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23 février 2021 2 23 /02 /février /2021 13:51

     Revue, sans périodicité, consacrée à la recherche pour la paix, les Cahiers du GIPRI, sont publiés par la fondation du même nom, le Geneva International Peace Research Institute, fondée en 1980, notamment par Roy Adrien PREISWERK (décédé en 1982), directeur alors de l'Institut universitaire d'étude du développement (IUED) de Genève.

Dans une texte publié en 1980, il explique le sens de la démarche du GIPRI. il cherche alors, sans constituer la recherche pour la paix en "discipline" scientifique au même titre que la physique ou la sociologie, à étudier les conditions et les possibilités de la paix, constituant un corpus de connaissances : la paix positive n'est pas seulement l'absence de guerre ou de violence directe et physique entre groupes, c'est aussi un refus de la violence structurelle, à savoir les conditions économiques et sociales qui y mènent. Elle doit, cette paix positive, être également comprise comme dynamique. Il n'est pas possible, à l'image de la polémologie ou de l'irénologie, d'étudier les dynamiques qui mènent à elle, de se limiter à l'étude de la guerre ou des dictatures militaires ou policières ; il faut étudier bien des aspects politique, économique ou religieux. "Étudier à la fois toutes les dimensions de la paix dépasse les moyens de n'importe quelle institution de recherche. L'option de départ du GIPRI est claire à cet égard : c'est l'étude de certains aspects particulièrement importants d'une future forme de guerre possible qui est au centre de ses intérêts. Toutefois, le GIPRI n'ignore pas dans quel cadre général de l'ensemble des recherches sur la guerre et sur la paix doit se situer également au niveau d'une paix positive et dynamique."

    Dans une perspective international et multidisciplinaire, les Cahiers du GIPRI abordent les sujets traités sous l'angle des sciences naturelles (physique, biologie, etc.) et des sciences sociales (droit, économie, sociologie, anthropologie, science politique, histoire, etc. Ils s'attachent à questionner l'actualité et ses arrières-plans conceptuels et factuels. C'est  ce que tentent les animateurs de la revue, qui font largement appel à des contributions extérieures, à savoir entre autres Gabriel GALICE (président de la Fondation, études urbaines, Grenoble), Angelo BARAMPAMA (géographie, Genève), Yvonne JÄNCHEN (sociologie, Genève), Jean-Pierre STROOT (physicien au CERN), Céline WANG (Chine moderne et et contemporaine, Paris), Alfred de ZAYAS (histoire, ancien expert à l'ONU)...

    Ainsi, les Cahiers du GIPRI ont déjà abordés les thèmes Droit, éthique et politique (n°1, 2004), Frontières entre police et armée (n°2, 2004), Guerre en Irak, crise internationale - les dimensions historiques, politiques et juridiques d'un conflit (n°3, 2005), Capitalisme, système national/mondial hiérarchisé et devenir du monde (n°4, 2006), Scénarios d'avenir pour le Burundi et l'Afrique des Grands Lacs (n°5, 2007), La guerre est-elle une bonne affaire? (n°6, 2007), Les causes des guerres à venir (n°7, 2009), Quel avenir pour l'Irak? (n°8, 2010), Regards croisés sur la guerre et la paix (°9, 2013), regards croisés sur Alain Joxe (n°10, 2020) Les numéros sont publiés par l'Harmattan. Auparavant, l'essentiel des contributions étaient publiées dans une Lettre du GIPRI. Son site offre également informations et réflexions.

 

 

GIPRI, Avenue de France, 23, 1202 Genève, Suisse, Site Internet : gipri.ch

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25 janvier 2021 1 25 /01 /janvier /2021 08:14

  Ikewan se présente comme le journal des peuples premiers, et propose chaque quadrimestre une analyse de l'actualité des peuples autochtones, et de l'évolution de la problématique autochtone (notamment en ce qui concerne les droits individuels et collectifs).

