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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 09:48
          Vacarme, entre art et politique, savants et militants, magazine et revue, comme l'indique son sous-titre développé, revue trimestrielle née en 1997, tente de mêler dans ses pages (environ 80 pages par numéro), textes de fond, photographies, dessins, poèmes et témoignages.
          Dûment charpentée en quatre rubriques, long entretien, chantier thématique, cahier et lignes, la revue se veut un lieu de rencontre d'individus engagés dans les mouvements sociaux, associatifs (Act-Up Paris, GISTI, dans la lutte anti-SIDA et pour les sans papiers...) et de chercheurs et enseignants en sciences sociales notamment, comme d'écrivains, de thérapeutes, d'artistes.. Penser la pratique, partager le savoir, échapper aux séparations traditionnelles entre politique et art, agir dans l'urgence et penser dans le long terme...

        C'est ainsi que la revue aborde différents thèmes plus ou moins dans l'actualité, la santé : affaire privée, affaire publique (n°1, hiver 1997), les DDASS (Directions Départementales des Affaires Sanitaires et Sociales) : une basse administration (n°12, été 2000), refaire la grève (n°26, hiver 2004), la France pavillonnaire (n°42, hiver 2008), vivre avec le sport (n°45, automne 2008), et dans le numéro 46, la prostitution : un métier impossible? On peut noter dans ce numéro un éditorial Refuser la violence, qui se termine ainsi : "Pourtant, les résistances citoyennes ne manquent pas. De l'essaimage militant de Réseau Éducation Sans Frontière aux mobilisations à répétition sur Internet, de la dénonciation du fichier EDWIGE, aux occupations d'établissements scolaires, aux enseignants, chercheurs, soignants en lutte, d'autres formes de contestation ne cessent de s'écrire et de voir le jour. Faisons alors le pari, avec Mike DAVIS, d'un horizon où il est "tout simplement impossible de ne pas avoir confiance dans l'idée que le gens ordinaires peuvent changer le monde".
         Volontairement ancré à gauche, et même à gauche de la gauche, selon une formule consacrée, militante et désireuse d'ancrer une action pugnace sur une connaissance précise de la société, Vacarme fait naturellement aux conflits sociaux une très large place. Le lecteur trouve dans cette revue à la fois des exposés rigoureux, à multiples voix, sur une situation ou une évolution sociale, et des idées pour mener un vacarme selon l'acception de Mathieu POTTE BONNEVILLE, philosophe et co-fondateur de la revue, qui se réfère à Claude LEVI-STRAUSS : "les instruments du vacarme sont les instruments rituels avec lesquels certaines tribus amérindiennes chassent le grand léopard bleu qui veut manger le soleil - l'image d'une telle résistance musicale, tribale, et minoritaire nous semblait assez belle".
        Editée par une association du même nom, Vacarme regroupe une vingtaine de membres bénévoles qui assurent collégialement la conception et la réalisation de chaque numéro. Avec un comité de rédaction de cette vingtaine de personnes, et avec Vincent CASANOVA comme directeur de publication, Vacarme publie à la fois sur papier et sur Internet où l'on peut retrouver sur son site une grand nombre de ses articles.`  
         De 2006 à 2010, Vacarme s'est associé avec la revue Multitudes, dans les Editions Amsterdam, pour des publications communes, essais ou manifestes théoriques et politiques thématiques : Multitudes/idées et Multitudes/interventions. Depuis 2010, elle est éditée par Prairies ordinaires.

       Vacarme, 59, rue Louis Blanc, 75010 PARIS
       Site : www.vacarme.org (difficulté d'accès au moment de l'actualisation)
(Actualisé le 24 mars 2012)
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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 15:37
     A l'image d'une discipline - la sociologie de l'art - jeune et aux frontières mal définies et aux contenus très diversifiés, entre la critique interne de l'art, l'étude des oeuvres d'art, des activités ou langages ayant une dimension esthétique, et l'analyse sociologique de la vie artistique, la revue Sociologie de l'art publie depuis 1992 les contributions les plus diverses. Seul point commun entre les différends articles qu'elle publie, au moins deux fois par an : parler de sociologie de l'art...

