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28 janvier 2020 2 28 /01 /janvier /2020 10:04

   Sigle de Ce qu'il faut dire, détruire, développer, CQFD (en maths, ce qu'il faut démontrer...) est le nom de la revue qui se présente comme un "mensuel de critique et d'expérimentation sociales". Fondée en 2003 autour du journaliste Olivier CYRAN, transfuge de Charlie Hebdo, elle se compose essentiellement de chômeurs et se présente comme un journal marseillais d'enquête et de critique sociale. Il ne faut pas la confondre avec Ce qu'il faut dire, journal libertaire, antimilitariste et pacifiste, fondé en avril 1916 par Sébastien FAURE et MAURICIUS pour s'opposer au "Manifeste des Seize".

   Sa rédaction aborde des sujets liés à la pauvreté, aux mouvements sociaux, à toutes les résistances sociales parmi les salariés, dans les périphéries urbaines et dans le milieu agricole. Elle présente régulièrement des expériences d'organisation nouvelle concernant les modes de vie. La revue, impliquée dans la critique du capitalisme et des médias à son service, traite des sujets les plus variés; locaux, nationaux et internationaux : le chômage, les luttes sociales passées sous silence par la grande presse, le culte du travail, les discriminations, les expulsions, les violences policières, les faux amis (dans les partis politiques notamment, les guerres, les syndicats pro-patronaux, les usagers pris en otage (par les politiques libérales), les prisons, les Directions des Ressources Humaines des entreprises, la croissance... Dans le numéro 182 de décembre 2019, la revue traite entre autres des conséquences des réformes Blanquer, qui aggravent les inégalités d'accès à l'école et de l'embrasement social au Chili. Chaque numéro traite ainsi de sujets très variés.

   Diffusant (en 2011) à 6 000 exemplaires, elle est surtout connue dans la région de Marseille. on note parmi ses collaborateurs Sébastien FONTENELLE, Éric HAZAN, Olivier CYRAN, Noëlle GODIN, Jean-Pierre LEVARAY, Jean-Marc ROUILLAN (après sa mise en semi-liberté en décembre 2007)...On y trouve également de nombreux dessins de CHARB, LUZ, JUL, HONORÉ, TUGNOUS, Rémi...

  En 2006, CQFD crée les Éditions le Chien rouge, qui publie et republie de nombreux ouvrages contestataires. Parmi eux notons Abrégé du Capital de Karl Marx (rédigé en 1878), de Carlo CAFIERO, Vive le feu!, de Sébastien FONTENELLE, La ville sans nom, Marseille dans la bouche de ceux qui l'assassinent, de Bruno LE DANTEC (112 pages) ou encore Marquis de Sade, Dialogue entre un prêtre et un moribond, de RÉMI.

   Comme beaucoup de publications de ce genre, CQFD rencontre régulièrement des problèmes financiers (les derniers en décembre 2019), ce qui ne l'empêche de produire de manière assez prolifique, sur papier ou sur Internet.

 

CQFD, BP 70054, 13192 MARSEILLE CEDEX 20. Site cqfd-journal.org

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26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 07:36

    Très récente revue semestrielle, amorcée en janvier 2018, Paysageur s'adresse "à tous ceux et toutes celles qui s'émeuvent, qui se questionnent et qui se soucient du paysage sous toutes ses formes". S'inscrivant dans le courant de renouveau d'intérêts envers la nature, notamment sous les effets du changement climatique, la revue, dès le premier numéro, revendique un "esprit nomade" et veut dévoiler "le paysage à travers le reportage, la photographie, la littérature, le cinéma, l'illustration, la botanique et la marche". "Penser avec ses pieds, une promesse que la revue souhaite tenir."

    Le numéro 1, de 112 pages, intitulé Puissants paysages, invite à explorer des territoires, qu'ils soient sauvages ou habités, avec la subjectivité que cette notion recouvre. "Notre errance nous mène ainsi des Alpes-Maritimes à Istambul, du Grand Nord en Norvège à la Nouvelle-Zélande. Avec les contributions, entre autres, de Valérie CABANES (juriste en droit international), Julien JEDWAB (journaliste au Monde), Gilles CLÉMENT (ingénieur horticole) et de Lucie OLIVIER (diplômée de l'école nationale d'architecture de Bretagne). Le numéro 3 comporte un abécédaire des boues rouges, par lequel la revue explore les pollutions liées à l'industrie de l'alumine, ce matériau produit à Guardanne, dans les Bouches-du-Rhône, à partir de bauxite extraite en Guinée. Dans chaque numéro, qui prend son temps de gestation, un seul thème

