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14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 12:20

  Savoir/Agir, revue française de sciences sociales, prend la suite en mars 2010, de Raisons d'agir, lui-même fondé au cours de l'hiver 1995, noms à la fois l'une et l'autre d'une revue et d'un collectif composé surtout de sociologues. Trimestrielle, publiée comme une autre revue, Zilsel, par les Éditions du Croquant (diffusée sur Cairn.info toutes les deux), elle est l'émanation donc d'un collectif d'intellectuels qui veut intervenir dans les débats publics, "contre l'hégémonie de la pensée néo-libérale" et le "rétablissement des droits de la critique".

Il "veut échapper à la censure des chiffres de vente, de l'audimat, du sondage d'opinion", pour promouvoir "l'autonomie de la recherche" et "la recherche autonome" à l'égard de tous les pouvoirs. Tout en enquêtant (enquête sociologique au sens où l'entendait par exemple Pierre BOURDIEU), sur la société et notamment sur ses parties les plus fragiles (victimes des "marchés libérés"), les membres du collectif veulent défendre les fonctions universelles de l'État, contre le retrait des secteurs dont il avait la charge (l'école publique, les hôpitaux publics, le logement public, etc.).

   En juin 2010, par la collection Savoir/Agir, le comité de rédaction comme le collectif lui-même, veut atteindre une diffusion de 3 000 exemplaires, avec un format inférieur ou égal à 128 pages par numéro. L'avenir de la revue était alors assez incertain. Signe que la revue est peut-être actuellement en rythme de croisière, ses numéros parviennent à offrir sur plusieurs thèmes, une information fournie, entre autres : Justice en réforme, justices en lutte (2010/4, n°14), Le médicament : les dessous d'une marchandise (2011/2, n°16), Europe : la dictature de l'austérité (2013/1, n°23), L'urgence écologique (2015/3, n*33), Conflits d'intérêts (2017/3, n°41), Pour une sociologie du handicap (2019/1, n°47)... L'un des derniers numéro, n°55, porte sur l'ordre policier.

   La revue Zilsel, par ailleurs, se spécialise dans les domaines Science, technique, société. Les Éditions du Croquant, outre les deux revues, publie chaque des ouvrages critiques sur des phénomènes de société.

 

Savoir/Agir, APSEI, 281, Bd Raspail, Paris 14e ; Site internet : editions-croquant.org

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20 avril 2021 2 20 /04 /avril /2021 12:11

   Socialter, à l'origine un blog, magazine bimestriel français fondé en septembre 2013, traite principalement des thématiques écologiques, démocratiques et de l'économie sociale. Diffusé à 45 000 exemplaires, la revue, sur 100 pages à chaque numéro, entend "repolitiser le débat avec une question en tête : comment faire évoluer la société vers plus de justice, plus de démocratie, dans le respect des équilibres écologiques".

   Fondé par Olivier Cohen de TIMARY et Alban LEVEAU-VALLIER, à la suite d'un voyage en 2010, le blog devait faire entendre la voix des "acteurs du changement" contribuent à créer "une économie plus juste et durable". En 2013, à la suite d'un financement participatif, Socialter devient un magazine bimestriel et adopte pour slogan "le magazine de l'économie nouvelle génération". En novembre 2017, Philippe VION-DURY, ancien journaliste à Rue89, est nommé rédacteur en chef, TIMARY étant directeur de la rédaction. En avril 2018, à l'occasion d'une nouvelle formule, le slogan devient "Le magazine des transitions.

Depuis le magazine multiplie les parutions spéciales, avec à chaque fois un(e) rédacteur(trice) différent(e). (8 entre début 2018 et fin 2020) en se consacrant chaque fois à une thématique (les low-tech, la collapsologie, la démarche zéro déchet, les imaginaires...). On compte parmi les contributeurs Alain DAMASIO, Baptiste MORIZOT, Philippe BIHOUIX, Corinne MOREL DARIEUX, Thierry PAQUOT... A côté de l'imprimé, un site propose des thèmes, appelle à contributions, anime des réflexions...

   Le numéro 45 abordait le thème de sensure, le précédent une problématique de la (sur)population (Trop nombreux?), le numéro 42 Militer par temps de crises, le n°38, les ennemis de l'écologie... A noter un numéro 24 demandant si internet va détruire la planète...