    Avec un thème par numéro, Sociologie de l'art aborde les échecs et ratages en art (n°7, 1994), la posture esthétique (n°9, 1996), les arts et le public (n°12, 1999), le travail artistique (n°5 de la formule Opus, 2004) ou l'art comme connaissance et imaginaire, en hommage à Jean DUVIGNAUD (n°11-12, 2007). Nombre des articles publiés reflètent des débats conflictuels et rendent compte de conflits concernant l'art dans la société, qui ceux-ci se situent très loin dans l'histoire ou dans notre époque. Souvent très techniques, beaucoup d'articles s'adressent d'abord à un public spécialisé soit en art, soit en sociologie, soit dans les deux domaines. La revue se veut d'ailleurs d'abord un lieu de rencontre entre des milieux sociologiques qui travaillent souvent occasionnellement sur les liens entre art et société.
    Notons deux des derniers numéros de la revue (n° 19 et 20) sur Le corps en amont, puis Le corps en aval. Le corps de l'écrivain, qui réunit un ensemble d'études "dont chacune met en valeur une ou plusieurs caractéristiques sociohistoriques du corps de l'écrivain - ou plutôt, car il faut se garder d'essentialiser ce phénomène, des corps des écrivains. Le point de départ est à chaque fous un terrain bien délimité, composé de textes, de métatextes et/ou d'entretiens." Le corps en amont met l'accent "sur le corps de l'écrivain avant et pendant l'acte d'écriture. Dans une première contribution, Christine DÉTREZ montre à quel point ce corps écrivain détermine l'écriture littéraire dans ses conditions d'existence même, en prenant comme exemple le discours des écrivains féministes maghrébins sur leurs propres pratiques scripturales. Ecrire en tant que femme en Algérie et au Maroc continue d'avoir un coût social et physique élevé. Gérard FABRE offre une version plus textuelle de certaines des observations faites par DÉTREZ, sous forme d'une analyse d'un poème du Québécois Gérard GODIN, où celui-ci évoque son incarcération en 1970 pour agitation indépendantiste. Le corps écrivant y est central : non seulement la forme singulière du poème s'éclaire-t-elle en la rapportant au corps captif du poète, mais ce n'est qu'en établissant ce lien que l'on voit le poème livrer une part insoupçonnée de sa signification. L'expérience somatique de l'écrivain est ici manifestement au fondement de l'acte littéraire. A travers le cas du dramaturge français Bernard-Marie KOLTÈS, Jérôme DUBOIS entend montrer ensuite qu'une sociologie du corps de l'écrivain gagnerait à relier la poétique d'un écrivain et la façon dont celui-ci envisage le corps en général et le sien en particulier. Il s'agit d'examiner le corps de l'écrivain comme source d'inspiration ou, plus exactement, d'imagination. A cet effet sont convoqués des outils sociologiques et psychanalytiques" Le second numéro de Sociologie de l'art - Opus "déplace plus nettement le regard vers le texte et invite à observer ce que celui-ci en tant que littéraire ou métalittéraire, contient du corps de l'écrivain, voire fait au corps de l'écrivain. Le numéro s'ouvre sur un article de Jérôme MEIZOZ sur Jean-Jacques ROUSSEAU, ce que MEIZOZ appelle une "posture", c'est-à-dire la manière dont, en l'occurrence, l'écrivain-philosophe suisse occupe sa position dans l'espace littéraire. On y découvre comment ROUSSEAU passe d'une représentation de soi en pauvre vertueux à un discours où l'accent postural est mis sur le corps malade et la souffrance. Les deux contributions suivantes, signées de deux jeunes chercheuses, élargissent encore l'enquête sur la présence du corps de l'écrivain dans ses oeuvres. Toutes deux ne l'observent pas seulement à l'aune d'un art poétique donné et d'une posture corrélative dans le champ littéraire. Elles y voient aussi le principe de l'activité scripturale que cette activité transforme en retour selon des logiques proprement littéraires. Le corps apparaît ainsi en filigrane comme l'instrument et l'enjeu de l'écriture. D'abord, Maria DOGA commence par montrer que le processus d'écriture chez Francis PONGE 'prend sa source dans le corps". Son article fait voir comment l'écriture réflexive du poète français n'a cessé d'impliquer son propre corps écrivant, transgressant ainsi les notions classiques d'auteur, d'écriture, d'inspiration, etc. et modifiant la notion du corps d'écrivain et de corps tout court. Enfin, Emilie SAUNIER, se penchant sur la romancière belge Amélie NOTHOMB, tente non seulement de cerner dans les oeuvres les traces laissées par le corps écrivant, mais aussi le bénéfice que ce même corps semble retirer de l'écriture qu'il engendre." (Paul DIRIKX, directeur de ces deux numéros).
    
   Faisant appel régulièrement, sur Internet notamment, aux contributions dans le monde étudiant ou professoral, sur un thème choisi, l'équipe de rédaction, dirigée par Florent GAUDEZ et composé d'une vingtaine d'universitaires de toute la France et s'étendant aux zones francophones. Elle s'appuie sur un Comité international de parrainage scientifique très diversifié. La revue parait depuis 2002 sous le deuxième nom Opus, changeant alors de lieu de siège et de maison d'édition (de Bruxelles à Paris, et de La lettre volée à l'Harmattan).
    L'association qui gère la revue - l'Association des amis de la revue Sociologie de l'Art - est présidée par Jacques LEENHARDT.