   La revue donne la parole aux autochtones sous la forme d'interviews de représentants de communautés et de reportages-récits de rencontre en terre autochtone. Chaque numéro porte sur un thème précis (Nature et autochtones ; Chiapas (2004-2014) ; Mlabri, le peuple des feuilles jaunes ; Programmes solidaires) ainsi que sur l'actualité autochtone, sur les programmes de soutien sur le terrain.... Le numéro 114 de septembre-décembre 2020 portait sur l'épidémie du covid-19 chez les autochtones. Avec un article de François BADAIRE qui retrace les conséquences désastreuses des épidémies venues d'ailleurs sur les populations autochtones, notamment d'Amazonie). On notera également un article sur la victoire historique des Sioux avec l'annulation d'un permis de mise en exploitation d'un oléoduc.

   Elle est l'émanation d'ICRA International, mouvement de solidarité avec les peuples autochtones. "De par le monde, se présente t-elle, les peuples premiers voient leur existence menacée et leurs droits bafoués : colonisation des terres, destruction des forces nourricières, pollution environnementales, négation des cultures et des identités socio-politiques. Pygmées d'Afrique, Aborigènes d'Australie, Amérindiens d'Amazonie, Négritos d'Asie du Sud-Est sont menacés de disparition physique et culturelle. Aujourd'hui, ces peuples s'organisent et luttent pour faire entendre leurs voix. Ils demandent le droit de vivre leurs différences dans la dignité, le respect de leurs organisations sociales et de leurs systèmes symboliques, la fin de l'exploitation sauvage des ressources de leurs territoires avec lesquels ils vivent en harmonie depuis la nuit des temps."

ICRA international, 246, avenue Victor Hugo, 94120 Fontenay-sous-bois, www.icrainternational.org

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25 janvier 2021 1 25 /01 /janvier /2021 07:54

       Revue culturelle ou revue de culture populaire (sur papier et sur Internet), créée en 2007, est une de ces revues qui suscitent à la fois la polémique et la critique sur la forme et le contenu de la culture. Rageuse, pleine d'humour, beau, foisonnant, débordant, fusionnant, cette fanzine ambitionne de mêler, deux fois par an sur environ 92 pages, réflexion et divertissement.

Dans son premier édito, volontairement collectif et non signé, l'équipe exprimait la volonté de dépasser à la fois l'aspect graffitis d'une certaine (sous?) culture et cette "culture de masse" fabriquée à la chaine par "l'industrie spectaculaire moderne", cette dernière étant considérée "comme une formidable machine de guerre envers les expressions authentiquement populaires qui, dès qu'une recette peut en être dégagé, sont pillées à des fins de récupération purement mercantiles." "Polar dévoré dans le métro, pochoir croisé sur la route du boulot, groupe punky reggae du petit dernier ou souvenir de bal musette transmis par une grand-mère ouvrière, la culture populaire prend les formes les plus variées. Encore faut-il la remarquer, la promouvoir et la diffuser. Il apparait donc nécessaire de lui rendre justice, qu'elle soit contemporaine ou d'un autre siècle, tombée dans l'oubli ou au mieux reléguée au second plan par les historiens (...)".

     Bourrée autant de mots que d'images, Chéribibi s'affirme comme revue "transgenre" (mot décidément mis à beaucoup de sauces!) paraissant "approximativement tous les ans sauf en cas d'insurrection générale ou de guerre bactériologique déclarée", et entend "briser les consensus, écarter les oeillères, faire déborder les marges" et "désenclaver les cultures populaires". Concrètement, cela donne des numéros attractifs, colorés, au style plutôt agressif (gentiment), tek que celui numéro 11 paru en décembre 2020 : "La culture populaire sous pavillon noir. La "son de Détroit" avec entre autres Wayne Kramer, la guitariste du groupe MCS, des entretiens avec Jean-Pierre DIONNET et Roger CORMAN, un dossier ur les femmes pirates...

    Cette revue gagne à être lue et connue. Non seulement pour ses articles décontractés, qui explorent bien toutes les arcanes de la culture populaire de bien des contrées mais aussi parce qu'elle met le doigt (volontairement ou pas) sur toutes les ambiguïtés de ces éléments de "culture populaire", parfois éloignés des canons de la culture de masse, parfois la préparant et la précédant ; il n'existe sans doute pas, à l'ère des mass medias de frontières entre ces "éléments subversifs" et ces succès tapageurs télévisés, vidéos dont s'alimentent les publicités commerciales de tout genre, et ce dont témoigne le parcours personnel de nombreux artistes. Chéribibi se diffuse à travers tout un réseau en France de librairies indépendantes.