  Média indépendant, Socialter vit en majeure partie grâce à la vente au numéro et aux abonnements, le reste venant de la publicité, de sponsoring et de missions de communication et d'accompagnement éditorial, en tentant de donner le plus de place possible au financement participatif. Socialter est hébergé par OVH dont le siège social est situé au 2 rue Kellerman, 59100 Roubaix.

Socialter,108, rue du Théâtre, Paris site Internet socialter.fr

   

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10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 10:48

   La revue de lutte contre le Center Parcs de Roybon commencé en 2007, soutenait l'opposition à ce projet. Depuis le début des travaux en 2014, le site a été occupé en permanence. Après 13 années de lutte physique, juridique et politique, le projet était abandonné en juillet 2020 et l'occupation de la forêt a été expulsée en octobre de cette même année. Et le dernier numéro de la revue, le numéro 13, revenait sur l'abandon du projet :au-delà du cas particulier de cette lutte, elle tâchait de tisser des liens avec les grands enjeux actuels - l'écologie, la crise du capitalisme, les nouvelles formes de lutte.

   Une cinquantaine de personnes ont écrit des articles, pris des photos, dessiné, réalisé la mise en page, confectionné et distribué la revue au fil des numéros. Le nombre d'exemplaires a varié entre 750 et 1 500 exemplaires, le dernier l'étant à 500 exemplaires, appelé à être réimprimé. La revue, largement déficitaire, fait un appel à acheter l'ensemble de la collection, tant ses placards sont remplis. La revue dans son intégralité, avec ses numéros sur la diversité des pratiques, ZAD express, fausses publicité, Des racines aux ramures, devrait compter dans les recherches de nombre de sociologues...

   L'expérience de cette lutte et de cette revue est exemplaire d'une évolution de fond contre tous ces projets plus ou moins importants de center parcs, qui veulent mordre sur la nature. Les milliers de "petites luttes", que ce soit en Europe ou aux États-Unis réalisent une sorte de grignotage conte l'emprise d'un capitalisme dévoreur de l'environnement. Cette victoire fait écho à de nombreuses autres et les militants écologistes doivent bien sentir où en fin de compte, loin des statistiques globales ; c'est le moment de faire flèche de tout bois!

 

 

De tout bois, Le monde à l'envers, 22 rue des violettes, 38100 Grenoble.

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4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 07:58

   Une des finalement assez nombreuses aujourd'hui revues sur la défense, la sécurité, la stratégie, Sécurité globale, trimestriel, se veut une revue de référence française consacrée "aux questions de sécurité intérieure et aux enjeux sécuritaires internationaux". Fondée en 2007, elle offre une plate-forme de recherche, de débats et d'échanges sur des thématiques allant de l'analyse du terrorisme et de ses moyens de lutte, de la criminalité organisée aux crises sanitaires et à la gestion des catastrophes naturelles et industrielles, en passant par les menace pouvant toucher l'environnement.

La revue, éditée par les Éditions ESKA, dont le directeur est Serge KEBABTCHIEFF, est conçue et réalisée au numéro 27 (portant numéro 1), en janvier 2013, pour la nouvelle série, sous la direction de Charles-Louis FAVILLIER et de Xavier RAUFER. Le comité de rédaction d'une vingtaine de membres rassemble de spécialiste du terrorisme, de la criminalité, de la défense et des relations internationales. Elle s'adresse d'abord aux chercheurs, universitaires, journalistes, acteurs de la sécurité (armée, police...) et aux professionnels de la gestion de crises et,plus généralement, tous les soucieux de mieux saisir les problématiques liées aux questions de la sécurité intérieure.

Si le concept de sécurité globale appartient à l'origine au contexte de la guerre froide, est issu des travaux de la commission Palme en 1982, qui évoquent "la sécurité commune" et l'interdépendance croissante due au développement économique, c'est le développement des "nouvelles menaces" apparues au milieu des années 2000 qui suscite la création de cette nouvelle revue.

  La revue a déjà traité des thèmes, entre autres, Crise covid-19 : crimes et fraudes (2020/2, n°22), Djihadisme : le combattre (2020/1, n°21), Brésil demain : sécurité, économie, écologie (2018/4, n°16), Les habits neufs de l'impérialisme (2017/1, n°9), Le monde criminel à l'horizon 2025 (2016/2, n°6), L'OTAN après Lisbonne (2011/3, n°17), La face noire de la finance (2011/2, n°16), La privatisation de la guerre (2009/2, n°8)...

