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25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 08:41

     Le guide du maintien de la paix est l'une des sources de référence - l'une des peu courantes revues en français consacrées à ce domaine - en ce qui concerne les opérations de paix. Comme les responsables de la revue l'écrivent eux-même en 2013, "après 10 ans d'existence, le Guide du maintien de la paix évolue. Initialement conçu comme un instrument d'information sur les activités de maintien de la paix, il est devenu en quelques le guide de référence en langue française sur les opérations de paix. Afin de s'adapter, notre publication effectue plusieurs changements tout en conservant le format qui a fait son succès. Ainsi, soucieux de concilier sa mission d'information sur le quotidien des opérations de paix et sa vocation de plateforme francophone de dialogue sur les questions de pointe portant sur les opérations de paix, le Guide du maintien de la paix sera désormais enrichi d'une nouvelle collection sur les opérations de paix qui permettra, à l'avenir, la publication de numéros thématiques, tel que celui paru en 2011 sous la direction de Jocelyn Coulon et Alexandra Novosselof, La paix par la force? Pour une approche téaliste du mantien de la paix "robuste". De plus, le Guide est désormais doté d'un comité scientifique et d'un comité de lecture. Le comité scientifique est en charge des orientations scientifiques du Guide, notamment du choix des thèmes abordés, du choix des articles et des données statistiques des différents numéros et éditions spéciales. Pour sa part, le comité de lecture est composé de chercheurs et de praticiens, et évalue, de manière anonyme, les textes soumis à publication."

Il s'agit d'une publication du ROP (Réseau de Recherche sur les Opérations de Paix), créé en 2005. Affilié au Centre d'études de recherches internationales de l'Université de Montréal (CERIUM), le ROP se donne pour double mission "de jeter un éclairage aussi large que possible sur les opérations de paix et d'oeuvrer au renforcement global des capacités pour les opérations de paix". Dirigé par une équipe de 6 personnes à la tête de laquelle se trouvent Jocelyn COULON  (directeur), diplômé en science politique de l'Université de Montréal, et Damien LARRAMENDY (sous-directeur), de la même université, le ROP publie plusieurs autres travaux en dehors du Guide annuel : outre un bulletin régulier, plusieurs dossiers, ainsi L'OTAN au Kosovo : évolutions et perspectives (2015), Le futur des opérations de paix de l'ONU : les recommandations du Haut panel indépendant (2015), L'inscription du patrimoine culturel au mandat d'une opération de paix (2014). Le ROP publie également un Dictionnaire mondial des opérations de paix 1948-2013, et, entre autres, La paix par la force? Pour une approche réaliste du maintien de la paix "robuste" (2011).

Chaque numéro annuel du Guide aborde plusieurs problèmes de la période considérée. Ainsi le numéro de 2012, sous-titré Espaces francophones et Opérations de paix (dirigé par David MORIN et Michel LIÉGEOIS), s'ouvre par une introduction de Bruno CHARBONNEAU et Tony CHAFER, vers des articles sur la francophonie, le partage des tâches, la recherche d'une perspective francophone sur les opérations de paix, les problèmes spécifiques des opérations de paix sous l'égide de la France en Afrique francophone subsaharienne, la difficile émergence d'une pratique française de la Réforme dans une invention anglophone. Le Guide termine toujours par une chronologie du maintien de la paix, des données statistiques... Celui de 2011 se centrait sur l'Afrique et les opérations de paix, celui de 2009 abordait des questions posées sur divers continents, comme les précédents d'ailleurs. Toutes ces études s'inscritent dans des problématiques abordées par le Centre de sressources de maintien de la paix de l'ONU elle-même. L'édition de 2013 aborde de nouveau des problèmes plus généraux liés au maintien de la paix. Les divers opus sont publiés par diverses maisons d'éditions selon les années. 

Sous la direction de David MORIN, Michel LIEGEOIS et Marie-Joëlle ZAHARD, CECRI et ROP, Guide du maintien de la paix 2013, Editions Athena.

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 13:39

  Sociologie du travail, revue scientifique française fondée en 1959, constitue une référence internationale et s'adresse aussi bien aux chercheurs, enseignants-chercheurs et étudiants qu'à des praticiens, professionnels et responsables politiques. D'une lecture exigente mais loin d'être hors de portée de la plupart des lecteurs en sciences humaines, les animateurs de la revue, sous la coordination actuelle de Didier DEMAZIÈRE, du comité de rédaction comme du comité d'orientation, offrent en parution trimestrielle, des articles sur les conditions et les mutations du travail. 

   Avec ses numéros qui chacun aborde des thèmes différents, la revue donne un bon aperçu de la recherche en la matière. Publiée par l'Association pour le développement de la sociologie du travail, avec le concours du CNRS, elle est éditée par Elversier-Masson. Depuis sa création par Michel CROZIER, Jean-Daniel REYNAUD, Alain TOURAINE, Jean-René TRÉANTON, sous le patronage de Georges FRIEDMANN et de Jean STOETZEL, cette revue poursuit une double orientation. Revue spécialisée d'un domaine - celui du travail - elle tient aussi à rester une revue de sociologie générale, en prise sur les problèmes d'actualité, ouverte au dialogue sur les disciplines. Elle publie les résultats de recherche empirique, des travaux théoriques, des numéros thématiques pluridisciplinaires, des dossiers-débats et des symposiums susceptibles d'alimenter scientifiquement le débat sur les questions de société contemporaine.

Elle publie également depuis 1999 un supplément électronique en anglais diffusé sur ScienceDirect et organise chaque année un prix du jeune auteur. Des articles depuis 2004, sont disponibles également sur le site de l'éditeur (www.em-consulte.com/revue/soctra.

  On retrouve dans le comité de rédaction une quinzaine d'auteurs relativement connus, comme Didier DESMAREZ, Michel LALLEMENT, Christine MUSSELIN ou Eric VERDIER. Le comité d'orientation se compose d'auteurs français et d'autres nationalités.

 

  Lors de son trentième anniversaire, la revue a récapitulé la liste de ses articles, classés par rubriques. Les index utilisés, dans chcune des trois périodes 1959-1972, 1973-1979 et 1980-1989, montrent l'évolution des thèmes privilégiés. 

Dans la première période sont beaucoup traités le patronat et la classe ouvrière, ainsi que la bureaucratie, l'innovation, les problèmes de la jeunesse et des étudiants, ces thèmes étant moins traités par la suite.

Dans les deux premières périodes reviennent souvent les questions des Mouvements sociaux, des Professions, des Relations professionnelles, du syndicalisme, de l'action syndicale et de la revendication. Son abordées également les Théories de l'organisation, les questions autour de l'Entreprise et son organisation, de l'Industrialisation et société, de l'Industrie en soi et de la société, les Modes de rémunération, les Problèmes de formation, la Stratéfication sociale, les Systèmes de valeurs, la Ville et l'urbanisation...

Plusieurs changements très remarquables marquent la dernière période. Tout d'abord la classe ouvrière, qui connait une éclipse dans les années 1970, refait surface sous la forme d'un "groupe social" parmi d'autres. Simultanément, l'entreprise semble perdre la consistance d'une rubrique particulières : mais, un peu partout, elle reste une référence et fait même l'objet d'une livraison spéciale de la revue en 1986. En revanche, la qualification suit le trajet inverse. Elle apparait tardivement dans une rubrique autonome, aux côtés des savoirs et compétences. Auparavant, la qualification est pourtant bien représentée - abordée sous l'angle de la formation et de la rémunération - et un premier numéro spécial lui est consacré en 1973. Ce mouvement est à rapprocher des questions techniques, omniprésentes pendant les deux premières périodes, mais finalement traitées sous un intitulé spécifique et modernisé. Singulièrement, ce même traitement s'applique aux concepts les plus fondamentaux de la sociologie du travail. La dernière décennie accueille, en effet, dans une rubrique spécifique, la division du travail (aux côtés de l'organisation) et, plus étonnant encore, le travail lui-même. Détail important, le travail en question est analysé sous l'angle de son contenu et de ses représentatiçons, ce qui traduit un rapprochement avec les préoccupations des ergonomes et des psychosociologues. la nette séparation du travail et de l'emploi suggère que la rupture entre les deux orientations de la sociologie du travail est consommée et cette rupture se situe aux frontières, mal définies, de l'entreprise.

