drogues). Avec quatre thématique, afin de préciser la signification des addictions, trop noyées dans le langage courant, : le risque, la construction identitaire, l'Espace public, privé, Les politiques publiques. 

 

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 14:31

   Créée récement (2010) et publiée par l'Institut de recherches historiques du Septentrion (CNRS/Université Lille3), la revue Comptabilités porte sur l'histoire et l'archéologie des documents comptables, des institutions qui les commanditent et des personnes qui les réalisent et les utilisent, d'aussi loin que l'on puisse remonter dans le temps et jusqu'à la mise en place, au milieu du XXe siècle, des pratiques comptables actuelle. Publication électronique en libre accès, elle est disponible sur le portail reveues.org. 

  Dans son premier numéro (1/2010, Varia), les initiateurs de la revue écrivent que la revue entend s'ouvrir "aux historiens comme aux chercheurs d'autres disciplines s'intéressant à l'histoire de la comptabilité, à ses documents, ses institutions et ses acteurs."

Le sujet est vaste "par l'universalité des pratiques comptables et la diversité des formes qu'elles ont prises, depuis l'encoche sur un morceau de bois des temps néolitihiques jusqu'au programme informatique d'aujourd'hui. Vaste aussi car l'activité de gérer et de contrôler des recettes et des dépenses ne peut être aisément isolée de tous les autres actes de gestion des droits, des biens et des personnes qui finalement l'encadrent et l'expliquent, car il est vain de vouloir étudier les comptabilités en ignorant tous ces documents associés qui ont pour nom censier, cherche de feux, état, aperçu, journal, livre de raison, grand-livre, registre, prospectus, brouillard, manuel..., qui dorment par milliers dans les fonds d'archives.

Mais la richesse des fonds ne seraient guère un argument si les comptes ne nous restituaient des concepts, des savoirs et des savoir-faire en constante évolution et interaction : ceux du philosophe et du clerc, du paysan et du marchand, du bourgeois et e l'entrepreneur, du prince et de l'Etat. L'histoire de la comptabilité est autant une histoire des idées que des techniques et de la civilisation matérielle, aussi bien une histoire économique et financière que sociale et politique. (...)".

Sujet neuf aussi car "ce n'est que depuis peu, et encore trop rarement, que les enquêtes portent sur les documents eux-mêmes et sur les conditions de leur production. Répondre aux appels à la constitution d'une codicologie et d'une "diplomatie des comptabilités" apparait pourtant essentiel pour déssiner les contours socio-culturels des acteurs et pour mettre en lumière les stratégies de gouvernance des autorités et des entreprises. Et si les enquêtes initiées par Pierre Jeanin, Jocken Hook et Wolfgang Kaiser sur les manuels et traités à l'usage des marchands ont montré des voies certes désormais empruntées par les sciences historiques comme par les sciences de gestion, il reste beaucoup à faire et à faire connaitre à propos des comptabilités marchandes et industrielles. L'étude des comptabilités privées a certes progressé, ainsi qu'en témoignent un nombre croissant de publications mais le champ est vaste et l'on ne saurait non plus oublier les comptabilités nationales, macro-économiques, et les relations qu'entretiennent les uns et les autres. Quant à la comptabilité publique, la recherche s'est essentiellement développée sur les aspects institutionnels et rares encore sont les études portant sur la formation de la science administrative : sur le processus de normalisation et d'acculturation entre les administrations centrales et locales, sur la place des savoirs marchands dans les organisations publiques, sur la circulation des modèles et l'analyse de leurs performances, sur les concepts et les modalités de contrôle. Les travaux des précurseurs existent, mais il importe aujourd'hui de promouvoir des analyses comparées à l'échelle européenne, à l'instar de ce qui a pu déjà être fait en matière de comptabilité industrielle.

Comptabilité, revue d'histoire des comptabilités, naît sur ce terreau fertile en cultivant le souhait d'aider au développement et à la diffusion des enquêtes et des la réflexion sur les rapports entre économie, société et politique. Les crises systémiques de gouvernance que traversent actuellement nos sociétés ont à l'évidence inspiré la démarche mais, fondée par des historiens, la revue entend prendre le recul nécessaire et affirmer sa différence, si l'on veut bien considérer que ses comparses étrangères (...) ont été initiées par des chercheurs en Sciences de Gestion. N'est-il pas temps pour les historiens de participer activement et lisiblement aux débats?"

  La revue a déjà traité plusieurs thèmes (Approches codicologique des documents comptables du moyen-Age, Objets et formes du contrôle en Europe à l'époque moderne, Le vocabulaire et la rhétorique des comptabilités médiévales, Maux et mots de la comptabilité privée (1750-1980), Comptables et comptabilités dans l'Antiquité, Savoirs et savoirs-faire comptable au Moyen Âge) à raison d'une parution par an. Les auteurs de la revue s'assignent des bornes temporelles. S'ils veulent aborder toutes les époques et tous les pays, il s'arrêtent à l'adoption définitive en 1957 du Plan comptable général et la mise en place de la comptabilité nationale par l'ordonnance du 2 janvier 1959. Le directeur actuel de la publication est Patrick BECK, professeur d'histoire  médiévale à l'université Lille-Nord de France-Lille 3, secondés par deux rédacteurs en chef, Marie-Laure LEGAY et Matthieu de OLIVEIRA, tous deux travaillant à la même université. Un comité scientifique comprend des universitaires d'autres régions). La périodicité se veut semestrielle.

