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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 14:51

   Médiacritiques, trimestriel d'Acrimed, parait depuis octobre 2011, pour réaliser une critique des médias quant à leurs objectifs, leur fonctionnement et leur place dans la société. La critique des auteurs qui s'y expriment est une critique explicative (qui s'intéresse à toutes les conditions sociales, économiques, politiques de leur présence), une critique normative (évaluation des transformations et évolutions des médias), intransigeante (indépendante et non intimidée par toutes les formes de pression qu'ils peuvent subir), politique mais non sectaire (ils ne prennent pas parti dans les opinions exprimées mais surtout sur la manière qu'ont les médias de le faire). L'association ACRIMED est elle-même indépendante, démocratique (fonctionnant strictement sur des règles associatives) et critique vis-à-vis des médias dominants. Elle leur oppose le droit à l'information, contre des politiques d'opacité et de "conservation des secrets industriels et financiers), chaque journaliste étant investi de l'injonction de confiance, maitrisant de la rédaction ou du montage des propos qu'il rapport ou qu'il tient lui-même. tout en respectant ses confrères appartenant aux médias critiqués. L'Acrimed, à travers la revue Médiacritiques, mais aussi des multiples publications propres ou qu'elle inspire, s'inscrit dans le fil droit de son Appel pour une action démocratique sur le terrain des médias de 1996. Elle tient beaucoup à rester en liaison étrotite avec une sociologie rigoureuse des médias.

    Concrètement, Acrimed est né du mouvement social de 1995, dans la foulée de l'Appel à la solidarité avec les grévistes. L'idée de l'association, émise dans l'entourage de la revue Esprit et de la CFDT,  est reprise par Henri MALER et Yvan JOSEN (décédé en 2007) qui rédige l'Appel pour une action démocratique sur le terrain des médias. L'association loi 1901, pour remplir les fonctions d'un observatoire des médias, s'est constitué, depuis sa création, comme une association-carrefour.

Elle réunit des journalistes et salariés des médias, des chercheurs et des universitaires, des acteurs du mouvement social et des "usagers" des médias. Parmi les fondateurs les plus actifs de l'association, on relève les noms de Patrick CHAMPAGNE, Yvan JOSSEN, Henri MALER, Éric MARQUIS, Jacques SONCIN et de quelques autres qui désirent garder l'anonymat.

Elle cherche, selon ses propres termes "à mettre en commun savoirs professionnels, savoirs théoriques et savoirs militants au service d'une critique indépendance, radicale et intransigeante.

    Ses vingt ans sont l'occasion de constater, notamment dans une conjoncture peu propice aux forces de gauche de manière générale et à la sempiternelle querelle d'égos qui règne sur cette partie de l'échiquier politique (qui a coûté entre autres la tentative de fondation d'un nouveau média à la gauche de la gauche...), que la création Acrimed improbable (faire agir des gens si différents...), fragile (recourant souvent à des expédients financiers) tient, se tenant constamment à (grande) distance des luttes politiciennes. Notons que la critique des médias n'est pas une création récente, et le chercheur Stéphane ARPIN considère que son essor va de pair avec l'industrialisation de la presse dans la deuxième moitié du XIXe siècle (Stéphane ARPIN, La critique des médias à l'ère postmoderne, dans Le Débat, n°138, 2006), sans compter la référence souvent implicite, quel que soit d'ailleurs le bord politique d'où vient la critique (de l'extrême droite à l'extrême gauche), aux multiples écrits contre l'Ancien Régime depuis le XVIIe siècle (presse clandestine). Contre un certain poujadisme et une forme de dénigrement et de défiance envers les médias, Médiacritiques tente, d'une certaine manière de réhabilité le journalisme, notamment le journalisme d'investigation.

    Les ressources d'Acrimed reposent avant tout sur la générosité de ses 2 500 membres et donateurs et donatrices, en plus des ventes du trimestriel (directes en boutique en ligne ou abonnements). A part son directeur de publication officiel Mathias REYMOND (vu la législation), Acrimed compte trois salairé(e)s à plein temps (rédaction et administration), l'essentiel des énergies d'écriture provenant d'une cinquantaine de contributeurs, pratiquement tous occasionnels, suivant les thèmes de la revue.