   Cette dernière époque affiche un intérêt explicite pour les savoirs des travailleurs, la science dans l'industrie et celle des chercheurs. Les articles rangés dans la catégorie "Théorie, méthodologie, épistémologie", comme les numéros spéciaux, sont remplis de réflexions autocritiques, de doutes et de tentatives de nouvellement de perspectives. Comme dans d'autres spécialités sociologiques, la chasse aux paradigmes est ouverte. Avec la débâble des "grandes théories" marxistes et structuralistes, les chercheurs s'en retournent aux sources, aux expériences concrètes, aux témoignages : mais les réalités du travaiol ne se laissent pas saisir directement.

La disparition des "système de valeurs" appartient au même revirement. Car les "représentations" des acteurs ont supplanté l'idéologie et ont apparemment gagné en efficacité. Capables d'orienter les pratiques, de refaire le monde, ces représentations contribuent aussi à reconstruire la société. Naguère, il s'agissait d'expliquer l'organisation de ces "constructions sociales", ou leur fonction par référence aux structures globales. Désormais, l'accent se porte plutôt sur leurs effets. A l'extrême limite, la sociologie cède la parole aux acteurs, ou à certains d'entre eux, quitte à retourner sa fonction critique contre elle-même.

Tous ces changements affectent aussi les thèmes apparemment stables. Malgré son déclin, le syndicalisme résiste au temps, au même titre que les "relations professionnelles" et les "mouvements sociaux". Toutefois, le nombre d'articles correspondant diminue très fortement.

Inversement, les professions rencontrent un succès croissant dans la dernière période. Le sujet n'est pas neuf. l'abondante littérature anglo-saxonne qui lui a été consacrée depuis le début du siècle a d'abord éveillé des critiques sévères, mais les mouvements de professionnalisation ne sont plus analysés comme une survivance corporatrice, mais comme une réaction face aux incertitudes de la relation salariale L'apparition du thème "Emploi, chômage, marché du travail" reflète l'émergence d'une sociologie de l'emploi.

Tandis que la sociologie du travail s'interroge sur les divisions entre travailleurs, sur la crise du travail et sur sa propre crise, elle ne cesse de s'étendre, de se fragmenter, de se recomposer, de nouer des relations avec d'autres matières. La revue, comme la discipline sociologie du travail, vit réellement en phase avec son objet, un objet sensible aux controverses. (Marcelle STROOBANTS, Sociologie du travail, Nathan Université, 1993)

 

    Bien entendu, l'évolution de la revue ne s'arrête pas là et on peut constater, avec l'approfondissement de la crise économique et la permanence d'un chômage massif, que les controverses marquent dans le ton et le contenu nombre d'articles, et reflètent bien une conflictualité croissante.

 

Sociologie du travail, Elsevier-Masson.

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 12:55

   Très tard venues dans le monde de l'édition, ces deux revues, l'une (Ebisu) fondée par la Maison franco-japonaise de Tokyo en 1993 et l'autre (Cipango) par des enseignants de l'INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales) en 1992, offrent une information de premier plan sur de nombreux domaines sur le Japon. 

 

    Cipango se présente comme la seule actuelle revue scientifique consacrée au Japon qui soit publié en France et elle constitue de fait une référence dans le champ des études japonaises. Elle recueille les articles de chercheurs rattachés à des institutions françaises, ainsi que très régulièrement, des contributions émanant de spécialistes étrangers, principalement japonais, européens et américains. Revue pluridisciplinaire (mais aujourd'hui quelle revue portant sur une zone géographique ne l'est pas...) dans le champ des sciences humaines et sociales (histoire, ethnologie, géographie, économie, linguistique, littérature, arts, cinéma...), Cipango privilégie les études de fond utilisant principalement des sources originales en langue japonaise, mais propose également des traductions (textes scientifiques ou littéraires, documents historiques), ainsi que, dans une moindre mesure, des essais et des téloignages. La revue de l'INALCO accorde une place importante aux nouvelles de la recherche, recension d'ouvrages scientifiques mais aussi résumés des thèses et mémoires rédigés en français. C'est à ce titre une revue précieuse pour les jeunes chercheurs.

  Chaque numéro s'organise autour d'un dossier thématique ayant fait l'objet d'un appel à contribution. A la périodicité annuelle, Cipango a été lancée en janvier 1992 alors qu'il n'existait aucune revue en français spécialisés dans le domaine des études japonaises. Elle a été suivie de peu quelques mois plus tard par Ebisu. Avec ces deux revues, les chercheurs se voient offrir des perspectives de réflexion, et elles ne doivent leur parution qu'à la conjonction du hasard et de l'entêtement, nonbstant les découragements individuels, la malchance technique et des contextes politiques défavorables. Le destin d'une troisième revue française d'études japonaises, Daruma, 13 numéros entre 1997 et 2003 le montre bien. 

  D'abord imprimée, la revue est mise en ligne depuis 2012 (revues.org), parallèlement à la publication du premier numéro en langue anglaise.

  Avec pour directeur de publication Michael LUCKEN, un comité international fourni et à la tête du secrétariat de rédaction, Isabelle KONUMA, Cipango bénéficie des moyens du Centre d'Etudes Japonaises (créé en 1974 comme centre de recherche propre à l'INALCO). 

   Les derniers numéros de la revue ont traité du Genji Monogatari, vu sous l'angle littéraire, sous l'angle du contexte historique de la naissance du Roman du Genji, sous l'angle de la peinture, de la caligraphie et de la musique et sous l'angle de sa réception (Hors série 2008), de la guerre, colonialisme et commémoration (N°15, 2008), du Japon et la fait colonial (N°18, 2011 et N° 19, 2012).

 

   Ebisu, de la Maison franco-japonaise de Tokyo (Institut français de recherche sur le Japon, UMIFREE) publie des textes en langue française - articles, traductions, comptes rendus d'ouvrages - dans le domaine des études japonaises. Les articles concernent surtout des question de culture, de philosophie, d'anthropologie, de sociologie, d'économie, de géographie humaine et sociale, le plus souvent avec une dimension historique. Editée sur papier et diffusée essentiellement sur abonnement jusqu'en 2013, Ebisu est devenue une revue numérique en accès libre et gratuit dès parution depuis 2014. Les anciens articles peuvent être consultés (du n°1 au n°46) sur le portail Persée, les autres l'étant sur Revues.org.

  Avec pour directeur de publication Christophe MARQUET et rédacteur en chef Arnaud NANTA (Olivier ANSART fait partie du comité éditorial) et un comité scientifique également bien fourni, Ebisu, revue semestrielle,  est l'écho de travaux réalisés notamment au sein ou en collaboration de la Maison franco-japonaise de Tokyo. 

  Les derniers numéros de la revue ont traité de la Création et valeurs dans la société japonaise (N°50, 2013), de la Naissance d'une revue féministe au Japon (N°18, 2012) et de la Catastrophe du 11 mars 2011, désastre de Fukushima : fractures et émergences (N°47, 2012).

 

Cipango, CEJ, INALCO, 2, rue de Lille, 75343 PARIS CEDEX 07.

Ebusi, Maison franco-japonaise, bureau français, 3-9-25, Shibuya, Tokyo, 150-013 JAPON.