Chéribibi, Association On y va, BP 60 017, 94201 Ivry sur Seine, www.cheribibi.net

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 13:41

   En Français La Russie sur la scène internationale, Russia in Global Affairs, revue trimestrielle russe d'analyse des relations internationales créée en 2002, sur le modèle du Foreign Affairs américain, prétend combler l'absence de revue francophone reconnue à l'étranger en la matière. Même si les informations en provenance de Russie sont toujours à prendre avec réserve, étant donné l"efficacité du système russe de rétention d'informations, les articles de la revue donnent tout de même de précieuses indications sur les conceptions d'hommes influents dans ce pays. RGA se conçoit elle-même comme un instrument d'intégration des élites politiques et économiques russes et étrangères, et se destine à informer la société, dont les étudiants, les politiciens et les hommes d'affaires, des processus en cours dans le monde. elle se veut également un forum de débats entre experts russes et experts étrangers. Depuis 2006, d'ailleurs, le journal est publié par Foreign Policy Resaerch Foundation.

La revue a été cofondée par le Conseil de politique extérieure et de défense (SVOP), l'Union russe des industriels et des entrepreneurs et le quotidien Izvestia. Le Conseil éditorial de RGA comprend des hommes d'État, des intellectuels et des experts, tant russes qu'étrangers (Sergueï KARAGANOV, Igor IVANOV, Evgueni PRIMAKOV, Helmut KOHLE, Carl BILDT, Thierry de MONTBRIAL...). Ce Conseil est dirigé par un rédacteur en chef, Fedor LOUKIANOV et un président du Conseil éditorial, Sergueï KARAGANOV.

   Si elle est publiée sur une base trimestrielle en anglais, elle l'est d'abord en russe deux fois par an, avec le soutien de Foreign Affairs pour cette deuxième version.

     La revue, outre l'analyse des grands enjeux stratégiques, traite des problématiques internationales dans leur ensemble, comme la prolifération des armes de destruction massive, le terrorisme, l'extrémisme religieux et les crises économiques, sanitaires et écologiques. Le n¨3 de 2020, Juin-Septembre, porte entre autres sur Iran's Nuclear Superposition (Andrey A. BAKLITSKIY) The theory of Universal Racism (Alexander V. LUSKIN) et sur Sinophobia in the Post-Soviet Space (plusieurs auteurs dont Yuri V. KULINTSEV).

De manière général, la revue russe constitue une référence pour les observateurs de la vie internationale.

 

Russia in Global Affairs, Office 205, 17 Malaya Gronyka Str., Moscow, Russia. Site Internet : www.globalaffairs.ru

 

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8 décembre 2020 2 08 /12 /décembre /2020 09:29

       Revue biannuelle fondée en 2008 par un collectif de chercheurs en économie et sociologie, la Revue française de Socio-économie se positionne au carrefour des sciences sociales de l'économie et défend la pluridisciplinarité de la recherche. Éditée par les Éditions La Découverte, son projet éditorial est de "prouver le mouvement en marchant"...

Dans leur présentation au numéro 1 de la revue, ses animateurs se veulent "simplement pragmatiques et cherchent plutôt à prendre appui sur des courants de recherche existants, qu'ils viennent de la sociologie, de l'anthropologie ou de l'économie, mais aussi de la gestion, des sciences politiques ou de l'histoire, pour faire de la revue un lieu de mise en problématique permanente de l'identité scientifique d'une socio-économie telle qu'elle se fait." Se situant dans une critique du capitalisme, dont l'évolution constitue l'économie moderne en un "véritable sous-système de la société, en un ordre de pratique et d'institutions sociales homogènes, relativement autonomes vis-à-vis des ordres domestique, religieux et politique." "C'est ce sous-système qu'une science nouvelle, l'économie politique appelé bientôt Science économique s'est proposé d'étudier, construisant pour se faire théories et méthodologies propres." Tout en tentant de délimiter ce domaine de la socio-économie, pour ne pas en faire un "fourre-tout", les animateurs veulent prendre en compte les approches hétérodoxes de l'économie, comme celles des différentes orthodoxies, pour comprendre le réel, en dehors de l'idéologie néo-libérale d'ailleurs de plus en plus contestée à l'heure actuelle. Ils rappellent que le monde anglo-saxon disposent déjà de ce type de revue, comme Economic Sociology, The European Electronic Newsletter, alors que le monde francophone en manque "cruellement". Pour répondre aux exigences théoriques et méthodologiques, les animateurs de la revue se proposent donc de présenter trimestriellement des rubriques adéquates : éditorial, un dossier couvrant la moitié de la pagination, des notes de recherches, des comptes-rendus d'ouvrages...