   Dans son numéro 34, de janvier-mars 2020, Médiacritiques propose une étude sur les journaux télévisés de France 2 du 5 au 31 décembre 2019, pendant la grève des transports. Bilan : la "galère des transports" a accaparé 43% du temps consacré à la réforme des retraites.

 

Médiacritiques, Acrimed, 39, rue du Faubourg Saint Martin, 75010 Paris. Site internet : acrimed.org

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 08:06

   Fondée fin octobre 1935 par Jacques DUBOIN (1878-1976) et depuis parue sous différentes formes, le mensuel français de réflexion socio-économique La Grande Relève, autour de l'économie redistributive, se propose d'apporter analyses et informations sur un véritable progrès technique et social.

    Jusqu'en juillet 1939, la Grande Relève est publiée mensuellement sous forme de journal. Sa parution est interrompue sous l'Occupation allemande et reprend mensuellement en 1945, puis devient hebdomadaire en 1957 jusqu'en fin 1961, puis bimensuelle jusqu'en mai 1963 où elle redevient mensuelle. A la mort de Jacques DUBOIN EN 1976, sa fille Marie-Louise DUBOIN prend la suite à la direction et continue aujourd'hui d'en assurer la parution.

   Ses principes n'ont pas varié depuis l'origine : Parce que, depuis quelques décennies, dans les pays industrialisés, on assiste au remplacement du travail humain dans la plupart des processus de production de biens et de services, par des machines, des automates, par des commandes, par des informations, l'humanité, consciemment ou non, vit une véritable mutation. mais le progrès sur le plan technologique ne se transforme pas en progrès social. Inégalités et écarts entre riches et pauvres s'accroissent.

A l'opposé, l'économie distributive propose d'associer progrès technique et progrès social. Pour cela, la revue ne présente pas un projet de société "tout ficelé", rigide, "parachuté d'en haut, mais propose de discuter les contours que pourrait prendre une société, adaptée à l'après-salariat, qu'entraine cette grande relève : une société où la convivialité remplacerait la compétitivité, où la recherche du mieux être remplacerait celle de l'avoir plus, où la culture et l'expérience seraient plus appréciées que l'art de manipuler les gens ; bref une civilisation où la rentabilité ne serait plus le critère sur lequel se fonde toute entreprise. La revue préconise que le capitalisme fasse place à une économie distributive permettant à chacun de s'épanouir en choisissant lui-même ses activités, en fonction des besoins de tous, de ses propres aspirations et de ses capacités, et convenues par le contrat civique.

   Les rédacteurs du journal, tous bénévoles, en sont les lecteurs. Certains soulignent des faits d'actualité, pour les commenter. d'autres envoient des articles de fond à partir des thèses de l'économie distributive présentées dès le début des années 1930 par le fondateur du journal. D'autres enfin préfèrent participer plus brièvement, au débat, en l'alimentant de leur point de vue, sur un point précis les rubriques Tribune libre ou Courrier. Ce ne sont donc pas, a priori, des journalistes, des économistes ou des sociologues, ce sont des citoyens qui ont des réflexions à partager. Dans le numéro 1213 de décembre 2019, La Grande Relève propose une comparaison des thèses communalistes de Murray BOOKCHIN, mises en pratique dans le Rojava, en Calabre ou en France-Comté et celles de Jacques BUBOIN en faveur d'une économie de partage.

 

 

La Grande Relève, 88, Boulevard Carnot, 78110 Le Vésinet.  Archives en ligne sur le site officiel economiedistributive.fr, de 1936 à nos jours.

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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 08:11

     Bimestriel suisse créé en 2012 sous l'impulsion de militants et militantes du Réseau Objection de croissance, Moins entend "animer les débats politiques romands et nationaux".

    "Confronté(e)s à la banalisation des questions écologiques et à une cruelle absence de voix critiques vis-à--vis du productivisme et du progrès, Moins aspire à promouvoir et diffuser les idées de la décroissance. Ce mot-obus, qui s'attaque à la religion de la croissance économique, ne trouve guère de visibilité dans les médias dominants. Quand il y figure, il l'est souvent à mauvais escient (en synonyme de récession) ou de façon caricaturale (cavernes, bougies et calèches!). Il s'agit pourtant d'un courant de pensée qui connait un succès grandissant, en Europe aussi bien qu'en Amérique Latine, au moment même où convergent des crises diverses et profondes - écologique, sociale, économique et morale."