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 12:10

         Revue entièrement consacrée au monde chinois contemporain, universitaires, trimestrielle, sur papier et électronique, Perspectives chinoises analyse la Chine dans ses aspects socio-politiques, culturels et littéraires. Elle offre une information originale ainsi que des analyses fondées sur des enquêtes de terrain menées par des chercheurs spécialisés. Fondée en 1992 par Michel BONNIN, spécialisé dans les rapports entre société et pouvoir en République Populaire Chinoise pendant et après l'époque maoiste, par Raphaël JACQUET et Jean-Philippe BÉJA, entre autres auteur de A la recherche d'une ombre chinoise. Le mouvement pour la démocratie en Chine (1919-2004) paru aux Editions Le Seuil en 2004, la revue, établie à Hong Kong et parfaitement bilingue (tous les articles sont publiés dans les deux langues), constitue actuellement une référence dans ce domaine. Organe du Centre d'Etudes Français sur la Chine Contemporaine (CETC), elle se veut pluridisciplinaire : chaque numéro aborde un thème particulier dans un dossier parfois copieux, ainsi que des articles de recherche et d'actualité. Ses comptes rendus d'ouvrages et ses lectures critiques sont particulièrement utiles aux étudiants cherchant une documentation récente et fournie, comme d'ailleurs aux non-spécialistes. Elle se fait l'écho des recherches menées en Chine même et fait le lien constant entre, sur les mêmes sujets, les réflexions d'auteurs chinois en Chine et ceux établis en en Europe. 

 

   Le CETC, fondé en 1991, membre d'un réseau des 27 centres de recherches à l'étranger soutenus par le Ministère français des Affaires Etrangères et le CNRS, est le seul centre de recherche européen en Chine entièrement consacré à l'étude de la Chine contemporaine. Il est basé à Hong Kong et dispose d'une antenne à Taïwan depuis 1994, ainsi que des chercheurs individuels établis en Chine continentale. Impliqué dans la formation universitaire, en France et en Chine, ce centre a été dirigé par Michel BONNIN (1991-1998), puis par Jean-Pierre CABESTAN (1998-2003), Gilles GUILHEUX (2003-2006) et Jean-François HUCHET (2006-2011) et l'est actuellement pas Sébastien VEG. 

 

   On trouve, au fil des numéro, consacrés par exemple à l'Urbanisation de la Chine rurale (2013/3), à Mao aujourd'hui : une icône politique pour une époque prospère (2012/2), ou à La modernisation de l'Armée populaire de libération et ses répercussions (2011/4), les signatures de spécialistes, de Séverine ARSÈNE (rédactrice en chef), de Jean-Philippe BÉJA (basé à Pékin, il travaille sur la politique chinoise), de Stéphane CORCUFF (sur la géopolitique comparée des deux Chine par exemple), de Chloé FROISSARD (de l'Université Rennes 2), d'Aurore MERLE (histoire de la sociologie en Chine, modes d'association et de mobilisation des citoyens chinois...), de Judith PERNIN (cinéma documentaire chinois "indépendant"), de Sébastien VEG (littérature et politique...) ou de Yinde ZHANG (Université Sorbonne Nouvelle - Paris III). Le dernier numéro (2014/1) porte sur Hong Kong  deouis 1997. Il comporte des articles sur les pouvoirs exécutif et législatif, l'épargne chinoise, l'identité nationale et l'intégration régionale...

 

    Les numéros, disponibles sur le portail Revues.org, offrent ses articles documentés sous la vigilance d'un Comité de lecture de plus de quarante membres. On peut consulter sur le site du CETC, les différents travaux et initiatives du centre. 

 

Perspectives chinoises, China perspectives, CEFC, 20F Wanchai Central Building, 89 Lockart Road, Wanchai, Hong Kong. Abonnements par mail notamment : cfec@cefc.com.hk.

 

 

 

 

 

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 08:07

    Il n'existe pas de publication francophone à l'heure actuelle qui dépasse le public spécialisé, alors que foisonnent les sites sur Internet consacrés à la religion ou à la philosophie hindoue, souvent orientées vers la pensée de tel ou tel auteur, dans un but de propagande idéologique ou commerciale. La France est dotée en revanche d'un éventail assez large et assez nombreux d'étudiants, de doctorants, d'universitaires et de spécialistes dans les problématiques anciennes ou modernes concernant le sous-continent indien, mais la production de travaux originaux semble stagner en qualité et en quantité, même en tenant compte de la tendance généralisée à la publication en anglais, même de la part d'institutions financées sur des fonds publics français. L'intérêt du grand public est bien retombé en ce qui concerne les "sciences" ou la "sagesse" orientales, notamment indienne, mais reste tout de même actives diverses organisations en liaison avec des "gourous" ou des "maitres" en Inde. Ici, nous nous concentrons sur les sources d'études universitaires de l'inde ancienne et moderne. Nous ne présentons que trois des plus importances en France après avoir rapporté la vue d'ensemble des études indiennes et d'Asie centrale en 2012 d'un indianiste réputé, Gérard FUSSMAN. Les études indiennes, d'une manière ou une autre touchent très souvent un aspect ou un autre de l'hindouisme, même lorsque, dans le corps des contributions, il n'en est pas fait mention.

 

      Gérard FUSSMAN (né en 1940), historien français et titulaire d'une chaire d'Histoire du monde indien au Collège de France, expose sa vision de l'état actuel des études en France sur lInde et l'Asie centrale.

"J'ai commencé à apprendre le sanskrit en 1958. Quatre ans plus tard,(...), j'étais nommé archéologue-adjoint à la Délégation Archéologique Française en Afghanistan. Je pense qu'aujourdh'ui ce ne serait plus possible, pas seulement parce que depuis quelques années les postes se raréfient et que les chercheurs dobtiennent plus facilement des crédits de recherche pour une courte période qu'un emploi permanent leur assurant la tranquillité d'esprit nécessaire pour mener des recherches de longue durée. Je pense surtout que les institutions sont devenues beaucoup plus frileuses. Elles recrutent sur diplômes (...) exclusivement, même quand cela n'a pas de sens, par exemple au CNRS, à l'EFEO et à l'APHE. On ne fait pas confiance aux jeunes gens alors que tout Professeur sait très bien que, sauf exception, on peut très bien juger des capacités présentes et futures d'un étudiant de 20 ans. Il en résulte un accroissement de la précarité pour les jeunes chercheurs, un retard de carrière pour ceux plus âgés et une perte de capacités pour la recherche, par abandon des jeunes chercheurs sans fortune personnelle ou familiale, par vieillissement du corps des chercheurs également. Ce n'est pas le moindre effet négatif des réformes successives de la recherche et de l'université que toutes ont, l'une après l'autre, accru la lourdeur et la lenteur des recrutements sans avoir apporté la moindre garantie quant à leur qualité.

En 1958, le sanskrit était la discipline reine, en partie parce qu'une connaissance minimale de cette langue était nécessaire pour faire de la grammaire comparée des langues indo-européennes. Cette discipline jouissait d'un grand prestige, étant la seule linguistique enseignée et bénéficiant de l'aura des grands noms de l'Université, dont Emile Benveniste. La seule Inde qui valait était l'Inde ancienne, très ancienne même. L'Inde moderne n'était qu'une dégénérescence. Les indianistes de cette époque, remarquanbles savants s'il en fut, ont manqué deux tournants. Le renouvellement de la liguistique telle que symbolisée par les noms de Martinet et Chomsky, l'intérêt grandissant suscité d'abord par l'Inde contemporaine puis médiévale. La linguistique françase moderne s'est consitutée en dehors et, dans une certaine mesure, contre la grammaire comparée. Les études indiennes contemporaines se sont développées à l'INALCO et à l'EHESS. Ces deux coupures n'ont en rien bénéficié à l'indianisme. Mais il y a eu un énorme changement de perspective. En 1958 on pouvait se dire indianiste, et même antrhopologue indianiste, sans connaitre aucune langue contemporaine de l'Inde. Les étudiants formés depuis 1980 sont tous censés parler un langue contemporaine de l'Inde et en tout cas ne croient plus qu'on puisse faire une enquête de terraub en anglais seulement. 