 

Sécurité globale, Éditions ESKA, 12 rue du Quatre Septembre, 75002 Paris. Site internet : eska-publishing.com

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24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 09:50

   La jeune revue française semestrielle Monde commun, Des anthropologues dans la cité,  se veut l'outil d'une mobilisation intellectuelle et se situe dans un renouvellement de cette discipline que ses fondateurs trouve encore trop peu visible.

Pour eux, "l'anthropologie trouve sa pertinence dans sa capacité à rendre le chaos du monde plus intelligible.(...) Le projet Monde commun (...) veut rompre avec cette distance artificiellement entretenue (étude des sociétés "exotiques" ou "primitives"). Il met en oeuvre une anthropologie publique, qu'on nommera selon les cas, impliquée ou engagée, coopérative ou citoyenne. Bien ancrée dans l'enquête de terrain, généraliste, ouverte et pluridisciplinaire, à l'écoute du monde qui l'entoure et de ses enjeux contemporains, elle explore de nouveaux modes de dialogue, d'écriture et d'interprétation. Parce que nous croyons que les citoyens demandent à participer et à discuter les savoirs qui les concernent, et à rendre toujours plus commun."

Dirigée par Michel AGLER, Sarah Carton de GRAMMONT, Daniel CEFAÏ, Carolina KOBELINSKY, Martin LAMOTTE, Léonore LE CAISNE et Michel NAEPELS, la revue publiée depuis 2018, est éditée par les Presses Universitaires de France.

La revue a déjà abordé les thèmes Violence partout, justice nulle part! (2018/1,n°1), Fake news, mensonge et vérités (2019/1, n°2), Multitude migrante (2019/2, n°3), Petits citadins, mauvais citoyens? (2020/1, n°4) et Mondes toxiques (2020/2, n°5). Dans ce dernier numéro, les rédacteurs de la revue critique la "croissance", qui "affecte nos corps et nos vies, parfois sous forme de catastrophes, parfois de manière beaucoup plus lente insidieuse, invisible, impactant le sol, l'air, l'eau, la nourriture en s'insérant à des échelles microscopiques, voire nanoscopiques d'une façon répétée dans notre quotidien". Ce numéro évite les raisonnements bureaucratiques pour chercher quelles sont les expériences intimes que les humains ont des produits toxiques et des pollutions. A noter un entretien instructif avec Gabrielle HECHT de l'université Stanford sur le "colonialisme moléculaire".

Monde commun, 170 bis, boulevard du Montparnasse, 75680 Paris Cedex 14. Site Internet www.puf.com. mondecommun.hypotheses.org

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12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 14:08

   Revue mensuelle sur papier et numérique, Le Carnet Psy aborde des questions très diverses en psychologie, en psychiatrie, et en psychopathologie. Journal indépendant qui s'adresse à un public d'universitaires (enseignants et étudiants) et de professionnels de terrain (psychologues, psychanalystes, cliniciens...), il est animé par une équipe, dirigé par Manuelle MISSONIER,  appuyée sur un comité scientifique et de rédaction où figurent les noms, entre autres, de Jacques ANDRÉ, Marie-Frédérique BACQUÉ, Gérard BAYLER, Bernard GOLSE, roland JOUVENT, un temps Serge LEBOVICI, Sylvain MISSONNIER, René ROUSSILLON, Daniel WIDLÖCHER, Édourd ZARIFIANT...

   Cette revue parait depuis nombre 1994 en version imprimée et depuis 2015 en version numérique. Le site web associé à la revue existe depuis juillet 1996. Autant dire que cette revue a laissé derrière elle autant les nombreux différents entre écoles psychanalytiques notamment françaises que les frontières entre les disciplines psy...

   Elle propose des informations sur des congrès, des conférences, des formations, des dossiers thématiques (autisme, psychothérapie, les "psy" et internet...), des dossiers sur des auteurs (André GREEN, Francis PASCHE...), des entretiens avec des psychanalystes emblématiques (Joyce McDOUGALL, Jean BERGERET, Michel de M'UZAN, Jean LAPLANCHE...). La revue a déjà abordé quantité de thème, le numéro 241 de mars 2021 proposant par exemple Quelques réflexions sur les dispositifs à distance en psychanalyse/psychothérapie de l'enfant et de l'adolescent et dans les entretiens familiaux.