  Si le vocabulaire utilisé dans les présentations reflète les vocables utilisés par la profession de comptable, les articles présentent un intérêt certain, qui dépasse largement les aspects techniques, quant à leurs contenus et leur formulation. Ainsi, chaque thème est précédé d'un Editorial qui expose les problméatiques abordées par les auteurs. Le numéro de 2014 (n°6) portant sur Comptables et Comptabilités dans l'Antiquité, commence par un Editorial de Patrick BECK et une introduction de Véronique CHANTOWSKI, qui permettent d'aborder les contributions de Cécile MICHEL (La comptabilité des marchands assyriens de Kanis), de Laetitia GRASLIN-THOMÉ (Archivage et comptabilité en Babylonie au VIe siècle av JC), de Charles DOYEN (Pratiques comptables en Grèce hellénistique), de Leopold MIGEOTTE (Les grands livres de Tauroménion en Sicile), de Alain SHÄRLIG (Les moyens di compatable antique), de Julien M. OGEREAU (La plus ancienne référence comptable chrétienne), de Gérard MINAUD (La comptabilité pour mieux communiquer : l'étrange cas romain)... Gérard MINAUD écrit ensuite une conclusion sur les comptables et la comptabilité dans l'Antiquité.

 

Comptabilités - Revue d'histoire des comptabilités, portail www.revues.org.

 

 

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25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 08:41

     Le guide du maintien de la paix est l'une des sources de référence - l'une des peu courantes revues en français consacrées à ce domaine - en ce qui concerne les opérations de paix. Comme les responsables de la revue l'écrivent eux-même en 2013, "après 10 ans d'existence, le Guide du maintien de la paix évolue. Initialement conçu comme un instrument d'information sur les activités de maintien de la paix, il est devenu en quelques le guide de référence en langue française sur les opérations de paix. Afin de s'adapter, notre publication effectue plusieurs changements tout en conservant le format qui a fait son succès. Ainsi, soucieux de concilier sa mission d'information sur le quotidien des opérations de paix et sa vocation de plateforme francophone de dialogue sur les questions de pointe portant sur les opérations de paix, le Guide du maintien de la paix sera désormais enrichi d'une nouvelle collection sur les opérations de paix qui permettra, à l'avenir, la publication de numéros thématiques, tel que celui paru en 2011 sous la direction de Jocelyn Coulon et Alexandra Novosselof, La paix par la force? Pour une approche téaliste du mantien de la paix "robuste". De plus, le Guide est désormais doté d'un comité scientifique et d'un comité de lecture. Le comité scientifique est en charge des orientations scientifiques du Guide, notamment du choix des thèmes abordés, du choix des articles et des données statistiques des différents numéros et éditions spéciales. Pour sa part, le comité de lecture est composé de chercheurs et de praticiens, et évalue, de manière anonyme, les textes soumis à publication."

Il s'agit d'une publication du ROP (Réseau de Recherche sur les Opérations de Paix), créé en 2005. Affilié au Centre d'études de recherches internationales de l'Université de Montréal (CERIUM), le ROP se donne pour double mission "de jeter un éclairage aussi large que possible sur les opérations de paix et d'oeuvrer au renforcement global des capacités pour les opérations de paix". Dirigé par une équipe de 6 personnes à la tête de laquelle se trouvent Jocelyn COULON  (directeur), diplômé en science politique de l'Université de Montréal, et Damien LARRAMENDY (sous-directeur), de la même université, le ROP publie plusieurs autres travaux en dehors du Guide annuel : outre un bulletin régulier, plusieurs dossiers, ainsi L'OTAN au Kosovo : évolutions et perspectives (2015), Le futur des opérations de paix de l'ONU : les recommandations du Haut panel indépendant (2015), L'inscription du patrimoine culturel au mandat d'une opération de paix (2014). Le ROP publie également un Dictionnaire mondial des opérations de paix 1948-2013, et, entre autres, La paix par la force? Pour une approche réaliste du maintien de la paix "robuste" (2011).

Chaque numéro annuel du Guide aborde plusieurs problèmes de la période considérée. Ainsi le numéro de 2012, sous-titré Espaces francophones et Opérations de paix (dirigé par David MORIN et Michel LIÉGEOIS), s'ouvre par une introduction de Bruno CHARBONNEAU et Tony CHAFER, vers des articles sur la francophonie, le partage des tâches, la recherche d'une perspective francophone sur les opérations de paix, les problèmes spécifiques des opérations de paix sous l'égide de la France en Afrique francophone subsaharienne, la difficile émergence d'une pratique française de la Réforme dans une invention anglophone. Le Guide termine toujours par une chronologie du maintien de la paix, des données statistiques... Celui de 2011 se centrait sur l'Afrique et les opérations de paix, celui de 2009 abordait des questions posées sur divers continents, comme les précédents d'ailleurs. Toutes ces études s'inscritent dans des problématiques abordées par le Centre de sressources de maintien de la paix de l'ONU elle-même. L'édition de 2013 aborde de nouveau des problèmes plus généraux liés au maintien de la paix. Les divers opus sont publiés par diverses maisons d'éditions selon les années. 

Sous la direction de David MORIN, Michel LIEGEOIS et Marie-Joëlle ZAHARD, CECRI et ROP, Guide du maintien de la paix 2013, Editions Athena.

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 13:39

  Sociologie du travail, revue scientifique française fondée en 1959, constitue une référence internationale et s'adresse aussi bien aux chercheurs, enseignants-chercheurs et étudiants qu'à des praticiens, professionnels et responsables politiques. D'une lecture exigente mais loin d'être hors de portée de la plupart des lecteurs en sciences humaines, les animateurs de la revue, sous la coordination actuelle de Didier DEMAZIÈRE, du comité de rédaction comme du comité d'orientation, offrent en parution trimestrielle, des articles sur les conditions et les mutations du travail. 