       Sociologie de l'art - opus, Editions l'Harmattan, 7 rue de l'Ecole Polytechnique, 75005 PARIS.
      Abonnement Opus-Sociologie de l'art c/o Florent GAUDEZ, Université Pierre Mendès-France, Laboratoire de Sociologie de Grenoble, EMC2 - LSG, Domaine universitaire, BP 47, 38040 GRENOBLE CEDEX 9.
         Le site Internet de la revue présente les anciens numéros et les informations pratiques.
(Actualisé le 22 mars 2012)
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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 14:17
   Créée en 1985, cette "Revue internationale de théorie du droit et de sociologie juridique", se conçoit comme une nouvelle série après celle fondée en 1926 par Hans KELSEN, Léon DUGUIT et Franz WEYR. Un groupe de chercheurs et d'enseignants, comme Pierre BOURDIEU, Jean CHARBONNIER ou Michel CROZIER pour la partie française, pensaient offrir "un espace régulier d'échanges sur le juridique dans ses différentes dimensions, pour des recherches et des analyses issues d'horizons disciplinaires divers et produites dans un cadre international avec le souci d'établir des ponts entre le travail de connaissance et l'action." Une volonté qui reste actuelle de faire dialoguer juristes et sociologues sur les différents enjeux du Droit, qu'il soit public ou privé, national ou international.
     Se voulant  "loin des querelles de chapelles, des affrontements ou des ignorances réciproques entre disciplines", cette Revue aborde de nombreux aspects des conflits sous l'angle du Droit. En 70 numéros, souvent bilingues, avec une audience internationale réelle, dotée d'un Conseil scientifique où se côtoient Richard ABEL, Maurice AYMARD et Lawrence FRIEDMAN, dirigée aujourd'hui par Jacques COMMAILLE (rédacteur en chef), elle aborde autant "le voile en procès" (2008) que le "droit et politique face aux inégalités de genre (2005) que "la justice comme espace politique, trois études de cas : Israël, Inde, Argentine" (2003). Pour son numéro 79, de 2011/3, elle développe le thème du "rôle des administrations dans la fabrication des normes, thème qui peut paraître sec, mais que Michel COINTEPAS (Pouvoir politique et pouvoir administratif : l'exemple de la direction du travail sous Arthur Fontaine (1899-1920), David NIGEL (La jeunesse déviante entre ordre moral et raison expertale, production du droit et politiques publiques de protection de la jeunesse sous le régime de Vichy) et Jacques CHEVALIER (La place de l'administration dans la production de normes), entre autres, illustrent concrètement. Dans les Etudes présentées à la fin de ce numéro figure la contribution de Yann LERY (La notion d'effectivité du droit) qui a retenu toute notre attention.
  
       Rappelons pour montrer la difficulté de l'entreprise qu'il existe dans l'oeuvre de Pierre BOURDIEU par exemple, une réelle critique contre à la fois le système juridique et les pratiques des acteurs de l'institution judiciaire. Pour reprendre les termes de Jacques COMMAILLE, dans un dossier consacré "à la place du droit dans l'oeuvre de Pierre BOURDIEU" en 2004 dans la Revue Droit et Société : "Cette opposition (entre juristes gardiens de la permanence et sociologues chantres du changement) est associée à une autre, fondamentalement politique, entre une vision agonistique où le conflit est mis au coeur du fonctionnement du monde social, vision majoritairement partagée par les sociologues, et une vision consensualiste où le conflit est une pathologie qu'il faut réduire, ce qui est logiquement dans la vocation des juristes".

       La Revue fait partie d'un Réseau Européen Droit et Société qui impulse une collection de livres  à la Librairie Générale de Droit et de Jurisprudence, au nombre déjà d'une cinquantaine. Comme d'autres Revues, elle patronne également des Conférences et des Colloques sur les relations entre Droit et Sociologie ou Anthropologie ou encore Philosophie... Pour tout acteur social ou simple lecteur ou étudiant, cette Revue est une des rares qui ne se cantonnent pas à la technique juridique ou à l'approfondissement du Droit en tant que tel, et qui aborde le conflit social dans de nombreuses de ses implications.
Il existe bien entendu d'autres Revues, moins connues, issues d'Université comme celle de Limoges et de sa Faculté de Droit et des Sciences économiques, "Les cahiers de l'Institut d'Anthropologie Juridique qui aborde la question des conflits de temps à autre, de manière très technique et qui offre d'intéressantes monographies (voir le numéro 7 consacré à la "Résolution des conflits") mais peu d'entre elles abordent le Droit d'emblée comme un fait social.

   Signalons enfin que de nombreux textes (des numéros entiers souvent aussi) sont disponibles sur internet, directement par le site de la Revue ou par le portail Persée.

     Revue Droit et Société, Pour la rédaction Institut des Sciences sociales du Politique (ISP), Pôle de Cachan - Ecole Normale Supérieure, 61 avenue du Président Wilson, 94235 CACHAN CEDEX (Muriel LESAVRE),
Pour l'administration et les abonnements, Librairie Générale de Droit et de Jurisprudence, Lextensio éditions, 33, rue du Mail, 75002 PARIS.
Site : www.reds.msh-paris.fr. (il s'agit du serveur de la fondation Maison des sciences de l'homme)
Pour le Réseau Européen Droit et Liberté : 1, rue de la République, BP 43, 11160 RIEUX-MINERVOIS (André-Jean ARNAUD et Jacques COMMAILLE).
(Actualisé le 21 mars 2012)
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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 14:54
   Dans un genre réputé difficile, la linguistique, où beaucoup pensent que s'y risquer demande la maïtrise au minimum de deux ou trois langues, cette Revue de sociolinguistique en ligne (uniquement sur Internet), de création relativement récente (2003), entend contribuer à la compréhension des liens entre politiques des langues et tout ce qui tourne autour du langage en général, et sociologie.
    Un groupe de chercheurs travaillant au sein du laboratoire LIDIFra de l'Université de Rouen, malgré leurs travaux et leurs approches très divers disent avoir en commun quelques orientations majeures : "ils étudient les pratiques et les représentations langagières dans des situations de plurilectalisme (pluralité des langues, des variétés, des usages) ; leurs travaux portent sur le recensement et la description des variétés en présence, l'analyse des modes de contacts entre ces variétés et l'examen des politiques linguistiques qui leur sont liées ; ils s'intéressent particulièrement aux situations dans lesquelles le français est en contact avec d'autres langues." 
Ce groupe de chercheurs fait référence au concept de glottopolitique en s'appuyant, dans leur premier numéro, sur le concept de louis GUESPIN et de Jean-Baptiste MARCELLESI, énoncé en 1986. On le retrouve dans de nombreux endroits sur la Toile :  la glottopolitique désigne les diverses approches qu'une société a de l'action sur le langage, qu'elle soit consciente ou non consciente :
             aussi bien - la langue, quand la société légifère sur les statuts réciproque du français et des langues minoritaires par exemple,
                              - la parole, quand elle réprime tel emploi chez tel ou tel,
                              - le discours, quand l'école fait de la production de tel type de texte matière à examen :
    glottopolitique est nécessaire pour englober tous les faits de langage où l'action de la société revêt la forme du politique."
  La glottopolitique, écrivent-ils encore, est une pratique sociale, à laquelle nul n'échappe, que l'on soit ministre ou simple citoyen.