    C'est pour pallier à ce manque que Moins se "propose d'être un cri de contestation et de résistance, mais aussi un espace ouvert à des voix dissidentes, à des sujets et des questions tabous, afin de révéler l'existence de pistes alternatives et devenir un lieu de réflexion (et d'action) pour construire une une façon de vivre ensemble plus égalitaire et solidaire".

   Chaque numéro allie articles d'actualité, témoignages locaux et textes de fond, l'équipe de rédacteurs et de rédactrices, de dessinateurs et de dessinatrices, tous bénévoles. Avec notamment à chaque fois un dossier sur un thème : Semer la gratuité, La puissance des femmes, Partout le numerhic, La fin d'un monde, Repolitiser l'éconologie, médiacratie, L'homme qui se consomme. Sans oublier le numéro 1 Manifeste de septembre-octobre 2012, Sur les chemins de la décroissance. Le numéro de février-mars 2020, n°45, comporte un dossier sur les technologies souces, réparables, résistantes et produites dans des conditions socialement et écologiquement acceptables.

Sans publicité et libre de toute attache politicienne, le journal de 32 pages de qualité et vendu à prix libre, lie son activité à la librairie autogérée située au sous-sol de la librairie Bastal (Chauderon), rue du Petit-Rocher à Lausanne.

 

Moins, journal romand d'écologie politique, rue des Deux-Marchés, 23, 1800 Vevey, Suisse. Site : achetezmoins.ch

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19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 17:05

   Revue semestrielle publiée depuis l'automne 2019 par les éditions de l'Attribut, maison d'édition (toulousaine) indépendante de 15 ans d'existence, qui éditait déjà Nectar, revue traitant des mutations culturelle et numériques (en partenariat avec l'association nationale Les localos), Dard/Dard veut faire comprendre la transition écologique et globale et "saisir cette époque stimulante". Il s'agit "de se repérer parmi les initiatives de résilience, d'entraide et d'éthique écologiques chaque jour plus nombreuse, dans la société civile et les collectivités locales. Avec ses 164 pages en papier certifié PEFC, qui prend le temps de se poser - articles longes, aussi bien des récits sensibles racontant les actions de la transition sur les territoires que des analyses critiques sur la transition - la revue s'adresse aux citoyens et citoyennes, militants et militantes dans les associations, actrices et acteurs de la trans. tion et aux décideurs et agents des pouvoirs publics, directement concernés par la transition.

   Parmi les porteurs du projet se trouvent Éric FOURREAU, des métiers de la presse, Jean-Yves PINEAU, "moine-soldat" du développement local, Julie GUÉRINEAU, journaliste indépendante, Alex PUIG, géographe de formation, Sarah GULLY, dessinatrice-illustratrice, Guillaume FONTAINE, journaliste en presse magazine, Fred SANCÈRE, spécialiste de l'éducation populaire... Dans le n°1, on pouvait lire dans l'article d'ouverture, Pourquoi Dard/Dard? : "Dard/Dard n'est pas un énième manifeste de sensibilisation à la nécessaire transition écologique. Même s'il n'est jamais inutile de remettre le couvert, les alertes ne manquent pas : depuis les appels lancés par 1 700 chercheurs en 1992 au sommet de la Terre à Rio puis par 15 000 scientifiques le 13 novembre 2017, jusqu'à "l'Affaire du siècle", action en justice portées par quatre ONG qui a recueilli plus de 2 millions de signatures, la sonnette d'alarme ne cesse d'être tirée depuis plusieurs années à l'échelle internationale, de façon massive et récurrente, scientifique et militante. Sauf à s'appeler Claude Allègre ou Donald Trump, ou à nier la réalité, chacun.e peut aujourd'hui constater dans sa propre vie l'impact du dérèglement climatique et présupposer ses conséquences dans un avenir proche : destruction de l'environnement et de la biodiversité, accroissement des inégalités sociales et des migrations humaines... Dard/Dard n'a d'autre ambition que d'essayer de comprendre cette mutation géologique et civilisationnelle en cours, celle de l'Anthropocène et du Capitalocène, appelés à se transformer en une ère nouvelle encore inconnue. Comprendre la transition, selon nous, c'est surtout l'envisager dans sa globalité et sa complexité en connectant l'ensemble des activités humaines nées de l'ère industrielle et capitaliste qui, en un peu plus  d'un siècle, ont contribué à souiller la planète et à détruire les équilibres naturels, humains et sociétaux. L'analyse des conséquences néfastes de l'exploitation des énergies fossiles, par exemple, n'a de sens que si elle est corrélée aux autres causes identifiées : la destruction des habitats, l'évolution alarmante de la démographie et de l'urbanisation, la croissance exponentielle des industries et des transports, l'hyper-consommation, l'agriculture intensive, la pollution de l'air, des eaux et de la terre...(...)".