   Avec ses numéros qui chacun aborde des thèmes différents, la revue donne un bon aperçu de la recherche en la matière. Publiée par l'Association pour le développement de la sociologie du travail, avec le concours du CNRS, elle est éditée par Elversier-Masson. Depuis sa création par Michel CROZIER, Jean-Daniel REYNAUD, Alain TOURAINE, Jean-René TRÉANTON, sous le patronage de Georges FRIEDMANN et de Jean STOETZEL, cette revue poursuit une double orientation. Revue spécialisée d'un domaine - celui du travail - elle tient aussi à rester une revue de sociologie générale, en prise sur les problèmes d'actualité, ouverte au dialogue sur les disciplines. Elle publie les résultats de recherche empirique, des travaux théoriques, des numéros thématiques pluridisciplinaires, des dossiers-débats et des symposiums susceptibles d'alimenter scientifiquement le débat sur les questions de société contemporaine.

Elle publie également depuis 1999 un supplément électronique en anglais diffusé sur ScienceDirect et organise chaque année un prix du jeune auteur. Des articles depuis 2004, sont disponibles également sur le site de l'éditeur (www.em-consulte.com/revue/soctra.

  On retrouve dans le comité de rédaction une quinzaine d'auteurs relativement connus, comme Didier DESMAREZ, Michel LALLEMENT, Christine MUSSELIN ou Eric VERDIER. Le comité d'orientation se compose d'auteurs français et d'autres nationalités.

 

  Lors de son trentième anniversaire, la revue a récapitulé la liste de ses articles, classés par rubriques. Les index utilisés, dans chcune des trois périodes 1959-1972, 1973-1979 et 1980-1989, montrent l'évolution des thèmes privilégiés. 

Dans la première période sont beaucoup traités le patronat et la classe ouvrière, ainsi que la bureaucratie, l'innovation, les problèmes de la jeunesse et des étudiants, ces thèmes étant moins traités par la suite.

Dans les deux premières périodes reviennent souvent les questions des Mouvements sociaux, des Professions, des Relations professionnelles, du syndicalisme, de l'action syndicale et de la revendication. Son abordées également les Théories de l'organisation, les questions autour de l'Entreprise et son organisation, de l'Industrialisation et société, de l'Industrie en soi et de la société, les Modes de rémunération, les Problèmes de formation, la Stratéfication sociale, les Systèmes de valeurs, la Ville et l'urbanisation...

Plusieurs changements très remarquables marquent la dernière période. Tout d'abord la classe ouvrière, qui connait une éclipse dans les années 1970, refait surface sous la forme d'un "groupe social" parmi d'autres. Simultanément, l'entreprise semble perdre la consistance d'une rubrique particulières : mais, un peu partout, elle reste une référence et fait même l'objet d'une livraison spéciale de la revue en 1986. En revanche, la qualification suit le trajet inverse. Elle apparait tardivement dans une rubrique autonome, aux côtés des savoirs et compétences. Auparavant, la qualification est pourtant bien représentée - abordée sous l'angle de la formation et de la rémunération - et un premier numéro spécial lui est consacré en 1973. Ce mouvement est à rapprocher des questions techniques, omniprésentes pendant les deux premières périodes, mais finalement traitées sous un intitulé spécifique et modernisé. Singulièrement, ce même traitement s'applique aux concepts les plus fondamentaux de la sociologie du travail. La dernière décennie accueille, en effet, dans une rubrique spécifique, la division du travail (aux côtés de l'organisation) et, plus étonnant encore, le travail lui-même. Détail important, le travail en question est analysé sous l'angle de son contenu et de ses représentatiçons, ce qui traduit un rapprochement avec les préoccupations des ergonomes et des psychosociologues. la nette séparation du travail et de l'emploi suggère que la rupture entre les deux orientations de la sociologie du travail est consommée et cette rupture se situe aux frontières, mal définies, de l'entreprise.

   Cette dernière époque affiche un intérêt explicite pour les savoirs des travailleurs, la science dans l'industrie et celle des chercheurs. Les articles rangés dans la catégorie "Théorie, méthodologie, épistémologie", comme les numéros spéciaux, sont remplis de réflexions autocritiques, de doutes et de tentatives de nouvellement de perspectives. Comme dans d'autres spécialités sociologiques, la chasse aux paradigmes est ouverte. Avec la débâble des "grandes théories" marxistes et structuralistes, les chercheurs s'en retournent aux sources, aux expériences concrètes, aux témoignages : mais les réalités du travaiol ne se laissent pas saisir directement.

La disparition des "système de valeurs" appartient au même revirement. Car les "représentations" des acteurs ont supplanté l'idéologie et ont apparemment gagné en efficacité. Capables d'orienter les pratiques, de refaire le monde, ces représentations contribuent aussi à reconstruire la société. Naguère, il s'agissait d'expliquer l'organisation de ces "constructions sociales", ou leur fonction par référence aux structures globales. Désormais, l'accent se porte plutôt sur leurs effets. A l'extrême limite, la sociologie cède la parole aux acteurs, ou à certains d'entre eux, quitte à retourner sa fonction critique contre elle-même.

Tous ces changements affectent aussi les thèmes apparemment stables. Malgré son déclin, le syndicalisme résiste au temps, au même titre que les "relations professionnelles" et les "mouvements sociaux". Toutefois, le nombre d'articles correspondant diminue très fortement.

Inversement, les professions rencontrent un succès croissant dans la dernière période. Le sujet n'est pas neuf. l'abondante littérature anglo-saxonne qui lui a été consacrée depuis le début du siècle a d'abord éveillé des critiques sévères, mais les mouvements de professionnalisation ne sont plus analysés comme une survivance corporatrice, mais comme une réaction face aux incertitudes de la relation salariale L'apparition du thème "Emploi, chômage, marché du travail" reflète l'émergence d'une sociologie de l'emploi.