     La revue est publiée par les Éditions Paradisier, fondées par Claire FAU (photographe et paysagiste) et Maxime LANCIEN (membre de l'association des journalistes du jardin et de l'horticulture). Collaborent régulièrement aux Éditions Paradisier, Matthieu BECKER (designer graphique), Véronique LE SAUX (journaliste et formatrice) et Charles NOLLET (développeur front-end). L'association à vocation cuturelle compte également produire et diffuser des monographies sur des jardins exceptionnels. A noter l'ouvrage de Gaspard D'ALLENS, recensé sur sa page Facebook (parfois Facebook sert à quelque chose...) Main basse sur nos forêts, qui raconte l'industrialisation des forêts en France, qui rejoint l'enquête publiée dans le 2ème numéro de Paysageur. Et qui ne devrait pas déplaire aux (très) anciens objecteurs de conscience à l'ONF...

 

Association Paradisier Vert, 17, rue du Goëlo, 22260 QUEMPER GUÉZENNEC. Site Internet : paysageur.com

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23 janvier 2020 4 23 /01 /janvier /2020 15:00

   Alternative libertaire, né en 1991, avant l'organisation du même nom, est l'héritier, qui dépasse les 30 ans de son existence actuelle, d'une longue tradition libertaire.

     Fondé lors de la guerre du Golfe, en ligne droite de l'ébullition créée par l'Appel pour une alternative libertaire, de janvier 1989, surtout animé par des jeunes libertaires (Collectif des...) et par des membres de l'Union des travailleurs communistes libertaires (d'environ 500 membres à travers la France), le journal est conçu pour être un "creuset, lieu de débat, sorte d'agora pluraliste et libre". En élaboration permanente, il accompagnait, avec à sa tête Alain CROSNIER (aujourd'hui défunt), le processus de construction de la nouvelle organisation. A partir de 1993, Alternative libertaire devient mensuel, tiré à un millier d'exemplaire, avec une équipe essentiellement non professionnelle, et tente de devenir un pôle de référence de la mouvement libertaire. Une nouvelle formule, née de la stagnation du lectorat, paraît en 2007, avec une équipe renouvelée, un tirage à 8 500 exemplaires, une pagination accrue, une nouvelle présentation et un nouveau rubriquage, enrichi d'un contenu culturel (hip-hop et contestation, science fiction et politique...). Il s'agit pour la nouvelle formule d'intéresser le grand public et être utile en même temps aux milieux militants. L'équipe veut vitaliser un journalisme ouvrier et équilibrer plusieurs exigences :

- assurer une cohérence d'ensemble, avec un sommaire conçu en amont et un choix assumé dans la hiérarchie des sujets ;

- éviter de publier un fanzine de militants qui perlent à d'autres militants, donc garantir un langage accessible, des titres attrayants ;

- ne pas se cantonner aux mêmes rédactrices et rédacteurs éprouvés, mais "pousser" également des camarades moins à l'aise avec l'écriture ;

- se situer dans le cadre des orientations politique d' Alternative Libertaire, sous le contrôle (bienveillant) de l'organisation.

   Rappelons qu'Alternative Libertaire était la principale organisation de tendance communiste libertaire en France. En 2019, elle fusionne avec la Coordination des groupes anarchistes, pour former l'Union communiste libertaire. AL disait fonder sa politique "sur l'action directe des classes et groupes sociaux dominés, dans une finalité anticapitaliste, révolutionnaire et autogestionnaire". Elle se réclamait des partisans de BAKOUNINE au sein de la Première Internationale, du syndicalisme révolutionnaire de la CGT d'avant 1914, de la Makhnovchtchina et de la plate-forme organisationnelle des anarchistes russes en exil en 1927, de l'anarcho-syndicalisme espagnol, de la Fédération communiste libertaire et du Manifeste communiste libertaire de Georges FONTENIS en 1984 et de l'Union des travailleurs communistes libertaires (UTCL), des travaux de Daniel GUÉRIN et du Projet communiste libertaire de 1986.... La nouvelle organisation reprend nombre des principes directeurs d'Alternative Libertaire et souhaite la mise en place de luttes auto-organisées, pour mener des combats féministes, antiracistes, pro-droits LGBTI et écologistes en même temps que la lutte anarcho-communiste et révolutionnaire.

   Présent en kiosque et en vente par abonnement, Alternative libertaire veut donner envie "de s'informer, de se révolter, de s'engager". Avec des rubriques récurrentes comme Pleins feux, Luttes, Politique, Antipatriarcat, Syndicalisme, Écologie, Histoire et Culture, avec des infographies et des argumentaires précis, avec la contributions de dessinateurs engagés et le souci de coller à l'actualité tout en publiant des analyses de fond.