La hiérarchie des champs d'études a aussi beaucoup changé. En 1958 le sanskrit, assimilé à l'Inde, était la discipline reine, en France comme en Allemagne. C'était l'héritage de la découverte, au début du 19e siècle, de cette langue et de son apport à la grammaire comparée des langues européennes. Le tibétain et le japonais étaient des disciplines confidentielles enseignées à l'Ecole des Langues Orientales seulement, de statut nettement inférieur à celui de l'Université, ne serait-ce que parce que très peu de ses enseignants étaient docteurs. Devenue l'INALCO, c'est maintenant, après maintes péripéties, une université de plein droit, avec de nouveaux locaux, la proximité d'une bibliothèque ultra-moderne (la BULAC) et la participation au PRES (Pôle de Recherche de l'Enseignement Supérieur) Paris-Cité. Dans le domaine des études orientales, désormais orientées vers le monde contemporain, c'est apparemment l'institution qui a le plus d'avenir.

La hiérarchie actuelle des la production scientifique me parait différente de celle implicitement admise en 1958. Le monde contemporain alors négligé par l'Université, est désormais privilégié par les étudiant et les "décideurs"". Du point de vue de la productivité de la recherche, la hiérarchie me semble plutôt être études iraniennes, études centrasiatiques, études indiennes. Pour le nomdre des étudiant, c'est probablement le chinois qui arrive en tête. Cela a des causes objectives. Pour l'Iran le renouveau des études avestiques, sous l'impulsion en France de mon collègue Jean Kellens, et le développement des études sur le shiisme dans la lignée d'Henri Corbin et maintenant de Mohammed Amir-Moezzi. Pou l'Asie centrale, c'est le développement des fouilles archéologiques en Afghanistan jusqu'en 1978 et ensuite en Ouzbékistan. La cration de l'Institut Français de l'Asie Centrale (IFEAC) à Tashkent, malheureusement fermé en 2011 par la volonté des autorités ouzbèques, a permis le développement d'études sur l'Asie centrale contemporaine. La Chine a profité du prestige d'une nation en pleine renaissance, de plus en plus ouverte sur l'étranger, de l'enseignement du chinois dans les lycées français et d'un réservoir d'étudiants chinois et surtout chinoises issus de l'immigration ou venus en France grâce à des bourses. Ces bourses existent aussi pour les étudiants indiens, mais ceux-ci ne viennent pas en France étudier l'inadianisme classique : ce sont les métiers de la finance et du management qui attirent les meilleurs d'entre eux, y compris et surtout en Inde contemporaine.

Cette situation n'est pas définitive. Le rapide développement économique de la République indienne va accroître l'attirance pour les études indiennes une fois que nous auront fait comprendre à tous qu'il ne suffit pas de savoir l'anglais pour comprendre les pays et ses habitants. Mais les indianistes, malgré une augmentation très sensible du nombre des postes, sont aujourd'hui très mal armés pour défendre ou restaurer le prestige de leur discipline.(...)."

Le chercheur mentionne que les conditions d'accès au terrain ont complètement changé depuis les années 1970. L'Afghanistant et la Pakistan (où se situent de nombreux sites exploitables pour l'étude de l'Hindouisme ou de l'Inde ancienne), alors relativement en danger, sont de fait fermés aux chercheurs étrangers. L'Inde, informe t-il encore, de plus en plus agitée de mouvements nationalistes hindous qui rendent le dialogue difficile, interdisent aux étrangers, de même qu'aux Indiens, de traiter de certains sujets n public, comme l'apport musulman, les Aryens, les causes de la scission de 1947.... Les coopérations ne peuvent se faire que sur des sujets qui ne fachent pas, la grammaire de Pânini ou l'urbanisme antique...

 

  Le Centre d'Études de l'Inde et de l'Asie du Sud (CEIS), le plus grand laboratoire français de recherche en sciences sociales sur le sous-continent indien, dirigé actuellement par Blandine RIPERT, est une unité mixte de recherche (UMR 8564) de l'Ecole des Hautres Etudes en Sciences Sociales (EHESS) (où il a son siège principal, 190-198 avenue de France, 75244 PARIS CEDEX 13) et du CNRS. Fondé au milieu des années 1950 sous l'impulsion de Louis DUMONT, ce Centre avait pour objctif de rénover l'étude de l'Inde par la conjonction des diverses disciplines des sciences sociales et humaines avec les acquis et les problèmes de l'indologie classique. Il regroupe dès l'origine les spécialités alors enseignées à Paris.

Le CEIAS est aussi un centre de documentation (Maison de l'Asie, 22 avenue du Président Wilson, 75116 PARIS) dont la bibliothèque possède le fonds le plus important d'ouvrages (30 000 environ) et de périodes (439 dont 60 vivants) sur l'Asie du Sud moderne et contemporaine. Son catalogue est en ligne dans la base de données de la Bibliothèque Universitaire des Langues et Civilisations (BULAC).

En 2011, le CEIAS a accordé un accueil institutionnel à la revue en ligne SAMAJ (South Asia Multidisciplinary Academic Journal), revue à comité de lecture consacrée à la recherche en sciences sociales sur l'Asie du Sud (http://samaj.revues.org).

Le CEIAS publie depuis 1975, sous le titre de Purusârtha, une collection dont les volumes (environ un par an) ouverts aux chercheurs extérieurs français et étrangers reflètent les orientations de recherche et les débats scientifiques qui se développent en son sein. Parmi les ouvrages publiés, notons L'Inde des Lumières, de Marie FOURCADE (2013), circulation et territoire dans le monde indien contemporain, de Véronique DUPONT (2010) ou encore Divins remèdes. Médecine et religion en Asie du Sud (2009). Beaucoup de thèmes sur l'hindouisme sont abordés dans cette collection, comme Rites hindous, de Gérard COLAS (2006) ou Tribus et basses castes, de Marine CARRIN (2002).

Depuis 1998, le CEAIS fonctionne comme laboratoire de rattachement administratif pour le Centre de Compétences Thématiques du CNRS en modélisation, analyse spatiale et systèmes d'information géographique (CTT MASSIG).

 

   Le Bulletin d'Etudes indiennes, publié dans le cadre de "Mondes iranien et indien" (27, rue Paul Bert, 94204 IVRY-SUR-SEINE), Unité Mixte de Recherche créée en 2005, est publié par l'Association Française pour les Etudes indiennes (52, rue du Cardinal Lemoine, 75231 PARIS CEDEX 05). Fondé en 1983 par Nalini BALBIR (actuel éditeur et responsable de publication) et Georges-Jean PINAULT, ce périodique scientifique est consacré à tous les aspects relatifs aux études indiennes. Chaque numéro (200 à 300 pages) (périodicité irrégulière)  contient des articles et au moins une vingtaine de comptes rendus, et en outre, des études monographiques et des nécrologies. Il est accompagné de suppléments. Le numéro 30 de 2012 est achevé d'imprimer en mars 2013.

Ainsi le Bulletin n°26-27 (2008-2009), après des rapports pour l'exercice 2009, contient les articles entre autres de Jean FEZAS (Traditions et sens commun, une présentation népalaise du rituel : La fête Tij vue par Bhîma Nidhi Tiwâri, de Mislav ZEVIC (Les études indiennes en Croatie : Histoire, présent, projets, résultats, publications), de Roman MOREAU (Bhima Vrkodara : homme ou animal?) ou de Jérôme PETIT (Baârasîdâs et Jean-Baptiste Tavernier : Feux croisés sur l'histoire économique de l'Inde au XVIIe siècle)...  Ce Bulletin s'adresse à un public très spécialisé.