   Avec pour directeur de publication Jean-Christophe CAMART (président de l'Université de Lille), webmestres Fabien ELOIRE et Frédéric CHAVY, un comité de rédaction d'universitaires d'une vingtaine de personnes, appuyé par un comité international, alimente la revue. Ont déjà été abordés, entre autres, Les économies de la sexualité (2020/2), Valeur et capitalisme (2020/1 et 2019/23), le projet de monnaie fiscale complémentaire (2019/22), La grande transformation des logiques agricoles (2017/1), la socio-économie du numérique (2011/1)...

 

Revue Française de Socio-Économie, Laboratoire Clersé, Faculté des Sciences Économiques et Sociales, Université de Lille, 59665 Villeneuve d'Asq, Site internet = rf.socioeconomieuniv-lille.fr

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26 novembre 2020 4 26 /11 /novembre /2020 16:10

  Fondée par la Compagnie de Jésus à Vals (Haute-Loire) et au scolasticat de Jersey en 1923, la revue de philosophie est publiée à l'origine par les éditions Beauchesne à Paris. Plusieurs cahiers des Archives de la philosophie paraissent chaque année, formant chaque fois un numéro annuel. La revue suit deux axes principaux, la philosophie antique et la pensée classique française, tout en publiant dès 1931 une étude sur Freud.

   il s'agit, selon les animateurs de la revue, "d'une part de fournir une information historico-critique et problématisante sur l'histoire de la philosophie, et de l'autre de rendre attentif dans le champ philosophique actuel, à de nouvelles formes d'interrogation, ainsi qu'à des propositions de voies nouvelles. Dans cette double perspective, un axe majeur est de faire connaître en langue française les courants philosophiques non français, tout spécialement en sollicitant des collaborateurs qui les représentent." Ils s'inspirent à la fondation de la bonne revue allemande Archiv für philosophie, refusant se s'en tenir aux polémiques de l'actualité, pour travailler aux fondements qui nourrissent et éclairent cette actualité, puisant dans tout le champ de la philosophie.

Après la seconde guerre mondiale, où elle s'interrompt, elle reparait à un rythme plus lent et n'édite que 6 cahiers entre 1945 et 1955. Elles sont alors refondées par Marcel RÉGNIER (1900-1938), sous la forme d'une publication trimestrielle. En 2002, les éditions Beauchesnes cèdent le titre au Centre Sèvres. La nouvelle revue est restée fidèle aux orientations fondatrices, avec des apports encore plus large à des philosophes non français.

    Outre les parutions habituelles de la revue, des numéros spéciaux sont consacrés à l'état de la recherche sur différents philosophes : Hegel, Machiavel, Wittgenstein. Depuis 1972, des "Bulletins" bibliographiques sont consacrés à des auteurs ou à des thèmes : Descartes, Hobbes, Hegel, Spinoza, Leibniz, la philosophie médiévale, l'Aufkalärung (les Lumières allemandes), l'idéalisme allemand ou la philosophie esthétique. De nombreux philosophes écrivent directement dans la revue, contribuant de manière remarquée au débat philosophique en général.

Le numéro 83 (2020), cahier 1, porte sur Fichte et le langage, le cahier 2 sur Karl Löwith et l'homme sans monde - philosophie et architecture, le cahier 3 sur la preuve ontologique.