    Chaque numéro se structure autour d'un dossier. Le n°1 d'automne 2019 (il est sans doute encore trop tôt pour constater le rythme de parution...) était consacré à la mobilité, "creuset de la discrimination", avec des réflexions sur la place du vélo et de l'avion, ou les inégalités territoriales.

 

Dard/dard, Site Internet : editions-attribut.com/darddard

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 09:16

  La revue Sept, non pas l'hebdomadaire catholique qui parut de mars 1934 à août 1937 et fondée à l'instigation du Pape Pie XI par Marie-Vincent BERNADOT, père dominicain de la province de Toulouse, mais le trimestriel ou bimensuel suivant les périodes, le web et la plate-forme participative, né de la rencontre en 2013 de Damien PILLER, avocat d'affaires et de Patrick VALLÉLIAN, grand reporter, fondé en 2014 à Fribourg (Suisse), entend couvrir l'actualité, traitée avec "originalité, qualité du regard, de l'intérêt public, de la différence, du courage."

Se considérant comme le premier slow journalisme, forme de récit - littérature non fictionnelle - reportage littéraire, journalisme narratif - Sept, se veut 100% indépendant, 100% sans publicité invasive (mais c'est plus ambigu...), 100% narratif, voulant offrir le meilleur du journalisme suisse à ses lecteurs et visiteurs du site. C'est qu'il y a deux sites - sept.info, où se place en ligne chaque semaine 2 histoires inédites et originales, et sept.club, ouvert à tous, plate-forme participative, exempts de pub, et une revue sur papier, Sept mook, où il y en a, mais très ciblée. Avec ses reportages très engagés aux longs textes, aux images abondantes, où les auteurs vont sur le terrain, se mettant en scène, en danger, en situation d'enquête, Sept entend considérer la crise actuelle du journalisme comme une chance, pour l'équipe de journalistes, de photographes, de dessinateurs (avec à sa tête Damien PILLER, Delphine PILLER, Markus BAUMER...) ... de réinventer le reportage de fond. Leur ligne rédactionnelle est celle d'Albert LONDRES ou de Nicolas BOUVIER, "loin des agendas des entreprises, des politiques ou des terroristes"... La justification du titre - Sept - est d'ordre "de quantité de coïncidences historiques, physiques et ésotériques et mathématiques, chiffre magique, symbole d'esprit, d'absolu, de connaissance, chiffre de l'humain, pour porter un journalisme humaniste... qui vaut ce qu'il vaut à notre avis...

   Les thèmes abordés vont des Bons, des Brutes et du pipeline, d'Auschwitz en héritage, de Joseph Kessel inédit à Serial lover et aux mémoires inventées d'Howard Hughes... Le numéro 29 de l'hiver 2019-2020 présente des reportages sur les cadeaux empoisonnés issus de l'extraction de ressources de la terre : uranium de Saint-Priest-la-Prugne en France, or du Ghana, Calcaire d'Égypte, charbon d'Inde, lithium d'Argentine, pétrole d'Azerbaïdjan, nickel de l'Arctique russe.

 

Sept.ch SA, Case postale 128, 1752 Vilars-sur-Glâne 2, Suisse - Avenue des Bergières, 10, 1004 Lausanne I, Suisse ; Site Internet Sept.info.

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 16:26

  Fondée en 2015, la revue quadrimestrielle publiée par l'Union syndicale Solidaires, Les Cahiers de réflexion Les Utopiques, sur papier et sur Internet (depuis 2017), réalisée pour l'essentiel par des syndicalistes se veut "une expression de plus de (son) projet syndical de transformation sociale".

   Il s'agit non seulement de publier des articles théoriques, mais aussi mêler à ceux-ci des contributions qui se réfèrent plus directement à des expériences concrètes : "l'ensemble construisant justement une réflexion autonome et indépendante destinée à nourrir l'action militante des syndiqués et syndiquées comme les débats de leurs structures, mais aussi, au-delà, les échanges de celles et ceux qui ne se résignent pas à la glaciation capitaliste et aux haines réactionnaires".