 

    L'Institut d'Etudes Indiennes, du Collège de France produit une Lettre d'information, envoyée à une centaine d'instituts indologiques étrangers et publiée par les Publications de l'Institut de Civilisation Indienne, les Editions de Boccard (11, rue de Médicis, 75006 PARIS). Installé 52, rue du cardinal Lemoine (75231 paris cedex 05), l'Institut, présidé par Jean KELLENS, par sa publication, donne des informations sur ses activités d'enseignements et de recherche. Fondé en juin 1927 à l'initiative d'Emile SANART, appartenant à l'origine à l'Université de Paris, il a été rattaché au Collège de France en janvier 1973. Le fonds important de la bibliothèque de l'Institut d'études indiennes (85 000 volumes et 450 titres de publication, dont 40 vivants) couvre toute l'Asie du Sud, soit l'Inde, le Pakistan, le Népal, le Sri Lanka, l'Asie centrale indianisée, Afganistan et dans une moindre mesure l'Asie du Sud-Est, les périodes du monde indien ancien et principalement l'Inde préislamique. On peut y trouver des ouvrages sur la linguistique, l'archéologie, l'histoire des religions, le védisme, le brahamanisme, le bouddhisme et le jaïnisme. Le consultation est ouverte aux chercheurs, ainsi qu'aux doctorants et dans certains cas aux élèves de master sur lettre de recommandation. Comme pour beaucoup de bibliothèques spécialisées rattachées à un ensemble universitaire, l'autorisation de consultation se fait en général sur recommandation de professeurs, pour les étudiants de 3ème cycle, et à titre exceptionnel pour des lecteurs occasionnels. 

 

 

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 16:05

   Cette revue trimestrielle sur les technologies de l'information et de la communication, fondée en 1980, se présente comme une revue de réflexion critique sur les mutations de la société à partir de la question des nouvelles technologies de l'information. Autour d'informaticiens, de sociologues, de syndicalistes et de praticiens, la revue, dirigée par Jacques VÉTOIS, s'attache à une réflexion pluridisciplinaire et transversale sur les enjeux culturels et sociaux de l'information.

Depuis sa création, la revue est préoccupée par plusieurs questions, comme l'indique l'article Forum, du 2 décembre 2005, faisant le tour de 25 ans d'informatisation (n° d'Hiver 2005-2006) :

- L'informatique est passée d'un modèle centralisé à l'informatique en réseau (big brother à little sister) ;

- Nombre de rapports ou de grands projets sont issus de désirs de remodelage de la société par la technique. Entre technique vecteur de changement et peur de la technique, la notion de progrès technique a-t-elle changé?

- Comment comprendre l'informatisation du travail alors que d'une emprise physique du travail, il semble que l'on soit passé à une emprise sur la subjectivité du travailleur, sur l'intellect, sur le mental?

- Enfin, où sont les informatiques alternatives? Qu'a t-on fait des alternatives il y a vingt ans et que sont-elles maintenant?

Les participants de ce Forum revienne sur le contexte politique de la création de c3I et de Terminal (Emmanuel VIDECOQ). "On était à la fin du septennat de Giscard d'Estaing et le pouvoir avait impulsé un débat sur l'informatisation de la société. Ce fut le rapport Nora-Minc avec un grand colloque au Palais des Congrès. Parallèlement, certaines critiques de l'informatisation s'étaient développés dans des milieux comme à la CFDT par exemple, avec la publication du livre Les Dégâts du Progrès (Le Seuil, 1977), ainsi que divers travaux de sociologues, dont Philippe Lemoine. Le CIII s'est constitué suite au colloque L'informatisation contre la société, qui était une forme de réponse politique au rapport Nora-Minc et au colloque sur L'informatisation de la société. Ce fut une rencontre (...) organisée par un collectif de revues féministes, gauchistes et de diverses émanations marxistes. A la suite de ce colloque, la décision a été prise de créer un centre d'Information et d'Initiative sur l'Informatisation (...). Le premier numéro de Terminal (...) est une espèce de bulletin ronéoté qui faisait écho aux débats (...). Ensuite, le sommaire des numéros 2 et 3 qui avaient comme thématique le contrôle social et la carte d'identité informatisée était à mettre en relation avec les "autonomes" qui écrivaient dans un mensuel qui s'appelait Gueule qui faisait suite à La Gueule Ouverte.(...)." Si les luttes économiques tiennent une grande place, Jacques VÉTOIS rappelle que "nous étions obnubilé par le problème de l'Etat" et actuellement, la revue, alors que les problèmes d'informatique et liberté reprennent le devant de la scène, poursuit son activité critique.

 

     D'abord bimensuelle à ses origines, elle est trimestrielle à partir de 1993 et est alors dorénavant co-éditée par les Editions L'Harmattan et actuellement par l'Association CREIS-Terminal créée en 2010, par fusion des associations Creis (créée en 1984) et CIII-Terminal (créée en 1979).

Cette association a pour objectifs principaux de :

- réaliser et diffuser des recherches concernant les multiples interactions entre les Technologies de l'information et de la Communication (TIC) et la Société ;

- confronter les expériences pédagogiques et faciliter les échanges autour du thème "Informatique et Société" ;

- organiser des actions de sensibilisation aux conséquences sociales, économiques, politiques, juridiques, culturelles de l'informatisation de la société, auprès des publics variés (colloques, journées d'étude, rencontres-débats) ;

- agir auprès des organismes publics ou privés ;

- faire savoir à travers ses publications, et notamment son bulletin trimestriel, ses journées d'études, ses colloques, son site Internet (www.lecreis.org) et sa revue Terminal.

Enseignants à l'Université, dans les IUT ou les lycées, les membres de CREIS-Terminal ont pour objectif de former les futurs informaticiens, les usagers de l'informatique et les formateurs eux-mêmes, aux enjeux liés à l'informatisation de la société. L'association travaille avec de nombreuses associations, au niveau national et international.

 

    Depuis le numéro 87 (printemps/été 2002), chaque numéro de la revue comporte un dossier thématique. Les dossiers sont ouverts à la collaboration avec des associations, des laboratoires universitaires et des chercheurs indépendants. La revue a déjà abordé de nombreux thèmes comme La communication entre libéralisme et démocratie (novembre 2001), les biotechnologies (mars 2004), la fracture numérique (avril 2006) et l'administration électronique (juillet 2007). Son numéro de Juin 2013 aborde le transmedia storytelling (n°112, hiver 2013).

 

   Chaque numéro de la revue, en outre, aborde de manière permanente, dans la rubrique Réseaux, le problème de la gestion politique de l'extension et de la mondialisation des flux d'informations véhiculées par ceux-ci et de leur intégration à la sphère des rapports marchands et dans la rubrique Technologie-travail, les grands débats sur la place de informatique dans l'entreprise... Des rubriques Multimédias, Technosciences, Identités Pouvoirs sont également régulièrement alimentées.

 

     Son Comité de rédaction, où l'on retrouve, entre autres,  les noms de Dominique DESBOIS, Mélanie Dulong de ROSNAY, Julien NICOLAS, Daniel NAULLEAU et Jean-Benoit ZIMMERMANN, est épaulé par un Comité scientifique, pour avoir un regard extérieur et un retour sur l'évolution de celle-ci comme pour permettre  de mieux appréhender la réalité sociale des nouvelles technologies à travers le prisme de la réflexion scientifique ou de la pratique sociale. 

 

Terminal, 24 rue de la Chine, 75020 PARIS. Site www.revue-terminal.org

 

Complété le 9 novembre 2013 (en fait la première diffusion était incomplète, par rapport à ce qui avait été préparé!)

 

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 12:57

   Pléthore de communication sur la communication, pourrait-on dire, devant la multiplication de revues sur la communication. D'orientations diverses, appartenant parfois à des écoles de pensée sur la communication, parfois d'une orientation très précise, nous présentons ici quelques revues que nous avons eu l'occasion de consulter pour ce blog, ceci dans le plus grand désordre.

 

  Communucation, revue exclusivement électronique depuis 2011, publiée depuis 1975 par le Département d'information et de communication de l'Université Laval au Quebec (www.com.ulaval.ca), "se veut un carrefour de diffusion des études multidisciplinaires menées dans les sciences de l'information et de la communication et autres sciences humaines sur les rapports décloisonnés entre production, représentation et appropriation dans les médias." 

Dans son dernier numéro en ligne (Volume 31/2/2013), les auteurs des articles de cette revue exposent leur vision des relations entre Climat et Communication, sous la direction de Bernard LAMIZET. Avec son Comité éditorial où l'on retrouve Roger de la GARDE (directeur), Marianne KUGLER, Gilles GAUTHIEER, Henri ASSOGBA et Guillaume LATZKO-TOTH, la revue a auparavant abordé La pensée critique, Communication, média et santé, Centenaire de (le revue) Le Devoir, Mises en scène du discours médiatique, L'information people, Relations publiques... avec d'autres numéros aux contenus plus variés et non centré sur un thème.