   La revue a actuellement comme rédacteur en chef Laurent GALLOIS, à la tête d'un comité de rédaction de presque une dizaine de personnes, tous des universitaires (Paris et Province). De nombreux articles sont disponibles librement sur Cairn.info (années 2001 à 2020)

 

Archives de philosophie, 4 rue d'Assas, Paris 6ème, www.archivesdephilo.com,

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20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 10:08

   La revue trimestrielle en langue anglaise MERIP, sur papier et sur Internet, qui existe depuis 1971 (premier numéro en 1973), procure une information critique, de reportages et d'analyses, focalisée sur le pouvoir d'État, la politique économique et les hiérarchies sociales dans la région du Moyen-Orient. Ses animateurs entendent éduquer et informer le grand public sur les affaires du Moyen Orient, comprises dans un sens très large.

  Son staff, avec Mandy TERC comme Executive Director, anime plusieurs collaborateurs, internes à la revue et externes souvent, spécialistes de plusieurs domaines. Ils informent notamment sur l'évolution des relations entre israéliens et palestiniens et arabes. La rédaction est critique par rapport à Israël, au sionisme et aux relations des États-Unis avec le Moyen-Orient.

   Par exemple Middle East Report consacré son numéro d'automne-hiver (n°292-293) 2020, en un dossier spécial, à la seconde vague du "printemps arabes" avec les soulèvements populaires de 2019 en Algérie, en Irak, au Liban et au Soudan et la contestation persistante au Maroc et en Jordanie. Le dernier numéro porte sur la crise liée au Coronavirus (Nature et Politiques, n°296, Fall 2020). 

 

MERIP, Site Internet : www.merip.org. Washington DC, États-Unis

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20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 09:46

   La revue MEED, en langue anglaise qualifiée souvent de remarquable, onéreuse aussi, de management est l'émanation de MEED Events et de MEED Projects, présente surtout sur Internet mais disponible aussi par abonnement, offre depuis 1957 des analyses économiques et financières, surtout sur les initiatives de développement des pays arabes du Moyen-Orient.

Livrant une information pointue depuis 1957, d'abord à destination des "décideurs" économiques du monde entier, elle se veut un organe guidant les pouvoirs économiques et politiques sur les investissements dans le secteur pétrolier, des transports, de l'énergie et de l'eau et financier de ces pays. Indépendant, précis et relativement objectif sur ces projets économiques et financiers, elle est également un outil précieux, consulté régulièrement par tous les spécialistes de cette région. Sa parution, irrégulière, est cadencée uniquement par les événements, à l'occasion d'ailleurs desquelles, elle organise des conférences.

Bien que peu connue du grand public, son comité de rédaction étoffé, emmené par Richard THOMPSON, de sa base à Dubaï, possède sans doute le réseau le plus dense d'informateurs sur ce qui se passe à la tête des différents groupes d'intérêt économique du Moyen-Orient. Discret aussi sur ce qui relève de la défense et des armements, MEED s'en tient à une stricte délimitation de ses domaines d'information. Ses pages renseignent sur l'évolution des pays de la région, avec notamment nombre de numéros spéciaux - encore plus onéreux - Par exemple, le numéro spécial de juin 2020 est consacré à l'Arabie Saoudite, et s'intéresse aux conséquences de l'épidémie du Covid-19 sur l'économie du royaume et sur le financement des grands projets d'infrastructures.

 

MEED, Site Internet : www.meed.com

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13 novembre 2020 5 13 /11 /novembre /2020 12:06

    La revue francophone Annales de Démographie Historique, fondée en 1964 par la Société de Démographie Historique (SDH), est la seule en français dans ce domaine, les histoires de la population et de la famille telles qu'elles se présentent aujourd'hui. Avec des travaux soucieux de leurs méthodes et de leurs catégories d'analyse, des approches largement ouvertes sur l'histoire sociale et l'histoire de la santé, ces Annales sont attentives aux apports de l'anthropologie comme de l'économie.

    Avec deux numéros (copieux) par an, la revue s'attache à chaque fois à une thématique précise, avec des varias et des recensions de bibliographie internationale. Les Annales sont publiées avec le soutien de l'INSH, aux éditions Belin. Dans son numéro 138 d'hiver 2020 (juin 2020), la revue aborde la question de la fécondité en milieu populaire : les exemples belges et français montrent que, si le fort déclin au XIXe siècle a d'abord touché les femmes les plus instruites, il a également affecté tous les groupes sociaux.