        Depuis sa création, la revue compte 19 numéros à son actif, dont chacun donne bonne matière à réflexions. On notera les thèmes de quelques-uns d'entre eux : Quelle politique linguistique pour quel Etat-nation?, Anciens et nouveaux plurilinguismes, Traitements automatisés des corpus spécialisés : contextes et sens, Insertion scolaire et insertion sociale des nouveaux arrivants, Pratiques langagières dans le cinéma francophone...
Notons un des derniers numéros (n°19, janvier 2012), de 164 pages, sur "Réformes de l'orthographe française - Craintes, attentes et réactions des citoyens. Anne DISTER et Marie-Louise MOREAU écrivent dans leur présentation de ce numéro "Peu de temps après la publication au Journal officiel de la République française des "Rectifications orthographiques", PetitJean et Tournier (1991) relèvent les principales étapes qui ont marqué la constitution du français et de son écriture. Il ne faut pas solliciter cet inventaire pour y lire que la question de l'orthographe française et de sa réforme est une préoccupation constante, permanente. Tout le 20ème siècle, en particulier, se caractérise par une sorte d'ébullition, voyant se multiplier les prises de position, les projets, les manifestes, les publications. Après 1990, l'histoire parait connaître une accélération, du moins pour ce qui concerne les publications : travaux scientifiques dans le prolongement des rectifications, ou indépendamment de celles-ci (...), mais aussi ouvrages destinés au grand public." "Les travaux réunis dans ce volume adressent différentes recommandations aux responsables de la politique linguistique. On peut résumer les principales en ces mots : sélectionner, informer, s'engager. (...)".
   L'équipe du comité de rédaction d'une vingtaine de personnes, épaulée par un Comité Scientifique fourni, notamment Jean-Baptiste MARCELLESI, avec Clara MORTAMET comme rédactrice en chef, s'efforce sur ces thèmes d'apporter des éléments clairs, avec le moins de jargon possible, tâche difficile dans cette discipline. Elle entend également intervenir dans le vif des débats concernant la langue en général, comme sur les liens pré-supposés entre délinquance et non-maîtrise de la langue dans les "quartiers difficiles" en février 2008.

      On ne peut que conseiller ceux qui s'intéressent aux liens entre conflit et langage de parcourir ces textes, gratuitement disponibles sur Internet. Une certaine attention bien sûr est exigée (pas de romance...), mais dans ces temps de banalisation de lieux communs, il importe de prendre sur son temps, d'être à l'écoute de toute nouvelle approche côté linguistique...

   Glottopol, revue de sociolinguistique en ligne : www.univ-rouen.fr/dyalang/glottopol/
(Actualisé le 21 mars 2012)
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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 14:24
       Cette revue semestrielle de sciences sociales, créée en 1981, se veut indépendante "de toute chapelle comme de tout pouvoir financier, bureaucratique ou idéologique". D'abord trimestrielle et totalement artisanale, La Revue du MAUSS paru sous l'appellation Le Bulletin du MAUSS de 1982 à 1988, jusqu'à sa reprise par les éditions La Découverte. Elle est devenue semestrielle depuis 1993, avec à chaque numéro plus de 300 pages.