   Les Utopiques Solidaires se conçoit comme un espace de réflexion, couvrant l'ensemble du champ syndical, ouvert aux mouvements sociales, à des camarades d'autres organisations syndicales, à des militants et militantes d'autre pays. Les sommaires des 4 premiers numéros montraient déjà la diversité des thèmes : unité/unification syndicale, écologie, féminisme, retour sur des luttes, construction interprofessionnelle, syndicalisme de branche, autogestion, antifascisme, démocratie, droit de grève, internationalisme, football, protection sociale, violence, droit au logement, colonialisme... Tant de thème que nous avons déjà l'habitude de voir aborder par les Éditions Syllepse, entre autres. Dans le numéro 12, de l'hiver 2019-2020, la revue consacre un dossier à la "protection sociale du XXIe siècle", avec un décryptage de ce qui existe et une seconde partie sur la prospective.

   A noter dans les publications ou articles mis à disposition sur le site Internet, un texte de Patrick SILBERSTEIN, COVID-19, un virus très politique, texte appelé à être actualisé plusieurs fois, qui veut trancher avec ce faux consensus social que le gouvernement entend imposer à la population (en échouant d'ailleurs...).

 

Les Utopiques, Union Syndicale Solidaires, 144 boulevard de la Villette, 75019 Paris, Site Internet : lesutopiques. org

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11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 13:54

     Mensuel français édité par l'Institut National de la Recherche et de la Sécurité - INRS, Travail et sécurité, Prévention des risques professionnels, diffuse des études, recherches et informations dans les domaines de la sécurité (prévention, EPI, Hygiène, sécurité et environnement au travail, etc.). Vendu uniquement sur abonnement et à destination des professionnels, il contient dans tous les numéros un encart cartonné présentant "l'état de l'art" dans un domaine particulier. Il est destiné aux membres des Comités d'Hygiène, de Sécurité et des conditions de travail des entreprises de plus de 50 salariés, aux spécialistes de la prévention et aux responsables de la sécurité. En cela, Travail et sécurité constitue une précieuse source d'information pour tous ceux qui s'intéressent à la vie des entreprises, y compris dans la presse, spécialisée ou non. Fondée en 1949, la revue peut facilement s'inscrire dans le mouvement général social né des prolongement de la Libération. Elle est née de la volonté de l'INRS de sensibiliser les salarié et les dirigeants d'entreprises aux questions de prévention des accidents de travail et des maladies professionnelles.

    Avec de nombreux retours d'expériences et des reportages réalisés en entreprise, elle traite des aspects pratiques, techniques et réglementaires de la prvention des risques professionnels.

      Avec le directeur de publication Stéphane PIMBERT (directeur général de l'INRS), la rédactrice en chef Delphine VAUDOUX, et une équipe d'une dizaine de personnes, le revue s'appuie sur le réseau en région de l'Assurance maladie Risques professionnels. Chaque numéro comporte un grand dossier, comme celui d'avril 2020 sur le risque routier au travail. Celui de janvier traitait des accidents technologiques en France, qui ne cessent d'augmenter. De 1 112 en 2018 contre 978 en 2017 et 827 en 2016. La revue faisait également le point sur la santé au travail dans l'industrie du verre. A côté de ce grand dossier, la revue traite de plusieurs aspects, non seulement sous l'angle technique ou réglementaire, mais aussi sous l'angle sociologique et historique. Elle donne souvent la parole aux praticiens du terrain, comme, pour ce numéro de janvier à un sauveteur secouriste d travail, sur le souhait largement partagé du renforcement de la formation à la prévention des risques professionnels.

   La revue permet, sur le long court, d'avoir une vision précise et documentée de l'évolution du monde du travail en France.

 

Travail et sécurité, INRS, 65 boulevard Richard Lenoir, 75011 Paris, Site Internet : travail-et-securite.fr

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7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 07:33

   Revue bimestrielle de géographie publiée à Paris, Population & Avenir est spécialisée en géographie de la population. Fondée par le géographe et démographe Gérard-François DUMONT, couvrant l'ensemble de la planète, elle accorde une grande place aux illustrations (cartes, graphiques, tableaux). C'est la seule revue européenne se consacrant exclusivement aux questions géo-démographiques et à leur impact économique et social.