Le numéro n°299 de novembre 2019 portait par exemple entre autres sur Vent de révoltes, la question des retraites, la contre offensive islamophobe (le numéro suivant traite de a marche du 9 novembre et débats soulevés au sein de l'Union communiste libertaire), le congrès de la Ferc-CGT, le climat et les anarcho-syndicalistes allemands dans la guerre d'Espagne. Le numéro 300 revient sur les ouvrages de Thomas PIKETTY, en se demandant s'il est anticapitaliste.

Citons l'édito du 23 décembre 2019 pour se faire un idée du ton du journal : "Gouverner sur les ruines. Qu'importe les énièmes casseroles, un cumulard de capitaux non déclarés est remplacé par un quelconque homme de main, servile comme il faut. Une marionnette remplace une marionnette. Qu'importent les subtilités de la stratégie politicienne, diviser pour mieux régner, le gouvernement marche sur la tête des directions syndicales réformistes, habituelles serpillères du pouvoir, qui ne demandaient pourtant qu'à collaborer. Le pouvoir ne prend même plus la peine de jouer à la démocratie" car ce temps est révolu. Cette arrogance repose sur des mirages : ceux de ne voir dans les colères exprimées que de simples colères localisées et de prendre pour un assentiment majoritaire le silence des autres ; ceux de croire à la résilience éternelle du système qu'ils servent et à leur inutilité totale, loin de la lame de froide et tranchante de la guillotine. Ce pouvoir ne gouverne pourtant que sur les ruines des illusions capitalistes, et ne tient que par sa police et sa justice. "Jusqu'ici tout va bien", se dit-il. Mais les colères débordent et cherchent encore leur lit commun. Et le temps vient où les affrontements désarticulés seront remplacés par de grandes batailles. Nous voulons l'effondrement total du capitalisme, nous voulons la fin de ce monde inique, et sur ses ruines, bâtir un monde meilleur."

  A noter un guide de féminisation du mensuel présent dans les pages internet de l'Union Communiste libertaire. Comme nous, il juge la fameuse nouvelle écriture inclusive pénible à la lecture comme à l'écriture d'ailleurs. Et suit les recommandations de l'Office québécois de la langue française, qui consiste à répéter simplement masculin et féminin dans une même phrase lorsqu'il y a lieu.

Alternative libertaire, BP 295, 75921 PARIS CEDEX 19. Site unioncommunistelibertaire.org

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21 janvier 2020 2 21 /01 /janvier /2020 15:50

      La Brique, nouvelle revue trimestrielle lilloise et de sa région datant de 2007, se veut un média libre ni brûlot propagandiste, ni organe militant, ne se rattache à aucune parti politique, organisation ou institution, ayant opté (ce qui a toute notre sympathie) pour l'absence de publicité (quitte à racketter comme ils disent, le mairie, la région ou l'État), auto-financé par ses ventes, canard "sérieux et documenté, veut participer à la formation d'un contre-pouvoir local et combat le racisme, l'antisémitisme comme il défend le féminisme.

   Son équipe, autogérée, s'attache à la fabrication de numéros collés à un agenda de luttes populaires locales, situées dans un ensemble plus général. Ainsi le numéro 60 d'automne 2019 : Invisibles, et pourtant... On est là et le numéro 59 d'été 2019 sur L'ordre règne comme le numéro 51 d'Été 2017 sur Crève travail.

Les rubriques de ce numéro d'Automne 2019 parlent d'elles-mêmes : Transparence de la vie publique, La démocratie selon V. Spillebout, Les petites affaires financières des Spillebout, Les CHU ont chu, Accès aux soins des personnes trans, Lutte des femmes de voyage à Hellemmes, Crêpes-Party des antispés, Liaisons Bien Dangereuses, Camenbert rose : culture! Agenda de l'automne, SNCF : espace "ventes" en colère, Chroniques en jaune et noir (poésie). A signaler un reportage au centre hospitalieer universitaire de Lille, où les journées de grève se multiplient depuis juin 2019.

   La Brique fait partie de ces journaux désireux de diffuser des informations alternatives et de contre-pouvoir local, présents dans l'Hexagone et souvent ouvert sur les activités militantes dans les régions frontalières des pays voisins. Ces journaux perpétuent une tradition anarchiste ou libertaire, de tirage souvent modeste, avec une équipe très restreinte et qui tentent, bon an mal an, avec leur santé financière fragile de paraitre (relativement et parfois carrément) régulièrement.

 

Journal La Brique, Journal local de critique sociale, 14 rue des Tours, 59800 LILLE. Site labrique.net

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20 janvier 2020 1 20 /01 /janvier /2020 16:45

  Média d'analyse des problématiques sociales fabriqué par l'Agence belge Alter, la revue Alter Échos, selon sa propre présentation, s'adresse aux acteurs, décideurs, professionnels du social mais aussi à "tous les citoyens engagés et curieux". Elle se décline sous forme d'une publication mensuelle et une veille d'informations quotidiennes sur Internet. Tous les mois, Alter Échos s'accompagne de son supplément Focales, un carnet de photojournalisme qui "s'immerge dans des projets innovants".