Tandis que la sociologie du travail s'interroge sur les divisions entre travailleurs, sur la crise du travail et sur sa propre crise, elle ne cesse de s'étendre, de se fragmenter, de se recomposer, de nouer des relations avec d'autres matières. La revue, comme la discipline sociologie du travail, vit réellement en phase avec son objet, un objet sensible aux controverses. (Marcelle STROOBANTS, Sociologie du travail, Nathan Université, 1993)

 

    Bien entendu, l'évolution de la revue ne s'arrête pas là et on peut constater, avec l'approfondissement de la crise économique et la permanence d'un chômage massif, que les controverses marquent dans le ton et le contenu nombre d'articles, et reflètent bien une conflictualité croissante.

 

Sociologie du travail, Elsevier-Masson.

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 12:55

   Très tard venues dans le monde de l'édition, ces deux revues, l'une (Ebisu) fondée par la Maison franco-japonaise de Tokyo en 1993 et l'autre (Cipango) par des enseignants de l'INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales) en 1992, offrent une information de premier plan sur de nombreux domaines sur le Japon. 

 

    Cipango se présente comme la seule actuelle revue scientifique consacrée au Japon qui soit publié en France et elle constitue de fait une référence dans le champ des études japonaises. Elle recueille les articles de chercheurs rattachés à des institutions françaises, ainsi que très régulièrement, des contributions émanant de spécialistes étrangers, principalement japonais, européens et américains. Revue pluridisciplinaire (mais aujourd'hui quelle revue portant sur une zone géographique ne l'est pas...) dans le champ des sciences humaines et sociales (histoire, ethnologie, géographie, économie, linguistique, littérature, arts, cinéma...), Cipango privilégie les études de fond utilisant principalement des sources originales en langue japonaise, mais propose également des traductions (textes scientifiques ou littéraires, documents historiques), ainsi que, dans une moindre mesure, des essais et des téloignages. La revue de l'INALCO accorde une place importante aux nouvelles de la recherche, recension d'ouvrages scientifiques mais aussi résumés des thèses et mémoires rédigés en français. C'est à ce titre une revue précieuse pour les jeunes chercheurs.

  Chaque numéro s'organise autour d'un dossier thématique ayant fait l'objet d'un appel à contribution. A la périodicité annuelle, Cipango a été lancée en janvier 1992 alors qu'il n'existait aucune revue en français spécialisés dans le domaine des études japonaises. Elle a été suivie de peu quelques mois plus tard par Ebisu. Avec ces deux revues, les chercheurs se voient offrir des perspectives de réflexion, et elles ne doivent leur parution qu'à la conjonction du hasard et de l'entêtement, nonbstant les découragements individuels, la malchance technique et des contextes politiques défavorables. Le destin d'une troisième revue française d'études japonaises, Daruma, 13 numéros entre 1997 et 2003 le montre bien. 

  D'abord imprimée, la revue est mise en ligne depuis 2012 (revues.org), parallèlement à la publication du premier numéro en langue anglaise.

  Avec pour directeur de publication Michael LUCKEN, un comité international fourni et à la tête du secrétariat de rédaction, Isabelle KONUMA, Cipango bénéficie des moyens du Centre d'Etudes Japonaises (créé en 1974 comme centre de recherche propre à l'INALCO). 

   Les derniers numéros de la revue ont traité du Genji Monogatari, vu sous l'angle littéraire, sous l'angle du contexte historique de la naissance du Roman du Genji, sous l'angle de la peinture, de la caligraphie et de la musique et sous l'angle de sa réception (Hors série 2008), de la guerre, colonialisme et commémoration (N°15, 2008), du Japon et la fait colonial (N°18, 2011 et N° 19, 2012).

 

   Ebisu, de la Maison franco-japonaise de Tokyo (Institut français de recherche sur le Japon, UMIFREE) publie des textes en langue française - articles, traductions, comptes rendus d'ouvrages - dans le domaine des études japonaises. Les articles concernent surtout des question de culture, de philosophie, d'anthropologie, de sociologie, d'économie, de géographie humaine et sociale, le plus souvent avec une dimension historique. Editée sur papier et diffusée essentiellement sur abonnement jusqu'en 2013, Ebisu est devenue une revue numérique en accès libre et gratuit dès parution depuis 2014. Les anciens articles peuvent être consultés (du n°1 au n°46) sur le portail Persée, les autres l'étant sur Revues.org.

  Avec pour directeur de publication Christophe MARQUET et rédacteur en chef Arnaud NANTA (Olivier ANSART fait partie du comité éditorial) et un comité scientifique également bien fourni, Ebisu, revue semestrielle,  est l'écho de travaux réalisés notamment au sein ou en collaboration de la Maison franco-japonaise de Tokyo. 

  Les derniers numéros de la revue ont traité de la Création et valeurs dans la société japonaise (N°50, 2013), de la Naissance d'une revue féministe au Japon (N°18, 2012) et de la Catastrophe du 11 mars 2011, désastre de Fukushima : fractures et émergences (N°47, 2012).

 

Cipango, CEJ, INALCO, 2, rue de Lille, 75343 PARIS CEDEX 07.

Ebusi, Maison franco-japonaise, bureau français, 3-9-25, Shibuya, Tokyo, 150-013 JAPON.