  La démographie historique est une discipline avant tout historique et fondée par des historiens français. Si la démographie appartient à la géographie, ce sont les historiens Pierre GOUBERT, Jacques DUPÂQUIER, Pierre CHAUNU, Philippe ARIÈS et Hervé LE BRAS, entre autres, qui ont fondé cette discipline.

Qui ont révolutionné la démographie du passé et dont les travaux inspirent encore les méthodes des historiens et même géographes actuels. Ils permettent de comprendre notamment l'impact des conflits et de l'enrôlement militaire sur la population d'un village, d'une région ou d'un pays. Plus généralement, il s'agit de cerner les facteurs multiples de la fécondité, d'où le caractère multidisciplinaires de ces travaux... 

    Sont à la tête de la SDH actuellement Vyril GRANGE (président), Vincent GOURDON (vice-président) et Isabelle ROBIN et Julie DOYON (secrétaires généraux). La SDH est également à l'origine de nombreuses publications dans sa discipline.

 

Annales de Démographie Historique, www.societededemographiehistorique.fr

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11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 16:00

   Population & Sociétés, publication mensuelle grand public de l'Institut national d'études démographiques, mis en place en 1968 par Jean BOURGEOIS-PICHAT, successeur d'Alfred SAUVY à la tête de l'INED, se présente comme un bulletin de 4 pages. Dirigé successivement par Pierre LONGONE (1968-1977), Michel-Louis LÉVY (1977-2000) et actuellement par Gilles PISON, ce bulletin constitue pratiquement une référence  très connue en matière de démographie.

    Dans ce bulletin, portant à chaque mois sur une thématique particulière, on ne trouve pas seulement des statistiques sur l'évolution des populations, mais également des études historiques, comme pour le numéro 11 de 2020, portant n°583, "Quand le recensement comptait les Français musulmans", article d'Angéline ESTAFRÉ-DUBLET, Lionel KESZTENBAUM et de Patrick SIMON, et des études d'actualité "Comment voisine-t-on dans la France confinée?" (2020/6).  Disponible sur papier et sous forme électronique, Population & Sociétés est supervisé par une petite équipe de 7 personnes (surtout de l'INED), dont Anne GOUJON (Institut de démographie de Vienne), Bruno MASQUELIER (Université catholique de Louvain) et Clémentine ROSSIER (Université de Genève).

   Rappelons que l'INED, créé en 1945 à l'initiative du pédiatre Robert DEBRÉ (1882-1978); dans la foulée de la mise en application de dispositions préconisées par le Comité français de la libération nationale d'Alger, qui récupère les locaux de la Fondation française pour l'étude des problèmes humains du controversé Alexis CARREL, est chargé d'étudier les problèmes démographiques sous tous les aspects. Ses missions sont redéfinies en 1986, tout en changeant de nom en Établissement Public à caractère scientifique et technologique (EPST), doté alors d'un statut analogue à celui du CNRS : disparition de l'objectif nataliste de 1945 et mise au premier plan du développement et de la diffusion des connaissances démographiques au profit du progrès économique et social en général. L'INED emploie en 2020 environ 200 personnes, dont 60 chercheurs titulaires dans 10 unités de recherche, une trentaine de projets, une bibliothèque... en coopération avec trois autres instituts de recherche en démographie en Europe (Pays-Bas, Allemagne, Autriche). Depuis 2000, l'INED abrite le siège mondial de l'Union internationale pour l'étude scientifique de la population. Ses enquêtes régulières assoient sa réputation scientifique et elle publie, outre Populations & Sociétés, Population, trimestriel, Les Cahiers de l'Ined, collection d'ouvrages, Les Classiques de l'économie et de la population, édition critique d'ouvrages anciens. L'INED publie également des manuels, en particulier un grand traité de démographie en 8 volumes, Démographie : analyse et synthèse, rédigé par une centaines d'auteurs, sous la direction de Graziella CASELLI, Jacques VALLIN et Guillaume WUNSCH (2001-2006)

 

Population & Sociétés, INED, www.ined.fr

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  • : Approches du conflit : philosophie, religion, psychologie, sociologie, arts, défense, anthropologie, économie, politique, sciences politiques, sciences naturelles, géopolitique, droit, biologie
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