    Lancé en février 1995 par deux journalistes, Pierre VERBEEREN et Thomas LEMAIGRE, Alter Échos était de répondre, avec les professionnels du social, à la question : "Comment faire pour garantir aux personnes en situation précaire l'exercice de leurs droits économiques et sociaux, quand celles-ci n'ont plus d'emplois?". Depuis cette même année, l'Agence Alter "cultive son positionnement d'association indépendante, active dans les domaines des médias, de la recherche et du conseil." Ces métiers se complètent au service de la défense des droits sociaux, économiques, culturels et politiques.

    L'équipe du journal résume sa ligne éditoriale en 7 mots :

- Engagée, dans une démarche d'éducation permanente, pour la défense des droits économiques, sociaux et culturels.

- Indépendante, ni bleu, ni vert, ni orange, ni rouge, Alter Échos donne la parole à toutes les parties sans préjugés. Au lecteur de se forger une réponse.

- Transversale, parce que les problématiques et les réponses à y apporter ne se bornent pas aux limites d'un secteur, Alter Échos invite le lecteur à élargir son horizon.

- Ambitieuse, la revue croise l'institutionnel et le terrain. Au-delà du fait, elle cherche à décrypter le système.

- Exploratrice, elle est à l'affût des projets innovants. Réponse collective à des besoins non couverts par la société, l'innovation questionne les modèles dominants.

- Accessible, elle refuse le jargon et la langue de bois. La clarté de la forme sert la compréhension d'enjeux complexes.

- Posée, dans le sprint à l'info, la revue est un coureur de fond qui privilégie l'analyse, l'investigation et le reportage.

 

      L'Agence Alter est composée de 12 salariés et d'une vingtaine de collaborateurs réguliers, chercheurs, journalistes, rédaction en chef tournante, coordination financière et administrative, communication et diffusion, graphistes, web-développeur, réalisatrice de documentaire... Le Conseil d'Administration de l'Agence Alter, composé de Abraham FRANSSEN (Président), Céline NIEUWENHUYS, Michel FENET, Vincent OURY et de Florence LECAM, se veut un comité de contenu et de pilotage, indépendant et critique. Ses ressources vont du mécénat à la vente de biens et services, en passant par des subventions intermittentes ou pérennes.

Ses domaines d'intervention en matière d'expertise de rédaction et de recherche-action sur les politiques publiques et sociales, tournent autour de l'action sociale et de santé, l'emploi, la formation, l'insertion socio-professionnelle, l'aménagement du territoire, la mobilité, le logement, l'économie (sociale, collaborative, coopérative durable), les migrations et l'asile, l'aide à la jeunesse, le crédit et l'endettement.

Ainsi, la revue, dans son numéro 478 de novembre 2019, propose un dossier sur la santé mentale et l'exclusion, et souligne les difficultés dues notamment à l'augmentation du nombre de patients et à la baisse des moyens.

 

Agence Alter, 57, rue Guillaume Tell - 1060 BRUXELLES. Site alter.be

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17 janvier 2020 5 17 /01 /janvier /2020 13:20

   L'existence de la revue le Ravi, mensuel satirique en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, née en 2004, tirant à 5 000 exemplaires, montre qu'il n'existe pas seulement dans la presse, seulement Le Canard Enchaîné ou Charlie Hebdo ou encore Le Crapouillot, sur le registre de la critique politique.

   Mélangeant enquêtes et satire, articles et dessins, portant sur la vie politique, sociale et culture de la région Paca, ce journal indépendant se veut résolument acteur de l'économie sociale et solidaore. Se revendiquant du Slow Media, le Ravi est édité par l'association "La Tchatche", sise à Marseille, parait chaque premier vendredi du moins et est présent dans les kiosques (sur toute la région) ou par abonnement (partout ailleurs...).

Le mensuel, illustré par des dessins de presse, organise ses pages selon un rubriquage en cinq grandes parties : Les enquêtes, La grosse enquête (dossier du mois), RTT (culture, gastronomie), La vie de la Tchatche (sur les différentes actions du journal en lien avec la société) et Reportages. Le journal joue aussi avec les codes plus traditionnels de la presse. Chaque mois, une personnalité, le plus souvent politique, se voit décerner dans l'esprit de la "noix d'honneur" du Canard Enchaîné (dont nous recommandons par ailleurs l'album L'incroyable histoire du..., Les arènes BD, 2019) un "Ravi de plâtre" plus horrifique qu'honorifique. Le journal propose également un portrait satirique "Poids lourd" basé sur les déclarations publiques (sélectionnées avec soin) d'une personnalité de la région en "surpoids médiatique". S'ajoutent les reportages dessinés, les strips récurrents des dessinateurs du journal, la recette de cuisine du mois, un reportage dessiné... Le journal propose également à ses lecteurs un agenda des différentes manifestations à venir.