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 12:10

         Revue entièrement consacrée au monde chinois contemporain, universitaires, trimestrielle, sur papier et électronique, Perspectives chinoises analyse la Chine dans ses aspects socio-politiques, culturels et littéraires. Elle offre une information originale ainsi que des analyses fondées sur des enquêtes de terrain menées par des chercheurs spécialisés. Fondée en 1992 par Michel BONNIN, spécialisé dans les rapports entre société et pouvoir en République Populaire Chinoise pendant et après l'époque maoiste, par Raphaël JACQUET et Jean-Philippe BÉJA, entre autres auteur de A la recherche d'une ombre chinoise. Le mouvement pour la démocratie en Chine (1919-2004) paru aux Editions Le Seuil en 2004, la revue, établie à Hong Kong et parfaitement bilingue (tous les articles sont publiés dans les deux langues), constitue actuellement une référence dans ce domaine. Organe du Centre d'Etudes Français sur la Chine Contemporaine (CETC), elle se veut pluridisciplinaire : chaque numéro aborde un thème particulier dans un dossier parfois copieux, ainsi que des articles de recherche et d'actualité. Ses comptes rendus d'ouvrages et ses lectures critiques sont particulièrement utiles aux étudiants cherchant une documentation récente et fournie, comme d'ailleurs aux non-spécialistes. Elle se fait l'écho des recherches menées en Chine même et fait le lien constant entre, sur les mêmes sujets, les réflexions d'auteurs chinois en Chine et ceux établis en en Europe. 

 

   Le CETC, fondé en 1991, membre d'un réseau des 27 centres de recherches à l'étranger soutenus par le Ministère français des Affaires Etrangères et le CNRS, est le seul centre de recherche européen en Chine entièrement consacré à l'étude de la Chine contemporaine. Il est basé à Hong Kong et dispose d'une antenne à Taïwan depuis 1994, ainsi que des chercheurs individuels établis en Chine continentale. Impliqué dans la formation universitaire, en France et en Chine, ce centre a été dirigé par Michel BONNIN (1991-1998), puis par Jean-Pierre CABESTAN (1998-2003), Gilles GUILHEUX (2003-2006) et Jean-François HUCHET (2006-2011) et l'est actuellement pas Sébastien VEG. 

 

   On trouve, au fil des numéro, consacrés par exemple à l'Urbanisation de la Chine rurale (2013/3), à Mao aujourd'hui : une icône politique pour une époque prospère (2012/2), ou à La modernisation de l'Armée populaire de libération et ses répercussions (2011/4), les signatures de spécialistes, de Séverine ARSÈNE (rédactrice en chef), de Jean-Philippe BÉJA (basé à Pékin, il travaille sur la politique chinoise), de Stéphane CORCUFF (sur la géopolitique comparée des deux Chine par exemple), de Chloé FROISSARD (de l'Université Rennes 2), d'Aurore MERLE (histoire de la sociologie en Chine, modes d'association et de mobilisation des citoyens chinois...), de Judith PERNIN (cinéma documentaire chinois "indépendant"), de Sébastien VEG (littérature et politique...) ou de Yinde ZHANG (Université Sorbonne Nouvelle - Paris III). Le dernier numéro (2014/1) porte sur Hong Kong  deouis 1997. Il comporte des articles sur les pouvoirs exécutif et législatif, l'épargne chinoise, l'identité nationale et l'intégration régionale...

 

    Les numéros, disponibles sur le portail Revues.org, offrent ses articles documentés sous la vigilance d'un Comité de lecture de plus de quarante membres. On peut consulter sur le site du CETC, les différents travaux et initiatives du centre. 

 

Perspectives chinoises, China perspectives, CEFC, 20F Wanchai Central Building, 89 Lockart Road, Wanchai, Hong Kong. Abonnements par mail notamment : cfec@cefc.com.hk.

 

 

 

 

 

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 08:07

    Il n'existe pas de publication francophone à l'heure actuelle qui dépasse le public spécialisé, alors que foisonnent les sites sur Internet consacrés à la religion ou à la philosophie hindoue, souvent orientées vers la pensée de tel ou tel auteur, dans un but de propagande idéologique ou commerciale. La France est dotée en revanche d'un éventail assez large et assez nombreux d'étudiants, de doctorants, d'universitaires et de spécialistes dans les problématiques anciennes ou modernes concernant le sous-continent indien, mais la production de travaux originaux semble stagner en qualité et en quantité, même en tenant compte de la tendance généralisée à la publication en anglais, même de la part d'institutions financées sur des fonds publics français. L'intérêt du grand public est bien retombé en ce qui concerne les "sciences" ou la "sagesse" orientales, notamment indienne, mais reste tout de même actives diverses organisations en liaison avec des "gourous" ou des "maitres" en Inde. Ici, nous nous concentrons sur les sources d'études universitaires de l'inde ancienne et moderne. Nous ne présentons que trois des plus importances en France après avoir rapporté la vue d'ensemble des études indiennes et d'Asie centrale en 2012 d'un indianiste réputé, Gérard FUSSMAN. Les études indiennes, d'une manière ou une autre touchent très souvent un aspect ou un autre de l'hindouisme, même lorsque, dans le corps des contributions, il n'en est pas fait mention.

 

      Gérard FUSSMAN (né en 1940), historien français et titulaire d'une chaire d'Histoire du monde indien au Collège de France, expose sa vision de l'état actuel des études en France sur lInde et l'Asie centrale.

"J'ai commencé à apprendre le sanskrit en 1958. Quatre ans plus tard,(...), j'étais nommé archéologue-adjoint à la Délégation Archéologique Française en Afghanistan. Je pense qu'aujourdh'ui ce ne serait plus possible, pas seulement parce que depuis quelques années les postes se raréfient et que les chercheurs dobtiennent plus facilement des crédits de recherche pour une courte période qu'un emploi permanent leur assurant la tranquillité d'esprit nécessaire pour mener des recherches de longue durée. Je pense surtout que les institutions sont devenues beaucoup plus frileuses. Elles recrutent sur diplômes (...) exclusivement, même quand cela n'a pas de sens, par exemple au CNRS, à l'EFEO et à l'APHE. On ne fait pas confiance aux jeunes gens alors que tout Professeur sait très bien que, sauf exception, on peut très bien juger des capacités présentes et futures d'un étudiant de 20 ans. Il en résulte un accroissement de la précarité pour les jeunes chercheurs, un retard de carrière pour ceux plus âgés et une perte de capacités pour la recherche, par abandon des jeunes chercheurs sans fortune personnelle ou familiale, par vieillissement du corps des chercheurs également. Ce n'est pas le moindre effet négatif des réformes successives de la recherche et de l'université que toutes ont, l'une après l'autre, accru la lourdeur et la lenteur des recrutements sans avoir apporté la moindre garantie quant à leur qualité.