      En référence directe à Marcel MAUSS, elle aborde des aspects anthropologique, économique, historique, écologique, philosophique, sociologique et politique, avec une prédilection pour "le paradigme du don", dans une esprit pluridisciplinaire, dans une critique vive de l'utilitarisme. S'adressant plus spécialement aux chercheurs et aux étudiants, elles s'engage dans des débats majeurs de société, ancrée délibérément à gauche. Parmi ses précédents et plus récents numéros, on peut citer "Vers une autre science économique", "Marcel MAUSS, savant et politique", "Avec Karl POLANYI", "pourquoi se mobilise t-on?", "Penser la crise de l'école", "Le capital social", "Malaise dans la démocratie"... Il faut saluer le numéro du premier semestre 2008 consacré, autour des problèmes soulevés par Thomas HOBBES, "L'homme est-il un animal sympathique?, Le contr'HOBBES". Notons également l'un des derniers numéros, le numéro 38 (2011/2), consacré à "Emancipation, individualisation, subjectivation, suite du précédent sur "Psychanalyse, philosophie et science sociale, avec des contributions de Pierre PRADES, Lucien SCUBLA, Elisabeth CONESA... Selon une présentation de l'éditeur : "Où il est montré (entre beaucoup d'autres choses) que non seulement la psychanalyse est en définitive aussi ou plus efficace que les psychothérapies concurrentes, mais que c'est à la psychanalyse que ces dernières doivent l'essentiel de ce qui marche chez elles. Ce constat purement empirique - qui remet en cause les condamnations positivistes trop rapides, qu'on croyait acquises, notamment à l'Inserm -, ne fournit toutefois en tant en tel aucune justification des théories analytiques, quelles que soient les multiples obédiences dont elles relèvent. La confrontation de la psychanalyse, de la philosophie politique et des sciences sociales reste donc plus nécessaire que jamais. On la mène ici, dans la foulée du précédent numéro, autour de la thématiques de l'émancipation, qui figure l'idéal moderne par excellence, tant individuel que collectif. Comment l'entendre? S'émanciper, est-ce devenir un individu? Un sujet? Un peuple souverain? Et qu'est-ce à dire? Quoi de plus libre, de plus émancipé, par exemple, que le sujet économique (et son apothéose, le trader), enfin affranchi de toutes relation de don avec ses semblables, n'ayant d'obligation qu'envers lui-même et ses "préférences" du moment? Est-ce là notre idéal? Certainement pas! Il reste donc à expliciter quelle émancipation il nous est effectivement permis d'espérer".

       Se voulant étrangère à tout académisme et à tout mandarinat, La Revue du MAUSS ouvre se colonnes à de parfaits inconnus, comme à des auteurs de renommée internationale. Autour d'Alain CAILLÉ et de Philippe CHANIAL, on trouve les noms de Gérard BERTHOUD, François FOURQUET, Jacques GODBOUT , Ahmed INSEL et Serge LATOUCHE. Ce n'est pas moins d'une cinquantaine de noms que l'on trouve comme auteurs sans compter un Conseil de publications particulièrement fourni.
      Cette revue possède la particularité d'avoir une édition électronique couplée et complémentaire à l'édition papier disponible sur abonnement.
       Le MAUSS édite également, entre autres, avec les éditions La Découverte et Syros une collection d'essais, la Bibliothèque du MAUSS qui accueille la série "Économie solidaire et démocratie". Animée par le CRIDA (Centre de Recherches et d'Information sur Démocratie et l'Autonomie, équipe de recherche du CNRS), cette série porte sur le fait associatif dans la perspective d'une économie et d'une démocratie plurielles.

   Revue du M A U S S - Mouvement Anti-Utilitariste dans les Sciences Sociales, 3 Avenue du Maine, 75015 PARIS,
  Abonnement sur le site www.revuedumauss.com.
   www.journaldumauss.net.
(Actualisé le 20 mars 2012)
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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 11:15
            Créée en 1997 par Pascal LOROT, ancien directeur des études économiques chez Total SA, conseiller de la BERD (Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement) et chercheur à l'IFRI (Institut Français des Relations Internationales), la revue Géoéconomie veut contribuer à diffuser des analyses des stratégies économiques internationales, des forces et des enjeux économiques qui sous-tendent les relations internationales.
    Publiée par les éditions Choiseul (de l'Institut Choiseul), qui édite également d'autres revues à vocation d'analyses internationales (Sécurité Globale, Maghreb-Machrek, Politique américaine, Nordiques, Problèmes d'Amérique Latine et Monde chinois), cette revue trimestrielle de 150 à 200 pages à chaque fois est considérée comme une référence dans de nombreuses sphères étatiques et même pour certaines grandes entreprises. Sous la direction de la rédaction , Pascal LOROT et Jean-François DUGUZAN, la revue est disponible en version papier et électronique.
Elle aborde tous les sujets touchant l'économie, par exemple "la nouvelle alliance Inde-Israël, l'Union méditerranéenne, les relations entre la Russie et l'Europe, le développement durable, la guerre économique, le krach agricole, pour ne prendre que des thèmes abordés en 2007 et en 2008. Les nombreux collaborateurs réguliers ou occasionnels de la revue y livrent des articles très souvent denses, même s'ils sont courts, appuyés d'un appareil statistique spécialisé. La revue propose régulièrement des dossiers fournis, comme celui consacré aux guerres du pétrole en été 2006. A noter les derniers numéros qui portent sur "Les défis de la gouvernance de l'eau" (n°60, Hiver 2011-2012), "La révolution des industries de défense" (n°57, Printemps 2011), "Les secrets des appels d'offres internationaux" (n°52, Hiver 2009-2010) ou "Les conflits de la mondialisation" 'n°50, Eté 2009).
    D'orientation plutôt de centre droite, ceci dit avec beaucoup de bémols, car il s'agit d'expressions parfois critiques sur des problèmes très connotés politiquement, Géoéconomie parait avoir "des sympathies plutôt européennes dans la perspective d'une Europe puissante", quoiqu'elle soit très loin d'être européocentriste.
Il faut noter que son comité scientifique comporte des personnalités venant d'un ensemble assez large de sensibilités politiques, de Jacques ATTALI à François HEISBOURG, de Pierre LELLOUCHE à Jean-Luc DOMENACH, et que s'y retrouvent nombre de ceux qui ont toujours eu une attention particulière - et une sensibilité de gauche - aux questions de géopolitique, tels Gérard CHALIAND et Yves LACOSTE.
   On ne saurait trop conseiller à tout étudiant en sciences économiques la lecture régulière des articles de cette revue appelée sans doute à un avenir important.
   On peut trouver tous les renseignements sur cette revue sur le site www.Choiseul-editions.com ainsi que les possibilités d'abonnement sur papier ou en ligne.
(Actualisé le 19 mars 2012)
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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 15:17