 

   Communications, revue thématique semestrielle, créée en 1961 par Georges FRIEDMANN, Roland BARTHES et Edgar MORIN, est devenu rapidement une revue de référence sur l'étude des communications de masse et les ananlyses sémiologiques en France, avec un rayonnement international. Depuis les années 1980, elle a élargi ses thèmes aux questions anthropo-sociales. Elle publie des articles inédits de scientifiques renommés comme de jeunes chercheurs (comme d'ailleurs beaucoup d'autres revues, et pas seulement dans le domaine de la communication...), en ouvrant des pistes de recherche nouvelles et en privilégiant une transdisciplinarité qui se veut exigeante. Ses six derniers numéros sont disponibles sur le portail www.cainr.info. Elle se targue à raison de plus de 1400 contributions, directement accessibles. Les signatures de Theordor ADORNO, Roland BARTHES, Umberto ECO, Moses FINLEY, Philippe ARIÈS, Tvestan TODOROV, Félix GUATTARI, Serge MOSCOVICI, Mary DOUGLAS, Clifford GEERTZ et Jacques Le GOFF, entre autres, reviennent souvent.

Communications est publiée par le Centre Edgar Morin, équipe de recherche de l'Institut Interdisciplinaire d'Anthropologie du Contemporain (IIAC, 22 rue d'Athènes, 75009 PARIS) et de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), sous la direction de Nicole LAPIERRE et de Edgar MORIN.

Tous les numéros de la revue Communications publiés de 1961 à 2010 (1 à 86) sont disponibles sur le portail Persée.fr. le numéro 91 (2012), intitulé Passage en revue. Nouveaux regards sur 50 d'articles fait l'historique de la revue. Notons parmi les numéros publiés ceux qui portent sur Langages des sens (86-2010), Des faits et des gestes (79-2006), le spectacle du sport (67-1998), Rumeurs et légendes contemporaines (52-1990)...

 

    Etudes de communication, revue scientifique internationale francophone en sciences de l'information et de la communication, diffusée en versions papier et électronique, accueille des travaux sur différents domaines : l'analyse des médias, la médiation culturelle, la médiation et la médiatisation des savoirs, les industries culturelles, les industries de la formation et de l'information, la communication audiovisuelle, la communication organisationnelle, les processus d'innovation, l'information scientifique et technique, l'organisation des connaissances, l'analyse des dispositifs techniques dans l'accès à l'information, les métamorphoses du document, l'analyse des usages et des pratiques informationnelles. Un des derniers numéros en ligne (n°39/2012) porte sur l'Organisation des connaissances : épistémologie, approches théoriques et méthodologiques, sous la direction de Michèle HUDON et Widad Mustafa El HADI.

Sous la direction de Bernard JACQUEMIN (GERiiCO, Université de Lille 3), le comité de rédaction où l'on retrouve les noms de Patrice de la BROISE, Thomas HELLER ou de Florence RIO (tous d'ailleurs de la même Université), est devenue biannuelle à partir de 2009 et ses numéros sont accessibles sur la plateforme Cain depuis janvier 2010. 

 

    Hermès est l'un des premières revues spécialisées en science de l'information et de la communication, avec une périodicité de 3 par an. Tous ses numéros, depuis sa fondation en 1988, sont thématiques. Sa direction est assurée par Dominique WOLTON avec un conseil de rédaction de plus de 50 personnes (dont le tiers étranger) et une rédaction de 20 personnes. Publiée par CNRS Editions, ses fondateurs considérent que "la communication est une valeur, une aspiration, mais elle est aussi une industrie, un marché florissant, voire une idéologie. Autrement dit, un phénomène complexe et polysémique qui requiert un travail d'analyse critique et de compréhension." Dans une persepctive interdisciplinaire, elle se veut à destination d'un large public, intéressé à l'émergence des problèmes théoriques liés à la communication. La revue aborde des domaines aussi différents que l'espace public, la communication politique, la fracture numérique, les sciences cognitives, le cinéma et la télévision, l'information scientifique, la cohabitation multiculturellen la traduction ou encore les rituels. La revue a pour ambition de "développer une communauté scientifique" projet commencé par la formation de l'ISCC (institut des Sciences de la Communication du CNRS) en 2007. 

Lue surtout par le milieu académique, la revue vise aussi le public étudiant le plus large, tout en continuant à aborder des thèmes exigeant comme Murs et frontières (n°63-septembre 2012), Les jeux video (n°62, avril 2012) ou Les musées au prisme de la communication (n°61, novembre 2011) ou encore Les guerres de mémoire dans le monde (n°52) et par une nouvelle collection, Les essentiels d'Hermès, plus accessible. 

Dans cette dernière collection, nous pouvons lire dans le numéro consacré à La communication (2011), sous la plume de Eric DACHEUX, ce que sont les apports de la revue à la compréhension de la communication :

- Un travail de légitimation de la communication comme objet de recherche et enjeu social majeur, faisant référence aux travaux de chercheurs iconoclastes comme MORIN, ESCARPIT ou SCHAFFER. 

- L'élargissement de la communauté de chercheurs s'intéressant à la communication, en invitant de nombreux auteurs n'appartenant pas aux sciences de l'information et de la comunication, comme TOURAINE, BOUDON, ABÈLES...

- La création d'un carrefour théorique, contrairement à l'époque de la fin des années 1980 encore assez largement marquée par une approche critique d'inspiration marxiste. La revue entend s'ouvrir à d'autres approches, empirique, fonctionnaliste, etc. Il ne s'agit pas de privilégier une théorie sur l'autre mais d'organiser leur confrontation au sein de la revue.

- Une ouverture sur la recherche internationale, du fait même de la composition du comité de rédaction, contribuant à la traduction d'oeuvres non encore disponibles en français (de HALL, HABERMAS, BARBELO...).

- La critique inlassable du déterminisme technologique : penser les techniques de communication en dehors des travers euphoristes ou catastrophiques.

 

   MEI, Médiation et Information, est l'une des revues, relativement jeune puisque créée en 1993, de référence spécialisée en Sciences de l'information et de la communication. Avec des numéros thématiques (Objets et communication, Communication, organisation, symboles, Habiter communiquer) à raison de deux numéros par an, elle se présente comme une publication internationale destinée à promouvoir et diffuser la recherche en médiation, communication et sciences de l'information. Onze universités françaises, belges, suisses ou canadiennes sont représentées dans le Comité de rédaction et le Comité scientifique. Autour d'un thème ou d'une problématique, chaque numéro de la revue est composée de trois parties, un entretien avec les acteurs du domaine abordé, une dizaine d'articles de recher et une syntèse des travaux de jeunes chercheurs. Dirigée (et fondée) par Bernard DARRAS, avec comme rédacteur en chef Marie THONON, la revue diffusée par les Editions L'Haramattan, est animée entre autres par Dominique CHATEAU, Pascal FROISSARD et Jean MOTTET.

 

Complété le 24 octobre 2013

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 12:37

                 Seule revue européenne bilingue pluridisciplinaire de sexologie, la revue trimestrielle (plus les suppléments) fondée en 1992 est l'organe officiel de l'Eropean Federation of Sexology et est éditée en collaboration scientifique avec l'Association Interdisciplinaire post-Universitaire de Sexologie (AIUS) qui rassemble les enseignements universitaires français de sexologie depuis 1983. Autour du docteur Mireille BONNERBALE, l'équipe, composée également de Robert PORTO, Alain GIAMI et de Marie-Hélène COLSON, propose des études dans le domaine de la sexualité : recherche fondamentale anatamo-physiologique, évaluations psychodynamiques, cognitivo-comportementale et relationnelle des difficultés sexuelles, avancées et actualités sur la santé sexuelle, données épidémiologiques, sociologiques, médico-légales, informations sur les nouvelles molécules sexo-actives, recherche en physiologie sexuelle, reportages sur les grands congrès spécialisés, revue de presse et analyses de livres, rubrique d'éthique, agenda des différentes manifestations de sexologie dans le monde.