    L'ambition de l'équipe est donc de participer à sa manière à la vie démocratique et de faire oeuvre en même temps d'éducation à la presse (dans le droit fil de l'Éducation populaire)....

   L'équipe de ce journal d'investigation, avec le rédacteur en chef Michel GAIRAUD (directeur de publication : Nicolas MEUNIER, mais la direction est en fait collégiale et bénévole), est formée d'une petite dizaine de journalistes (parmi d'autres, on y trouve Séphore BELEY, Agnès CHAPAL, Clément CHASSOT, Frédéric LEGRAND...) et d'une grande dizaine de dessinateurs, ayant d'ailleurs chacun leur propre site (Jimo, Na!, Red!, Tone, Trax, Isope, Babouse et les autres...).

   Sur son site, leravi.org, on trouve d'autres informations, tant sur la vie du journal que sur l'actualité (audio et video)....

   Le numéro 180 de janvier 2020, porte entre autres sur Le palmarès 2020 des villes à fuir, un reportage (Surprendre et frapper) sur les géants de l'agroalimentaire, un dossier sur les marchés publics, sur les inondations, etc... Beaucoup de rubriques... Le numéro précédent abordait comment la sécurité est le principal produit d'appel des candidats républicains aux élections municipales en Paca, comportait un entretien avec l'auteur de science fiction dystopique Alain DAMASIO et donnait des indications sur la mobilisation contre un entrepôt d'Amazon à Montélimar...

 

le Ravi, Enquête et sature. Site leravi.org

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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 14:12

    Au premier numéro sorti en 1999, cette très jeune revue, en papier et en ligne, résolument à gauche, se caractÉrise par une combativité certaine et une volonté de rompre avec l'actualité immédiate.

    Comme le journal s'affiche d'emblée : "C'est qu'on aime bien la castagne : on passe même notre temps au tribunal (contre un patron du CAC 40, un journaliste aux ordres, un politicien imbus). Tous gag,és, pour l'instant, les procès. On les remporte, parce qu'on n'aime pas trop les éditos, ni les chroniques. Nos dossiers s'appuient sur des reportages, des recherches dans les archives. Ce prend du temps, de l'énergie, mais qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour vos beaux yeux? (Et vos euros...). On n'aime pas trop "l'actualité", non plus. C'est le "bruit des vagues en surface" répète notre rédac'chef. "Nous, ce qui noue intéresse, il poursuit (un peu grandiloquent), c'est la réalité : le mouvement des plaques tectoniques en profondeur". On a donc consacré des dossiers à l'intérim, à la psychiatrie, aux contrats emploi solidarité, à un accident du travail, à une salle de muscu dans un quartier popu. Ou même à "la métaphysique du tuning". C'est qu'on aime bien, enfin, cette variété, cette surprise. Que le lecteur ne sache pas trop sur quoi il va tomber au prochain numéro, ou même à la page d'après. Comme un cadeau surprise. Qu'on évite le côté "militant chiant", avec la litanie des violences policières, des sans-papiers maltraités, avec toujours les mêmes photos de défilé, de gens alignés à la tribune. Et tant pis si les purs et durs se plaignent de nos impostures, ou de nos papiers culs. Bon, tous ces "On aime/On n'aime pas", ça fait pas une ligne bien droite. Plutôt tordue. Tant mieux ou tant pis."

    Comptant sur les bonnes volontés, des laïcards anars et des chrétiens sociaux lancent ce journal et le maintiennent depuis, au rythme de 5 numéros par an, avec peu de finances (subventions annulées au dernier moment) et beaucoup de temps consacré à la distribution, ne cessent de fustiger à longueur de pages "ce monde ultra-libéral fabriqué par des soixante-huitards"....

    Avec à sa tête comme directeur de publication Fabian LEMAIRE, l'équipe dynamique (on trouve souvent la signature de François RUFFIN) porte le journal, avec des thèmes déclinés non sans humour : le numéro 91 de décembre 2019-janvier 2020 en témoigne : Changeons d'imaginaire ! où s'égrène les rubriques de dossiers et d'enquêtes. Ce numéro est consacré à une réflexion sur l'invasion publicitaire, d'autant plus d'actualité que l'installation sur des bâtiments parisiens de panneaux glorifiant des produits de luxe devient une habitude place de la Concorde... et se remarque particulièrement depuis l'Assemblée nationale.