En 1958, le sanskrit était la discipline reine, en partie parce qu'une connaissance minimale de cette langue était nécessaire pour faire de la grammaire comparée des langues indo-européennes. Cette discipline jouissait d'un grand prestige, étant la seule linguistique enseignée et bénéficiant de l'aura des grands noms de l'Université, dont Emile Benveniste. La seule Inde qui valait était l'Inde ancienne, très ancienne même. L'Inde moderne n'était qu'une dégénérescence. Les indianistes de cette époque, remarquanbles savants s'il en fut, ont manqué deux tournants. Le renouvellement de la liguistique telle que symbolisée par les noms de Martinet et Chomsky, l'intérêt grandissant suscité d'abord par l'Inde contemporaine puis médiévale. La linguistique françase moderne s'est consitutée en dehors et, dans une certaine mesure, contre la grammaire comparée. Les études indiennes contemporaines se sont développées à l'INALCO et à l'EHESS. Ces deux coupures n'ont en rien bénéficié à l'indianisme. Mais il y a eu un énorme changement de perspective. En 1958 on pouvait se dire indianiste, et même antrhopologue indianiste, sans connaitre aucune langue contemporaine de l'Inde. Les étudiants formés depuis 1980 sont tous censés parler un langue contemporaine de l'Inde et en tout cas ne croient plus qu'on puisse faire une enquête de terraub en anglais seulement. 

La hiérarchie des champs d'études a aussi beaucoup changé. En 1958 le sanskrit, assimilé à l'Inde, était la discipline reine, en France comme en Allemagne. C'était l'héritage de la découverte, au début du 19e siècle, de cette langue et de son apport à la grammaire comparée des langues européennes. Le tibétain et le japonais étaient des disciplines confidentielles enseignées à l'Ecole des Langues Orientales seulement, de statut nettement inférieur à celui de l'Université, ne serait-ce que parce que très peu de ses enseignants étaient docteurs. Devenue l'INALCO, c'est maintenant, après maintes péripéties, une université de plein droit, avec de nouveaux locaux, la proximité d'une bibliothèque ultra-moderne (la BULAC) et la participation au PRES (Pôle de Recherche de l'Enseignement Supérieur) Paris-Cité. Dans le domaine des études orientales, désormais orientées vers le monde contemporain, c'est apparemment l'institution qui a le plus d'avenir.

La hiérarchie actuelle des la production scientifique me parait différente de celle implicitement admise en 1958. Le monde contemporain alors négligé par l'Université, est désormais privilégié par les étudiant et les "décideurs"". Du point de vue de la productivité de la recherche, la hiérarchie me semble plutôt être études iraniennes, études centrasiatiques, études indiennes. Pour le nomdre des étudiant, c'est probablement le chinois qui arrive en tête. Cela a des causes objectives. Pour l'Iran le renouveau des études avestiques, sous l'impulsion en France de mon collègue Jean Kellens, et le développement des études sur le shiisme dans la lignée d'Henri Corbin et maintenant de Mohammed Amir-Moezzi. Pou l'Asie centrale, c'est le développement des fouilles archéologiques en Afghanistan jusqu'en 1978 et ensuite en Ouzbékistan. La cration de l'Institut Français de l'Asie Centrale (IFEAC) à Tashkent, malheureusement fermé en 2011 par la volonté des autorités ouzbèques, a permis le développement d'études sur l'Asie centrale contemporaine. La Chine a profité du prestige d'une nation en pleine renaissance, de plus en plus ouverte sur l'étranger, de l'enseignement du chinois dans les lycées français et d'un réservoir d'étudiants chinois et surtout chinoises issus de l'immigration ou venus en France grâce à des bourses. Ces bourses existent aussi pour les étudiants indiens, mais ceux-ci ne viennent pas en France étudier l'inadianisme classique : ce sont les métiers de la finance et du management qui attirent les meilleurs d'entre eux, y compris et surtout en Inde contemporaine.

Cette situation n'est pas définitive. Le rapide développement économique de la République indienne va accroître l'attirance pour les études indiennes une fois que nous auront fait comprendre à tous qu'il ne suffit pas de savoir l'anglais pour comprendre les pays et ses habitants. Mais les indianistes, malgré une augmentation très sensible du nombre des postes, sont aujourd'hui très mal armés pour défendre ou restaurer le prestige de leur discipline.(...)."

Le chercheur mentionne que les conditions d'accès au terrain ont complètement changé depuis les années 1970. L'Afghanistant et la Pakistan (où se situent de nombreux sites exploitables pour l'étude de l'Hindouisme ou de l'Inde ancienne), alors relativement en danger, sont de fait fermés aux chercheurs étrangers. L'Inde, informe t-il encore, de plus en plus agitée de mouvements nationalistes hindous qui rendent le dialogue difficile, interdisent aux étrangers, de même qu'aux Indiens, de traiter de certains sujets n public, comme l'apport musulman, les Aryens, les causes de la scission de 1947.... Les coopérations ne peuvent se faire que sur des sujets qui ne fachent pas, la grammaire de Pânini ou l'urbanisme antique...