 

          Dans chaque numéro interviennent des rédacteurs spécialisés sur des sujets précis. Ainsi dans le dernier numéro de Juillet 2013 (Volume 22, n°3) sont abordés des sujets pointus comme, en sexologie clinique, L'impact de l'éjaculation précoce sur la qualité de vie du patient, de sa partenaire, du couple ; en sexologie et psychiatrie, L'addiction sexuelle comme diagnostic de santé mentale : une association possible? ; en sexologie médico-légale, Violences sexuelles des mineurs en France : comment les médecins peuvent devenir des interlocuteurs privilégiés des victimes ; en psychosociologie, "Les filles, elles dansent, elles frenchent ; elles savent qu'on aime ça". Etude qualitative des danses érotiques et des baisers entre personnes du même sexe ; en santé publique, Sexualité et risque de transmission sexuelle du virus de l'immunodéficience humaine chez les couples sérodiscordants à Ouagadougou (Burkina Faso).

Certains article sont très techniques, d'autres plus généraux et à tonalité plutôt critique. Ainsi un article de F VOLROS sur L'invention de l'addiction à la pornographie, d'Octobre 2009 : "Cet article propose une généalogie des savoirs et des pratiques traitant de l'"addiction à la pornographie", "trouble sexuel" supposé toucher principalement les hommes, caractérisé par la consommation "excessive" et "incontrôlée" d'images sexuellement explicites. Il s'agit dans un premier temps de reconstituer le processus d'émergence et de déssiménation de ce nouveau langage médical : apparition des premières pratiques de prise en charge au sein de groupes de "dépendants à la sexualité" aux Etats-Unis à la fin des années 1970 ; développement d'une expertise médicale à partir des années 1980 au carrefour de plusieurs disciplines (psychiatrie, psychologie, sexologie, psychanalyse, neurobiologie) et domaines de savoirs émergeants (addiction sexuelle, compulsion sexuelle, addiction à Internet) ; puis diffusion médiatique de la notion en France à partir des années 2000. L'analyse des différents discours publics portés sur cette pathologie (émanants de cliniciens, mais aussi d'"ex-dépendants", de journalistes et de militants antipornographique), et en particulier la mise en lumière des contradictions qui traversent les modes d'administration de la preuve de son existence (étude de cas, test de dépistage, enquête épidémiologique, IRM), permet ensuite d'envisager sur un même plus épistémologique et politique des pratiques savantes (expertiser, prouver, diagnostiquer) et les pratiques ordinaires (témoigner, révéler, étiqueter) de lutte contre l'addiction à la pornographie. A travers la critique des normes sexuelles qui sous-tendent les définitions médicales de cette pathologie, il s'agit alors de poser la question du type de normativité produit par ces pratiques. Plutôt que comme une ingérence croissante des professionnels de santé sexuelle dans la vie des usagers, l'article propose d'envisager ce processus de remédicalisation de l'usage de la pornographie comme une revitalisation, à un niveau plus microphysique, de pratiques ordinaires de contrôle de soi et de contrôle des autres."

 

    Editées par les Editions ELVESIER MASSON, elle est lue surtout dans une partie du milieu médical et dans le milieu étudiant en médecine. Les résumés de ces articles sont pour la plupart disponibles (en ce qui concerne les années récentes) sur le site de la revue.

 

www.sexologies.eu

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 13:41

   Il n'existe d'abord pas de revue indépendante, suivant les critères de la presse courante, sur l'énergie (sur toutes les sources d'énergie) dans ses aspects stratégiques, sociaux, économiques et politiques.

     Pas de revue généraliste sur l'énergie qui puisse nous donner des analyses de fond sur tous ces aspects. Par contre il y a pléthore de sources d'information sur toutes les formes d'énergie, pour chaque type d'énergie. Les bulletins sur l'énergie solaire, sur l'énergie électrique, les lettres d'informations sur l'énergie nucléaire ou issue du pétrole ou encore du charbon, sur les énergies renouvelables et toutes les alternatives possibles... émises principalement par les entreprises du secteur, et surtout distribuées aux... abonnés du gaz et de l'électricité ou d'autres formes d'énergie, aux dirigeants d'entreprise, aux ingénieurs et techniciens (une grosse majorité concerne des aspects purement techniques), ou encore aux actionnaires des entreprises pétrolières, nucléaires, solaires, ect... Analyses partielles, et souvent... partiales (notamment celles destinées aux... abonnés) sur une souvent une seule ou deux formes d'énergie.

On retrouve le même phénomène sur Internet, surtout depuis que les enjeux énergétiques se retrouvent au centre de nombreux débats de tous ordres. Par exemple, l'Observatoire du gaz, gasinfocus.com lancé par GRTgaz, Nucléaire et énergies patronée par la SFEN, Société Française de l'Energie Nucléaire, L'Observatoire de l'industeie électrique, lancée par l'Union Française de l'Electricité.

   Plusieurs grands groupes de l'énergie lancent donc des sites ou publient des bulletins et lettres d'information sur l'ensemble des questions énergétiques souvent liées à leur secteur propre d'activité, même si ils se targuent parfois d'une "vision globale". Ils constituent, si l'on met de côté certaines analyses bien orientées et peu objectives, des mines d'information sur des aspects de leurs métiers, sur leur évolution, qui ne sont pas pour autant négligeables. Il existe de plus de la part de ceux qui rédigent ces écrits sur papier ou sur Internet un réel souci de pédagogie et d'exposé des faits, (qui frisent parfois l'adresse à des analphabètes scientifiques ou politiques...) même si leur présentation ne peut aller à l'encontre des intérêts de leurs entreprises. Des enseignants ou des étudiants peuvent y puiser de nombreuses données, qui d'ailleurs d'une feuille ou d'un site à l'autre, dans une même période, présentent une certaine redondance...

   On signalera en tant que source intéressante d'informations le site de l'Association des Economistes de l'Energie (AEE), laquelle créée en 1986, affiliée à l'International Association fo Energy Economics (IAEE), réunit des économieste de l'énergie, qu'ils appartiennent aux entreprises du secteur, à l'Administration et aux institutions publiques, au milieu de l'enseignement et de la recherche ou aux sociétés de conseil. L'AEE se veut un forum d'échanges, intégrant également des dimensions sociales, environnementales et politiques. Il anime un réseau de 400 participants et membres sélectionnés dans les milieux académiques et industriels, avec une forte représentation des grandes sociétés du secteur. L'AEE fait publier de nombreuses contributions aux Editions Technip.

 

    Le milieu universitaire ne s'est saisi qu'assez récemment de la question de l'énergie (depuis le milieu des années 1990, grosso modo, à part des disciplines qui la traitaient de manière intégrée à un ensemble plus vaste, comme l'économie ou la géographie, selon une assez ancienne tradition...), et cela de manière macro-économique ou géopolitique.  Ainsi l'ISMEA dans sa section Economie de l'Energie (série EN), dirigée par Jean-Marie CHEVALIER, de l'Université Paris IX-Dauphine propose des numéros qui datent tout de même de Décembre 1983 (Les prix de l'énergie), le plus récent (n°12) de Février 2013 traitant de l'Union Européenne et de l'Energie. 

Le Centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières, fondé en 1982 au sein de l'université Paris Dauphine, à l'initiative d'André GIRAUD, ancien ministre de l'industrie et fondateur du Département d'économétrie de l'Ecole Polytechnique, dirigée depuis 2010 par Patrice GEOFFRON (succédant à Jean-Marie CHEVALIER), émet des analyses globales sur l'énergie.

Le CREDEN, autre exemple, Centre de Recherche en Economie et Droit de l'Energie, propose depuis près de 20 ans une expertise économique dans les domaines de l'énergie, de l'environnement et des indsutries de réseaux. Interlocuteur des pouvoirs publics et des grandes entreprises, partie prenant de l'enseignement technique du secteur, elle veut contribuer, par ses recherches théoriques et ses formations, à "l'un des plus grands défis de cemillénaire qu'est le développement énergétique durable". 