       Une revue qui a maintenant plus d'une quinzaine d'années d'existence (née en 1990) traite des questions sociologiques au sens large au niveau planétaire. Alors que généralement les revues qui traitent des relations internationales se centrent sur les relations entre Etats ou encore économies, celle-ci a le mérite d'aborder de manière transnationale et même transculturelle des questions telles que la xénophobie de gouvernement (numéro de printemps 2008) ou l'immigration, ou encore les libertés fondamentales.
      Trimestrielle, de 200 pages environ, animée par Didier BIGO et Laurent BONELLI en tant que rédacteurs en chef, constituée d'une équipe très large d'une vingtaine de rédacteurs, faisant appel de manière constante à des collaborations extérieures, Cultures et Conflits entend aborder les "différentes expressions de la conflictualité dans toutes ses formes". Elle partage avec ce blog ce souci de balayer toutes les disciplines afin de mieux cerner les origines, les modalités et parfois les solutions aux multiples conflits qui traversent notre époque. La revue propose des articles souvent assez longs et élaborés, outils de réflexion universitaire, souvent de haut niveau, et sans frilosités quant aux opinions exprimées (nettement orientées à gauche), prenant part de cette manière au débat politique, A noter par exemple le numéro paru en juin 2008 sur les "altermondialismes oubliés".
        A chaque fois, après un thème central, des pages hors-thèmes sont proposées, de manière très variée. Cultures et Conflits est l'organise d'un "Centre d'Etudes sur les Conflits" qui propose par ailleurs une collection depuis janvier 2006, d'ouvrages publiés en français, en anglais, en espagnol, en italien... Il collabore de cette manière de façon régulière avec les revues Alternatives (anglaise de Lynne REINER) et Conflitti globali (italienne). Sous oublier que, comme beaucoup d'autres revues, elle organise de manière régulière des Conférence-débats autour d'un thème.
     Le numéro de printemps/été 2011 (n°81-82), de 240 pages, sur Le passage par la violence en politique "invite à explorer les configurations sociales, historiques et politiques afin de mieux comprendre la violence politique, en refusant tout "exceptionnalisme méthodologique"." Le dossier s'ouvre sur le cas de l'Allemagne avec une traduction inédite d'un texte de Norbert ELIAS sur le conflit générationnel comme mode d'explication de la violence politique. Les autres contributions traitent tour à tour des violences syndicales (Antoine ROGER), du lien entre des militants, leur organisation et la violence, à travers des trajectoires collectives ou individuelles) (Benjamin GOURISSE, Stéphanie DECHEZELLES, Karine LAMARCHE, Marc MILLET...). "Le passage par la violence en politique n'est pas le résultat d'un "dysfonctionnement" ni d'une "subjectivité pathologique" réservée à des fanatiques, à des individus manipulés ou frustrés. Il s'inscrit dans des configurations sociales qu'il faut étudier dans toute leur singularité, en faisant varier les niveaux d'analyse." Dans ce numéro, les responsables de la revue inaugure une nouvelle formule qui reprend celle que les lecteurs d'International Political Sociology connaissent bien. "Il s'agit de demander à des collègues contemporains afin de pointer ce qui fait débat sur le plan intellectuel, et qui n'a pas nécessairement été éclairé dans les grands média" Ainsi, dans ce numéro , la question de Roms (comme prétexte : luttes autour des droits et de l'autorité).

      Cultures et Conflits, Sociologie Politique de l'International, Editions L'Harmattan, 34, rue de Montholon, BP 20064, 75421 PARIS CEDEX 09. Abonnement Librairie de L'Harmattan, 16, rue des écoles, 75005 PARIS. Le Centre d'études sur les conflits/Cultures et Conflits se trouve à l'université Paris X Nanterre, batiment F, bureau 515, 200 avenue de la République, 92001 NANTERRE.
       Site : www.conflits.org. Présence au portail Cairn.
(Actualisé le 17 mars 2012)
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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 13:54