      Publication de l'Association Population & Avenir, elle veut présenter les évolutions en France, en Europe et dans le monde sous l'éclairage révélateur de la géographie de la population et de la science démographique. En plus de ses analyses, la revue propose un exercice pédagogique conforme au programmes de l'enseignement à destination des professeurs d'histoire-géographie et de sciences économiques et sociales, ainsi qu'aux élèves et aux étudiants devant préparer des examens ou des concours. Dans son numéro 746, de janvier-février 2020, elle propose un dossier sur les Migrations internationales : l'Inde compte plus de 17 millions d'émigrants, tandis que les États-Unis accueillent plus de 50 millions de personnes, devant l'Allemagne et l'Arabie Saoudite (13 millions chacun). Y figure également un point sur l'évolution démographique de l'Éthiopie.

   La revue propose également des hors série, tels que Atlas géo-démographique commentée de la France, de l'Europe et du Monde, Vieillissement et territoire, Territoire au banc d'essai... Disponible sur papier et sur Internet, la revue tire à plus de 9 000 exemplaires (par abonnement), soit 25 000 lecteurs et se télécharge (environ 500 000 par an) via le portail Cairn et les plateformes scientifiques SHS.

    Présidée par Gérard-François DUMONT, professeur à l'Université de Paris IV-Sorbonne, L'Association entend traiter en toute indépendance l'information démographique, géographique et sociale, développer la culture en démographie, proposer des orientations pour l'avenir, contribuer au développement humain et assurer une diffusion pédagogique au service de la citoyenneté.

 

Population & Avenir, 35 Avenue Mac Mahon, 75017 Paris, Site Internet : population-et-avenir.com

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 11:31

   La revue mensuelle française catholique de culture contemporaine Études, fondée à Paris par la Compagnie de Jésus en 1856, n'a pas seulement pour nous comme intérêt de présenter nombres d'études de théologie, de philosophie et d'histoire, mais pas seulement, ayant considérablement élargit ses centres d'intérêts, qui occupent toujours une place importante dans la vie intellectuelle, mais également de mesurer et d'observer les évolutions profondes, à beaucoup de points de vue, du monde catholique.

     Dirigée depuis ses origines par des jésuites, avec comme projet initial, aujourd'hui largement dépassé, d'éclairer les catholiques français sur les question orientales, la revue Études a l"ambition d'analyser des problématiques d'actualités concernant l'ensemble du monde, et pas uniquement en direction des catholiques. Ses positionnement politiques, moraux et religieux face aux changements reflètent une liberté d'expression "plus d'aventure que d'affirmation" (on est loin d'un propagateur de doctrines!) qinsi qu'une "morale de l'équilibriste" (M. LAUTERWEIN, Études, peut-on être libre et catholique? dans le dossier L'expérience des revues, sous la direction de M. GIRARD, dans Drôle d'époque, revue publiée grâce au concours de l'Université de Nancy2, automne 2007).

    Avec 418 tomes publiés en janvier 2013, la revue choisi un mode parution mensuel qui étale sa publication sur onze numéros de 144 pages. Composée d'un éditorial suivi de huit articles de fond, la revue comporte également de nombreuses chroniques artistiques ainsi qu'une recension d'une quarantaine d'ouvrages regroupées dans la rubrique Carnets. Alors que les Carnets sont mis à disposition gratuitement sur le site Internet de la revue, les articles de fonds sont réservés aux abonnés. Études publie également un hors-série thématique annuel regroupant différents articles publiés au cours de l'année dans les différents numéros.

Dans le numéro 4268 de février 2020, la revue propose une intéressante chronique de l'évolution du commerce mondial de la mer, une réflexion sur les solutions alternatives aux abattoirs industriels et une analyse des métiers de soin dans la tourmente.

     Fondée par le père Xavier GAGARIN, jésuite spécialisé dans la théologie orientale, aidé par deux jésuites russes convertis, comme lui, Jean MARTINOV et Eugène BABABINE, et le père Charles DANIEL, la revue est dirigée actuellement par le père François EUVÉ depuis janvier 2013 (physicien et théologien), à la tête d'un comité de rédaction d'une dizaine de personnes. La revue s'attache surtout des collaborateurs occasionnel, suivant les thèmes abordés.