 

    Depuis les années 1970, des analyses globales sont produites par un ensemble d'associations, pour la plupart contestant les choix en énergie effectués par les dirigeants de l'Etat ou des entreprises. Une myriade d'associations écologiques ont publiés et publient encore de nombreuses revues d'informations sur l'énergie, avec une attention particulière accordées aux implications politiques des décisions prises, parfois centrée sur un haut lieu de contestation, notamment de construction de centrales nucléaires, mais aussi de grands projets de barrage hydro-électrique.

Par exemple, le Groupement des scientifiques pour l'information sur l'énergie nucléaire (notamment par La Gazette nucléaire, aux plus de 200 dossiers), association antinucléaire fançaise, diffuse des nformations sur un secteur encore opaque (notamment sur les liens entre activités civiles et activités militaires). Sur son site (www.gazettenucleaire.org) se rassemblent de nombreuses informations et analyses, beaucoup demandées d'ailleurs dans les milieux scolaires et journalistiques.

 

    Autrement, des numéros de revues se centrent sur l'Energie de temps à autre.

Citons, La revue française de géopolitique, animée un temps (nous ne connaissons que 5 numéros, de 2004 à 2009) par Aymeric CHAUPRADE et ses collaborateurs, consacre sur numéro 2, à la Géopolitique de l'Energie. Citons égalementles revues cousines Diplomatie et Moyen Orient qui abordent souvent sur les questions de l'énergie, abordant plusieurs aspects, dans des dossiers de haute tenue comme ceux, pour Diplomatie, de Mai-Juin 2013, sur la Géopolitique du Gaz de schiste (La nouvelle révolution énergétique?) et pour Moyen-orient, d'Octobre-Novembre 2012, sur les ambitions mondiales d'un petit émirat arabe, le Qatar. 

 

     Enfin, il faut mentionner une source très diverse et variée d'informations sur l'énergie à travers le portail www.revues.org. Plusieurs publications proposent des analyses, souvent sectorielles mais souvent aussi, approfondies, sur une forme ou une autre d'énergie. Ainsi régulièrement, on pourra consulter avec profit le site du Collège de France, comme ceux de VertigO, revue électronique en science de l'environnement, la Revue géographique de l'Est, les Preses Universitaires du Louvain, la Revue internationale de politique de développement, la Revue de géographie alpine, Tréma, La Revue par l'histoire du CNRS, Développement durable et Territoires, EchoGéo, Communication (mentionné ici car la dimension de la communication en énergie est très importante), Etudes caribéennes, Veille énergie clime (Alerte d'EDDEN, Economie du Développement Durable de l'Energie), Geocarrefour, la Revue d'économie industrielle, Regard sur l'économie allemande.... Sans oublier Calenda, le calendrier électronique des lettres et sciences humaines et sociales qui renseignent sur les appels à contribution, les projets, les colloques...

 

 

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 08:15

          A côté, et certains peuvent écrire en complément, d'une myriade de publications anarchistes ou de colorations anarchistes, locales, régionales, nationales ou internationales (pour ce qui est des journaux francophones...), d'où survolent quelques "grands" journaux comme Le Monde libertaire et Alternative libertaire, existe une revue de recherches et d'expressions anarchistes, Réfractaires, relativement jeune, surtout en regard de l'ancienneté de la presse anarchiste ou libertaire en général, puisque fondée en 1997. 

 

      C'est à partir d'un colloque, au printemps 1996, qui réunit à Grenoble universitaires et militant(e)s pour faire le point sur la culture libertaire, que naît l'idée de faire cette revue de recherches. A raison de deux numéros par an, le collectif de rédaction de réfractions "s'efforce de renouveler la pensée libertaire". Diffusée dans un réseau de librairies en France, en Suisse et en Belgique, elle est consultable également sur Internet (anciens numéros de 1 à 27) où nous pouvons trouver également des brèves, des contributions, des liens, "bref tout ce qui fait la vie et l'actualité de la culture anarchiste."

Le Collectif de rédaction, composé d'une vingtaine de personnes, reflète la diversité du monde anarchiste, certains membres adhérant à des organisations, d'autres non. Il a pour ambition d'effectuer aussi un retour critique sur les principes fondamentaux de l'anarchisme et de rendre compte des pratiques de résistance aux systèmes dominants ainsi que des alternatives envisagées ou essayées. Il a ainsi traité depuis sa fondation entre autres de la Philosophie politique de l'anarchisme (n°2, 1998), de Violence, contre-violence, non-violence anarchistes (n°5, 2000), de Fédéralisme et autonomie (n°8, 2002), de Les anarchistes et Internet (n°10, 2003), de Territoires multiples, Identités nomades (n°21, 2008), Des féminismes, en veux-tu, en voilà (n°24, 2010), de Indignations, Occupations, Insurrections (n°28, 2012). L'un des derniers numéros (2013) porte sur De l'Etat (n°30).

Dans la présentation de ce dernier numéro, nous pouvons lire : "Il n'y a pas de place ici pour les demi-mesures : en un mot comme en cent, "l'anarchie" et "l'Etat" sont deux réalités radicalement antinomiques et absolument incompatibles. De Bakounine à Malatesta, pour ne mentionner que des classiques, l'histoire de la pensée anarchiste foisonne d'analyses qui scrutent la nature profonde de l'Etat, et elle est riche en discours qui argumentent solidement les multiples raisons de son rejet. De même, les diverses pratiques déployées collectivement par le mouvement anarchiste, tout comme par les individus qui le composent, montrent à l'évidence que les anarchistes sont incurablement "réfractaires à l'Etat" et comptent parmi ses ennemis les plus irréductibles. Il ne s'agit donc pas dans ce dossier de revenir sur ce que nous considérons comme un acquis pour en répéter les formules ou pour les exprimer autrement, mais plutôt d'essayer de jeter un regard actuel sur l'Etat qui soit en même temps n regard sur l'actualité de l'Etat. En d'autres termes, il s'agit de nous interroger à la lueur des connaissances d'aujourd'hui sur les caractéristiques de l'Etat et donc sur les modalités du pouvoir politique institué, telles qu'elles se manifestent à notre époque."

 

        Pas une tendance qui ne possède son bulletin, son journal... La presse anarchiste représente environ actuellement près de 40 000 titres (à périodicité très diverse et à durée de vie également très diverse)... A noter que les journaux et libelles anarchistes sont censurés en France dès 1894 par les Lois Scélérates (en plein boom de la "propagande par le fait") et qu'ils ont été jusqu'à récemment l'objet d'une répression exceptionnellement dure. La loi du 28 juillet 1894 ayant pour objet de réprimer les menées anarchistes n'est abrogé finalement que le 23 février 1992 par publication au Journal Officiel. A noter aussi que cette presse anarchiste fait partie d'un ensemble encore plus vaste de publications dites "alternatives", "autonomes", qui débordent le cadre proprement politique et présentes, bon an mal an, sur la scène culturelle...

De cette myriade se distinguent

- Le Monde libertaire, organe mensuel puis hebdomadaire de la Fédération Anarchiste, principale organisation anarchiste française, diffusé depuis une cinquantaine d'années, à diffusion de 100 000 exemplaires à certaine période ;

- Alternative libertaire, journal mensuel de l'organisation du même nom, fondée en 1991 ;

- L'En-dehors, périodique qui reprend un journal fondé en 1891 et repris une deuxième fois en 1922, avant d'être relancé en 2002, disponible uniquement sur Internet ;

- CQFD, créé en avril 2003 mensuel "critique et d'expérimentation sociales, dont le comité de rédaction est basé à Marseille, composé essentiellement de chômeurs....

 

 

Réfractions, Les Amis de réfractions, c/o Librairie Publico, 145, rue Amelot, 75011 PARIS ; Site internet : www.refractions.plusloin.org.

 

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