 

  Le Centre d'Études de l'Inde et de l'Asie du Sud (CEIS), le plus grand laboratoire français de recherche en sciences sociales sur le sous-continent indien, dirigé actuellement par Blandine RIPERT, est une unité mixte de recherche (UMR 8564) de l'Ecole des Hautres Etudes en Sciences Sociales (EHESS) (où il a son siège principal, 190-198 avenue de France, 75244 PARIS CEDEX 13) et du CNRS. Fondé au milieu des années 1950 sous l'impulsion de Louis DUMONT, ce Centre avait pour objctif de rénover l'étude de l'Inde par la conjonction des diverses disciplines des sciences sociales et humaines avec les acquis et les problèmes de l'indologie classique. Il regroupe dès l'origine les spécialités alors enseignées à Paris.

Le CEIAS est aussi un centre de documentation (Maison de l'Asie, 22 avenue du Président Wilson, 75116 PARIS) dont la bibliothèque possède le fonds le plus important d'ouvrages (30 000 environ) et de périodes (439 dont 60 vivants) sur l'Asie du Sud moderne et contemporaine. Son catalogue est en ligne dans la base de données de la Bibliothèque Universitaire des Langues et Civilisations (BULAC).

En 2011, le CEIAS a accordé un accueil institutionnel à la revue en ligne SAMAJ (South Asia Multidisciplinary Academic Journal), revue à comité de lecture consacrée à la recherche en sciences sociales sur l'Asie du Sud (http://samaj.revues.org).

Le CEIAS publie depuis 1975, sous le titre de Purusârtha, une collection dont les volumes (environ un par an) ouverts aux chercheurs extérieurs français et étrangers reflètent les orientations de recherche et les débats scientifiques qui se développent en son sein. Parmi les ouvrages publiés, notons L'Inde des Lumières, de Marie FOURCADE (2013), circulation et territoire dans le monde indien contemporain, de Véronique DUPONT (2010) ou encore Divins remèdes. Médecine et religion en Asie du Sud (2009). Beaucoup de thèmes sur l'hindouisme sont abordés dans cette collection, comme Rites hindous, de Gérard COLAS (2006) ou Tribus et basses castes, de Marine CARRIN (2002).

Depuis 1998, le CEAIS fonctionne comme laboratoire de rattachement administratif pour le Centre de Compétences Thématiques du CNRS en modélisation, analyse spatiale et systèmes d'information géographique (CTT MASSIG).

 

   Le Bulletin d'Etudes indiennes, publié dans le cadre de "Mondes iranien et indien" (27, rue Paul Bert, 94204 IVRY-SUR-SEINE), Unité Mixte de Recherche créée en 2005, est publié par l'Association Française pour les Etudes indiennes (52, rue du Cardinal Lemoine, 75231 PARIS CEDEX 05). Fondé en 1983 par Nalini BALBIR (actuel éditeur et responsable de publication) et Georges-Jean PINAULT, ce périodique scientifique est consacré à tous les aspects relatifs aux études indiennes. Chaque numéro (200 à 300 pages) (périodicité irrégulière)  contient des articles et au moins une vingtaine de comptes rendus, et en outre, des études monographiques et des nécrologies. Il est accompagné de suppléments. Le numéro 30 de 2012 est achevé d'imprimer en mars 2013.

Ainsi le Bulletin n°26-27 (2008-2009), après des rapports pour l'exercice 2009, contient les articles entre autres de Jean FEZAS (Traditions et sens commun, une présentation népalaise du rituel : La fête Tij vue par Bhîma Nidhi Tiwâri, de Mislav ZEVIC (Les études indiennes en Croatie : Histoire, présent, projets, résultats, publications), de Roman MOREAU (Bhima Vrkodara : homme ou animal?) ou de Jérôme PETIT (Baârasîdâs et Jean-Baptiste Tavernier : Feux croisés sur l'histoire économique de l'Inde au XVIIe siècle)...  Ce Bulletin s'adresse à un public très spécialisé.

 

    L'Institut d'Etudes Indiennes, du Collège de France produit une Lettre d'information, envoyée à une centaine d'instituts indologiques étrangers et publiée par les Publications de l'Institut de Civilisation Indienne, les Editions de Boccard (11, rue de Médicis, 75006 PARIS). Installé 52, rue du cardinal Lemoine (75231 paris cedex 05), l'Institut, présidé par Jean KELLENS, par sa publication, donne des informations sur ses activités d'enseignements et de recherche. Fondé en juin 1927 à l'initiative d'Emile SANART, appartenant à l'origine à l'Université de Paris, il a été rattaché au Collège de France en janvier 1973. Le fonds important de la bibliothèque de l'Institut d'études indiennes (85 000 volumes et 450 titres de publication, dont 40 vivants) couvre toute l'Asie du Sud, soit l'Inde, le Pakistan, le Népal, le Sri Lanka, l'Asie centrale indianisée, Afganistan et dans une moindre mesure l'Asie du Sud-Est, les périodes du monde indien ancien et principalement l'Inde préislamique. On peut y trouver des ouvrages sur la linguistique, l'archéologie, l'histoire des religions, le védisme, le brahamanisme, le bouddhisme et le jaïnisme. Le consultation est ouverte aux chercheurs, ainsi qu'aux doctorants et dans certains cas aux élèves de master sur lettre de recommandation. Comme pour beaucoup de bibliothèques spécialisées rattachées à un ensemble universitaire, l'autorisation de consultation se fait en général sur recommandation de professeurs, pour les étudiants de 3ème cycle, et à titre exceptionnel pour des lecteurs occasionnels. 

 

 

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 16:05

   Cette revue trimestrielle sur les technologies de l'information et de la communication, fondée en 1980, se présente comme une revue de réflexion critique sur les mutations de la société à partir de la question des nouvelles technologies de l'information. Autour d'informaticiens, de sociologues, de syndicalistes et de praticiens, la revue, dirigée par Jacques VÉTOIS, s'attache à une réflexion pluridisciplinaire et transversale sur les enjeux culturels et sociaux de l'information.