   Au bout de dix ans d'existence du site web, ce sont par les témoignages sur sa vie, que le Carnet Psy se présente. Ainsi Bernard GOLSE écrit que "l'idée de mêler agenda des activités Psy, compte-rendus de colloques et textes de réflexion divers, le tout dans un format léger et de maniement aisé était certes séduisante, mais qui aurait pu dire que l'attrait allait durer? N'y allait-il pas y avoir un rapide effet d'essoufflement? A bien y regarder aujourd'hui il me semble que c'est le couple de Serge et de Manuelle qui, en filigrane persistant de cette unnovation, lui confère son pouvoir d'attraction durable, et son atmosphère de fraîcheur indéfiniment renouvelée. En effet, ce "couple" originaire étant fondé sur un indéniable écart d'âge, la revue se voir imprégnée d'une double dimension dialectique et dynamique d'information journalistique moderne et de transmission sage et profonde, à l'image combinée de ses deux fondateurs. Comme quoi, il en va de même pour les objets que pour les personnes : le présent dépend des origines tout autant que les origines s'éclairent de l'actualité. Qui dit carnet pense en effet "carnet de voyage". Et c'est bien à un double voyage que nous convie chaque mois le Carnet Psy : un voyage synchronique au sein des réunions et des activités psychiatriques, pédo-psychiatriques et psychanalytiques, mais aussi un voyage diachronique au fil des idées et des connaissances." 

Il s'agit d'un outil pour les psy, agréable à manipuler, qui transcende professions de foi et professions, comme l'écrit Marie-Frédérique BACQUÉ.

 

Le Carnet Psy, Éditions Cazaubon, 8 avenue Jean-Baptiste CLÉMENT,92100 Boulogne, Site : carnetpsy.com

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23 février 2021 2 23 /02 /février /2021 13:51

     Revue, sans périodicité, consacrée à la recherche pour la paix, les Cahiers du GIPRI, sont publiés par la fondation du même nom, le Geneva International Peace Research Institute, fondée en 1980, notamment par Roy Adrien PREISWERK (décédé en 1982), directeur alors de l'Institut universitaire d'étude du développement (IUED) de Genève.

Dans une texte publié en 1980, il explique le sens de la démarche du GIPRI. il cherche alors, sans constituer la recherche pour la paix en "discipline" scientifique au même titre que la physique ou la sociologie, à étudier les conditions et les possibilités de la paix, constituant un corpus de connaissances : la paix positive n'est pas seulement l'absence de guerre ou de violence directe et physique entre groupes, c'est aussi un refus de la violence structurelle, à savoir les conditions économiques et sociales qui y mènent. Elle doit, cette paix positive, être également comprise comme dynamique. Il n'est pas possible, à l'image de la polémologie ou de l'irénologie, d'étudier les dynamiques qui mènent à elle, de se limiter à l'étude de la guerre ou des dictatures militaires ou policières ; il faut étudier bien des aspects politique, économique ou religieux. "Étudier à la fois toutes les dimensions de la paix dépasse les moyens de n'importe quelle institution de recherche. L'option de départ du GIPRI est claire à cet égard : c'est l'étude de certains aspects particulièrement importants d'une future forme de guerre possible qui est au centre de ses intérêts. Toutefois, le GIPRI n'ignore pas dans quel cadre général de l'ensemble des recherches sur la guerre et sur la paix doit se situer également au niveau d'une paix positive et dynamique."

    Dans une perspective international et multidisciplinaire, les Cahiers du GIPRI abordent les sujets traités sous l'angle des sciences naturelles (physique, biologie, etc.) et des sciences sociales (droit, économie, sociologie, anthropologie, science politique, histoire, etc. Ils s'attachent à questionner l'actualité et ses arrières-plans conceptuels et factuels. C'est  ce que tentent les animateurs de la revue, qui font largement appel à des contributions extérieures, à savoir entre autres Gabriel GALICE (président de la Fondation, études urbaines, Grenoble), Angelo BARAMPAMA (géographie, Genève), Yvonne JÄNCHEN (sociologie, Genève), Jean-Pierre STROOT (physicien au CERN), Céline WANG (Chine moderne et et contemporaine, Paris), Alfred de ZAYAS (histoire, ancien expert à l'ONU)...