Des dossiers séparés sont également diffusés (Vive la banqueroute, Pauvres actionnaires!, Contre les gourous de la croissance, présentés dans une "boutique" Fakir Shop). Le combat écolologique, la sortie de la macronmonarchie, la question des retraites, la guerre des pauvres entre eux... sont quelques-uns des thèmes abordés souvent par la revue.

 

Association Fakir, 4 rue blanquetaque, 8000 AMIENS. Site internet : fakirpresse.info.

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10 janvier 2020 5 10 /01 /janvier /2020 15:43

   Mouvements, revue politique et culturelle française fondée en 1998 par Gilbert WASSERMAN, se réclame de gauche, et même à gauche de la gauche (dans la mesure où cette dernière existe encore...), composée de chercheurs, de journalistes et de militants, et se veut un espace de discussion entre "les idées et les luttes".

   Elle prend le relais de la revue M, fondée elle en 1986, par Henri LEFEBVRE et Gilbert WASSERMAN. Cette dernière, sous-titrée "mensuel, marxisme, mouvement", rassemble alors principalement des communistes rénovateurs. Rapidement, la revue s'ouvre aux autres gauches radicales ainsi qu'aux courants féministes et écologistes. Des intellectuel(le)s comme Yves SINTOMER, Georges LABICA, André TOSEL, Marc SAINT-UPÉRY rejoignent à ce moment le comité de rédaction.

    En 1998, la maison d'éditions La Découverte en devient propriétaire et veut y jouer son rôle de passeur entre plusieurs courants de gauche. Le comité de rédaction s'étoffe alors beaucoup, jusqu'à compter plus de 45 personnes. On y relève un temps (car cela change...) les noms de Renaud EPSTEIN, Seloua Luste BOULBINA, Philippe MARLIÈRE, Gustave MASSIAH et de Patrick SIMON... Tous travaillent de manière indépendante et sont rattachés à des rédactions spécifiques de natures diverses. La rédaction en chef est assurée par Catherine ACHIN, Jean-Paul GAUDILLIÈRE et Olivier ROUEFF.

 

   Dans la revue sont publiés des articles sur l'altermondialisme, les arts, les déchats, la domination, l'écologie, le féminisme, les gauches, les inégalités, l'international, le langage, l'intersectionnalité, la justice, le langage... Ainsi les numéros sont axés sur un thème, la Classe (n°100, décembre 2019), les Révoltes sexuelles (n°99, octobre 2019), Réinventer la lutte contre la finance (n°97, mars 2019), la Prison (n°89, novembre 2016), le Travail contre nature? Syndicats et environnement (n°80, novembre 2014).

   La revue se définit elle-même comme composée de "chercheur.e.es, journalistes et militant.e.s (qui s'essayent) ensemble, à décrire le monde social et (veulent) contribuer au débat d'idées. C'est le pari lancé par la revue Mouvements : se constituer en espace d'information critique, d'enquêtes sociales, de travaux théoriques et d'interpellation politique afin d'intensifier les échanges entre travaux de recherche, espaces de résistance et de proposition politique. Ni journal en ligne, ni liste de diffusion partisane, ni blog collectif, mouvements info est un espace réactif de réflexion politique et théorique. Dans le contexte d'une crise sans précédent de la presse généraliste et des revues de sciences humaines, Mouvements entend conjuguer le sérieux et la rigueur à un souci de réactivité aux grands débats et faits du moment, et montrer que les sciences humaines peuvent contester ou utilement éclairer les prises de position politique. (...)

La vocation première de mouvements.info est d'agir en passeur de savoirs et de connaissances, mais aussi en facilitateur de débats et d'élaboration d'idées, en offrant un accompagnement attentif de ses lecteur.rice.s (nous avons un peu horreur de cette écriture dite discursive dans ce blog, car cela complique la frappe des textes, pour un gain "idéologique" mineur! mais bon...) : pour chaque texte mis en ligne, des notes complémentaires expliquent pourquoi nous le publions; l'inscrivent dans le contexte de sa parution, reviennent sur le parcours de son auteur et proposent des liens vers des sites référents. (...) Parallèlement à l'activité du site, Mouvements continue de publier chaque trimestre une version "papier" de la revue, organisée autour d'un dossier thématique qui prend le temps et la place d'analyser en détails et dans la durée quelques unes des questions majeures du débat contemporain. (...) Mouvements.info reste fidèle à la mission d'origine (...) : devenir un espace contre hégémonique pour une gauche exigeante et critique."