     Journal mensuel généraliste sur les relations internationales d'abord, puis sur toutes les questions de société, Le Monde diplomatique constitue une référence pour qui ne veut pas s'engluer dans le ronronnement actuel de la presse quotidienne.
       Créé en 1954 par Hubert BEUVE-MERY comme supplément au journal quotidien Le Monde duquel il s'est détaché ensuite, ce journal a pour nous le mérite de s'intéresser à toutes les formes de conflits avec une approche critique et une honnêteté intellectuelle que nous voudrions voir partagées ailleurs.
     Dès l'origine, Le Monde diplomatique a critiqué les impérialismes et le colonialisme, d'où qu'ils viennent, et aujourd'hui il dévoile encore les dangers d'une certaine mondialisation, du néo-libéralisme sous toutes ses formes comme celui d'une possible société sécuritaire. Il porte également un regard critique sur l'histoire en général comme sur certains aspects politiques, sur les politiques de certains pays, celles d'Israël en particulier, sans faire d'impasses sur l'actuel impérialisme américain, qu'il soit militaire, culturel ou social.
Favorisant l'engagement citoyen, il est lié à l'altermondialisme dès ses débuts et les débats au sein de la citoyenneté internationale rejaillissent parfois un peu durement sur le journal (jusqu'à en faire changer l'équipe rédactionnelle en 2005). Une associations, Les Amis du Monde diplomatique, actionnaire à 25% du journal, constitue tout un réseau de lecteurs et d'organisateurs de débats.
D'une trentaine de pages par mois, le journal traite par exemple dans son numéro de septembre 2008,aussi bien du retour russe sur la scène internationale que sur les illusions de la video-surveillance ou l'actualité de la Bosnie-Herzégovine. A chaque fois, les rubriques dédiées aux textes de fond de nature politique ou philosophique (un texte de Jacques DERRIDA sur MACHIAVEL par exemple), à l'actualité des revues et des éditions sont bien fournies. Dans les années de la guerre froide, ce journal a publié d'importantes contributions sur la défense et les courses aux armements, et aujourd'hui encore on peut y trouver des textes importants sur les stratégies de défense de différents Etats et sur l'évolution des complexes militaro-industriels. Volontairement dès ses premières parutions d'une pagination restreinte, avec toujours très peu de publicité commerciale comparativement à d'autres médias, Le Monde diplomatique, peut être lu d'un bout à l'autre.
Parfois conçis, souvent très denses, toujours bourrés de références, ses articles sont très lus chez les "décideurs" de tout genre, notamment dans les milieux diplomatiques internationaux (il était d'ailleurs au départ destinés aux ambassades et aux organisations internationales). Le Monde diplomatique a une certaine prédilection par les grands articles qui couvrent deux grandes pages et parfois davantage...
       Diffusé dans une trentaine de langue, en 70 éditions internationales, présent dans une centaine de pays, sur papier et sur Internet, il tire à 2,4 millions d'exemplaires, dont 270 000 en France. Ces derniers chiffres ne sont qu'indicatifs si l'on prend ceux publiés par Le Monde diplomatique lui-même sur sa parution en France : de 153 600 exemplaires en 1994, elle atteint un pic de 240 226 exemplaires en 2003, pour descendre à 171 274 exemplaires en 2008.
Le journal n'échappe pas à une baisse des ventes et diffusions de la presse écrite en général, avec cette difficulté mise en avant en 2009 dans un de ces appels au public fréquents dans la profession, par Serge HALIMI : "A l'évidence, le déclin de l'altermondialisme nous a atteint plus durement que d'autres. L'hégémonie intellectuelle du libéralisme fut remise en cause, mais très vite l'argile s'est durcie. car si la critique ne suffit pas, la proposition non plus : l'ordre social n'est pas un texte qu'il suffirait de déconstruire pour qu'il se recompose tout seul ; nombre d'idées ébrèchent le monde réel sans que les murs s'écroulent."
         L'équipe actuelle, dirigée par Serge HALIMI, (Après Claude JULIEN de 1973 à 1990, puis Bernard CASSEN et Ignacio RAMONET) anime également un bimestriel, Manière de voir (100 pages thématiques chaque fois) et lance parfois des atlas toujours instructifs (en 2008, l'atlas environnement). Il existe également un agenda annuel (celui de 2008 porte sur les luttes sociales et politiques en Amérique Centrale et aux Caraïbes).
           Enfin, et ce n'est pas la moindre des choses dans le paysage des médias actuels, il faut indiquer l'indépendance financière et de gestion du journal non seulement vis-à-vis des investisseurs qui pullulent (qui polluent aussi souvent) chez beaucoup de médias, mais aussi du quotidien Le Monde depuis 1996.
      Le numéro de mars 2012 comporte un dossier Retour à l'usine, avec des contributions de Laurent CARROUÉ, Gérard DUMÉNIL, Bernard BRÉVILLE... On peut y trouver aussi, très utile, la quatrième version de son atlas géopolitique.


   Le Monde diplomatique, 1, avenue Stephen-Pichon, 75013 PARIS ; abonnements : BP 1209, 60732 Ste GENEVIEVE CEDEX.
   Sites Internet : Monde-diplomatique.fr et Amis.Monde-diplomatique.fr.
   A noter l'existence de cédéron renfermant les archives du journal à partir de 1978 jusqu'à aujourdh'ui, archives consultables sur Internet.
(Actualisé le 16 mars 2012)
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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 12:55

 