    Ainsi, les Cahiers du GIPRI ont déjà abordés les thèmes Droit, éthique et politique (n°1, 2004), Frontières entre police et armée (n°2, 2004), Guerre en Irak, crise internationale - les dimensions historiques, politiques et juridiques d'un conflit (n°3, 2005), Capitalisme, système national/mondial hiérarchisé et devenir du monde (n°4, 2006), Scénarios d'avenir pour le Burundi et l'Afrique des Grands Lacs (n°5, 2007), La guerre est-elle une bonne affaire? (n°6, 2007), Les causes des guerres à venir (n°7, 2009), Quel avenir pour l'Irak? (n°8, 2010), Regards croisés sur la guerre et la paix (°9, 2013), regards croisés sur Alain Joxe (n°10, 2020) Les numéros sont publiés par l'Harmattan. Auparavant, l'essentiel des contributions étaient publiées dans une Lettre du GIPRI. Son site offre également informations et réflexions.

 

 

GIPRI, Avenue de France, 23, 1202 Genève, Suisse, Site Internet : gipri.ch

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25 janvier 2021 1 25 /01 /janvier /2021 08:14

  Ikewan se présente comme le journal des peuples premiers, et propose chaque quadrimestre une analyse de l'actualité des peuples autochtones, et de l'évolution de la problématique autochtone (notamment en ce qui concerne les droits individuels et collectifs).

   La revue donne la parole aux autochtones sous la forme d'interviews de représentants de communautés et de reportages-récits de rencontre en terre autochtone. Chaque numéro porte sur un thème précis (Nature et autochtones ; Chiapas (2004-2014) ; Mlabri, le peuple des feuilles jaunes ; Programmes solidaires) ainsi que sur l'actualité autochtone, sur les programmes de soutien sur le terrain.... Le numéro 114 de septembre-décembre 2020 portait sur l'épidémie du covid-19 chez les autochtones. Avec un article de François BADAIRE qui retrace les conséquences désastreuses des épidémies venues d'ailleurs sur les populations autochtones, notamment d'Amazonie). On notera également un article sur la victoire historique des Sioux avec l'annulation d'un permis de mise en exploitation d'un oléoduc.

   Elle est l'émanation d'ICRA International, mouvement de solidarité avec les peuples autochtones. "De par le monde, se présente t-elle, les peuples premiers voient leur existence menacée et leurs droits bafoués : colonisation des terres, destruction des forces nourricières, pollution environnementales, négation des cultures et des identités socio-politiques. Pygmées d'Afrique, Aborigènes d'Australie, Amérindiens d'Amazonie, Négritos d'Asie du Sud-Est sont menacés de disparition physique et culturelle. Aujourd'hui, ces peuples s'organisent et luttent pour faire entendre leurs voix. Ils demandent le droit de vivre leurs différences dans la dignité, le respect de leurs organisations sociales et de leurs systèmes symboliques, la fin de l'exploitation sauvage des ressources de leurs territoires avec lesquels ils vivent en harmonie depuis la nuit des temps."

ICRA international, 246, avenue Victor Hugo, 94120 Fontenay-sous-bois, www.icrainternational.org

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25 janvier 2021 1 25 /01 /janvier /2021 07:54

       Revue culturelle ou revue de culture populaire (sur papier et sur Internet), créée en 2007, est une de ces revues qui suscitent à la fois la polémique et la critique sur la forme et le contenu de la culture. Rageuse, pleine d'humour, beau, foisonnant, débordant, fusionnant, cette fanzine ambitionne de mêler, deux fois par an sur environ 92 pages, réflexion et divertissement.

Dans son premier édito, volontairement collectif et non signé, l'équipe exprimait la volonté de dépasser à la fois l'aspect graffitis d'une certaine (sous?) culture et cette "culture de masse" fabriquée à la chaine par "l'industrie spectaculaire moderne", cette dernière étant considérée "comme une formidable machine de guerre envers les expressions authentiquement populaires qui, dès qu'une recette peut en être dégagé, sont pillées à des fins de récupération purement mercantiles." "Polar dévoré dans le métro, pochoir croisé sur la route du boulot, groupe punky reggae du petit dernier ou souvenir de bal musette transmis par une grand-mère ouvrière, la culture populaire prend les formes les plus variées. Encore faut-il la remarquer, la promouvoir et la diffuser. Il apparait donc nécessaire de lui rendre justice, qu'elle soit contemporaine ou d'un autre siècle, tombée dans l'oubli ou au mieux reléguée au second plan par les historiens (...)".