 

 

Revue Mouvements, Éditions La Découverte, 9 bis, rue Abel-Hovelacque, 75013 PARIS. Site Internet : mouvements.info

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8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 15:09

   Rappelons tout d'abord que la politique comparée est un domaine d'étude de la science politique et plus largement des sciences sociales. Elle tente de répondre à des questions politiques en appliquant une méthodologie rigoureuse. La politique comparée emprunte une démarche typologique qui cherche à classifier et théoriser les différents phénomènes politiques. Selon le politologue Giovanni SARTORI, "Classifier, c'est ordonner un univers donné en classes qui sont mutuellement exclusives et collectivement exhaustives. Les classifications permettent donc d'établir ce qui est le même et ce qui ne l'est pas." (Revue internationale de politique comparée, volume 1, n°1, 1994). Rappelons également que les pères fondateurs tels TOCQUEVILLE, MARX, WEBER ou DURKHEIM sont les premiers comparatistes à utiliser l'approche historique, qui n'est pas seulement narration mais surtout analyse critique.

    La Revue internationale de politique comparée répond à un double besoin à la fois théorique et pratique, selon ses fondateurs. "Développer l'analyse comparée, c'est faire progresser la scientificité de la science politique. Comparer permet d'expliquer les effets spécifiques des structures et des processus politiques indépendamment de leurs conditions d'environnement. La vie politique ne cesse par ailleurs de s'internationaliser. La politique comparée aide à mieux discerner ce qui relève des comportements généraux et des singularités. Elle offre de ce fait aux décideurs des bases plus sûres pour développer leurs politiques."

Première revue de politique comparée dans le monde francophone, elle permet à ses spécialistes d'atteindre une audience dans la communauté scientifique internationale tout en publiant dans leur langue. Elle souhaite visualiser l'effort qui se fait dans ce domaine - notamment dans les pays francophones -, et contribuer par là la marche cumulative de la science.

     La Revue bénéficie du soutien de l'Institut de Sciences Politique Louvain-Europe (UCL), des Instituts d'Études d'Aix en Provence, de Bordeaux et de Lille, du Programme de recherche sur la Gouvernance européenne (Université du Luxembourg) et de l'Université catholique de Lille. Elle est publiée avec le concours du CNRS français et du Fonds national de la recherche scientifique de la Communauté française de Belgique.

    Éditée par De Boeck Spérieur, la Revue est dotée d'un comité de rédaction dirigé par Virginie VAN INGELGOM et Karine VERSTRAETEN.

     Sa parution ne suit pas une périodicité régulière, bien que se voulant trimestrielle, et la revue alterne les numéros à thème et les Varia.

   Ainsi le numéro 2018/1-2 (volume 25), porte sur Liban, Syrie, Circulations et réactivations des réseaux militants en guerre, où plusieurs articles portent sur les conséquences de la guerre syrienne sur le Liban.

   Le numéro 2015/4 (volume 22) portait sur Après-guerre : mémoire versus réconciliation, avec un Avant-propos de Valérie ROSOUX, et des contributions de Philippe PERCHOC, Sarah GENSBURGER et d'Yves SCHEMEIL. On pouvait lire dans l'Avant-propos : "Après la guerre, les urgences se bousculent. reconstruire, gouverner, juger, se projeter à nouveau. Entre ces priorités difficiles à départager, une question s'immisce : comment passer de l'événement au récit quand il s'agit de dire l'horreur, l'abject, l'inavouable? Comment favoriser l'émergence d'un récit commun qui fasse une place à toutes les parties en dépit des conflits qui les ont déchirés? Telles sont les questions qui balisent un pan des recherches consacrées à l'après-guerre. Le terrain est en grande partie défriché. Il est traversé par une question fondamentale : peut-on "réparer l'histoire"? L'interrogation est à la fois politique et morale. Elle se décline sur tous les tons : comment "rectifier", "compenser", "restituer" après le crime? Comment prendre au sérieux l'injustice passée? Ce questionnement prend l'allure d'un défi qui s'apparente plus à un horizon d'attentes qu'à un plan stratégique - le premier demeurant dans le paysage, tandis que le second est en principe susceptible d'être atteint.

Pour faire face à ce défi, praticiens et chercheurs se positionnent souvent de manière normative. L'ambition de ce numéro spécial est différente. Plutôt que de suggérer un modèle qui relèverait d'une forme de prêt-à-penser post-conflit, il s'agit d'aborder la question de manière pragmatique. Les contributions rassemblées se concentrent sur le poids et les usages politiques du passé. C'est à partir d'une démarche comparative que chacune d'elle s'interroge sur les conditions de transformation des relations au lendemain de violences de masse. Il ne s'agit pas de dénoncer et de prescrire les bons/mauvais usages du passé, mais d'observer les positions de chaque partie en présence, pour mieux comprendre leurs interactions. C'est dans cette perspective que les contributions tentent d'éclairer l'une des tensions qui caractérisent tout contexte post-conflit, à savoir la tension mémoire et/ou réconciliation. Chacune d'entre elles proposent un format et un ancrage disciplinaires spécifiques, qu'il s'agisse de la sociologie politique de l'action publique, des relations internationales ou encore de la philosophie politique.