Depuis sa création, la revue est préoccupée par plusieurs questions, comme l'indique l'article Forum, du 2 décembre 2005, faisant le tour de 25 ans d'informatisation (n° d'Hiver 2005-2006) :

- L'informatique est passée d'un modèle centralisé à l'informatique en réseau (big brother à little sister) ;

- Nombre de rapports ou de grands projets sont issus de désirs de remodelage de la société par la technique. Entre technique vecteur de changement et peur de la technique, la notion de progrès technique a-t-elle changé?

- Comment comprendre l'informatisation du travail alors que d'une emprise physique du travail, il semble que l'on soit passé à une emprise sur la subjectivité du travailleur, sur l'intellect, sur le mental?

- Enfin, où sont les informatiques alternatives? Qu'a t-on fait des alternatives il y a vingt ans et que sont-elles maintenant?

Les participants de ce Forum revienne sur le contexte politique de la création de c3I et de Terminal (Emmanuel VIDECOQ). "On était à la fin du septennat de Giscard d'Estaing et le pouvoir avait impulsé un débat sur l'informatisation de la société. Ce fut le rapport Nora-Minc avec un grand colloque au Palais des Congrès. Parallèlement, certaines critiques de l'informatisation s'étaient développés dans des milieux comme à la CFDT par exemple, avec la publication du livre Les Dégâts du Progrès (Le Seuil, 1977), ainsi que divers travaux de sociologues, dont Philippe Lemoine. Le CIII s'est constitué suite au colloque L'informatisation contre la société, qui était une forme de réponse politique au rapport Nora-Minc et au colloque sur L'informatisation de la société. Ce fut une rencontre (...) organisée par un collectif de revues féministes, gauchistes et de diverses émanations marxistes. A la suite de ce colloque, la décision a été prise de créer un centre d'Information et d'Initiative sur l'Informatisation (...). Le premier numéro de Terminal (...) est une espèce de bulletin ronéoté qui faisait écho aux débats (...). Ensuite, le sommaire des numéros 2 et 3 qui avaient comme thématique le contrôle social et la carte d'identité informatisée était à mettre en relation avec les "autonomes" qui écrivaient dans un mensuel qui s'appelait Gueule qui faisait suite à La Gueule Ouverte.(...)." Si les luttes économiques tiennent une grande place, Jacques VÉTOIS rappelle que "nous étions obnubilé par le problème de l'Etat" et actuellement, la revue, alors que les problèmes d'informatique et liberté reprennent le devant de la scène, poursuit son activité critique.

 

     D'abord bimensuelle à ses origines, elle est trimestrielle à partir de 1993 et est alors dorénavant co-éditée par les Editions L'Harmattan et actuellement par l'Association CREIS-Terminal créée en 2010, par fusion des associations Creis (créée en 1984) et CIII-Terminal (créée en 1979).

Cette association a pour objectifs principaux de :

- réaliser et diffuser des recherches concernant les multiples interactions entre les Technologies de l'information et de la Communication (TIC) et la Société ;

- confronter les expériences pédagogiques et faciliter les échanges autour du thème "Informatique et Société" ;

- organiser des actions de sensibilisation aux conséquences sociales, économiques, politiques, juridiques, culturelles de l'informatisation de la société, auprès des publics variés (colloques, journées d'étude, rencontres-débats) ;

- agir auprès des organismes publics ou privés ;

- faire savoir à travers ses publications, et notamment son bulletin trimestriel, ses journées d'études, ses colloques, son site Internet (www.lecreis.org) et sa revue Terminal.

Enseignants à l'Université, dans les IUT ou les lycées, les membres de CREIS-Terminal ont pour objectif de former les futurs informaticiens, les usagers de l'informatique et les formateurs eux-mêmes, aux enjeux liés à l'informatisation de la société. L'association travaille avec de nombreuses associations, au niveau national et international.

 

    Depuis le numéro 87 (printemps/été 2002), chaque numéro de la revue comporte un dossier thématique. Les dossiers sont ouverts à la collaboration avec des associations, des laboratoires universitaires et des chercheurs indépendants. La revue a déjà abordé de nombreux thèmes comme La communication entre libéralisme et démocratie (novembre 2001), les biotechnologies (mars 2004), la fracture numérique (avril 2006) et l'administration électronique (juillet 2007). Son numéro de Juin 2013 aborde le transmedia storytelling (n°112, hiver 2013).

 

   Chaque numéro de la revue, en outre, aborde de manière permanente, dans la rubrique Réseaux, le problème de la gestion politique de l'extension et de la mondialisation des flux d'informations véhiculées par ceux-ci et de leur intégration à la sphère des rapports marchands et dans la rubrique Technologie-travail, les grands débats sur la place de informatique dans l'entreprise... Des rubriques Multimédias, Technosciences, Identités Pouvoirs sont également régulièrement alimentées.

 

     Son Comité de rédaction, où l'on retrouve, entre autres,  les noms de Dominique DESBOIS, Mélanie Dulong de ROSNAY, Julien NICOLAS, Daniel NAULLEAU et Jean-Benoit ZIMMERMANN, est épaulé par un Comité scientifique, pour avoir un regard extérieur et un retour sur l'évolution de celle-ci comme pour permettre  de mieux appréhender la réalité sociale des nouvelles technologies à travers le prisme de la réflexion scientifique ou de la pratique sociale. 

 

Terminal, 24 rue de la Chine, 75020 PARIS. Site www.revue-terminal.org

 

Complété le 9 novembre 2013 (en fait la première diffusion était incomplète, par rapport à ce qui avait été préparé!)

 

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