  Si l'on doit conseiller une seule revue généraliste du cinéma, c'est bien la revue trimestrielle CinémAction. A l'intention de tout citoyen curieux, cinéphile ou non, qui veut voir au-delà d'une parfois envahissante promotion commerciale, de tout étudiant qui commence à étudier le cinéma tout en ne sombrant pas dans l'ennui académique, CinémAction constitue le véritable portail qui mène à tous les cinémas, comme à toute les analyses de cet art.
  Fondé en 1978, par Guy HENNEBELLE, CinémAction propose à chaque numéro 200 pages environ d'analyses sur un thème particulier. Sur l'histoire des théories du cinéma (1991), le panorama des genres au cinéma (1993), les producteurs français (1998) ou dernièrement Fassbinder l'explosif et Masque et Lumière, cette revue fait le tour presque complet de chaque thème, chaque numéro comprenant en plus de multiples bibliographies et filmographies.
   Depuis 30 ans, CinémAction a publié 160 volumes, en comptant les différentes séries, avec 20 à 30 collaborateurs par ouvrage. Chaque numéro, de 200 pages en moyenne, est constitué par une équipe dirigée par un coordinateurs qui s'attache à traiter le sujet sans oeillères. La revue traite aussi bien des sujets concernant le cinéma que concernant la télévision
  Elle est co-éditée depuis 1989 par Corlet-Télérama et son équipe d'une dizaine de personnes, dirigée par Monique MARTINEAU et Françoise PUAUX, continue de contribuer à la réflexion de fond sur le cinéma, mais aussi sur la télévision, avec l'apport de très nombreux collaborateurs extérieurs. La presse salue régulièrement l'action de cette équipe, comme proposant des ouvrages et des dossiers de référence, avec un esprit d'ouverture réel.
  Il faut enfin signaler les liens étroits qui unissent cette revue à la collection Septième Art, presque la plus ancienne collection de cinéma au monde (présente depuis 1952), publiée aujourd'hui par le même éditeur.
 
   A noter un numéro récent (2011, n°140) consacré à Jorge SEMPRUN (1923-2011), scénariste et écrivain engagé. Il participa comme scénariste et dialoguiste à des films comme La guerre est finie (Alain RENAIS, 1966), Objectif : 500 millions (Pierre SCHOENDOERFFER, 1966),  Z (COSTA-GAVRAS, 1969), L'aveu (COSTA-GAVRAS, 1970), L'attentat (Yves BOISSET, 1972), Stavisky... (Alain RENAIS, 1974), Section Spéciale (COSTA-GAVRAS), Une femme à sa fenêtre (Pierre GRANIER-DEFERRE, 1976), Les routes du Sud (Joseph LOSEY, 1978), La guérilla (Mario CAMUS, 1983), Les trottoirs de Saturne (Hugo Santiago MUCHNICK, 1986), El Salvador, le pays des quatorze volcans (Florestano VANCINI, 1988), L'affaire Dreyfus (Yves BOISSET, 1994), K (Alexandre ARCADY, 1997), Ah, c'était ça la vie! (Franck APPREDERIS, 2008) et Le temps du silence (Franck APPREDERIS, 2011). Il réalisa Les deux mémoires en 1973 et écrivit de nombreux ouvrages sur le cinéma, de multiples scénarios, des essais et des pièces de théâtre. Cenuméro , dirigé par Jaime CÉSPEDES, comporte sur près de 170 pages, des articles très documentés.

 CinémAction, 106 boulevard St Denis, 92400 COURBEVOIE. Abonnement à Corlet Editions Diffusion : BP 86, 14110 CONDE-SUR-NOIREAU. 
 Le site cinemaction.net. semble inactif. Il vaut mieux consulter www.corlet-editions.fr
(Actualisé le 15 mars 2012)
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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 15:58
   La revue Politique étrangère, dont le premier numéro date de 1936, parait trimestriellement et se situe, dans le paysage diplomatique intellectuel international, dans une place presque équivalente à la Revue Défense Nationale pour la politique de défense officielle de la France. Avec la différence essentielle que cette revue, animée par une trentaine de spécialistes, est tout-à-fait indépendante, aborde les problèmes internationaux avec beaucoup plus de moyens et ne prend pas en principe position. Publiée par l'Institut Français des Relations Internationales depuis 1979, sous la direction de Thierry de MONTBRIAL, elle est le pendant francophone des publications de l'Institut International d'Etudes Stratégiques de Londres (IISS).

   Avec le soutien d'un vaste réseau de spécialistes extérieurs, sous la rédaction en chef de Dominique DAVID, cette revue figure pour l'IFRI dans une palette de moyens d'interventions dans le débat diplomatique intellectuel, qui comporte aussi la revue annuelle RAMSES, des Cahiers, des Conférences, des interventions (fréquentes) dans les médias. Les travaux de l'IFRI, que l'on retrouve dans Politique étrangère, portent sur les évolutions politico-stratégiques et notamment les relations transatlantiques. Ainsi en 2007, on pouvait y trouver des analyses fouillées (plutôt sous forme d'articles courts, moins d'une dizaine de pages) sur le Moyen-Orient, le dialogue transatlantique, sur la Russie, l'identité européenne, l'Islam et la préparation en France du Libre Blanc sur la défense... Une grande place est accordée dans chaque numéro d'environ 200-250 pages, à des critiques de livres.
Un des derniers numéros (2011/4), aborde en plus de 100 pages, la question de "La déconstruction européenne?" avec des contributions  d'Alain RICHARD, de Maxime LEFEBVRE, de guy HERMET ou encore de Dario BATTISTELLA. Les auteurs, plutôt favorables à la construction européenne se demandent où se situent les responsabilités de la zone Euro, comment réenchanter le rêve européen ou encore appellent de leurs voeux d'une gouvernance européenne de la zone Euro. 100 autres pages explorent les question de Démocratie, démocratisation, en Occident, dans les pays arabes, en Afrique ou en Chine...

   Politique étrangère, IFRI, 27, rue de la Procession, 75740 PARIS CEDEX 15 (rédaction). Portails Internat Persée et Cairn.
Pour les abonnements, il faut s'adresser à la Documentation française depuis 2009
Site : politique-etrangere.com
(Actualisé le 13 mars 2012)
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