Les études de cas choisis renvoient à la fois à des situations de guerres civiles (Rwanda, Afrique du Sud, Liban) et de conflits internationaux (Seconde Guerre mondiale). certaines réflexions montrent d'ailleurs les limites d'une telle distinction. Chaque contribution décortique les dispositifs mis en place pour façonner les mises en récit publiques du passé. Loin de se concentrer sur l'aspect strictement historique des cas évoqués, le dossier s'interroge sur ce qui est publiquement "dicible" et donc négociable au lendemain de crimes de masse. ce faisant, il s'inscrit à maints égards dans le prolongement du dossier que la Revue internationale de politique comparée consacra à l'utilisation politique des massacres.(...)".

 

Revue internationale de politique comparée, Place Montesquieu, 1/7, Bte L2.08.07, B- 1348 Louvain-la-Neuve. www.uclouvain.be

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3 avril 2018 2 03 /04 /avril /2018 11:24

      Fondée il y a dix ans, la revue Émulations, maintenant trimestrielle, veut "encourager l'émulation au sein de la recherche, identité annoncée dès l'introduction du premier numéro.". Le comité de rédaction, tout en faisant évaluer la formule de la revue, réaffirme en février 2018 cette ligne éditoriale :

""Combat", tel était le terme utilisé dans l'éditorial du premier numéro. Le choix de ce terme permettait de souligner le caractère engagé de la politique éditorial et scientifique. Si la revue a évolué après plusieurs années de pratique, la notion demeure au coeur de son identité. Ce combat, nous voudrions le qualifier d'"engagement scientifique" et y accoler l'idée d'ouverture, afin de préciser la teneur des objectifs et l'implication souhaitée par la revue. L'horizon international est l'un des signes forts de cette ouverture : il s'observe aussi bien au niveau de la constitution des comités de rédaction et de lecture, des objets et des terrains de recherche, des faits sociaux dont rendent compte les articles publiés, que de la provenance des contributeurs et des coordinateurs (...). Émulations se veut une revue francophone ouverte sur les autres langues et active dans différents espaces géographiques et académiques. Sa politique éditoriale se décline par ailleurs auteur de deux principales caractéristiques : l'accessibilité (flux continu et libre accès) et le supportive peer review (rédaction assistée par conseils et critiques). (...) Il y a dix ans, Émulations débutait comme revue étudiante avant de se muer rapidement en revue de "jeunes chercheurs" (...) Promouvoir un regard original sur des phénomènes sociaux, oeuvrer pour un dialogue entre diverses générations de recherches et de chercheurs (cheuses), penser la pluridisciplinarité dans l'unité des sciences sociales et défendre une implication des (ceux et celles-ci) dans la société, tels sont les quatre éléments qui caractérisent désormais la politique scientifique d'Émulations. (...) (La revue) a pour vocation première de publier des recherches qui offrent un regard novateur et ambitieux sur les mondes et phénomènes sociaux passés et contemporains. Cette démarche s'illustre par la place accordée à la publication de recherches sur des thématiques sous-représentées dans le champ scientifique, ainsi qu'aux articles et numéros qui ont pour ambition d'aborder autrement des thèmes déjà investis par les sciences sociales. (...)".

   Parmi les thèmes abordés, on peut relever, en revenant en arrière, Les acteurs religieux africains à l'ère du numérique (2017, n°24), Sexualité et religion (2017, n°23), Enjeux environnementaux transversaux (2016, n°20), L'amour en sciences sociales (2016, n°16), Résistance(s) et Vieillissement(s) (2014, n°13), Anthropologie historique des violences de masse (2013, n°12), Belgique : Sortir de crise(s) (2012, n°10), Art, participation et démocratie (2011, n°9). 

   Diffusée par les Presses Universitaires du Louvain et financée en partie par l'aide financière du Fonds de la Recherche Scientifique-FNRS (Belgique), Émulations organise également un Séminaire "Les Aspects Concrets de la Thèse" à l'EHESS-Paris. 

   L'équipe, animée par les rédacteurs en chef Lionel FRANCOU et Quentin VERREYCKEN, compte une petite dizaine de membres d'un Comité de rédaction et est supportée par un Comité scientifique aux membres français, belge, anglais, et américains. De plus, un comité de lecture spécifique est formé par des équipes entre autres en Allemagne, en Belgique, au Canada, en Espagne, en France et au Maroc. 

Émulations, c/o Grégoire LITS, Université catholique de Louvain, CriDIS, Place des Doyens, 1 bte L2.01.06, 1348 Louvain-la-Neuve, Belgique. www.revue-emulations.net. 

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