   Sa parution a été ininterrompue depuis les origines (mensuelle ou bimensuelle suivant les périodes), à l'exception des années 1880-1888 (expulsion des Jésuites) et 1940-1944 (occupation allemande). Au départ d'inspiration plutôt "libérale", la ligne rédactionnelle s'est durcie dans le contexte anticlérical de la fin du XIXe siècle et du débat du XXe, puis détendue à partir de années 1920. Dans les querelles qui agitèrent l'Église, comme ce fut le cas pour la "crise moderne" (1900-1920 environ), la rédaction a tenu à garder une position modérée, s'efforçant d'analyser les positions en présence sans les juger.

Depuis 2000, la revue est intégrée à la Société d'Édition de Revues (SER), co-entreprise de la Compagnie de Jésus et du groupe Bayard Presse, propriété des Assomptionnistes. Le rédacteur en chef est toujours un Jésuite, par principe.

     La revue a environ 11 000 abonnés et plus de 30 000 lecteurs, sans compter les visites sur son site Internet, qui a révolutionné sa présence médiatique.

    Notons, et c'est utile pour voir l'évolution de la revue, qu'à la suite d'un partenariat avec la bibliothèque en ligne Gallica, les numéros des années 1857 à 2000 sont en cours de numérisation et seront accessibles dans leur intégralité sur le portail internet de la BNF. Environ 300 000 pages auraient été numérisées à ce jour. On peut consulter les publications ultérieurs de la revue sur le site Cairn.

 

Études, Revue de culture contemporaine, SER, 14, rue d'Assas, 75006 Paris. Site Internet : revue-etudes.com

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1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 11:04

  Revue trimestrielle de l'association France Amérique Latine, Falmag participe à l'activité de d'un réseau national d'une trentaine de comités locaux et des commissions thématiques, "qui s'attache à faire connaître l'histoire, les cultures originaires métisses, les mobilisations et les revendications des peuples d'Amérique Latine et de la Caraïbe dans toute leur diversité." Depuis 1970, cette association manifeste sa solidarité en diffusant des informations sur leurs expériences collectives, "en apprenant de leurs combats, et en soutenant leurs lutte contre l'impunité, pour le respect des droits humains, pour la démocratie politique, pour le progrès social et le bien-vivre ainsi que pour la protection de l'environnement et de la mère-terre."

    Depuis 1980, France Amérique Latine s'en doté d'une revue "qui puise dans la richesse et la diversité de son réseau de militants, d'experts et d'universitaires, afin de garantir une analyse actualisée des problématiques de cette région, avec le souci de présenter des points de vue diversifié. A raison de 5 numéros par an, Falmag est entièrement conçu bénévolement par le comité de rédaction. Chaque numéro comporte un dossier central traitant d'une thématique ou d'un pays en particulier, et des rubriques régulières : actualité, analyse, en images, culture, vie associative. La revue représente une importante source d'informations sur des sujets aussi divers que la violation des droits humains, les mouvements sociaux environnementaux, la lutte contre l'impunité ou encore la défense des communautés indigènes. "A l'heure où l'Amérique latine donne de la voix sur la scène internationale, il est essentiel de connaître et de faire connaître les enjeux propres à cette région".

Le numéro de mars 2020, par exemple, propose un numéro double (n¨ 142-143) qui détaille les résistances et les rébellions en cours en Amérique Latine. De la Patagonie à Haïti, c'est un dossier extrêmement riche, agrémenté de magnifiques photographies.

    Avec la présidente déléguée Sophie THONON-WESFREID, les présidents Franck GAUDICHAUD et Jean HÉRICHER, à la tête du Comité Directeur, l'association France Amérique Latine assure, par la revue, une présence au Festival d'Avignon et à des théâtres, et se fait l'écho, avec un tirage de 600 esemplaire, des initiatives de ses comités locaux (une trentaine dans toute la France), avec l'apport consistant de chercheurs et d'associations de pays d'Amérique Latine. Beaucoup de ses militants viennent de la mouvance chrétienne, mais pas seulement, à l'image de l'implication importante des Églises locales dans les mouvements syndicaux, de la théologie de la libération, des mouvements associatifs de ces pays. Commencée par des activités de solidarité avec les peuples du Chili dans les années 1970, l'association les a étendues avec le temps aux réalités de l'ensemble de l'Amérique Latine.

    

France Amérique Latine, 37 boulevard Saint-Jacques, 75014 Paris, site Internet : franceameriquelatine.org

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