     Bourrée autant de mots que d'images, Chéribibi s'affirme comme revue "transgenre" (mot décidément mis à beaucoup de sauces!) paraissant "approximativement tous les ans sauf en cas d'insurrection générale ou de guerre bactériologique déclarée", et entend "briser les consensus, écarter les oeillères, faire déborder les marges" et "désenclaver les cultures populaires". Concrètement, cela donne des numéros attractifs, colorés, au style plutôt agressif (gentiment), tek que celui numéro 11 paru en décembre 2020 : "La culture populaire sous pavillon noir. La "son de Détroit" avec entre autres Wayne Kramer, la guitariste du groupe MCS, des entretiens avec Jean-Pierre DIONNET et Roger CORMAN, un dossier ur les femmes pirates...

    Cette revue gagne à être lue et connue. Non seulement pour ses articles décontractés, qui explorent bien toutes les arcanes de la culture populaire de bien des contrées mais aussi parce qu'elle met le doigt (volontairement ou pas) sur toutes les ambiguïtés de ces éléments de "culture populaire", parfois éloignés des canons de la culture de masse, parfois la préparant et la précédant ; il n'existe sans doute pas, à l'ère des mass medias de frontières entre ces "éléments subversifs" et ces succès tapageurs télévisés, vidéos dont s'alimentent les publicités commerciales de tout genre, et ce dont témoigne le parcours personnel de nombreux artistes. Chéribibi se diffuse à travers tout un réseau en France de librairies indépendantes.

Chéribibi, Association On y va, BP 60 017, 94201 Ivry sur Seine, www.cheribibi.net

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 13:41

   En Français La Russie sur la scène internationale, Russia in Global Affairs, revue trimestrielle russe d'analyse des relations internationales créée en 2002, sur le modèle du Foreign Affairs américain, prétend combler l'absence de revue francophone reconnue à l'étranger en la matière. Même si les informations en provenance de Russie sont toujours à prendre avec réserve, étant donné l"efficacité du système russe de rétention d'informations, les articles de la revue donnent tout de même de précieuses indications sur les conceptions d'hommes influents dans ce pays. RGA se conçoit elle-même comme un instrument d'intégration des élites politiques et économiques russes et étrangères, et se destine à informer la société, dont les étudiants, les politiciens et les hommes d'affaires, des processus en cours dans le monde. elle se veut également un forum de débats entre experts russes et experts étrangers. Depuis 2006, d'ailleurs, le journal est publié par Foreign Policy Resaerch Foundation.

La revue a été cofondée par le Conseil de politique extérieure et de défense (SVOP), l'Union russe des industriels et des entrepreneurs et le quotidien Izvestia. Le Conseil éditorial de RGA comprend des hommes d'État, des intellectuels et des experts, tant russes qu'étrangers (Sergueï KARAGANOV, Igor IVANOV, Evgueni PRIMAKOV, Helmut KOHLE, Carl BILDT, Thierry de MONTBRIAL...). Ce Conseil est dirigé par un rédacteur en chef, Fedor LOUKIANOV et un président du Conseil éditorial, Sergueï KARAGANOV.

   Si elle est publiée sur une base trimestrielle en anglais, elle l'est d'abord en russe deux fois par an, avec le soutien de Foreign Affairs pour cette deuxième version.

     La revue, outre l'analyse des grands enjeux stratégiques, traite des problématiques internationales dans leur ensemble, comme la prolifération des armes de destruction massive, le terrorisme, l'extrémisme religieux et les crises économiques, sanitaires et écologiques. Le n¨3 de 2020, Juin-Septembre, porte entre autres sur Iran's Nuclear Superposition (Andrey A. BAKLITSKIY) The theory of Universal Racism (Alexander V. LUSKIN) et sur Sinophobia in the Post-Soviet Space (plusieurs auteurs dont Yuri V. KULINTSEV).

De manière général, la revue russe constitue une référence pour les observateurs de la vie internationale.

 

Russia in Global Affairs, Office 205, 17 Malaya Gronyka Str., Moscow, Russia. Site Internet : www.globalaffairs.ru

 

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